23.07.2010
Le cas GM de Strasbourg : travailler plus pour gagner moins
Voici un exemple flagrant d’abus en période de crise. Mais avant tout pour bien comprendre faisons le point sur l’état des négociations.
D’un coté, nous avons une société américaine, détenue pour plus de 60% par l’état américain, qui essaie de négocier une remise en route de son site (en le rachetant à une de ses anciennes filiales), de l’autre 1150 employés qui veulent garder leur travail, au milieu des syndicats qui essaient de faire leur « job ».
Lundi, les employés étaient convoqués pour voter le rabotage d’acquis sociaux (35H et gel des salaires pendant 2 ans), qui était une condition sine qua none pour la reprise du site par GM, après vote positif (plus de 70% pour le oui), tout le monde s’attendait à la bonne nouvelle i.e la reprise du site.
Stupeur et consternation avant-hier lorsque le négociateur a annoncé que c’était un premier pas et qu’il y avait de nouvelles conditions pour que la reprise soit effective (sur la partie des paiements des heures majorées et heures supplémentaires au-delà des 1607 heures).
Résumons rapidement : GM veut comprimer les coûts salariaux, les employés veulent garder leur travail.
Le sujet, qui avance masqué ici, est bien celui de la déflation salariale du coût du travail. Un des arguments qu’avait avancé GM en contrepoint de la « négociation » était le fait qu’un ouvrier mexicain travaillant dans une de leurs usines leur coûtait beaucoup moins qu’un ouvrier français
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10:29 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : gm strasbourg, général motors, cgt, pénibilité, retraites |
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