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10.07.2011

La guerre aux pauvres s’intensifie : nous ne crèverons pas de la rue !

Une marche de 300 personnes à l’appel des salariés du SAMUsocial de Paris, soutenue par de nombreuses associations, avec la participation d’Albert Jacquard et Mgr Jacques Gaillot, Présidents d’honneur du DAL et de nombreuses familles sans logis ou à l’hôtel s’est déroulée cet après midi. Le mouvement va continuer sans doute dans les prochaines jours

La guerre aux pauvres s’intensifie : nous ne crèverons pas de la rue !


L’Etat vient de décider de réduire les hébergements hôteliers pour plusieurs milliers de sans logis, familles avec enfants, femmes, malades, handicapés, jeunes, personnes âgées, migrantEs, avec ou sans papiers, françaisE, chômeurs, salariés pauvres, personnes expulsées de leur logement, tous et toutes, à commencer par les plus vulnérables sont frappés par cette décision  qui fera économiser quelques dizaines de millions d’Euros à l’Etat.

Laisser une personne dans la rue c’est le condamner à mort :
Ainsi, vivre dans la rue, face au stress, la violence, la dureté des conditions de vie ou du climat, l’abaissement moral, l’addiction à l’alcool, c’est  vivre deux fois moins longtemps que les humains logés. L’âge moyen de décès d’unE sans abris est de 45 ans, alors que les hommes vivent jusqu’à 84 ans en moyenne en France et les femmes 90 ans.

L’État hors la loi :
Une circulaire du préfet vient expliquer au SAMU social qu’ils ne doivent plus porter assistance à la plupart des sans logis, y compris les plus vulnérable. Or cette décision est illégale, et contredit le Code de l’action sociale. C’est la raison pour laquelle nous avons saisi le conseil d’Etat et que nous demandons le retrait de cette circulaire et la mise en œuvre de l’obligation d’accueil inconditionnel qui pèse sur l’État.

Sur fond de campagne électorale, la guerre aux pauvres s’intensifie :
Sur fond de conflit de compétences sur l’hébergement , qui incombe d’abord à l’État mais aussi, en ce qui concerne les familles avec enfants, aux Conseils généraux (au titre de l’Aide Sociale à l’Enfance), cette décision justifiée par des économies de « bouts de chandelle », est sans commune mesure avec les conséquences dramatiques sur des humains vulnérables, frappés par la crise et les mauvaises politiques du logement , a peut être d’autres objectifs : stigmatiser et criminaliser les plus précaires, encourager les raisonnements xénophobes, à des fin électorales.

Résistons tous ensemble, …
La grève des salariés du SAMU social,  en solidarité avec les « sans » est un acte créateur. Des sans logis, des hébergés dans les hôtels, des mal-logés, des DALOs laissés pour compte sont solidaires et participeront à cette marche et aux initiatives  à venir.
Des associations et des organisations soutiennent le mouvement.
Même si c’est l’été, il y a encore de la force et de l’énergie pour lutter et résister à la guerre aux pauvres engagée par le Gouvernement, les riches, les banques et les spéculateurs qui le soutiennent. Tous ensemble nous avons gagné contre l’article 32 ter A, qui autorisait les Préfets à expulser, en 48h et sans jugement, les occupants d’habitats non conformes au code de l’urbanisme, et de les détruire. Sans abri, camps de mal logés en lutte, Roms, Voyageurs, habitants de quartiers auto construits dans les DOM TOM ou habitant de yourtes ou tipis étaient menacés. Le Conseil constitutionnel l’a censuré. C’est une victoire qui a de nombreuses conséquences.


… Pour que l’État applique et respecte les lois:
- Retrait immédiat de la circulaire SAMU social
- Rétablissement des crédits suffisants pour héberger toute personne à la rue, dans des logements plutôt que des hôtels de marchands de sommeil
- Application et respect de la loi DALO et de la Loi de réquisition
- Arrêt des expulsions sans relogement
- Baisse immédiat des loyers, des charges et sanction contre les spéculateurs

Un toit c’est un droit !


DAL est un syndicat des mal logés et des sans logis, qui lutte depuis 20 ans pour que le logement devienne un droit concret et appliqué.
Des dizaines de milliers de familles et de ménages ont été relogés grâce aux action de l’association : campement, manifestations, occupation, réquisitions …de nombreuses personnalités ont apporté leur soutien à ce combat vital. Des avancées ont été obtenues, mais la cupidité des milieux de l’immobilier et du logement soutenus par les politiques publiques freine considérablement la réalisation de cet objectif.


CONTACT : Droitaulogement.org – 01 40 27 92 98 – 01 42 78 28 00 – 24 rue de la Banque Paris 2e

31.07.2008

Salariés et pauvres : le smic dérange les patrons

Sous la signature de trois économistes du Conseil d'analyse économique (CAE), un rapport remis à Eric Besson et Martin Hirsch préconise tout simplement de remettre en question le smic. Le prétexte est que le smic ne protégerait pas contre la pauvreté, puisque le taux de pauvreté n'a pas diminué en France ces dernières années... Mais de combien aurait-il augmenté si le smic n'avait pas imposé une rémunération minimum ?

En 2006, 15 % des salariés en France touchaient le smic. Dans les secteurs où les salaires sont bas, comme la distribution, cette proportion passe à 35 %. Une des raisons en est que la loi prévoit une augmentation automatique du smic en fonction de l'augmentation officielle des prix. Même si cette augmentation est en fait inférieure à l'augmentation réelle des prix, ce n'est pas le cas pour les autres salaires et une partie de ceux-ci ont donc été « rattrapés » par le smic. Du coup l'indexation sur la hausse officielle des prix, supprimée pour l'ensemble des salaires, demeure pour ceux qui sont au smic et c'est cette augmentation imposée par la loi qui est insupportable aux patrons.

C'est ce sentiment que reprennent les auteurs du rapport en question, en affirmant que cela « pénalise » l'économie. Ils constatent que, puisque les patrons trouvent les salaires trop élevés, ils n'embauchent que des personnes « très productives » - c'est-à-dire qu'ils leur imposent des cadences élevées - et les jettent à la rue quand elles sont usées.

Ces distingués économistes proposent donc qu'il n'y ait plus de smic défini pour l'ensemble des salariés, en laissant le soin à la négociation par branches professionnelles de définir éventuellement des salaires minima. Cela signifie évidemment qu'il pourrait y avoir des salaires très inférieurs au smic d'aujourd'hui, comme cela se produit dans les pays où il n'existe pas de salaire minimum défini à l'échelle nationale.

Pourtant, il ne faut pas avoir fait les grandes écoles pour comprendre qu'il suffirait que tous aient un revenu décent pour qu'il n'y ait plus de pauvreté. Non seulement le smic devrait suivre l'augmentation des prix, mais il devrait être largement revalorisé, de même que tous les salaires et les pensions.

Hervé BOIDET pour Lutte Ouvrière Hebdo

06:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salariés, pauvres, smic, martin hirch, salaires | | |  Facebook

28.07.2008

Présentation du Reseau Solidaire d'Allocataires

Au temps jadis, nous avions des droits collectifs. Dans notre pays riche, deux cents ans de luttes avaient amené les riches apeurés à concéder aux pauvres quelques miettes, le droit à une retraite, à la prise en charge des dépenses de santé, à un revenu minimum en cas de perte ou d’absence d’emploi. Les pauvres défendaient ces droits collectivement, même quand ils n’en bénéficiaient pas personnellement.

Et puis les pauvres ont oublié leur Histoire et les riches ont imposé leur Fable : la plupart des pauvres se sont mis dans la tête que les droits ne servaient qu’aux autres. Et les riches ont inventé des croque mitaines le Chômeur, l’Assisté, le Parasite, des monstres qui suceraient la sueur et le sang des honnêtes travailleurs.
Mais il y a toujours un moment où le Travailleur, parce qu’il a perdu son emploi, ou parce que celui-ci est trop mal payé pour qu’il s’en sorte seul, parce qu’il a besoin de payer des soins, le loyer, les études des gosses se retrouve lui-même dans le rôle du croque mitaine.

Nous sommes tous des allocataires : de la CAF, de la Sécu, de l’Assedic. Et tous confrontés à un moment ou un autre aux conséquences concrètes de la propagande sur l’ « assistanat ». Traités comme des chiens et des mendiants au guichet, perdus dans le dédale des logiques administratives, soupçonnés, contrôlés, radiés. Seuls face à l’arbitraire, ne nous restent que les devoirs de nos droits perdus.
Le Réseau solidaires d’Allocataires, aurait pu s’appeler Regroupement des sacrifiés de l’Assedic, Rassemblement des Salopes assistées, ou Réunion des Sous Pauvres Affamés.

Peu importe les noms qu’on nous donne, nous avons décidé de nous regrouper sur la base des contraintes qu’on nous impose, pour les combattre collectivement. Même si vous faites partie des allocataires optimistes qui pensent « n’avoir rien à se reprocher », gardez-le, car un vilain fraudeur se cache sûrement en vous à votre insu : que vous ayez oublié de déclarer trois heures de ménage hebdomadaires, l’aide de vos parents qui vous a évité de vous retrouver à la rue, le beau gosse qui dort chez vous trois fois par semaine. Et si vous vous êtes déjà reconnus, alors rejoignez le réseau, envoyez-nous vos confessions, participez à nos actions collectives :

RSA-Réseau Solidaire d’Allocataires
Mail : ctc.rsa@gmail.com
Tel : 06 42 72 03 01
Permanences fixes tous les mercredis de 15h à 16h devant le 23, bis rue Mathis métro Crimée
Site : http://collectif-rto.org ; http://ac.eu.org

25.07.2008

SANS RIEN : REJOIGNEZ-NOUS

La liste de diffusion "Infos@sansrien.net " est fermée, victime de son succès, certains d'entre vous ont reçu plus de 75 mess/jour
Cela devenait insupportable, et un beug est venu se greffer dessus, des abonnements non sollicités. Merci à tous, plus de 1000 abonnés en 2 semaines d'existence.
Un FORUM a vu le jour,  donc adieu la liste et bonjour le forum,  et à vos claviers !
http://www.sansrien.net/

"LES INVISIBLES EN MARCHE"
Le tour de france est fini, nous sommes rentrés dans nos maisons, mais la lutte elle commence!

APPEL A MOBILISATION !
Nous, salariés précaires, familles monoparentales, personnes handicapées, malades, retraités, sans-papiers,  intermittents du spectacle, Sdf, appelons à une mobilisation générale, le 17 Octobre 2008,  journée internationale de lutte contre la misère.
Notre but est de fédérer toutes les associations, organisations, et syndicats qui luttent contre la précarité, sous toutes ses formes, et quelqu’en soient les thématiques.
Nous souhaitons, par cette action faire une démonstration de force, prouver que nous sommes capables de nous organiser et de rassembler, sur cette simple idée. Personne ne doit se sentir coupable d’un délit de précarité, personne ne doit être coupable d’être malade, handicapés, personne ne doit pouvoir remettre en cause les droits que nous avons si chèrement acquits
http://www.sansrien.net/

15.06.2008

Les 16 et 17 "LES INVISIBLES EN MARCHE" SERONT À STRASBOURG

RANGEZ VOS BANNIÈRES NE SORTEZ NI BANDEROLES, NI AUTO COLLANT
APPEL AUX CITOYENS
SOYEZ AVEC NOUS "LES INVISIBLES EN MARCHE"
ÉTAPE À STRASBOURG LES 16 ET 17

RETROUVEZ-NOUS LE 16 À PARTIR DE 16 HEURES JUSQU'À .... PLACE DE LA BOURSE

SOLIDARITÉ AVEC LES SANSRIEN
• SANS DOMICILE
• PERSONNES HANDICAPÉES
• TRAVAILLEURS PAUVRES
• RETRAITÉS
• ÉTUDIANTS
• CITOYENS !

HANDICAP … EN TOUTE FRANCHISE … JE DENONCE

Bonjour...
Mon cri ... N'est pas seulement le mien ... Mais celui de milliers de personnes en situation d'exclusion, d’invisibilité ... D' INEXISTANCE! … Tant humainement que légalement.

Une personne handicapée vivant seulement avec l'AAH ... Un travailleur SDF ... Un SDF sans travail ... Un travailleur précaire ...
Tous nous sommes à bout!
S'il vous plait ... Diffusez, faites diffuser ce message !

Utilisez le s’il vous semble juste et faite lui vivre sa vie !
Aidez nous à être entendu(e) s!
MERCI de votre action ... Continuez de vous battre.

Pour que les mots … Solidarité … Egalité … Humanité … Ne disparaissent pas du dictionnaire !

Merci!
Janine Thombrau

Moi, Janine Thombrau, rongée par une Sclérose En Plaques , n’ayant pas choisi d’être handicapée ni de ne pouvoir travailler, en mon nom et celui de milliers d’autres exclus, malades, travailleurs précaires, citoyens sans toit….

JE DENONCE…

* Je dénonce le pouvoir de notre pays incapable d’assurer la protection de ses citoyens les plus fragiles.

* Je dénonce le pouvoir législatif, Députés et Sénateurs, qui, malgré leurs belles paroles tricotées de condescendance et de compassion de théâtre, ignorent totalement le vécu d’une grande part de leurs concitoyens.

* Je dénonce le pouvoir exécutif qui, avec la complicité des deux assemblées, prend aux plus pauvres pour donner aux plus riches…. Et ce même pouvoir de n’être rien de plus qu’un pantin au service des plus riches.

* Je dénonce les dirigeants d’un pays qui dans quelques jours sera à la présidence de l’Union Européenne et j’ai honte pour nous quand ces mêmes osent dire que le handicap sera une de leurs priorités. ( En vue de sa Présidence de l'Union Européenne à partir du 1er juillet, le Ministre du Travail et de la Solidarité a affirmé que "la politique du handicap était au cœur des priorités d'action" du Gouvernement…).

* Je dénonce encore ces dirigeants qui ont signé une convention de l’ONU et qui ne l’appliquent même pas sur leur territoire. (Cette convention de 32 pages avec son Protocole facultatif adoptés le 13 décembre 2006, - ouverts à la signature au siège des Nations unies, à New York, le 30 mars 2007, sont entrés en vigueur le 3 mai 2008 – interdit toute forme de discrimination au travail liée au handicap, notamment en matière de recrutements, de promotion et de conditions de travail. Elle stipule qu'à travail égal on doit toucher un même salaire…).

Elle exhorte par ailleurs les Etats signataires à promouvoir l'emploi des personnes handicapées, notamment au moyen d'une "discrimination positive" à leur égard.

La convention stipule encore que les handicapés ne peuvent être exclus des systèmes éducatifs et exige des Etats signataires qu'ils facilitent leur accès aux bâtiments, aux moyens de transports, aux écoles et aux lieux de travail…)

* Je dénonce l’opulence et les bénéfices des industries pharmaceutiques qui se nourrissent de la maladie et de la détresse des malades et des handicapés (Rien que 7,11 milliards d'euros, pour Sanofi Aventis en 2007)

* Je dénonce les bénéfices « pharaoniques » des entreprises qui utilisent chômage et misère comme une arme de soumission

* Je dénonce ces patrons et ces actionnaires du CAC 40 qui n’imaginent même pas reverser 10% de leurs bénéfices pour sauver la sécurité sociale, la santé et la solidarité.

(DOUZE milliards pour Total, sept milliards pour BNP et Sanofi, cinq milliards pour EDF et Société générale. Les profits dégagés en 2006 par les entreprises du CAC 40 totalisent 97 milliards d'euros. Soit une progression de 10 % par rapport à l'année précédente… Et plus de cent milliards d’euros en 2007)

* Je dénonce ces entreprises qui affichent leurs bénéfices pantagruéliques et délocalisent ou licencient pour en faire encore plus…. Allongeant sans vergogne la liste des chômeurs et par là même des malades.

* Je dénonce l’incompétence … Le mépris … L’inhumanité … D’un pays qui est incapable d’assurer une retraite normale, avec les mêmes plaisirs, la même qualité de vie, à ses « vieux » qui l’ont construite.

* Je dénonce la misère de 850 000 handicapés, qui n’ont pas choisi d’être dans cet état et de ne pas travailler … Qui, de fait, vivent largement au dessous du seuil de pauvreté…

(Il me reste 408,97 € sur mon AAH, après avoir payé frais médicaux non remboursés et franchises ... Pour: m'héberger, manger, payer ma part de charges, téléphoner, écrire, et peut-être m'habiller ... ???? Car vu ma dépendance, il m'est impossible d'habiter seule...)

* Je dénonce le volontaire oubli de cette population qui se situe en dessus de 7,5 à 8 sur l’échelle EDSS … Et qui se trouve dans l’impossibilité totale de vivre seule et de travailler…. Ainsi que le manque de structures pour les accueillir.

* Je dénonce les mensonges du pouvoir, vos mensonges, sur le soi-disant déficit de la Sécurité Sociale … Afin de culpabiliser les français et en particulier les malades. Bien sûr que si des recettes ne rentrent pas … Il y a déficit ! Mais de quelles recettes s’agit-il ?

(Qu’en est- il de la part des recettes fiscales qui doivent être imputées au fonctionnement de la « Sécu. » ? Une partie des taxes sur le tabac : 7,8 milliards, sur l'alcool : 3,5 milliards, La partie des primes d'assurances automobiles : 1,6 milliards, La partie de la taxe sur les industries polluantes : 1,2 milliards, La part de TVA : 2 milliards, retard de paiement pour les contrats aidés : 2,1 milliards, retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards. En faisant une bête addition, on arrive au chiffre faramineux de 20,1 milliards d’Euros).

* Je dénonce cette outrecuidance que vous avez de nous culpabiliser en nous mettant sur le dos vos incompétences de gestion… Où plutôt de dissimuler sous ces apparentes incompétences vos choix de faire les riches plus riches et les pauvres à la fois plus pauvres et responsables des malheurs de notre société…

* Je dénonce cette société qui stigmatise les pauvres, les malades, les chômeurs, bref tous les « fragiles » ou les « pas dans le moule », cherchant à en faire des boucs émissaires et à faire régner un régime de la PEUR... »

* Je dénonce cette société et ce système qui fait son chemin vers un individualisme forcené et un incivisme qui fait oublier que : « Ca n’arrive pas qu’aux autres » …

* Je dénonce par là même cette même société qui fait que nombre d’employeurs préfèrent payer des amendes plutôt que d’employer des handicapés.

* Je dénonce ces centaines de communes qui ne se fendent pas des aménagements indispensables pour nous permettre une vie respectant notre liberté de circulation et l’égalité dans les transports…. Fauteuils roulants … Poussettes … Même combat !

* Je dénonce l’état de la majorité de leurs rues et trottoirs, de du peu de places accessibles en stationnement handicapé… Car même si elles en avaient pour certaines la volonté politique … La compensation du transfert des charges ne se fait pas ou si mal.

* Je dénonce une république qui ne nous donne pas, malgré ses fondements, les moyens d’autonomie et d’indépendance financière nous permettant la qualité de vie à laquelle peut prétendre tout citoyen.

* Je dénonce aussi une société qui n’accorde l’AAH qu’à partir de 20 ans, déniant ainsi la majorité à 18 ans.

* Je dénonce, messieurs qui nous dirigez, votre arrogante inhumanité, vos certitudes goguenardes lorsque vous parlez des handicapés et des exclus, et votre incommensurable mépris de la connaissance et du respect de ceux dont vous avez la charge.

* Je dénonce … J’accuse … L’Etat Français d’abuser « le peuple électeur », d’en abuser et d’utiliser la démocratie contre toute une partie du peuple…. Au bénéfice outrageant d’une infime partie… De pratiquer un népotisme d’état !

Alors … Si personne ne réagit … A qui le tour ?

Quelles seront les prochaines victimes de cette course sociale à reculons… Quels seront les nouveaux coupables de la descente aux enfers de notre société ?

http://motspourmaux.perso.cegetel.net/
http://www.nipauvrenisoumis.org/
http://www.appelcontrelafranchise.org/franchise.php
http://www.ensemblepourunesantesolidaire.fr/

12.06.2008

STRASBOURG : LA MARCHE DES INVISIBLES LES 16 ET 17 JUIN PROCHAINS

• APPEL AUX CITOYENS DE STRASBOURG : VENEZ NOUS REJOINDRE "SANS BANNIÈRE"

L'UFAL organise et coordonne la venue des "Marcheurs Invisibles" à Strasbourg. MERCI.
Nous avons besoin de vous ! PREMIER RDV LE 16 À PARTIR DE 16 HEURES, PLACE DE LA BOURSE
Prévoyez une pièce ou deux pour nos marcheurs, n'hésitez pas à emmener un jus de fruits, un bon manger... pour le barbecue organisé !


MANIFESTE DES SANSRIEN
Ceci est un appel au secours de 11 millions de personne, merci de bien vouloir le transférer la ou il pourra être étudié et recevoir une réponse, de le faire suivre partout ou il vous sera possible, de l'imprimer, le diffuser à outrance. Car, ne rien faire aujourd'hui est de la " non assistance à personne en danger " !

Nous SansRien, réseau de résistance active contre la misére, déclarons :

Plus jamais la honte, plus jamais l'humiliation, nous revendiquons le droit à la vie.

C'est la société d'aujourd'hui qui devrait avoir honte, pas nous !
Aujourd'hui, nous les SansRien nous déclarons en guerre,
Et entrons en résistance.

Aujourd'hui personne ne pourra plus prétendre qu'il ne savait pas, aujourd'hui plus personne ne pourra ignorer notre réalité, et ceux qui n'y font rien sont complices.

Nous SansRien, réseau de résistance active contre la misére, déclarons :

Plus jamais la honte, plus jamais l'humiliation, nous revendiquons le droit à la vie.

Aidez nous à nous faire entendre, que nous puissions diffuser ce message, dans les radios, télévisions et tous les lieux ou les gens se rassemblent, les théatres, les salles de concerts, partout, aider nous à créer le débat, invitez nous à en parler, aidez nous, car c'est peut être vous, ou l'un de vos proche qui demain qui serez là, enlisé dans cette misére et sans aucun espoir de sortie, sans avenir.

Nous sommes là, la colére et la désespérance nous ont remit debout, et si certains tombent, nous les relevons, nous avons décidé de nous montrer d'être impudique et d'expliquer ce que sont aujourd'hui, la misére et la précarité.

Nous réclamons, jusqu'à l'exigence l'arrêt des expulsions, ou le relogement systématique, des personnes ou famille expulsées, dans des logements dignes, et ceci sans qu'aucune limite d'occupation leurs soient fixées.

Une carte de gratuité pour tous les transports collectifs nationaux (bus, train), pour les précaires sans emplois, les salariés précaires, les familles monoparentales.

Sous réserve d'engagement de " retour à la vie " la prise en charge complète et totale, du loyer, de l'électricité et du chauffage, ceci sans changer le montant des prestations acquises de toute personne s'engagement à travers des formations qualifiantes, au retour à l'emploi.

La mise à disposition de place gratuite dans chaque cinéma, théâtre, lieu de concert de festivité, de place " réservées " aux précaires , un quota établit en fonction du nombre de place disponible. Car la culture dans sa globalité doit être accessible à tous.

Notre lutte est de permettre la survie de notre tribu et son retour à la vie, la VIE !

AIDEZ NOUS ! comment est il possible que plus de 11 millions de personne soit traitée avec tant d'indifférence ? murées dans le silence, bâillonnées par l'humiliation. Nous avons tout accepté, aujourd'hui, nous nous levons, nous ne nous tairons plus, et nous dénoncerons cette société "hors la loi" qui ne respecte même pas sa propre constitution !

Oui nous sommes des citoyens, et nous allons exercer nos droits, pour que demain cette société soit plus humaine, plus libertaire, plus égalitaire, plus fraternelle.

Nous n'avons plus rien, nous sommes toujours des CITOYENS

Nous avons besoin d'être écouté par le plus grand nombre, notre voix doit porter, elle doit être forte, et pour cela nous avons besoin de vous, aujourd'hui, maintenant, c'est le seul moyen pour que s'arrête notre désespérance, nous allons lutter, car pour nous il n'y a plus d'alternative, c'est la lutte ou la mort.

AUJOURD'HUI NOUS SOMMES EN GUERRE POUR LE DROIT DE VIVRE DIGNEMENT POUR OFFRIR UN AUTRE AVENIR A NOS ENFANTS.

S'il vous plait, diffusez ce message, le plus largement possible.

16.05.2008

Polémique après la pub sur les pauvres "dégueulasses" et pollueurs

Par Chantal VALLETTE AFP
PARIS (AFP) - "Les pauvres sont dégueulasses ils polluent": Cette accroche publicitaire en faveur de la voiture propre a indigné les associations d'aide aux démunis qui ont promptement demandé l'arrêt de la campagne tandis que l'annonceur promettait dans la foulée une voiture "moins chère que la moins chère du marché".

Ce message a été publié par le loueur de voitures Ucar qui fait campagne pour le rajeunissement du parc automobile et le rétablissement de la prime à la casse, au nom de la lutte contre la pollution.

"Nous savons bien qu'il faut une dose de provocation pour qu'une publicité soit remarquée, convenait jeudi auprès de l'AFP le délégué général d'Emmaüs Patrick Dugois, mais comme par hasard on s'en prend aux pauvres". Et de s'exclamer: "Le publicitaire aurait tout aussi bien pu titrer +les riches sont dégueulasses, ils polluent avec leurs 4x4+ mais non, il accuse les pauvres!"

"Emmaüs et d'autres associations travaillent depuis des années à changer justement le regard sur les pauvres, sur ceux qui sont des sans-voix et sur lesquels on ne peut pas s'essuyer les pieds de cette façon", a ajouté M. Dugois.

Quant au Secours catholique, il "déplore fortement qu'une société commerciale stigmatise une population fragile à des fins purement publicitaires". "Le respect des personnes en situation de précarité est le préalable nécessaire et indispensable à tout travail de lutte contre l'exclusion", selon l'association.

De son côté, le Pdg de la société Ucar, Jean-Claude Puerto-Salavert, a admis, auprès de l'AFP, une dose de provocation dans le choix du message tout en se recommandant des mânes de Coluche, le fondateur des Restos du cœur, qui avait parlé des "salauds de pauvres".

Pour lui, "la pollution automobile n'est pas un problème de conscience écologique mais de pouvoir d'achat". Il prend donc "l'engagement de sortir une voiture moins chère que la moins chère du marché" pour faciliter le renouvellement du parc automobile.

Actuellement, explique-t-il, une voiture de 15 ans coûte 180 euros par mois hors carburant. Ce budget suffit pour acheter une petite voiture propre si les pouvoirs publics ajoutent une prime à la casse pour que les vieilles voitures soient retirées de la circulation.

A Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs et actuel haut Commissaire aux Solidarités actives, qui s'indignait de cette publicité faite "sur le dos des pauvres", il propose de "monter avec les associations un équivalent automobile des Restos, c'est-à-dire leur offrir des journées gratuites de location qu'elles mettraient à la disposition des gens qui ont besoin d'une voiture, par exemple pour trouver un travail". Les "caisses du cœur" en quelque sorte.

Le message sur les pauvres "dégueulasses" était une campagne "ponctuelle" avec deux parutions prévues, dans le Monde, daté de jeudi, et dans le Parisien, daté de vendredi, parution à laquelle ce dernier a finalement renoncé.

09:51 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : discrimination, pauvres, pauvreté, inégalité, france, hirsch | | |  Facebook

 
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