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18.03.2012

Martin Hirsch ... on t'aime pas

Avec l'annonce du durcissement de l'accès au Revenu de solidarité active (RSA) plus difficile pour les étrangers notamment, la vedette du RSA, soit disant expert de l'insertion, j'ai nommé Martin Hirsch est invité pour livrer ses réflexions. La presse ne va pas chercher plus loin, passive, elle imprime sans réflexion.

Sarkozy pour qui Hirsch a bossé ne s'attaque pas au "vrai" problème dit-il. Sans blague, il ne l'a jamais fait, ça ne l'intéresse pas. Ce qui intéresse Sarkozy c'est de garder le pouvoir et de continuer sur sa lancée : taper sur les pauvres en désignant des boucs émissaires, en dressant les uns contre les autres.

Hirsch ne s'attaque pas au vrai problème, ce type est un marchand de soupe qui comme son ex patron, nous balance ses chiffres. Chiffres contre chiffres, rapports contre rapports et une pincée d'enrobage social pour faire avaler la pillule.

Pour Hirsch il faut accompagner la recherche d'emploi. On pourrait dire, ouais on est d'accord.

L'accompagnement à l'emploi, mais quel emploi et quel accompagnement ???

Une majorité des personnes n'a même pas de formation, pas le plus petit diplôme, certains sont illetrés, d'autres vivent dans la misère depuis si longtemps que leur santé est déglinguée. Combien sont sans logement ?. Hirsch n'évoque même pas la coupure des budgets pour les cours de FLE (Français Langues Étrangères).

Ce serait l'occasion de poser la question des budgets réduits de la formation et de la diminution des Travailleurs sociaux pour accompagner, sans oublier leur noyade dans les papiers à remplir pour fabriquer du chiffre. Ce serait l'occasion d'élargir la vision de tous ces pompeux sur notre réalité, d'avoir une vision globale, d'approcher la vérité.

Mais hirsch qui a bossé pour ce gouvernement de droite dure, n'aura de cesse de "vendre" son bébé, sans jamais aborder le problème des précarités en profondeur.

Il a complètement accepté l'idée de l'emploi "obligatoire" même si c'est noyé dans des chiffres, des rapports, ... Il a beau dire que la fraude chère à Sarkozy ne représente rien, il nourrit la bête de la suspiscion.

Il dit qu'il faut contrôler chaque trimestre, oui il veut CONTRÔLER la situation des personnes, pour étudier leur évolution... Les travailleurs sociaux y verront-ils une évolution dans leur job ; 5 ans d'étude pour contrôler...

Tous droite comme gauche sont d'accord sur cette idée de l'emploi obligatoire, à ne pas refuser ; c'est scandaleux. Et ça conforte dans l'idée que les gens seraient heureux de survivre dans une misère noire.

Qui contrôle les conseils généraux, les pôle-emploi, les patrons, le cac40, et quel contrôle est réalisé sur l'évolution des ENTREPRISES d'insertion?.

Hirsch ne parle jamais de QUALITÉ, trop occupé à ses chiffres et à ses conférences. Qualité de l'accompagnement, qualité des formations par les entreprises qui décrochent les marchés, qualité des intervenants et Hirsch, le soit disant expert-spécialiste, ne parle surtout pas du TEMPS nécessaire à chaque personne "accompagnée".

C'est toute la chaîne formation/insertion/emploi qui est pourrie, car la misère est un gros marché ...

Être au RSA c'est être nié, manipulé, comptabilisé, quotarisé, stigmatisé.

Être au RSA n'est pas la garantie d'avoir le temps de se reconstruire, de trouver un emploi et surtout pas un emploi qui plaît.

Être au RSA n'est pas la garantie de trouver une formation qui convient, ni même d'y avoir accès.

Être au RSA c'est être coincé dans la précarité.

Hirsch est présenté comme un expert de l'insertion professionnelle, mais il n'est qu'un technocrate. Les experts sont sur le terrain pas dans les bureaux. Où est la place de l'humain dans tout ce blabla ?

03.04.2011

la France est un des pays les plus riches

Contrairement à ce qu'on nous raconte, nous rabâche, tant à droite qu'à gauche, la France est un pays très riche qui héberge de nombreux milliardaires.

La richesse mondiale totale serait de 194 000 milliards de dollars en 2010, selon le rapport Global Wealth Databook (en anglais) du Crédit Suisse. Elle est répartie entre 4,4 milliards d’adultes, soit une moyenne de 43 800 dollars par individu.

Le dixième le plus riche de la population mondiale détient 83 % de la richesse. L’Amérique du Nord et l’Europe possèdent plus de 60 % de cette richesse. La France est l’un des pays qui compte le plus de millionnaires.

A l’opposé, la moitié des individus les plus pauvres ne détient que 1 % du patrimoine. Cela veut dire qu’un grand nombre d’habitants de la planète ne possèdent quasiment rien...

Lire la suite sur l'Observatoire des inégalités.

15.01.2011

L'UMP et le Panier du pauvre

je découvre avec stupeur la nouvelle idée de Frédéric Lefebvre UMP "le panier du pauvre". Personne pour réagir à cela? Personne pour y voir un désaveu, un aveu d'échec?

"je souhaite obtenir des distributeurs la mise en place d'un panier de première nécessité, avec une viande, un poisson, un fruit, un légume, un laitage, pour que les consommateurs les plus modestes puissent manger équilibré et à un coût raisonnable".

‎3 millions de paniers au minimum ! à quelle cadence? un pauvre est-ce que ça doit manger "équilibré à un cout raisonnable" tous les jours, une fois par semaine? Et les distributeurs qui sont-ils, que disent-ils?

et tous ceux qui tentent de survivre à la rue comment feront-ils ?

ce panier est une insulte de plus, l'acceptation d'une régression sociale supplémentaire ; le travailleur pauvre et son panier utopique...

Réveillez-vous, exprimez-vous... (MM)

07.11.2009

Les bénévoles de la Table du soir remettent le couvert

Source sud-ouest - Depuis jeudi soit et la réunion du conseil d'administration de la Table du soir, Jean-Michel Prietto est le nouveau président de l'association. Il succède à Christiane Saint-Paul. Lundi 16 novembre, l'organisation caritative distribuera ses premiers repas de la saison aux démunis.

« Sud Ouest ».

Vous êtes président pour une année renouvelable. Que faut-il attendre de votre mandat ?

Jean-Michel Prietto. Il faut rester sur ce que l'on sait faire. L'association marche bien, je veux simplement m'inscrire dans la continuité du travail effectué. Je suis président aujourd'hui, mais la Table du soir est un projet collectif. Après, on va essayer d'améliorer l'accueil de nos invités. Nous avons demandé à la mairie d'agrandir le local de distribution (il se situe tout au bout de la rue Sainte-Ursule, face à l'Adour) des repas et elle a accepté.

On veut aussi améliorer le contenu de nos repas. Repas complets, je le rappelle. La banque alimentaire est notre fournisseur essentiel, elle nous permet de mener notre action. On sait qu'elle rencontre des problèmes en ce qui concerne la viande, car les normes sanitaires sont de plus en plus strictes.

Quelle solution pour les produits carnés ?

Nous avons un partenariat depuis trois ans avec le magasin Géant, d'Anglet. Les gens qui font leurs courses font valider leur ticket par la caissière, ils nous les font passer et Géant nous applique un pourcentage. L'an dernier, ce système nous a permis d'acheter pour plus de 1 000 euros de poisson et de viande.

Entendez-vous développer ce fonctionnement ?

Non, car on ne va pas concurrencer la Banque alimentaire qui vit des dons de la grande surface et effectue un travail colossal. Sans elle, on ne pourrait pas servir tous ces repas.

Justement, combien en servez-vous chaque soir ?

Environ 70. Mais l'année dernière, pour la première fois, nous avons connu des pics à plus de 100 repas. En dix ans de bénévolat pour la Table du soir, j'ai vu ce nombre doubler. Au départ, c'était 25 à 30 repas quotidiens. Cette saison, on va repartir au minimum sur ces bases.

Vous êtes à un poste d'observation des difficultés sociales : notez-vous une évolution dans le profil de vos « invités » ?

Il a changé ces dernières années. Il y a dix ans, la majorité des accueillis était des SDF (sans domicile fixe, NDLR). Ils étaient fixés sur Bayonne, vivaient ici, dans les rues. Depuis quelques années, on a vu arriver des retraités. Avec de maigres retraites, ils se retrouvent en difficulté sur le « b-a-ba » : se nourrir. Nous en accueillons une quinzaine par soir.

On a vu aussi arriver des gens avec des emplois précaires, ou dont les minimas sociaux ne suffisent plus pour vivre. Ceux-là ne viennent plus à partir du 4 ou 5 du mois, et réapparaissent autour du 15. Ils n'arrivent plus à boucler les fins de mois. On a vu aussi des gens en transit l'an dernier. Des saisonnniers qui n'avaient pas trouvé de travail en Espagne. Ce sont ceux-là qui nous ont conduit à servir jusqu'à 100 repas.

Cet afflux de nouveaux invités vous inquiète-t-il pour l'avenir ?

Si ça devait devenir l'ordinaire, il faudrait trouver une nouvelle organisation. Former en conséquence les bénévoles.

Auteur : propos recueillis par pierre penin
p.penin@sudouest.com

07:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans-abri, sans domicile fixe, pauvreté, précarités | | |  Facebook

13.10.2009

Le RSA, une vision libérale qui tend à moraliser et à culpabiliser le pauvre comme étant responsable de son propre sort.

Portail pour l'accès aux droits - Monique Burnichon

Jusqu’aux années 1970, le capitalisme industriel a conduit à des formes de régulation entre les intérêts du marché, la compétitivité et un certain type de protection et de sécurité pour les travailleurs. Ce qui a produit le droit du travail et la protection sociale. Syndicats et conventions collectives viennent de cette époque. En 1973, 400 000 chômeurs.
Après 1970, le statut de l’emploi commence à se dégrader, des formes de travail en dessous de l’emploi apparaissent, on revit au jour le jour : lentement le « précariat » s’installe.
La question de la pauvreté prend une place importante dans le débat social et politique français depuis les années 1980…en même temps que le thème de l’insécurité. Le risque de précarité augmentant il conduit au sentiment d’insécurité…Aujourd’hui ce sentiment est utilisé et instrumentalisé dans des domaines inhérents à toute la vie humaine et sociale.

1988 LE RMI

Le RMI (revenu minimum d’insertion) se met en place en 1988 et se propose d’apporter des réponses là où l’assurance et l’assistance se sont révélées impuissantes à prendre en compte des situations inédites de précarité.
L’idée partagée était que la société avait une dette à l’égard des plus défavorisés. Nous constations que le système n’avait pas mis en place une protection sociale pour tous et qu’il fallait inventer quelque chose de l’ordre de la solidarité nationale. Il s’agissait de corriger des injustices flagrantes. La notion, qui revient souvent à l’époque dans le travail social est celui de citoyenneté. Une citoyenneté et le droit qui ne se centrent plus sur l’emploi mais sur la personne.
Les différents courants politiques et idéologiques marquent l’opposition à l’égard d’une prestation générale : elle porterait atteinte au libre fonctionnement du marché du travail. Pour autant, le RMI inscrit dans son article 1 un droit nouveau :
« Toute personne qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation de l’économe et de l’emploi, se trouve dans l’incapacité de travailler, a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. »
Les 3 premières lignes de cet article, qui inscrivaient un droit de la personne est abrogé en 2004 et n’existe plus dans le texte du RMA.
Le RMI était bien évidemment imparfait mais le I de l’Insertion était une vision beaucoup plus globale de la personne. Des contrats d’insertion portant sur un parcours santé ou sur la recherche d’un logement décent, voir seulement sur l’acceptation d’entretiens permettaient de travailler au rythme des personnes et surtout d’essayer de traiter les problèmes posés bien en amont d’un travail salarié. Je pense qu’il y avait fort peu de radiation pour non respect du contrat d’insertion : la radiation pouvait être utilisée pour vérifier la capacité à réagir de la personne, elle n’était pas une fin en soi
De plus, l’arrivée du RMI faisait espérer « qu’un droit à un revenu minimum d’existence » pourrait finir par émerger et qu’au lieu d’étiqueter chaque catégorie (les femmes seules, les pauvres qui travaillent, ceux qui ne travaillent pas, ceux qui chôment, ceux qui chôment depuis longtemps, les handicapés etc…), en les stigmatisant, on arriverait à un revenu universel, avec l’idée que l’utilité sociale n’a rien à voir avec le salariat.
L’évolution, ce que sont devenues les pratiques avec les Rmistes, a été toute autre.

LE RSA au 1er juin 2009

Avec le RSA, on revient à des explications qui avaient cours au XIXème siècle, avec une vision libérale qui tend à moraliser et à culpabiliser le pauvre comme étant responsable de son propre sort : les pauvres ne sont pas assez courageux, pas suffisamment responsables d’eux même, ne sont pas suffisamment mobilisés.
L’idée est que ce serait des profiteurs. Des reportages sont consacrés à cela, le soupçon s’immisce partout. Et ce sont souvent des gens pas très éloignés de cette pauvreté, les smicards ou un peu au dessus des smicards, agents CPAM , CAF , Impôts, ouvriers de base, œuvres caritatives, travailleurs sociaux même, qui vont porter un œil soupçonneux. Comme s’il fallait exorciser la peur de ce que l’on pourrait devenir si on lâchait ce travail ou si ce travail nous lâchait. Ou comme s’il fallait exercer le petit pouvoir qu’il nous reste sur plus défavorisé socialement que soi. On va même blâmer ceux qui essaient d’avoir un colis alimentaire deux fois ou blâmer celui qui essaie de se faire soigner sans droit ouvert.
On crée des strates, on crée une catégorie un peu plus haute dans la hiérarchie sociale, un peu plus digne que le RMI , ceux qui vont faire l’effort de travailler. Hirsch dit : « J’insiste sur le fait que seules les personnes qui travailleront bénéficieront d’un surcroît de prestations par rapport à la situation actuelle. Avec le RSA, nous ne mettrons pas un centime dans l’inactivité et nous augmenterons sensiblement le pouvoir d’achat des travailleurs pauvres. »
Le RMI n’est pas augmenté certes, il a même diminué : il représentait 49% du SMIC à sa création, il n’en représente plus que 44.3%.
Là où le RMI amenait la notion de citoyenneté lié à un droit de la personne (au moins dans son principe de création), on repart sur un droit attaché au travail salarié, et qui plus est à un travail difficile, avec des rémunérations peu attrayantes, un travail précarisé avec un droit du travail appauvri et une possibilité de devenir acteur de son sort pratiquement nulle.
Là où le travail social trouvait une place (dans le dispositif RMI) avec l’approche globale spécifique au travail social et son exigence de respect de la dignité et de l’autonomie de la personne, l’obligation de résultat (mise à l’emploi) inscrite dans le RSA ne peut que le faire disparaître au risque d’une instrumentalisation au service de l’économique.
La plupart des allocataires du RSA vont être tenus de s’inscrire au Pôle emploi, de signer le fameux projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE) qui oblige à accepter les « offres raisonnables d’emploi ». Le « raisonnable » du Pôle emploi a-t-il une chance de s’articuler avec « l’autonomie » et « la dignité » chers au travail social ?
C’est le même mécanisme qui se met en place dans la réforme de l’AAH (Allocation Adulte Handicapé) : créer un parcours du combattant pour que la personne handicapée accède à l’emploi. Là aussi, il pourrait y avoir des profiteurs, sans doute ? Ne conviendrait-il pas plutôt de reconnaître aux personnes une utilité sociale, qu’elles soient handicapées ou non ?
Que restera-t-il du travail social qui s’était inscrit dans le dispositif RMI, quand les moyens mis sur le RSA (travailleurs) ne le seront plus au profit de la population la plus défavorisée ? Actuellement, 20 ans après le RMI, 50% de ses bénéficiaires ne bénéficient toujours pas d’un contrat d’insertion.

La logique mise en oeuvre est celle de l’incitation au travail. Comme le disent les textes : la création du RSA vise à mobiliser des crédits de la solidarité nationale aujourd’hui consacrés au financement de minima sociaux au profit d’un dispositif favorisant le travail et l’activité dans des conditions telles que celle-ci soit réellement créatrice de pouvoir d’achat. Une pression pour contraindre à accepter n’importe quel emploi, même dans les pires conditions.

CONSEQUENCE DU RSA SUR LE MONDE SALARIE

L’incidence du RSA peut renforcer la difficulté à améliorer les conditions de travail des emplois précaires, pénibles et dangereux, en incitant les entreprises à ne pas les améliorer.
En effet la pérennité du RSA conduit à se demander comment les entreprises l’intégreront dans leurs stratégies de gestion, tant du point de vue des formes de l’emploi offertes que de la politique salariale.
Par exemple on peut se demander si les négociations engagées dans la grande distribution pour enrayer le recours au temps partiel se dérouleraient dans des conditions analogues.
La pérennité du RSA amène à penser l’institutionnalisation d’un statut de travailleur pauvre.
Le temps partiel subi constitue une part de la pauvreté actuelle, notamment pour les femmes. Ce dispositif pourrait produire « un effet d’aubaine » pour certains employeurs, une trappe à bas salaires.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement du RSA, voir l’article " LE RSA : qu’est ce que c’est ?".

Monique Burnichon

Ecouter l’émission de Radio dio au sujet du RSA avec des travailleurs sociaux sur le site du Numéro Zéro

Lire aussi la réaction de Pierre Saglio, président du Mouvement ATD Quart Monde : "Le RSA traduit une méfiance envers les pauvres"

12.08.2009

Quand le travail rend pauvre

Source - OBSERVATOIRE DES INÉGALITÉS - Alors que le revenu de solidarité active se met en place, près de 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté. Une analyse de Denis Clerc, extrait du magazine Alternatives Economiques.

Depuis début juillet, les premiers paiements au titre du revenu de solidarité ac- tive (RSA) sont effectués, se substituant à l’ancien revenu minimum d’insertion (RMI) et à l’ancienne allocation parent isolé (API). S’agit-il d’un simple changement de nom ? Pas vraiment, car le RSA (dit alors " chapeau ") est versé également aux ménages de travailleurs pauvres dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté [1]. L’objectif est de lutter plus efficacement contre cette pauvreté. Il n’est pas sûr cependant qu’on y parvienne par ce biais.

En 2007, 8 millions de personnes en France disposaient d’un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté tel que défini par l’Union européenne, soit 60 % du niveau de vie médian [2] ce qui correspond actuellement à un revenu net, après impôts et prestations sociales, de 908 euros par mois pour une personne seule [3], de 1 362 euros pour un couple, de 1906 euros pour un couple avec deux enfants. Il faut toutefois noter que ce nombre de personnes en situation de pauvreté est sans doute sous-évalué, car l’enquête qui permet de l’obtenir exclut les départements d’outre-mer (cela devrait changer l’an prochain) et toutes les personnes qui vivent en institution (maisons de retraite, couvents, maisons d’arrêt, internats divers) ou qui n’ont pas de domicile fixe (caravanes, foyers d’urgence...). Or, ce sont justement souvent les ménages les plus précarisés qui vivent dans ces institutions. (...)

Les jeunes en première ligne

Qui sont ces 8 millions de personnes ? Dans leur grande majorité, elles sont jeunes, voire très jeunes : quasiment la moitié (49 %) ont moins de 30 ans, alors que cette tranche d’âge ne représente que 36 % de la population française. Pour les enfants, cette situation constitue souvent un lourd handicap. En effet, selon une étude du Cerc, le fait d’être élevé dans une famille pauvre réduit sensiblement (de l’ordre des trois quarts) leur probabilité de réussir à l’école : moindre soutien parental, manque de chambre à soi pour faire ses devoirs, proportion élevée d’enfants ayant des difficultés scolaires, etc., tout ceci accroît fortement le risque pour ces enfants de devenir à leur tour des adultes pauvres.

Au contraire, les seniors sont moins présents dans la population pauvre (15 %) que dans la population dans son ensemble (21 %). Il s’agit là d’un changement profond dans le visage de la pauvreté. Depuis le début des années 1980, celle-ci ne cesse de rajeunir : au cours des dix dernières années, la part des moins de 18 ans dans la population pauvre a augmenté de trois points.

Personnes isolées, familles nombreuses et monoparentales

Trois types de ménages sont particulièrement exposés au risque de pauvreté. D’abord, les personnes isolées : elles représentaient 18 % du total des personnes pauvres, alors qu’elles ne comptent que pour 14 % dans l’ensemble de la population. Cette exposition forte au risque de paupérisation est facile à comprendre : aucune autre rentrée d’argent ne vient compenser les insuffisances éventuelles du revenu en cas de chômage non indemnisé, d’inactivité ou même d’emploi mal payé.

Répartition des travailleurs pauvres par secteurs d’activité en 2006 [4]

Evolution du nombre de personnes pauvres, en millions

Il en est de même des familles monoparentales, le deuxième type de ménages particulièrement frappés par la pauvreté. Mais avec une difficulté supplémentaire par rapport aux personnes isolées : dans le meilleur des cas, non seulement il ne rentre qu’un revenu d’activité par ménage (comme pour les personnes isolées), mais en plus il y a plusieurs bouches à nourrir. Il n’est donc pas étonnant de constater que, alors que les familles monoparentales regroupent 9 % de la population dans son ensemble, elles représentent 20 % des personnes en situation de pauvreté. Près d’une famille monoparentale sur trois est dans ce cas.

Les familles nombreuses forment le troisième groupe de ménages particulièrement exposés : alors que les ménages de cinq personnes et plus (en général deux adultes et trois enfants au moins) regroupent 15 % de la population française, ils comptent pour 25 % dans la population en situation de pauvreté, pas loin de deux fois plus. Si l’on isole les couples ayant au moins quatre enfants à charge, la proportion grimpe à 34 % ! Là encore, l’emploi, ou plutôt les difficultés d’accès à l’emploi jouent fortement, car la présence d’enfants limite ou empêche un des deux adultes de travailler " normalement " : la question de la garde des enfants est essentielle si l’on veut lutter efficacement contre la pauvreté.

Mais ce n’est pas tout : l’insuffisance des prestations familiales joue également dans le cas des familles nombreuses. Bien que relativement plus élevées en France que dans la plupart des autres pays de l’Union européenne, elles demeurent trop faibles pour empêcher certaines familles de basculer en dessous du seuil de pauvreté lors de la naissance d’un nouvel enfant : les allocations familiales s’élèvent en effet à 120 euros pour deux enfants, puis augmentent de 160 euros par enfant supplémentaire. Alors qu’il faudrait qu’elles atteignent 250 euros par enfant supplémentaire pour éviter qu’une famille ne bascule en dessous du seuil de pauvreté lorsqu’elle se trouvait juste à ce niveau avant la naissance.

Si les allocations familiales étaient soumises à impôt, il serait possible de les augmenter de 70 à 80 euros par enfant sans coût supplémentaire pour l’Etat, le supplément d’allocation étant financé par le supplément d’impôt payé par les familles imposables. Les familles plus riches aideraient ainsi les familles pauvres, qui pour la plupart dépasseraient ainsi le seuil de pauvreté. Mais, en France, le lobby familial a obtenu un traitement fiscal unique en Europe grâce à deux dispositions : le quotient familial (alors que la plupart des autres pays pratiquent un abattement forfaitaire par enfant), même s’il est désormais plafonné, et la non-imposition des prestations familiales.

Toujours plus de travailleurs pauvres

La pauvreté a fortement partie liée avec le développement des emplois peu rémunérés. Sur les 4,2 millions de personnes de 18 à 59 ans en situation de pauvreté en 2006, 1,85 million était en emploi, contre 1,55 million en 2003. Si l’on prend en compte le nombre de personnes vivant dans des ménages au niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, les ménages de travailleurs pauvres en emploi représentaient 3,16 millions de personnes en 2003 et 3,62 millions en 2006. Soit une augmentation de 500 000, pour un nombre total de personnes en situation de pauvreté qui s’est accru de 800 000 : l’extension de la pauvreté laborieuse est donc désormais le principal facteur d’aggravation de la pauvreté.

Le RSA - en moyenne une centaine d’euros supplémentaires par ménage de travailleur pauvre - ne sera pas de trop pour réduire les difficultés du quotidien que vivent ces familles ! Mais comme rien n’est prévu pour mettre fin à l’expansion de leur nombre, il risque fort d’être sans effet sur la pauvreté laborieuse ; il se contentera de boucher quelques-uns des trous existants, tandis que les employeurs s’emploieront sans cesse à en creuser d’autres...

Pas tous les employeurs cependant : dans les postes et télécommunications, on ne comptait en 2006 qu’un travailleur pauvre sur 77 personnes en emploi, mais à l’autre extrême, dans l’hôtellerie-restauration, on en recensait presqu’un sur cinq et un sur six dans les ser-vices personnels et domestiques [5]. Même la branche de l’intérim ne parvient pas à faire aussi mal, puisqu’on y dénombre un salarié pauvre sur huit. Or, quelles sont les branches les plus aidées par les pouvoirs publics en dehors de l’agriculture ? Justement l’hôtellerie-restauration (avec des aides directes d’un montant annuel supérieur à 600 millions d’euros, qui ont été remplacées, depuis le 1er juillet, par une baisse de TVA représentant 3 milliards en année pleine).

Autre branche abonnée aux aides : les services à la personne (sous la forme d’une réduction de l’impôt sur le revenu égale à la moitié du coût salarial dans la limite de 12 500 euros annuels en 2008, portée à 15 000 euros en 2009...). On a beau s’interroger, on ne parvient pas à comprendre pourquoi les pouvoirs publics ne se décident pas à utiliser ces aides pour mettre un peu plus d’équité dans un marché du travail qui en connaît si peu. Conséquence : si l’on compte les personnes à charge, sur le 1,28 million de personnes vivant dans un ménage dont la personne de référence travaille comme " personnel des services directs aux particuliers ", 470 000 (une sur trois) vivaient dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Or, cette branche est aussi celle qui se développe le plus, au point qu’elle est présentée comme le principal réservoir d’emplois... Le travail paupérisant a de beaux jours devant lui !

Depuis quatre ans, le développement de l’emploi de mauvaise qualité est le principal responsable de la progression de la pauvreté. Permettre à tous ceux qui le souhaitent d’accéder à l’emploi est essentiel, mais il convient aussi de veiller à ce que cet emploi soit de qualité suffisante pour en vivre de façon décente. Le RSA améliore la situation d’une majorité de ménages de travailleurs pauvres. Pas de tous, hélas, puisque ce complément de revenu n’est versé ni aux travailleurs de moins de 26 ans (sauf s’ils ont des charges de famille) ni aux chômeurs, qui font pourtant partie de la population active. Mais si, en même temps, il ne s’accompagne pas d’une lutte résolue contre les emplois paupérisants, il risque fort d’accompagner la progression du nombre de travailleurs pauvres alors qu’il visait à le diminuer.

Article extrait du magazine Alternatives Economiques, n° 282 ( juillet 2009).

[1] En fait, le RSA chapeau est versé aux personnes ayant un revenu d’activité allant jusqu’au niveau du Smic à temps plein pour une personne seule (1,5 fois le Smic pour un couple). Mais dans ce cas, leur prime pour l’emploi est réduite d’autant, ce qui ne change rien pour ces personnes.

[2] revenu tel que la moitié des ménages a un niveau de vie supérieur et l’autre moitié un niveau de vie inférieur,

[3] Aux Etats-Unis, la norme est assez différente : est pauvre la personne qui dispose d’un revenu inférieur à un montant déterminé par le coût d’un panier de produits alimentaires, pondéré par la taille du ménage et l’âge des personnes. Soit 690 euros en 2006 pour une personne seule de moins de 65 ans, contre 880 euros en France.

[4] Pour être travailleur pauvre, il faut être en emploi (ou en recherche d’emploi après avoir travaillé au moins un mois au cours des six derniers mois) et vivre dans un ménage dont le niveau de vie (mesuré par les revenus de tous les membres du ménage) est inférieur au seuil de pauvreté. Dans le graphique ci-contre, seule une partie des chômeurs (de l’ordre de 40 %) peut donc être comptabilisée comme travailleurs pauvres en plus des personnes en emploi. Depuis 2005, les revenus de la propriété sont presque tous comptabilisés, alors que, précédemment, ce n’était que très partiellement le cas. Les chiffres ne sont donc pas totalement comparables.

[5] Dans l’agriculture, on en était aussi à un sur cinq, mais la situation y est particulière : les petits agriculteurs ne sont pas imposés au réel, mais au forfait, sur la base d’un revenu cadastral qui est généralement assez inférieur au revenu réel. En outre, dans certaines activités (fruits et légumes notamment), les mauvaises années peuvent aboutir à des revenus très faibles, compensées l’année suivante le plus souvent par des revenus plus élevés. Ainsi, en 2006, les agriculteurs de grande ou moyenne exploitation (en gros 50 hectares ou davantage) étaient aussi nombreux à être considérés comme pauvres que chez les agriculteurs de petite exploitation.

08:14 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inégalités, pauvreté, rsa, rmi, apl, sans domicile fixe, france, sarkosy | | |  Facebook

08.05.2009

La France compte plus de travailleurs pauvres que de retraités pauvres

Dans la seconde édition (2009) de son ouvrage sur "Les revenus et le patrimoine des ménages", l'Insee publie notamment les résultats d'une étude consacrée aux "Inégalités de niveau de vie et mesures de la pauvreté en 2006". Certes, l'année considérée se situe au début de la brève période d'embellie de l'emploi et avant la crise mondiale de l'automne 2008. Mais elle apporte néanmoins plusieurs éléments intéressants, notamment à quelques jours de la mise en place du revenu de solidarité active (RSA).
Elle montre ainsi que la pauvreté monétaire relative (proportion des individus ayant un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté) était en 2006 de 13,2% de la population, soit 7,86 millions des personnes. Cette année-là, le revenu médian - qui partage la population en deux parties égales - était de 17.600 euros, soit 1.470 euros mensuels. Le seuil de pauvreté, égal à 60% du revenu médian selon la norme européenne, était donc d'environ 880 euros par mois pour une personne seule et de 1.320 euros pour un couple sans enfant. Le taux de pauvreté de 2006 paraît nettement supérieur à celui des années 2002-2005, qui se situait autour de 12%, mais il s'agit là essentiellement d'un effet statistique. L'année 2005 a vu en effet la mise en place d'une nouvelle méthode de calcul, prenant en compte les transferts sociaux réels et assurant une meilleure couverture des revenus du patrimoine. Le taux de pauvreté de 2005 recalculé sur cette base est ainsi de 13,1% (au lieu de 12,1%), très proche de celui de 2006 (13,2%).
L'étude de l'Insee montre également l'évolution du niveau de vie moyen en fonction de l'âge. Faible chez les moins de 40 ans, celui-ci culmine dans les tranches de 50 à 64 ans, avant de diminuer chez les plus de 65 ans, mais à un niveau qui reste supérieur à celui des tranches d'âge avant 49 ans. Cette courbe explique un autre phénomène mis en valeur par l'étude : le fait que la France compte proportionnellement davantage de travailleurs pauvres que de retraités pauvres. Les premiers représentent en effet 9,8% de la population des travailleurs, alors que les seconds ne constituent que 9,6% de celle des retraités. Un résultat qui n'est pas sans intérêt à l'approche de la mise en place du RSA "chapeau", qui vise directement les "travailleurs modestes". L'emploi reste néanmoins une protection efficace contre la pauvreté monétaire relative : 15% des inactifs ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté et le risque d'être pauvre est 4,8 fois moins élevé pour les actifs en emploi que pour les chômeurs. Autre confirmation : les familles monoparentales sont tout particulièrement exposées à la pauvreté. Près du tiers (30,3%) des personnes vivant au sein d'une famille monoparentale sont ainsi confrontées à la pauvreté, soit une proportion 2,3 fois supérieure à celle constatée dans l'ensemble de la population.
Malgré la persistance de la pauvreté, la France reste néanmoins une société moins inégalitaire que d'autres pays développés, en particulier grâce aux effets de la redistribution. Le niveau de vie des 10% de personnes les plus aisées est ainsi 3,4 fois supérieur à celui des 10% de personnes les plus modestes, incluant celles en situation de pauvreté. Et le niveau de vie médian en euros constants n'a pas cessé d'augmenter - avec des intensités variables - entre 1970 et 2006.

LOCALTIS INFO - Jean-Noël Escudié / PCA

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02.03.2009

Et oui, les vieux pauvres, cela existe ! chronique de Serge Guérin

Le dernier rapport sur le mal logement de la Fondation Abée Pierre met opportunément l’accent sur la condition de pauvre d’une partie des plus âgés.

Les experts de la Fondation reprennent le chiffre fatal que nous sommes nombreux à mettre régulièrement en avant lorsque les spécialistes du discours en faveur d’une guerre des générations attaquent sur les « privilèges » de la génération des seniors.

Il y a en effet 600 000 personnes âgées de plus de 60 ans qui vivent sous le seuil de pauvreté, qui vivent avec moins de 650 euros par mois. A cette population, il faudrait ajouter une large partie de ceux qui disposent de revenus liés à une retraite réduite du fait d’un parcours professionnel ayant généré des revenus modestes.

Rappelons aussi que le mal logement n’est pas seulement l’apanage de personnes âgés non propriétaires. Beaucoup de vieux n’ont plus les moyens de s’occuper seuls ou de financer les différents travaux nécessaires à la rénovation et au maintien en bon état de leur domicile.

Rappelons que le discours opposant les générations repose pour une large part sur la volonté de poser que tous les seniors sont des privilégiés et qu’à l’inverse, les jeunes ne sont que victimes. On voudrait que la lutte des âges ait remplacé la lutte de classe. Pourtant, les choses sont plus complexes et les inégalités sont plus importantes au sein de chaque génération qu’entre les générations. Autrement dit pour devenir un vieux riche, il faut le plus souvent commencer par être un jeune riche.

Inutile de vouloir opposer jeunes et seniors sur ce plan. Au sein de ce que l’on peut nommer la population des jeunes, certains sont largement diplômés et insérés dans la société. Une étude récente (USG Start People/Ifop) montre d’ailleurs que si 66% des jeunes étaient en contrat précaire dans leur premier poste, plus des deux tiers des jeunes actifs sont actuellement en CDI.

Cependant, n’oublions pas que 150.000 jeunes sortent chaque année du monde scolaire sans réelle qualification. Ces derniers démarrent dans la vie sur un échec et sans grande perspective. Quelle désespérance. De l’autre côté de la rive générationnelle, plusieurs millions de retraités vivent chichement. Des femmes seules, en particulier, dont les carrières professionnelles ont été interrompues et dont les ressources sont faibles et fragiles.

Serge Guérin
Professeur à l’ESG perspectivesenior.com
Vient de publier La société des seniors!, Editions Michalon

Pour aller plus loin, lire aussi :
600.000 seniors sous le seuil de pauvreté et de nombreux mal-logés...
Minimum vieillesse et allocation veuvage : moins d’allocataires en 2007

06:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retraités, seniors, mal logement, pauvreté, précarité | | |  Facebook

25.12.2008

Moins de 250 euros par mois pour vivre pour 56% des ménages pauvres, selon une enquête du CREDOC

Une fois leurs dépenses fixes payées, 56% des ménages pauvres ont moins de 250 euros par mois pour vivre et 15% ont un solde négatif, révèle une enquête du CREDOC pour le Haut commissariat aux Solidarités actives contre la pauvreté, rendue publique mardi.

Le Haut commissariat dirigé par Martin Hirsch, qui renouvellera cette enquête barométrique tous les trois mois, note dans un communiqué que "la moitié des ménages ont l'impression de s'en sortir plus difficilement qu'il y a trois mois, 70% s'en sortent plus difficilement qu'il y a un an".

"Il y a une inégalité devant la crise", explique à l'Associated Press Matthieu Angotti, responsable de l'étude du CREDOC. La crise est ressentie de façon "beaucoup plus réelle et violente" par les ménages pauvres que par les ménages représentatifs de l'ensemble de la population. Pour ces derniers, "la réalité de la crise peut être amplifiée par l'angoisse", analyse-t-il. Pour les ménages pauvres, les restrictions ne sont pas le fruit d'une anticipation mais bien la conséquence de difficultés actuelles, estime-t-il.

"Les familles monoparentales sont touchées par la crise de manière très significative", indique également Matthieu Angotti, qui ajoute que "c'est la catégorie de la population la plus frappée" par la pauvreté et la crise.

Selon l'enquête du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie, 43% des ménages pauvres ont eu des difficultés pour payer des factures au cours des trois derniers mois, contre 23% dans l'ensemble de la population, et 60% ont changé leurs habitudes alimentaires pour des raisons budgétaires, contre 45% dans l'ensemble de la population.

"Les plus pauvres se restreignent plus que les autres sur leur consommation de viande et de poisson, de fruits et légumes, sautent plus souvent les repas ou diminuent plus les portions des repas", estime le Haut commissariat.

Les restrictions touchent également les sorties le soir et le week-end pour 53% des ménages pauvres (proportion identique dans l'ensemble de la population), ainsi que les achats de Noël, puisque 59% des ménages pauvres déclarent qu'ils dépenseront moins à Noël que l'an passé, contre 48% dans l'ensemble de la population.

"La moitié des plus pauvres se montrent très inquiets pour leur pouvoir d'achat, 41% pour leur situation professionnelle", contre respectivement 30% et 22% pour l'ensemble de la population, conclut le Haut commissariat.

- enquête effectuée par téléphone entre le 26 novembre et le 6 décembre auprès de 1.000 ménages représentatifs de la population et de 300 ménages sous le seuil de pauvreté, soir 434 ménages vivant sous le seuil de pauvreté (880 euros par mois pour une personne seule). AP

06:16 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, pauvreté, credoc | | |  Facebook

28.11.2008

LE COLLECTIF SDF ALSACE EST À LYON

Héééééééé oui, pendant que vous lisez ce blog... nous roulons vers lyon, c'est magique. À dimanche

Rencontre pauvreté et précarité

Le 29 novembre 2008, la Région Rhône-Alpes organise, en collaboration avec la Mission Régionale d'Information sur l'Exclusion (MRIE), la Rencontre régionale « Pauvreté, précarité : quelle démocratie participative pour quelles transformations ? » (à Charbonnières 69)

Rencontre pauvreté et précarité
Une Rencontre autour de la Précarité

Cette Rencontre, qui se situe dans le prolongement de la Rencontre mondiale démocratie participative et développement de 2007, vise à échanger des idées et confronter des pratiques pour tenter de trouver des pistes d'action aux questionnements suivants :

La problématique
Est-ce que la démocratie participative peut permettre d'agir contre la pauvreté et la précarité ?
Peut-elle contribuer à changer la vie quotidienne des personnes qui vivent ces situations ?
Peut-elle infléchir les politiques publiques et à quelles conditions ?
Comment impulser l'intervention des personnes en situation de pauvreté et de précarité dans les politiques publiques afin qu'elles puissent participer aux décisions ?
Comment transformer les liens entre les politiques et ces personnes, pour une meilleure compréhension réciproque ?

L'objectif
Il s'agit d'engager un débat entre citoyens, élus, partenaires sociaux, acteurs institutionnels, associations, autour des transformations nécessaires en termes de démocratie représentative et de fonctionnement des institutions, pour rendre possible un travail de coopération avec les personnes généralement éloignées des lieux de consultation, de concertation et de décision.

L'objectif est de dégager des propositions pour prendre en compte la participation des personnes en situation de précarité afin d'apporter des réponses pour faire reculer la pauvreté.

Un autre objectif : que les personnes en situation de précarité constituent la moitié des présents à cette Rencontre et que leur temps de parole soit plus important que celui des autres participants.

La préparation
La préparation de cet événement se fait en amont de manière participative avec des personnes en situation de précarité, des élus, des professionnels, des associations, et notamment avec les porteurs de projets qui ont répondu à l' appel à projets lancé par la Région au printemps sur la thématique de la Rencontre.

Le programme
Ce programme est donné à titre prévisionnel, dans la mesure où il est en train d'être construit avec les partenaires. 9h-17h : Conseil régional Rhône-Alpes

9h - Accueil et échanges informels
9h45 -Ouverture de la journée
10h30 - 12h30 : Ateliers thématiques : échanges entre citoyens, élus et acteurs socioprofessionnels à partir d'expériences participatives autour des thématiques de : l'emploi et les activités sociales ; les travailleurs pauvres, le pouvoir d'achat ; le logement et l'habitat ; le rôle du service public et son rapport aux usagers ; la lutte contre les discriminations et pour l'égalité entre les hommes et les femmes, etc.

Les ateliers :
Emploi / Activité / Chômage
Pouvoir d'achat
Logement : connaître ses droits pour intervenir
Habitat : place des habitants et rénovation urbaine
Hébergement ou dans la rue : quelle citoyenneté
Expression des citoyens : les "Sans voix" …avec 100 expériences
Expertise et force collective des citoyens, défense des droits
Compétences des citoyens et initiatives collectives
Rôle des services publics et droits des usagers
Lutte contre les discriminations et pour l'égalité hommes-femmes 12h30 - Déjeuner

14h30 - Restitution des ateliers
15h - Discussion de cette synthèse par petits groupes
15h30 - 16h45 - Forum/débat - Propositions et perspectives
16h45 - Conclusion par François Auguste, Vice-président délégué à la Démocratie Participative

Voir :
Le déroulé de la rencontre,  http://www.droits-sociaux.fr/article.php3?id_article=272

La liste actuelle des ateliers, http://www.droits-sociaux.fr/article.php3?id_article=273

06:19 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pauvretÉ, prÉcaritÉ, sdf alsace, la fac, personne dehors | | |  Facebook

06.11.2008

le nombre de bénéficiaires du RMI augmente

Le nombre de bénéficiaires du RMI repart à la hausse

Le haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté a indiqué que le nombre de bénéficiaires du RMI a progressé de 1% en septembre, ce qui représente environ 10.000 allocataires supplémentaires. Cette hausse, qui devrait se confirmer dans les prochains mois, succède à près de deux ans de baisse continue.
Le haut commissaire cite d'autres indicateurs, regroupés dans un document de synthèse remis aux membres de la commission élargie (à télécharger ci-dessous) qu'il a rencontré le 03 novembre.

Il a fait ainsi état d'un élément inhabituel, qualifié d'"indicateur rustique, mais très parlant" :

-> l'évolution des demandes de prêts sur gage auprès des crédits municipaux. Depuis le début de l'année, le nombre de ces prêts a augmenté de 40% à Paris et de 20% en moyenne dans les autres villes concernées, "ce qui est un signe d'inquiétude et de tension".

Outre cet indice précurseur, Martin Hirsch a également évoqué

-> l'accroissement des contraintes pesant sur les ménages à faibles revenus, qui les fragilise encore davantage face à un retournement de conjoncture.

Les dépenses "préengagées" (logement, assurances, impôts et remboursements d'emprunts) représentaient en effet 73,8% du revenu courant des ménages modestes en 2006, contre 52,1% en 2001.

croissance-pauvreté.pdf

Le compte rendu de la réunion du 03/11 à lire sur le site de l'assemblée nationale

10.10.2008

Paris lance le microcrédit personnel

et voilà que le maire ps de paris permet aux pauvres de s'endetter, et de rester pauvres !

encore une opération rustine ; parle t-il de l'emploi, parle t-il des salaires, parle t-il du rsa, que fait-il pour le logement, ...

faut dire qu'il s'y connaît en emploi précaire, il y en à plein les couloirs de son pouvoir,

et les franchises médicales n'a t-il rien à dire ?

voilà pour toi le pauvre : la maladie à crédit, la facture à crédit... et les banques restent encore et toujours les gagnantes.

Paris lance le microcrédit personnel

La mairie de Paris lance un nouveau dispositif de prêt, à taux compris entre 2 et 4 %, pour les Parisiens et, à terme, pour les Franciliens.
Ces crédits seront octroyés pour des dépenses de santé ou des dettes spécifiques.

Sébastien Ramnoux

FAIRE un emprunt pour passer son permis de conduire, changer sa chaudière ou se payer une formation professionnelle : aujourd’hui, en pleine débâcle financière, de plus en plus de Français en ont besoin. Mais ils se voient souvent refuser des crédits, même les plus petits. Pour les aider, la mairie de Paris a lancé hier son microcrédit personnel.
Bertrand Delanoë a tenu à présenter ce dispositif qu’il avait annoncé durant sa campagne des municipales. Il s’agit d’octroyer de petits prêts, entre 300 € et 3 000 € (5 000 € en cas exceptionnel) sur trente-six mois à des personnes ne pouvant plus accéder à des prêts classiques. Le taux est imbattable : 4 %, et même 2 % grâce à une aide supplémentaire de la mairie de Paris, réservée aux Parisiens. Car ce dispositif, lancé hier dans le XVIII e arrondissement, concernera toute la capitale d’ici à la fin de l’année, puis l’Ile-de-France fin 2009.

Quatre banques partenaires

«Attention, il ne s’agit pas de prêt à la consommation ! On ne va pas prêter pour l’achat du nouvel écran plat ! explique Bernard Candiart, directeur du Crédit municipal de Paris, la banque publique parisienne (l’ancien mont-de-piété) chargée de piloter le microcrédit. Ces prêts sont octroyés pour des projets personnels, des dépenses vitales comme par exemple des soins, des dettes à la Sécurité sociale, des formations. »

Expérimenté à Angers depuis 2005, le microcrédit personnel prend une ampleur inégalée à Paris grâce à un partenariat avec quatre banques : la Banque postale, la Caisse d’épargne, le Crédit coopératif et Laser Cofinoga. Ces établissements font le prêt et prennent en charge le risque pour moitié, le reste venant de la Caisse des dépôts. « Avec un tel taux, il est clair que personne ne gagnera d’argent sur ces prêts. C’est normal, il n’était pas question de laisser penser que des banques allaient faire des bénéfices sur le dos des plus fragiles », poursuit Bernard Candiart. Le Crédit municipal de Paris espère octroyer mille microcrédits d’ici à un an, et mille autres en Ile-de-France.

Sur le terrain, les travailleurs sociaux seront chargés d’orienter les personnes susceptibles d’avoir besoin de prêt. « Ce sont surtout des emplois précaires, des temps partiels, des contrats aidés, mais aussi de plus en plus de gens payés au smic, explique Thierry, travailleur social dans le XVIII e . Depuis six mois, on en voit de plus aux services d’aides municipaux, pour la facture EDF par exemple. Aujourd’hui, avec 1 000 € ou 1 200 € par mois, certains ne peuvent plus joindre les deux bouts. Le microcrédit pourra les aider. »

Le Parisien

22.09.2008

La Banque mondiale découvre d’un coup 400 millions de pauvres en plus

Lu sur http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=3608

La Banque mondiale vient de reconnaître des erreurs importantes dans ses calculs concernant la situation mondiale de la pauvreté. En effet, alors que « les estimations de la pauvreté établies par la Banque mondiale s’améliorent grâce à des données plus fiables sur le coût de la vie », le résultat constitue à lui seul une violente remise en cause des statistiques produites par cette institution qui traverse une très grave crise de légitimité depuis plusieurs années : d’un seul coup, la Banque mondiale vient de découvrir que « 400 millions de personnes de plus que l’on ne pensait précédemment vivent dans la pauvreté ». C’est plus de la moitié de la population de l’Afrique subsaharienne !

Cela reflète surtout le manque de fiabilité des statistiques publiées par la Banque mondiale, statistiques qui servent surtout à cautionner les politiques néolibérales imposées à travers le monde par ses propres experts. Selon son communiqué [1], « 1,4 milliard de personnes vivant dans le monde en développement (1 sur 4) subsistait avec moins de 1,25 dollar par jour en 2005 », alors que les estimations précédentes tournaient autour de 1 milliard de personnes. Pour autant, la Banque mondiale ne manque pas de se réjouir car ce qui compte pour elle, ce n’est pas le nombre de pauvres, mais la proportion de personnes pauvres. Pourquoi ?

Parce qu’avec la démographie mondiale galopante, ce chiffre permet plus facilement de faire illusion : si par exemple le nombre de personnes pauvres stagne, la proportion de pauvres baisse mécaniquement au fil des ans.

Voilà pourquoi l’objectif dit « du millénaire » est de réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour. Mais avec les énormes erreurs de la Banque mondiale dans ses calculs sur la pauvreté, c’est tout l’édifice des politiques internationales actuelles contre la pauvreté qui s’écroule. Les politiques d’ajustement structurel (réduction des budgets sociaux, recouvrement des coûts dans les secteurs de la santé et de l’éducation, agriculture tournée vers l’exportation et réduction des cultures vivrières, abandon de la souveraineté alimentaire, etc.), imposés par le FMI et la Banque mondiale depuis le début des années 1980, ont détérioré les conditions de vie de centaines de millions de personnes dans le monde.

Les critiques envers la Banque mondiale n’ont pas manqué à ce propos, puisque Thomas Pogge, professeur à l’université de Columbia, écrivait récemment : « Les méthodes de calcul de la Banque mondiale sont extrêmement douteuses. Il y a des raisons de penser qu’avec une méthode plus plausible, on observerait une tendance plus négative et une pauvreté beaucoup plus étendue. [...] Tant que la méthode actuelle de la Banque mondiale et les données qui se basent sur elle conserveront leur monopole dans les organisations internationales et dans la recherche universitaire sur la pauvreté, on ne pourra pas prétendre prendre ce problème réellement au sérieux [2]. »

La Banque mondiale a fait la preuve de son échec, tant sur le plan statistique que sur le plan politique. Plus que jamais, l’objectif visé doit être triple : l’abandon de la logique de l’ajustement structurel, l’abolition de la Banque mondiale et son remplacement dans le cadre d’une nouvelle architecture institutionnelle internationale.

Damien Millet, porte-parole du CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde, www.cadtm.org), auteur de L’Afrique sans dette, CADTM/Syllepse, 2005.
Eric Toussaint, président du CADTM Belgique, auteur de Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM/Syllepse, 2008.

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07.09.2008

La lutte contre la pauvreté et l'exclusion : une responsabilité à partager (rapport)

Alors que le Gouvernement décidait de la création d'un Grenelle de l'insertion placé sous le patronage du Haut commissaire aux Solidarités actives, notamment chargé de la mise en place d'un revenu de solidarité active, le Sénat autorisait, le 10 janvier 2008, trois de ses commissions permanentes à créer une mission commune d'information sur les politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion.

Le présent rapport est le fruit de six mois de travaux et notamment d'une cinquantaine d'auditions et de six déplacements effectués en France (Seine-Saint-Denis, Rhône, Côte-d'Or) et à l'étranger (Bruxelles, Danemark, Pologne).

Il s'efforce d'abord de recenser divers indicateurs permettant de mesurer la pauvreté.

Il suggère ensuite de poursuivre les politiques globales de prévention en privilégiant les actions en faveur d'une insertion globale.

Il constate également que l'école ne joue pas son rôle dans la réduction de la pauvreté et dans la prévention de l'exclusion sociale, l'insertion par l'activité économique devant constituer une priorité.

Le rapport souligne enfin la complexité excessive de la gouvernance de la lutte contre l'exclusion, qui devient illisible au niveau territorial et appelle à une nécessaire simplification.

Chacun de ces développements est assorti d'objectifs et de propositions concrètes pour assurer une véritable efficacité des politiques de lutte contre la pauvreté.

RapportMCIEPEpauvreteExclusion.pdf

15.08.2008

À RUEIL UN MUR EST CONSTRUIT AUTOUR D'UNE CITÉ

Pour la Ville de Rueil et le bailleur social, France Habitation, ce mur fait partie d'un plan décidé en 2004 ! Voilà l'unique raison évoquée...
Tous les habitants du rez-de-chaussé et des premiers étages n'auront plus que ce mur devant les yeux, certains habitants parlent de ghettoïsation.
"Ils veulent cacher la misère", lançait aujourd'hui un habitant en montrant le mur.
D'une hauteur de trois à quatre mètres selon les endroits, il devrait être terminé au mois de septembre.

10:12 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rueil, cité, pauvreté, misère, banlieue, mal-logement, france | | |  Facebook

13.08.2008

EUROPE : Plan national d'action pour l'inclusion sociale (PNAI 2008-2011)

Plan national d'action pour l'inclusion sociale (PNAI 2008-2011)

Le Plan national d'action pour l'inclusion sociale constitue un des volets de la stratégie de Lisbonne, arrêtée en 2000 par l'Union européenne. Il concerne les sept millions de Français qui vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté défini par Eurostat, soit 817 euros par mois et par personne.

L'objectif est d'éradiquer la pauvreté d'ici 2010. Pour cela, des Plans nationaux d'action pour l'inclusion sociale (PNAI) ont été fixés. En effet, chaque pays doit se doter d'un plan et l'appliquer selon les besoins prioritaires de son pays.

Le PNAI est un plan triennal et à l'issue de ces trois années, chaque pays soumet un rapport sur l'état des politiques sociales de lutte contre l'exclusion à la Commission Européenne.

Le PNAI a pour ambition de réduire la pauvreté d'un tiers en cinq ans, par la mise en œuvre de trois grandes interventions :

- l'accès et le retour à l'emploi des personnes qui en sont le plus éloignées, la réforme des dispositifs d'incitation et d'accompagnement au retour à l'emploi et l'expérimentation du RSA,

- l'insertion professionnelle des jeunes, s'appuyant sur le programme de réussite éducative, lancé en 2005 dans le cadre du plan de cohésion sociale, ainsi que sur le dispositif d'accompagnement éducatif complémentaire (activités encadrées après la classe).
Ces dispositifs seront bientôt complétés par la mise en œuvre du "contrat d'accueil et d'intégration pour la famille" - créé par la loi du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale et rendu obligatoire par la loi du 24 juillet 2006 sur l'immigration et l'intégration - et par le plan en faveur des banlieues,

- l'amélioration de l'offre de logement social et d'hébergement, en s'appuyant sur la loi du 5 mars 2007 instituant un droit au logement opposable.

Le Plan 2008-2011

Le 30 août 2008, la France présentera à la Commission européenne un nouveau rapport national de stratégie inclusion sociale/protection sociale pour la période 2008-2011.
Le Plan national d'action pour l'inclusion sociale (PNAI), élaboré avec l'ensemble des ministères concernés, en compose le 1er volet.

* Lire les recommandations générales concernant l'élaboration du PNAI 2008-2011 de la France.

Recommadations générales PNAI 2008-2011- PDF - 69 ko
Recommadations générales PNAI 2008-2011

* Consulter le guide de remplissage de la Commission européenne pour la préparation des Rapports nationaux 2008-2011 sur les stratégies de protection sociale et l'inclusion sociale.

Guide de remplissage de la Commission européenne pour la préparation des Rapports nationaux 2008-2011 - PDF - 82.5 ko
Guide de remplissage de la Commission européenne pour la préparation des Rapports nationaux 2008-2011

Le Plan 2006-2008

Le Plan national pour l'inclusion active 2006-2008 porte sur trois axes :

I- Favoriser l'accès et le retour à l'emploi des personnes qui en sont le plus éloignées ;

II- Intervenir pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes ;

III- Développer l'offre de logement social et d'hébergement de qualité.

* Lire le PNAI 2006-2008 (partie 2 du rapport sur les stratégies pour la protection sociale et l'inclusion sociale) et ses annexes.

Rapport PNAI 2006-2008- PDF - 491.5 ko
Rapport PNAI 2006-2008
Annexes PNAI 2006-2008- PDF - 484.6 ko
Annexes PNAI 2006-2008

* Lire l'actualisation 2007 du plan (résultat d'un travail interministériel notamment du Comité du dialogue social pour les questions européennes et internationales ainsi que du Conseil national de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale et du Conseil national de l'insertion par l'activité économique.)

Rapport d'actualisation du PNAI- PDF - 85.1 ko
Rapport d'actualisation du PNAI


CNLE Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale


http://gouvactu.adminet.fr/plan-national-d-action-pour-l-...

25.07.2008

SANS RIEN : REJOIGNEZ-NOUS

La liste de diffusion "Infos@sansrien.net " est fermée, victime de son succès, certains d'entre vous ont reçu plus de 75 mess/jour
Cela devenait insupportable, et un beug est venu se greffer dessus, des abonnements non sollicités. Merci à tous, plus de 1000 abonnés en 2 semaines d'existence.
Un FORUM a vu le jour,  donc adieu la liste et bonjour le forum,  et à vos claviers !
http://www.sansrien.net/

"LES INVISIBLES EN MARCHE"
Le tour de france est fini, nous sommes rentrés dans nos maisons, mais la lutte elle commence!

APPEL A MOBILISATION !
Nous, salariés précaires, familles monoparentales, personnes handicapées, malades, retraités, sans-papiers,  intermittents du spectacle, Sdf, appelons à une mobilisation générale, le 17 Octobre 2008,  journée internationale de lutte contre la misère.
Notre but est de fédérer toutes les associations, organisations, et syndicats qui luttent contre la précarité, sous toutes ses formes, et quelqu’en soient les thématiques.
Nous souhaitons, par cette action faire une démonstration de force, prouver que nous sommes capables de nous organiser et de rassembler, sur cette simple idée. Personne ne doit se sentir coupable d’un délit de précarité, personne ne doit être coupable d’être malade, handicapés, personne ne doit pouvoir remettre en cause les droits que nous avons si chèrement acquits
http://www.sansrien.net/

20.07.2008

L’indice des prix des personnes pauvres

L’indice des prix des personnes pauvres a été élaboré pour certains pays afin de simuler la manière dont l’inflation des prix des produits alimentaires affecte leur pouvoir d’achat. En général, l’indice des prix à la consommation de chaque pays est établi en utilisant un panier de biens qui reflète en théorie ce qu’une personne « normale » consomme. Mais les modèles de consommation des personnes pauvres sont différents de ceux du reste de la population. Qui plus est, la part de la consommation des personnes pauvres destinée aux produits alimentaires est plus importante que celle du consommateur moyen du même pays. Par conséquent, elles sont plus affectées par l’augmentation des prix que le reste de la population. « L’indice des prix des personnes pauvres », un indice des prix alternatif, réajuste les composants alimentaires et non alimentaires de l’indice des prix à la consommation afin de refléter la part plus importante des produits alimentaires dans la consommation des personnes pauvres.

LA SUITE SUR LE SITE DU GROUPE BANQUE MONDIALE

29.06.2008

Strasbourg Conseil général Près d’1 M€ pour les populations sensibles

SOURCE LE JOURNAL L'ALSACE

Lors de la réunion de la Commission permanente du conseil général du Bas-Rhin, présidée par Guy-Dominique Kennel, la collectivité a pris plusieurs décisions visant à renforcer les capacités d’accueil des populations particulièrement fragiles du Bas-Rhin.
Jeunes enfants, personnes âgées et/ou handicapées, personnes en situation de précarité : autant de contextes très différents mais avec, toujours, un point commun, une situation de fragilité qui impose une attention et des efforts tout particuliers.

La Commission permanente a voté un programme de subventions d’un montant total de 965 511 euros, afin de développer les structures d’accueil des jeunes enfants, les solutions de vie proposées aux personnes âgées et/ou handicapées, et l’accueil en hébergement d’urgence pour les personnes en situation particulièrement précaire.

Huit associations, dont six sur la CUS, disposent d’infrastructures d’accueil des personnes isolées, des couples et des familles ayant de grosses difficultés sociales, financières et d’accès au logement. Le conseil général les aide à assurer leur fonctionnement, en attribuant un montant total de subventions de 268 935 euros.

S’agissant de la petite enfance, le conseil général soutient les investissements réalisés pour construire, aménager et étendre les équipements d’accueil : 572 548 euros ont été votés pour financer notamment la création d’un espace multi accueil à Drusenheim, la mise aux normes d’un jardin d’enfants et d’une halte garderie à Strasbourg…

La Commission s’est par ailleurs prononcée sur un accord-cadre pour moderniser et professionnaliser les services d’aide à domicile, destinés aux personnes âgées et/ou handicapées. Elle a voté un soutien de 130 528 euros.

06:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, personnes démunies, pauvreté, bas-rhin | | |  Facebook

21.06.2008

carla, tu n'es pas seule !

Carla a dit "j'ai des réactions épidermiques de gauche"
C'est bien, la gauche aussi parfois.

13:26 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carla bruni-sarkosy, sarkosy, france, inégalités, pauvreté | | |  Facebook

15.06.2008

Les 16 et 17 "LES INVISIBLES EN MARCHE" SERONT À STRASBOURG

RANGEZ VOS BANNIÈRES NE SORTEZ NI BANDEROLES, NI AUTO COLLANT
APPEL AUX CITOYENS
SOYEZ AVEC NOUS "LES INVISIBLES EN MARCHE"
ÉTAPE À STRASBOURG LES 16 ET 17

RETROUVEZ-NOUS LE 16 À PARTIR DE 16 HEURES JUSQU'À .... PLACE DE LA BOURSE

SOLIDARITÉ AVEC LES SANSRIEN
• SANS DOMICILE
• PERSONNES HANDICAPÉES
• TRAVAILLEURS PAUVRES
• RETRAITÉS
• ÉTUDIANTS
• CITOYENS !

HANDICAP … EN TOUTE FRANCHISE … JE DENONCE

Bonjour...
Mon cri ... N'est pas seulement le mien ... Mais celui de milliers de personnes en situation d'exclusion, d’invisibilité ... D' INEXISTANCE! … Tant humainement que légalement.

Une personne handicapée vivant seulement avec l'AAH ... Un travailleur SDF ... Un SDF sans travail ... Un travailleur précaire ...
Tous nous sommes à bout!
S'il vous plait ... Diffusez, faites diffuser ce message !

Utilisez le s’il vous semble juste et faite lui vivre sa vie !
Aidez nous à être entendu(e) s!
MERCI de votre action ... Continuez de vous battre.

Pour que les mots … Solidarité … Egalité … Humanité … Ne disparaissent pas du dictionnaire !

Merci!
Janine Thombrau

Moi, Janine Thombrau, rongée par une Sclérose En Plaques , n’ayant pas choisi d’être handicapée ni de ne pouvoir travailler, en mon nom et celui de milliers d’autres exclus, malades, travailleurs précaires, citoyens sans toit….

JE DENONCE…

* Je dénonce le pouvoir de notre pays incapable d’assurer la protection de ses citoyens les plus fragiles.

* Je dénonce le pouvoir législatif, Députés et Sénateurs, qui, malgré leurs belles paroles tricotées de condescendance et de compassion de théâtre, ignorent totalement le vécu d’une grande part de leurs concitoyens.

* Je dénonce le pouvoir exécutif qui, avec la complicité des deux assemblées, prend aux plus pauvres pour donner aux plus riches…. Et ce même pouvoir de n’être rien de plus qu’un pantin au service des plus riches.

* Je dénonce les dirigeants d’un pays qui dans quelques jours sera à la présidence de l’Union Européenne et j’ai honte pour nous quand ces mêmes osent dire que le handicap sera une de leurs priorités. ( En vue de sa Présidence de l'Union Européenne à partir du 1er juillet, le Ministre du Travail et de la Solidarité a affirmé que "la politique du handicap était au cœur des priorités d'action" du Gouvernement…).

* Je dénonce encore ces dirigeants qui ont signé une convention de l’ONU et qui ne l’appliquent même pas sur leur territoire. (Cette convention de 32 pages avec son Protocole facultatif adoptés le 13 décembre 2006, - ouverts à la signature au siège des Nations unies, à New York, le 30 mars 2007, sont entrés en vigueur le 3 mai 2008 – interdit toute forme de discrimination au travail liée au handicap, notamment en matière de recrutements, de promotion et de conditions de travail. Elle stipule qu'à travail égal on doit toucher un même salaire…).

Elle exhorte par ailleurs les Etats signataires à promouvoir l'emploi des personnes handicapées, notamment au moyen d'une "discrimination positive" à leur égard.

La convention stipule encore que les handicapés ne peuvent être exclus des systèmes éducatifs et exige des Etats signataires qu'ils facilitent leur accès aux bâtiments, aux moyens de transports, aux écoles et aux lieux de travail…)

* Je dénonce l’opulence et les bénéfices des industries pharmaceutiques qui se nourrissent de la maladie et de la détresse des malades et des handicapés (Rien que 7,11 milliards d'euros, pour Sanofi Aventis en 2007)

* Je dénonce les bénéfices « pharaoniques » des entreprises qui utilisent chômage et misère comme une arme de soumission

* Je dénonce ces patrons et ces actionnaires du CAC 40 qui n’imaginent même pas reverser 10% de leurs bénéfices pour sauver la sécurité sociale, la santé et la solidarité.

(DOUZE milliards pour Total, sept milliards pour BNP et Sanofi, cinq milliards pour EDF et Société générale. Les profits dégagés en 2006 par les entreprises du CAC 40 totalisent 97 milliards d'euros. Soit une progression de 10 % par rapport à l'année précédente… Et plus de cent milliards d’euros en 2007)

* Je dénonce ces entreprises qui affichent leurs bénéfices pantagruéliques et délocalisent ou licencient pour en faire encore plus…. Allongeant sans vergogne la liste des chômeurs et par là même des malades.

* Je dénonce l’incompétence … Le mépris … L’inhumanité … D’un pays qui est incapable d’assurer une retraite normale, avec les mêmes plaisirs, la même qualité de vie, à ses « vieux » qui l’ont construite.

* Je dénonce la misère de 850 000 handicapés, qui n’ont pas choisi d’être dans cet état et de ne pas travailler … Qui, de fait, vivent largement au dessous du seuil de pauvreté…

(Il me reste 408,97 € sur mon AAH, après avoir payé frais médicaux non remboursés et franchises ... Pour: m'héberger, manger, payer ma part de charges, téléphoner, écrire, et peut-être m'habiller ... ???? Car vu ma dépendance, il m'est impossible d'habiter seule...)

* Je dénonce le volontaire oubli de cette population qui se situe en dessus de 7,5 à 8 sur l’échelle EDSS … Et qui se trouve dans l’impossibilité totale de vivre seule et de travailler…. Ainsi que le manque de structures pour les accueillir.

* Je dénonce les mensonges du pouvoir, vos mensonges, sur le soi-disant déficit de la Sécurité Sociale … Afin de culpabiliser les français et en particulier les malades. Bien sûr que si des recettes ne rentrent pas … Il y a déficit ! Mais de quelles recettes s’agit-il ?

(Qu’en est- il de la part des recettes fiscales qui doivent être imputées au fonctionnement de la « Sécu. » ? Une partie des taxes sur le tabac : 7,8 milliards, sur l'alcool : 3,5 milliards, La partie des primes d'assurances automobiles : 1,6 milliards, La partie de la taxe sur les industries polluantes : 1,2 milliards, La part de TVA : 2 milliards, retard de paiement pour les contrats aidés : 2,1 milliards, retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards. En faisant une bête addition, on arrive au chiffre faramineux de 20,1 milliards d’Euros).

* Je dénonce cette outrecuidance que vous avez de nous culpabiliser en nous mettant sur le dos vos incompétences de gestion… Où plutôt de dissimuler sous ces apparentes incompétences vos choix de faire les riches plus riches et les pauvres à la fois plus pauvres et responsables des malheurs de notre société…

* Je dénonce cette société qui stigmatise les pauvres, les malades, les chômeurs, bref tous les « fragiles » ou les « pas dans le moule », cherchant à en faire des boucs émissaires et à faire régner un régime de la PEUR... »

* Je dénonce cette société et ce système qui fait son chemin vers un individualisme forcené et un incivisme qui fait oublier que : « Ca n’arrive pas qu’aux autres » …

* Je dénonce par là même cette même société qui fait que nombre d’employeurs préfèrent payer des amendes plutôt que d’employer des handicapés.

* Je dénonce ces centaines de communes qui ne se fendent pas des aménagements indispensables pour nous permettre une vie respectant notre liberté de circulation et l’égalité dans les transports…. Fauteuils roulants … Poussettes … Même combat !

* Je dénonce l’état de la majorité de leurs rues et trottoirs, de du peu de places accessibles en stationnement handicapé… Car même si elles en avaient pour certaines la volonté politique … La compensation du transfert des charges ne se fait pas ou si mal.

* Je dénonce une république qui ne nous donne pas, malgré ses fondements, les moyens d’autonomie et d’indépendance financière nous permettant la qualité de vie à laquelle peut prétendre tout citoyen.

* Je dénonce aussi une société qui n’accorde l’AAH qu’à partir de 20 ans, déniant ainsi la majorité à 18 ans.

* Je dénonce, messieurs qui nous dirigez, votre arrogante inhumanité, vos certitudes goguenardes lorsque vous parlez des handicapés et des exclus, et votre incommensurable mépris de la connaissance et du respect de ceux dont vous avez la charge.

* Je dénonce … J’accuse … L’Etat Français d’abuser « le peuple électeur », d’en abuser et d’utiliser la démocratie contre toute une partie du peuple…. Au bénéfice outrageant d’une infime partie… De pratiquer un népotisme d’état !

Alors … Si personne ne réagit … A qui le tour ?

Quelles seront les prochaines victimes de cette course sociale à reculons… Quels seront les nouveaux coupables de la descente aux enfers de notre société ?

http://motspourmaux.perso.cegetel.net/
http://www.nipauvrenisoumis.org/
http://www.appelcontrelafranchise.org/franchise.php
http://www.ensemblepourunesantesolidaire.fr/

13.06.2008

STRASBOURG "SPÉCIAL PAUVRETÉ"

Lorqu'une journaliste vous dit "je souhaite faire un reportage sur vous, sur votre combat"... La méfiance vient en premier.
J'ai été très touchée par tout ce que j'ai pu lire dans la presse ces derniers mois. Le pire fut la pleine page dna critiquant, et insultant Horizon Amitié. J'ai eu du mal à digérer; c'est "mon" assos, j'en suis "usagère"...

Mais il s'agissait des Locales de Fr3, je me suis dit "un peu de vrai, un peu de réalité", ne fera pas de mal à Strasbourg.

http://jt.france3.fr/regions/popup-test.php?id=l67b_local...

Le message que j'ai souhaité faire passer, changer les regards bien sûr, mais surtout dire que la rue tue chaque jour...
Et que pour "en sortir" les professionnels sont indispensables.
Et j'ai souhaité appuyer les accueils de jour que je sais indispensables.
J'ai suggéré des lieux, lorsque la journaliste m'a posé la question : la fringale, le coffee bar, abribus, accueil printemps, la pause café...

Au sujet des remparts la "concentration" était a souligner... "parole" aux associations !
Merci à celles qui ont pu s'exprimer.

Je tente de ré-équilibrer...
Et je renouvelle ma reconnaissance aux associations, aux personnes qui y travaillent.

Monique

11:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, pauvretÉ, accueil de jour | | |  Facebook

12.06.2008

STRASBOURG : LA MARCHE DES INVISIBLES LES 16 ET 17 JUIN PROCHAINS

• APPEL AUX CITOYENS DE STRASBOURG : VENEZ NOUS REJOINDRE "SANS BANNIÈRE"

L'UFAL organise et coordonne la venue des "Marcheurs Invisibles" à Strasbourg. MERCI.
Nous avons besoin de vous ! PREMIER RDV LE 16 À PARTIR DE 16 HEURES, PLACE DE LA BOURSE
Prévoyez une pièce ou deux pour nos marcheurs, n'hésitez pas à emmener un jus de fruits, un bon manger... pour le barbecue organisé !


MANIFESTE DES SANSRIEN
Ceci est un appel au secours de 11 millions de personne, merci de bien vouloir le transférer la ou il pourra être étudié et recevoir une réponse, de le faire suivre partout ou il vous sera possible, de l'imprimer, le diffuser à outrance. Car, ne rien faire aujourd'hui est de la " non assistance à personne en danger " !

Nous SansRien, réseau de résistance active contre la misére, déclarons :

Plus jamais la honte, plus jamais l'humiliation, nous revendiquons le droit à la vie.

C'est la société d'aujourd'hui qui devrait avoir honte, pas nous !
Aujourd'hui, nous les SansRien nous déclarons en guerre,
Et entrons en résistance.

Aujourd'hui personne ne pourra plus prétendre qu'il ne savait pas, aujourd'hui plus personne ne pourra ignorer notre réalité, et ceux qui n'y font rien sont complices.

Nous SansRien, réseau de résistance active contre la misére, déclarons :

Plus jamais la honte, plus jamais l'humiliation, nous revendiquons le droit à la vie.

Aidez nous à nous faire entendre, que nous puissions diffuser ce message, dans les radios, télévisions et tous les lieux ou les gens se rassemblent, les théatres, les salles de concerts, partout, aider nous à créer le débat, invitez nous à en parler, aidez nous, car c'est peut être vous, ou l'un de vos proche qui demain qui serez là, enlisé dans cette misére et sans aucun espoir de sortie, sans avenir.

Nous sommes là, la colére et la désespérance nous ont remit debout, et si certains tombent, nous les relevons, nous avons décidé de nous montrer d'être impudique et d'expliquer ce que sont aujourd'hui, la misére et la précarité.

Nous réclamons, jusqu'à l'exigence l'arrêt des expulsions, ou le relogement systématique, des personnes ou famille expulsées, dans des logements dignes, et ceci sans qu'aucune limite d'occupation leurs soient fixées.

Une carte de gratuité pour tous les transports collectifs nationaux (bus, train), pour les précaires sans emplois, les salariés précaires, les familles monoparentales.

Sous réserve d'engagement de " retour à la vie " la prise en charge complète et totale, du loyer, de l'électricité et du chauffage, ceci sans changer le montant des prestations acquises de toute personne s'engagement à travers des formations qualifiantes, au retour à l'emploi.

La mise à disposition de place gratuite dans chaque cinéma, théâtre, lieu de concert de festivité, de place " réservées " aux précaires , un quota établit en fonction du nombre de place disponible. Car la culture dans sa globalité doit être accessible à tous.

Notre lutte est de permettre la survie de notre tribu et son retour à la vie, la VIE !

AIDEZ NOUS ! comment est il possible que plus de 11 millions de personne soit traitée avec tant d'indifférence ? murées dans le silence, bâillonnées par l'humiliation. Nous avons tout accepté, aujourd'hui, nous nous levons, nous ne nous tairons plus, et nous dénoncerons cette société "hors la loi" qui ne respecte même pas sa propre constitution !

Oui nous sommes des citoyens, et nous allons exercer nos droits, pour que demain cette société soit plus humaine, plus libertaire, plus égalitaire, plus fraternelle.

Nous n'avons plus rien, nous sommes toujours des CITOYENS

Nous avons besoin d'être écouté par le plus grand nombre, notre voix doit porter, elle doit être forte, et pour cela nous avons besoin de vous, aujourd'hui, maintenant, c'est le seul moyen pour que s'arrête notre désespérance, nous allons lutter, car pour nous il n'y a plus d'alternative, c'est la lutte ou la mort.

AUJOURD'HUI NOUS SOMMES EN GUERRE POUR LE DROIT DE VIVRE DIGNEMENT POUR OFFRIR UN AUTRE AVENIR A NOS ENFANTS.

S'il vous plait, diffusez ce message, le plus largement possible.

28.05.2008

Une mère réclame le droit à manger

Une mère de famille, Hassiba M. se bat pour le droit à manger. Elle vient de saisir le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne pour faire établir le fait qu'elle ne peut plus subvenir correctement à sa propre alimentation et à celle de ses deux enfants.

Dans sa requête, la plaignante demande ainsi à la justice de faire constater que les banques alimentaires où elle peut trouver de l'aide sont inaccessibles ou constamment fermées.

Première judiciaire, Hassiba M., 43 ans, demande aussi la possibilité de pouvoir bénéficier du droit opposable à l'alimentation - une notion qui ne figure pas dans les textes - comme il existe déjà un droit opposable au logement.

Source : RTL

12:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : droit à manger, précarité, pauvreté, france, sarkosy | | |  Facebook

16.05.2008

Polémique après la pub sur les pauvres "dégueulasses" et pollueurs

Par Chantal VALLETTE AFP
PARIS (AFP) - "Les pauvres sont dégueulasses ils polluent": Cette accroche publicitaire en faveur de la voiture propre a indigné les associations d'aide aux démunis qui ont promptement demandé l'arrêt de la campagne tandis que l'annonceur promettait dans la foulée une voiture "moins chère que la moins chère du marché".

Ce message a été publié par le loueur de voitures Ucar qui fait campagne pour le rajeunissement du parc automobile et le rétablissement de la prime à la casse, au nom de la lutte contre la pollution.

"Nous savons bien qu'il faut une dose de provocation pour qu'une publicité soit remarquée, convenait jeudi auprès de l'AFP le délégué général d'Emmaüs Patrick Dugois, mais comme par hasard on s'en prend aux pauvres". Et de s'exclamer: "Le publicitaire aurait tout aussi bien pu titrer +les riches sont dégueulasses, ils polluent avec leurs 4x4+ mais non, il accuse les pauvres!"

"Emmaüs et d'autres associations travaillent depuis des années à changer justement le regard sur les pauvres, sur ceux qui sont des sans-voix et sur lesquels on ne peut pas s'essuyer les pieds de cette façon", a ajouté M. Dugois.

Quant au Secours catholique, il "déplore fortement qu'une société commerciale stigmatise une population fragile à des fins purement publicitaires". "Le respect des personnes en situation de précarité est le préalable nécessaire et indispensable à tout travail de lutte contre l'exclusion", selon l'association.

De son côté, le Pdg de la société Ucar, Jean-Claude Puerto-Salavert, a admis, auprès de l'AFP, une dose de provocation dans le choix du message tout en se recommandant des mânes de Coluche, le fondateur des Restos du cœur, qui avait parlé des "salauds de pauvres".

Pour lui, "la pollution automobile n'est pas un problème de conscience écologique mais de pouvoir d'achat". Il prend donc "l'engagement de sortir une voiture moins chère que la moins chère du marché" pour faciliter le renouvellement du parc automobile.

Actuellement, explique-t-il, une voiture de 15 ans coûte 180 euros par mois hors carburant. Ce budget suffit pour acheter une petite voiture propre si les pouvoirs publics ajoutent une prime à la casse pour que les vieilles voitures soient retirées de la circulation.

A Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs et actuel haut Commissaire aux Solidarités actives, qui s'indignait de cette publicité faite "sur le dos des pauvres", il propose de "monter avec les associations un équivalent automobile des Restos, c'est-à-dire leur offrir des journées gratuites de location qu'elles mettraient à la disposition des gens qui ont besoin d'une voiture, par exemple pour trouver un travail". Les "caisses du cœur" en quelque sorte.

Le message sur les pauvres "dégueulasses" était une campagne "ponctuelle" avec deux parutions prévues, dans le Monde, daté de jeudi, et dans le Parisien, daté de vendredi, parution à laquelle ce dernier a finalement renoncé.

09:51 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : discrimination, pauvres, pauvreté, inégalité, france, hirsch | | |  Facebook

12.05.2008

Fraude: la pauvreté comme indicateur !

Médecins du monde dénonce, sous la plume de Pascale Estecahandy, l'action irréfléchie du Gouvernement dans sa volonté de restreindre l'accès à la santé des personnes les plus démunies.

Le 22 janvier, le Ministre du Budget et des Comptes publics, Éric Woerth annonçait que la Couverture Maladie Universelle complémentaire (C.M.U-C) ne serait plus délivrée que pour trois mois, pour "effectuer un contrôle plus poussé de la réalité des ressources" des demandeurs. "Nous devons fiabiliser certaines déclarations. Par exemple, la C.M.U est souvent attribuée en urgence, les revenus sont vérifiés rapidement, et les droits sont ouverts pendant un an". De plus, "la C.M.U-C sera soumise à [...] une procédure d'estimation du train de vie des bénéficiaires". Ce nouveau décret soumet en effet les demandeurs à la C.M.U-C à des évaluations des biens et des ressources : si l'Administration vous soupçonne de mener un train de vie incompatible avec les recettes maximales mensuelles de 606€, elle pourra vous demander, par exemple, de prouver que personne ne vous prête régulièrement de véhicule.

La C.M.U.-C permet depuis 2000 aux assurés vivant avec moins de 606 euros par mois d'avoir droit à une complémentaire santé gratuite. C'est donc la possibilité d'accéder aux médecins, à l'hôpital, etc., sans dépense à charge et sans avance de frais. Elle est pour le moment délivrée pour un an, après examen des justificatifs de ressources des demandeurs par les Caisses d'Assurance Maladie. Ce dispositif d'accès aux soins est un des éléments mis en place par la Loi de lutte contre les exclusions du 29 juillet 1998 pour réduire les inégalités sociales et territoriales de santé. Il a fait ses preuves. Le rapport de la cour des comptes de septembre 2006 dresse un bilan positif de la C.M.U qui a amélioré "significativement l'accès aux soins de 4,8 millions de bénéficiaires" et qui "a peu pesé sur les dépenses de l'Etat". La cour relève par contre la complexité du système et indique que "l'ensemble du dispositif gagnerait à être [...] simplifié et rendu plus cohérent". L'évolution dans le temps des dépenses individuelles reste relativement modéré. La part des dépenses hospitalières demeure stable avec 1/4 des dépenses, s'expliquant par l'état de santé plutôt médiocre des personnes en précarité. Un état de santé dégradé pour une population pourtant jeune : les bénéficiaires de la C.M.U sont plutôt des femmes vivant seules avec leurs enfants. Ainsi "la C.M.U permet un large accès aux soins à ces enfants qui n'en bénéficieraient pas autrement, ils étaient près de 1,9 millions en 2005" (in Rapport d'activité du Fonds C.M.U 2005).

Alors, au regard de ce bilan pourquoi soupçonner la C.M.U d'être inflationniste ? L'objectif de l'Etat est que chacun puisse accéder aux droits et bien à ses droits au regard de sa situation. La fraude doit donc être repérée pour que le dispositif soit efficient. Encore faut-il que la méthode choisie soit adaptée et juste. Or, que voyons-nous ici : tous les utilisateurs du système vont être pénalisés lourdement au regard d'une poignée de "fraudeurs". Comme le mentionne le fonds C.M.U, si fraude il y a, il semble qu'elle soit réduite et en tout état de cause elle n'a pas été chiffrée.

L'autre élément grave dans les mesures proposées par le ministre est qu'elles méconnaissent toutes les recommandations faites depuis de nombreuses années par les experts travaillant dans le domaine de la réduction des inégalités sociales de santé : complexification des démarches et ruptures de droit ont, sur le plan humain et financier, un impact négatif à moyen terme.

On le sait, prévention, dépistage et suivi régulier facilitent le maintien en bon état de santé. Quand pauvreté et vulnérabilité se conjuguent, l'accès aux soins n'est pas une priorité et l'ouverture des droits se fait souvent lors d'une demande de soins et sans anticipation. Ainsi, le non recours à la C.M.U-C est important, puisqu'il serait estimé entre 10 et 15% des bénéficiaires potentiels (in Rapport d'activité du Fonds C.M.U 2005). Les démarches ne sont pas faites par découragement devant la complexité du dispositif et par peur de la stigmatisation. De plus, en fin de droit, les démarches de renouvellement ne sont pas engagées et la personne perd ses droits. Lutter contre ce non-recours est une des priorités du Fonds C.M.U, l'Etat ne l'entend pas de cette oreille.

Médecins du Monde témoigne depuis plus de 20 ans en France, à partir de sa pratique de terrain, des freins à l'accès aux soins pour les plus vulnérables. Là encore, c'est une logique de "bouc émissaire" qui prévaut et nous la dénonçons. La stigmatisation prend le pas devant toute considération sur les droits humains et sur la santé publique. Il ne faudra attendre nulles économies à complexifier les démarches pour les plus vulnérables de nos concitoyens. La discrimination qui en résulte et qui pèsera sur les personnes malades aura des effets négatifs sur leur santé et finalement un coût majoré pour le système de protection sociale.


Pascale Estecahandy, administratrice Médecins du Monde, réfèrente des programmes en France.

10.05.2008

ACTION "LES INVISIBLES EN MARCHE!"

"Les SansRien" réseau de résistance contre la misère et la précarité sollicite votre aide.

Face aux attaques dont nous sommes les premières victimes, nous, précaires, malades, handicapés et retraités, avons décidés de nous mettre en marche.

Un tour de France a donc été décidé, et nous vous demandons de nous faire savoir votre intention de nous soutenir afin d'affirmer votre solidarité face à notre combat.

Pour beaucoup d'entre nous entendre des phrases comme "Travailler plus pour gagner plus" est humiliant, insultant, car encore faudrait il avoir accès à l'emploi ;

Encore faudrait il pouvoir « travailler plus» quand ont est caissière, femme de ménage ou autre, que l'ont travaille en horaire décalés,

Encore faudrait il pouvoir quand on est maman, et que l'on élève seule un ou plusieurs enfants ; faire garder, et encadrer ses enfants, sans que cela coûte sur un budget déjà minimaliste, qui permet juste de survivre,

Quand on est handicapés, malade, retraités, ou en fin de vie

Nous devrions avoir le droit de vivre une vie digne,à l'heure ou l'état nous refuse le droit à l'euthanasie, les mêmes permettent notre assassinat collectif, car l'énergie que l'ont met dans notre survie et celle de nos enfants est autant d'énergie de moins à combattre la maladie.

Difficile un suivi médical, oubliés les soins dentaires, les suivis ophtalmologiques, beaucoup ne voit plus le médecin que dans l'urgence, que dire des besoins essentiels alimentaires et vestimentaires.

Nous sommes devenus les rois des systèmes D, mais aujourd'hui, ils ne suffisent plus.

La précarité ne s'annonce pas, elle peut vous toucher, demain, et ne plus vous permettre d'aller travailler, rendre le quotidien et l'éducation de vos enfants dans de bonnes conditions, impossible, qu'il vous devienne difficile d'assumer votre rôle de parent, et si elle ne vous touche pas, la vieillesse elle, arrivera.

Car la maladie comme le handicap, n'ont jamais la décence d'attendre que nos enfants soient grands.

Nous espérons que vous nous aiderez dans cette action, nous avons besoin de mobiliser un maximum de personnes, de faire qu'elles soient "acteur" de cette action, qu'elle devienne la leur, une façon de se remettre debout, de se réinscrire en tant que citoyen et membre à part entière de notre société.

Nous entrons en lutte contre tout les « faiseurs» de misère;

Nous demandons à être reçus par Mr Sarkosy, afin de lui remettre un cahier de doléance, remplit par tous, étapes après étapes, une demande de RDV doit déjà lui être parvenue.

REVENDICATIONS
Nous demandons l'ouverture d'une table ronde, afin de pouvoir enfin être entendus, et y développer nos diverses problématiques,
Ainsi que notre participation à la mise en place de solutions qui peuvent y être apportées.

A être mandatés, pour aller dans les CAF, les Conseils généraux, les centres de Sécurité Social, les CCAS, pour aider les travailleurs sociaux à mieux appréhender ce public de précaire que nous sommes, en témoignant de nos expériences, et de celles qui nous sont confiées, afin d'apaiser des relations souvent difficiles, et pour une meilleure compréhension de part et d'autre, participer à la création de plaquette informative afin que chacun ne puisse plus méconnaître ses droits, comme ses devoirs.

Exiger, que l'ont nous reconnaisse comme CITOYEN,

Exiger, que l'ont respecte notre dignité,

Refuser d'être infantilisés, humiliés.

Un revenu au moins égal au smic, pour toute personne qui ne serait pas en état de travailler, ou retravailler, et des aides matériels et humaines suffisantes pour assurer une vie digne à chacune de ces personnes.

Mettre en place des aides éducatives, des moyens pour un suivit éducatif, efficace et cohérent, et une véritable collaboration dans le projet éducatif, ou l'éducateur ne serait là que pour appuyer les parents afin que la maladie qui les handicape, n'handicape pas leurs enfants, et qu'ils ne soient pas déchu de fait de leur rôle parentale.

Avoir un parc de logements prioritaires adaptés.

Dans l'espoir que vous nous suivrez dans cette démarche, merci d'étudier les éléments qui suivent, Voir contacts la fin de ce document, pour plus de précision.

LES ETAPES
Départ Bordeaux le Lundi 9 juin à 15H55*
Merci de cibler les étapes ou il vous est possible d'organiser (ou de rejoindre une action, nous appeler )

*Bayonne le Lundi 9 juin* arrivée 17H33 départ 16H22 le 10/06
*Toulouse Mardi 10 Juin* Arrivée 20h06 départ 16h08 le 11/06
*Montpellier Mercredi 11 Juin* Arrivée 18h25, départ le 12/06 16h44
*Marseille Jeudi 12 Juin* arrivée Marseille 18h25, Départ Marseille le 13/06 à 17h09
*Lyon Rhone Vendredi 13 Juin* arrivée à Lyon 18h50, Départ Lyon 15h22 le 14/06
*Dijon Samedi 14/Dimanche 15 juin* arrivée Dijon 17h23 ; Départ Dijon 14h50 le 16/06
*Strasbourg Bas Rhin Lundi 16 juin* arrivée Strasbourg 18h29, Départ Strasbourg 17h38 le 17/06
*Metz Moselle Mardi 17 juin* arrivée Metz 18h53, Départ Metz 13h 26 le 18/06
*Lille Mercredi 18 juin*arrivée à 15h59 (Petite gare près de Lille, de cette gare à Lille en bus voir horaire)
Départ (voir horaire de bus) 14h 47 le 19/06
*Rennes Ile et vilaine Jeudi 19 juin*arrivée à Rennes 18h36, Départ Rennes 14h35 le 20/06
*Tours Indre et Loire Vendredi 20 juin* arrivée 16h47à Massy départ de Massy à 17h30
arrivée Tours (St Pierre des Cors, bus jusqu'a Tours) 18H21
départ de St Pierre des cors 17H53 le 21/06
*Paris les 21, 22, 23 et 24 juin* arrivée Paris 18h50, Départ de Paris le 25/06 à 17h45

Pour les SansRien, Fabienne Jouvet
Contacts : sansrien33@aol.com tel : 0664241028

Le COUT
Train, hébergement, repas, etc représente un cout total de (environ) 1688,50 euros

Nous vous demandons de bien vouloir étudier vos possibilités de participation.
Si chaque organisation, fédération, association, participe à hauteur de 100 euros il nous sera possible de financer toute l'opération, nous espérons pouvoir envoyer sur les routes, à chaque étapes, au moins deux personnes, une valide, l'autre pas, mais si nous étions, 4, 6, 10 cela serait fabuleux, presque inespérés.*

Nous vous demandons, si vous accepter de nous rejoindre, d'assurer la visibilité locale de cet évènement, sur l'étape (ou les étapes) ou vous aurez choisit d'intervenir en contactant les média locaux, radios, journaux, télés.*

De nous donner les noms et contact (mail et tel) des personnes chargées de faire le lien avec nous.*
Nous nous occupons de la visibilité nationale.*

Pour les SansRien, Fabienne Jouvet
Contacts : sansrien33@aol.com tel : 0664241028

Merci de nous dire rapidement votre position et vos possibilités face à cette demande, afin de nous permettre une organisation, rapide et efficace, et de transmettre aux médias le nom de nos partenaires.

Merci de nous transmettre vos logos, afin qu'ils figurent sur nos affiches et tracts.
Ne possédant pas de compte bancaires, les dons sont à verser à La Clé Des Ondes
71, cours Edouard Vaillant,
33300 Bordeaux

Tel 0556398757

La Clé Des Ondes, radio associative de Bordeaux, sévissant sur les ondes depuis 25ans, connue du secteur associatif local et au-delà de nos frontières régionales.
La Clé Des Ondes est partenaire et co-organisateur (aide technique et matériel) de cette action.

D'autre demande de partenariat sont en cours, nous en publierons la liste dès qu'elle sera arrêtée.
Merci de faire connaître votre position face à cette demande, afin de nous permettre une publication de tout ceux qui nous aiderons dans la réussite de cette action.

Sur chaque étape, vous pouvez proposer un évènementiel, un simple rassemblement, un débat, un café à thème, un repas du style repas de quartier, ou autre, il vous suffit de regarder à quelle heure arrive le train sur l'étape, d'en tenir compte dans votre organisation, et de nous transmettre par mail ou téléphone les noms et téléphone des personnes chargées de faire le lien avec nous, afin que nous puissions vous rejoindre à notre arrivée.

Prévoir un espace ou les gens pourrons venir écrire sur un cahier, leurs revendications, souhaits, idées, coup de gueule, ce cahier sera remit à notre arrivée à Paris, à L'Elysée.

Localement, nous demandons à chacun de nous transmettre les n° de téléphones et adresses mails des médias locaux (en stipulant ceux qui ont été contactés)
Nous mettrons à disposition des affiches (date/heure, lieu et évènementiel à remplir au marqueur)

Pour les SansRien
Fabienne JOUVET

Contact sansrien33@aol.com tel : 0664241028

09:18 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marche des sans riens, précarité, pauvreté | | |  Facebook

09.05.2008

Un baromètre de la pauvreté pour évaluer l'action politique

LE MONDE | Pour la première fois en France, les politiques de lutte contre la pauvreté pourront être évaluées, chaque automne, au moyen d'un "tableau de bord", que s'apprête à présenter le haut-commissariat aux solidarités actives de Martin Hirsch. Cet instrument de mesure, qui comprend 15 indicateurs principaux et 18 complémentaires, devrait notamment permettre de vérifier si l'engagement du chef de l'Etat de réduire la pauvreté d'un tiers en cinq ans sera tenu ou non.

Actuellement, 7,1 millions de personnes, soit 12,1 % de la population, vivent sous le seuil de pauvreté, fixé à 817 euros de revenu par mois en 2005. L'objectif est de ramener ce chiffre sous la barre des 4,7 millions d'ici à 2012.

Ce "baromètre" est le résultat d'une concertation qualifiée de "constructive" par plusieurs acteurs. Associations et experts avaient critiqué le projet initial de Martin Hirsch, qui consistait à suivre l'évolution de la pauvreté principalement au moyen d'un indicateur monétaire : "le taux de pauvreté ancré dans le temps", mesurant l'évolution du nombre de pauvres depuis une année repère. Elles craignaient une approche restrictive – la pauvreté ne se limitant pas à une faiblesse de revenus.

L'indicateur central a donc été complété par une série d'indicateurs thématiques. Ils permettront de mesurer les progrès en matière de logement (avec la part des demandes de logement social non satisfaites après un an), d'emploi (par le taux de travailleurs pauvres, et la proportion de personnes vivant dans un ménage sans actif occupé), d'éducation (taux de sortants du système scolaire à faible niveau d'études), ou de santé (taux de renoncement aux soins, écart entre la proportion d'adolescents ayant au moins deux dents cariées non soignées selon les catégories sociales), etc.

Devant l'insistance de plusieurs acteurs, notamment ATD Quart Monde, le haut-commissariat a inclus dans le baromètre le suivi du taux de pauvreté à 40 % du revenu médian, afin de vérifier que les plus pauvres ne seront pas les oubliés des réformes. Alors que le nombre de personnes qui vivaient sous le taux de pauvreté ancré dans le temps fixé à 60 % du revenu médian avait régressé de 4 % entre 2002 et 2005, le nombre de personnes qui vivaient sous un seuil fixé à 40 % du revenu médian avait augmenté de 14 %.

OBJECTIF DE COHÉSION SOCIALE
"Nous saluons le travail qui a été fait pour prendre en compte les différentes facettes de la pauvreté, explique Carole Lardoux, de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars). Désormais, nous devrons veiller à ce que les médias ne se focalisent pas uniquement sur l'indicateur central."

Le choix de cet indicateur "ancré dans le temps" a fait débat. Dans une note du 24 janvier, dont Le Monde a pris connaissance, l'Observatoire national de la pauvreté (Onpes) estime qu'il "aboutit à dissocier la question de la pauvreté de celle des inégalités et compromet ainsi l'objectif de cohésion sociale légitimement poursuivi". Avec cet indicateur, "l'objectif de baisse d'un tiers de la pauvreté peut résulter quasi mécaniquement des conditions générales de la croissance sans qu'il soit possible de distinguer cet effet de celui de l'action volontariste engagée".

Sur la période 2000-2005, ce taux a ainsi baissé de 22 % tandis que l'indicateur habituel n'a diminué que de 3 %. Néanmoins, relativise un spécialiste, le ralentissement actuel de la croissance laisse présager que cette distorsion va diminuer. "L'indicateur parfait n'existe pas. Nous avons pris le moins mauvais. Aussi, l'idée d'y associer d'autres indicateurs s'est imposée très vite", indique-t-on dans l'entourage du haut-commissaire.

Le travail n'est pas terminé. En juin, Martin Hirsch réunira à nouveau les mêmes partenaires afin de fixer, pour chacun des 15 indicateurs principaux, un objectif à atteindre sur cinq ans. "Pour les travailleurs pauvres, dont la proportion a explosé (+ 21 %) entre 2003 et 2005, nous devrons obtenir un renversement complet de tendance", indique M. Hirsch.

Pour le haut-commissaire, "ce tableau de bord a une triple vertu : nous donnons à des interlocuteurs indépendants les moyens de vérifier si nous tenons nos engagements, cela nous force à regarder quel est l'impact des réformes que nous engageons, et enfin, cela permet de dire au président, au gouvernement, à la majorité : "Voilà, il faut prendre cette mesure-là car elle a tel impact sur l'objectif que vous avez fixé."
Emmanuelle Chevallereau

02.05.2008

1er mai: les salaires au coeur des défilés dans le monde face à la crise alimentaire

MANILLE (AFP) - Des milliers de manifestants ont défilé jeudi 1er mai dans plusieurs capitales asiatiques pour demander de meilleurs salaires, en pleine crise alimentaire mondiale, alors que des heurts ont éclaté en Turquie.

Le 1er mai s'annonçait tendu à Istanbul où 20.000 policiers ont été mobilisés, après que les autorités ont interdit l'accès à la place Taksim, symbolique pour le mouvement syndical depuis que 34 manifestants y furent tués le 1er mai 1977.

Dès le début de la matinée, la police a dispersé à coups de grenades lacrymogènes et à l'aide de canons à eau des manifestants rassemblés devant le siège de l'un des plus grands syndicats du pays.

Plusieurs manifestants ont été blessés et "un nombre indéterminé arrêtés", selon le syndicat DISK.

A Jakarta, Manille, Séoul ou Tokyo, les travailleurs sont descendus dans la rue pour exiger des augmentations de salaires, afin de contrebalancer la montée des prix, notamment alimentaires.

Dans la capitale philippine, des rassemblements devaient converger, en fin de journée, non loin du palais de la présidente Gloria Arroyo, sous la surveillance de 3.000 policiers.

Le May One Movement a réclamé la démission de Mme Arroyo, l'accusant de ne pas avoir pris de mesures contre la hausse du prix du riz.

"Les travailleurs ont faim (et) réclament des augmentations de salaire, un contrôle des prix et des réformes économiques conséquentes", a lancé Elmer Labor, le président de ce mouvement.

Des commandos d'élite de la police, armés de fusils d'assaut, avaient été déployés le long des grands axes menant à Manille.

A Jakarta, des milliers d'Indonésiens ont défilé dans les rues avec des banderoles proclamant "Baissez les prix alimentaires maintenant" ou "De meilleurs salaires pour les ouvriers et les paysans".

Nombre d'entre eux faisaient aussi part de leur inquiétude face à l'augmentation des prix de l'essence.

La poussée des prix des produits alimentaires a fait grimper l'inflation à plus de 8% en Indonésie.

La police avait déployé 10.000 hommes pour surveiller les défilés.

L'Indonésie compte environ 40 millions de pauvres sur 234 millions d'habitants. Près de la moitié de la population dispose de moins de deux dollars par jour, selon la Banque mondiale.

A Tokyo, où 12,000 personnes se sont rassemblées dans un parc, comme à Séoul, où des milliers de salariés se pressaient à un meeting, les syndicats ont exigé la sécurité du travail et de meilleurs salaires pour les millions de travailleurs précaires et employés à temps partiel.

En Thaïlande, 2.000 ouvriers ont manifesté à Bangkok près du siège du gouvernement, accusé de s'intéresser davantage aux questions constitutionnelles qu'au bien-être des travailleurs.

Et à Singapour, l'opposant Chee Soon Juan a organisé un rassemblement pour dénoncer l'augmentation du coût de la vie dans la ville-Etat.

En Chine, l'un des rares pays d'Asie où le 1er mai est chômé, aucun défilé n'était prévu, les Chinois profitant de la journée pour se promener en famille.

La Confédération syndicale internationale (CSI), plus grand syndicat mondial qui revendique l'affiliation de 168 millions de travailleurs de 155 pays, a dénoncé "les carences des +solutions du marché+ prônées par la gouvernance mondiale", soulignant que "100 millions de personnes de plus que l'an dernier n'ont pas assez à manger".

Dans un communiqué, elle a réclamé "que le travail soit au coeur d'une nouvelle mondialisation et que les institutions internationales répondent aux besoins réels des populations".

 
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