24.03.2012
27 mars : Journée de grèves et de mobilisations lancées par la Coordination Nationale des Professionnels de l’Urgence Sociale
MARDI 27 MARS :
Journée de grèves et de mobilisations lancées par la Coordination Nationale des Professionnels de l’Urgence Sociale, Sud Santé-Sociaux, CFDT Santé-Sociaux
À PARIS : Marche du Conseil d’Etat au Ministère du Logement
Rendez-vous Mardi 27 Mars à 17h
Place du Palais Royal (M° Palais Royal)
31 mars : non à la fermeture des centres d’hébergement !!
« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence ». Art. L 345-2-2 Code de l’Action Sociale et des Familles ;
«Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée.» Art. L 345-2-3 Code de l’Action Sociale et des Familles
Le Conseil d’Etat, saisi par le Dal, dans sa décision rendue le 10 février 2012, reconnaît le droit à l’hébergement comme une liberté fondamentale.
Malgré cela, ces derniers mois, dans de nombreuses villes de France plusieurs milliers de personnes ont été contraintes de dormir dehors bien qu’ayant sollicité le 115.
A la fin de l’hiver, à partir du 31 mars, lorsque les structures ouvertes pour la période de froid fermeront leurs portes, des milliers de personnes les rejoindront dans chacune des grandes agglomérations de notre pays.
Cette situation est hors la loi, inacceptable et contre productive en termes de dépenses publiques.
Ces remises à la rue contraires à la loi, condamnent les personnes à une dégradation sur le plan physique et psychique, et à recommencer fatalement le cycle infernal de la recherche d’un hébergement ou d’un logement.
Nous, sans abri, professionnels de l’urgence sociale, militants syndicaux ou associatifs pour le droit au logement, exigeons que le gouvernement respecte et applique la loi :
· Hébergement de toute personne sans abri !
· Aucune remise à la rue des personnes hébergées, notamment à partir du 31 mars !
· Maintien jusqu’au relogement décent et pérenne !
Avec le soutien du collectif 115Juridique.org :
(ACDL , Advocacy, AC!,ATTAC ,Bagagérue ,CAL ,Cfdt Crédit Foncier IDF,CGT,CGT de l’IEDOM,CNAFAL,COPAF,Droit Au Logement,FASTI,Fondation Copernic, ,FSU,LDH,MRAP,RESF,Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, SNP-FO Caisse d’Epargne,Snuclias-FSU,Spuce-CFDT,Sud Education,SUD Santé-Sociaux,Union Syndicale Solidaires, Union Syndicale de la Psychiatrie ...)
04:58 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sdf, sans-logis, demandeurs d'asile, logement social, apparu, sans abri, droit au logement, hébergement d'urgence, plan hivernal, dal, dalo, sdf alsace |
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20.11.2011
Voulez-vous nous aider à mourir plus vite ?
AVL, accès vers le logement pour tous... Quel cynisme dans ce gouvernement qui ne cesse de faire des annonces toutes plus criminelles les unes que les autres.
Le PARSA a été pondu sans les moyens indispensables pour un accueil inconditionnel bla bla bla, la loi DALO est un échec complet. Les TI prononcent des expulsions à tour de bras sans relogement effectif, la pile hebdomadaire des dossiers DALO au Tribunal administratif en est la preuve, si besoin était.
Mais bon, venant d'un type capable de faire une promesse sur un sujet aussi grave ... "je veux si je suis élu que plus personne ne dorme à la rue" ...
De plus les associations ferment de plus en plus les lieux d'hébergement collectif pour se diriger vers le "logement éclaté" ça coûte moins cher. Les personnes "élues" sont triées sur le volet. Il faut des gens proches de l'emploi, proches de la sortie "vers le haut". C'est bon pour les quotas, bon pour les subventions. Et la FNARS dans tout ça ? Elle participe à des colloques et entasse les rapports inutiles.
Les plus fragiles d'entre nous sont totalement abandonnés.
D'ailleurs cet hiver ils n'auront même pas d'hébergement, ils sont "oubliés" du plan hivernal (*). Et lorsqu'il fera -10° la Préfecture lâchera quelques nuitées d'hôtel.
Vous avez bien lu, voilà le projet planqué dans les cartons que les gentilles associations ont semble t-il accepté, comme le reste.
Rien de pérenne donc et tout se calculera sur les températures. C'est-à-dire que dès qu'elles baisseront les nuitées disparaîtront.
Celui qui a eu cette idée de génie pour faire semblant de nous maintenir en survie et donner bonne conscience à tous, sait-il qu'à Strasbourg pendant le marché de Noël les hôtels sont complets ?
Écoutez, la vérité est celle-là nous sommes des centaines condamnés à mourir à petit feu. Alors, je ne vois plus que ça comme solution : Voulez-vous nous aider à mourir plus vite ?
Les parkings, les portes-cochères, les caves sont protégés, la ville n'achète que du mobilier urbain "anti-clochards", la vidéo que vous appréciez tant sert à nous chasser, même les abris bus nous sont interdits alors qu'ils ne protègent que du vent.
De plus en plus de riverains se montent en association pour nous chasser des parcs, sans s'inquiéter du sort qui nous est réservé.
Alors, je vous repose la question, Voulez-vous nous aider à mourir plus vite, parce que là, ça va être trop long, trop douloureux.
Collectif SDF Alsace "Indigné"
(*) PLAN HIVERNAL PRÉVU À STRASBOURG
Contrairement à d'autres régions il n'est pas encore déclenché. Les températures sont pourtant descendues à 0, -1°. Une brume humide persiste, elle s'infiltre partout. L'impression est glaciale, paralysante.
Mais il faudra attendre -5 ou -10° pour :
• 260 places réservées exclusivement aux familles avec enfants ;
• 80 à 90 places supplémentaires pour les demandeurs d'asile, là aussi exclusivement les familles avec enfants ;
• Peut-être quelques places pour les femmes ;
Rien pour les couples sans enfants, rien pour les personnes seules (les isolés).
Et puis ce projet immonde qui consistera à filer d'improbables nuitées à l'hôtel...
08:30 Publié dans Actualité, Communiqué, Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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14.11.2011
Strasbourg Plan Hivernal criminel
Quelques informations enfin :
260 Places pour les familles avec enfants ;
PEUT-ÊTRE quelques places femmes seules ;
SANS DOUTE 80 places d'urgence supplémentaires pour les demandeurs d'asile ;
AUCUNE PLACE supplémentaire pour les hommes ou couples isolés qui seront les plus en danger ;
à -5° ouverture de gymnase ?
05:51 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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13.11.2011
Lettre ouverte à la Municipalité de Strasbourg
A Strasbourg, le 11/11/2011
Aujourd’hui, comme tous les autres jours, je me rends à mon lieu de travail à pied.
Aujourd’hui, comme tous les autres jours, je croise différentes personnes dans la rue, des hommes et des femmes, tout âge confondu, et parmi eux, des gens que l’on appelle « SDF ».
Aujourd’hui, comme tous les autres jours, j’ai une boule au ventre, la gorge serrée, le coeur battant plus vite que la normale en passant devant eux.
Aujourd’hui, et comme tous les autres jours, un timide « bonjour » s’échappe de ma bouche, car je ne peux malheureusement leur offrir qu’un sourire, de la reconnaissance.
Je m’appelle Julie Del Papa, et j’ai vingt ans. Comme beaucoup de jeunes, j’ai du mal à joindre les deux bouts, et je n’ai donc pas les moyens de venir en aide à ces personnes. Mais vous ? Vous avez du pouvoir, des moyens.
Plus d’un million d’euros pour le marché de Noël ( dont 195 000 euros pour le seul grand sapin de la place Kléber, 510 000 euros pour les illuminations, 300 000 euros pour les animations, etc… ) ; plus d’un million d’euros de subventions versées par les collectivités locales pour le Grand Rallye d’Alsace ; et j’en passe ! Tout cela est-il vraiment nécessaire, dans le sens où est nécessaire un caractère qui ne peut pas être autrement, c’est-à-dire, qui ne peut pas ne pas être ? Est-ce vital ? Car pour ces personnes qui vivent dans la rue, ce sont leurs vies qui sont en jeu.
« Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » ( article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme )
« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. » ( article 25.1 de cette même déclaration )
Depuis le début de l’année, une quinzaine d’hommes et de femmes vivants dans la rue ont perdu la vie. Comment peut-on tolérer cela ? Comment peut-on rester indifférent, ne rien faire, et continuer ainsi ?
Alors oui, je suis en colère. Je suis en colère d’autant plus que vous, Monsieur le Maire, vous qui avez fait du combat socialiste le vôtre, vous devriez en toute logique lutter en permanence contre ces injustices. Votre inactivité, parfois, me fait penser que vous avez choisi cette étiquette du coeur qu’est le socialisme, non pas pour la défense de l’intérêt général, mais du vôtre, de votre ambition, de votre carrière.
Qu’avez-vous fait, concrètement ? Que comptez-vous faire ? Le droit au logement est un droit fondamental au même titre que les autres droits de l’Homme et du citoyen. Et il ne s’agit de là que d’une volonté politique, rien de plus, car à en voir les dépenses faites pour les différents évènements organisés par la Mairie de Strasbourg, nous ne manquons pas de moyens financiers.
Ce sont des personnes comme vous et moi, qui ont eu moins de chance dans la vie. Ce n’est pas inéluctable. Nous pouvons les accompagner, les aider à se réinsérer dans la vie active, leur redonner confiance.
Les principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité sont les mêmes pour tou-te-s. Pourquoi certain-e-s y auraient plus droit que d’autres ? Après tout, nous vivons tou-te-s ensemble, « dans le même bateau » ! Alors faisons en sorte que tout aille bien, pour chaque individu. Car des solutions existent, j’en suis persuadée.
En espérant recevoir une réponse de votre part, je vous prie d’agréer mes sincères salutations.
Julie Del Papa.
SOURCE : http://juliedelpapa.wordpress.com/2011/11/12/lettre-ouver...
07:43 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.04.2011
un pour cent seulement ? On est mal barrés
Pour la Fondation Abbé Pierre on serait 100.000 à la rue et 493.500 privés de domicile personnel, ce qui fait environ 600.000 personnes.
Et c'est moins de 1% de la population française ... On est mal barrés les poliques vont pas se faire chier pour un petit pour cent... Pour le département du Bas-Rhin on est quoi, entre 500 et 600 peut-être, c'est difficile d'avoir un vrai chiffre... Mais même en l'augmentant un peu... C'est quoi 600 personnes a loger pour un département ?
07:29 Publié dans Humeur | Lien permanent | Envoyer cette note
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sdf et citoyen
La fin du plan hivernal se passe mal... Pour les sans-abri ça devient difficile d'accepter la dernière nuit dans un lit...
Les interminables journées recommencent. Aller d'un point à l'autre de la Ville pour des actes quotidiens qui ne vous prennent qu'une heure. Les associations sont toutes éloignées les unes des autres alors qu'on est obligé d'en fréquenter plusieurs. Je me demande pourquoi mais bon, je marche.
Moi aussi je l'ai lue l'article des dna, sur l'école des travailleurs sociaux et je me dis que pour certains le métier de journaliste semble trop facile. Pas un mot de travers, pas une question qui dérange, tout est lisse. Ça doit être ça de se sentir citoyen; on est lisse.
J'ai 42 ans et 8 ans de galère, je picole un peu pour tenir le coup.
J'en ai rencontré des travailleurs sociaux en huit ans, pas tous travailleurs et pas tous sociaux d'ailleurs. Mais ces gens là c'est comme les profs on y touche pas, faut pas critiquer, ils sont intouchables. C'est fou quand tu vois le nombre de ratés qui s'accumulent et le nombre de jeunes qui débarquent à la rue. Et je parle pas des étrangers. Faut pas en parler parce que dès que tu l'ouvres on te taxe de raciste. Être citoyen c'est fermer sa gueule, pour être bien lisse, comme les journalistes, les profs et les travailleurs sociaux et du coup comme les politiques.
Moi je manque pas de lassitude mais j'ai pas assez de lissitude pour suivre le plan que les éducateurs ont tracé pour moi.
Pour obtenir une place dans une bonne baraque où tu es peinard car tu as ta clef faut suivre le plan. En fait je sens bien que derrière les phrases on va observer mon comportement. Faut que je devienne lisse. En plus je suis classé alcoolique ça complique qu'ils me disent. Je poserai bien la question qui me vient à l'esprit "combien tu en connais des sdf qui sont déjà prêts à être pérenisés?".
File moi une place je suis fatigué, je veux juste un petit coin avec un vrai lit et une douche.
Je sais, je sais, tu le répètes à chaque fois, y'a pas de place pour tout le monde, tu es obligé de donner des priorités. Mais ça fait plus d'un an maintenant et il serait temps que je devienne ta priorité. J'en ai marre de ces rendez-vous où tu n'as rien à m'apprendre, rien d'espérant à me dire. Non, ne prends pas la mouche ; tu ne comprends pas que je suis épuisé? Oui, j'ai vu un médecin, mais ce n'est pas un magicien, il ne peut rien contre la tristesse, il ne peut pas ressusciter l'espoir qui meurt.
07:14 Publié dans Actualité | Lien permanent | Envoyer cette note
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12.01.2011
à l'eau le 115 ? tu m'as tué
Strasbourg. Lorsqu'une "personne isolée" téléphone au 115 sa demande est-elle traitée de la même façon qu'un appel émanant d'une association?
Nous en doutons. Comme chaque année nous demandons aux citoyens strasbourgeois d'essayer le 115 dont les médias leur rabâche les oreilles sur un ton optimiste.
Tous on fait le même constat :
• inutile de téléphoner avant 18 heures à un standard qui annonce du 24H/24 ;
• temps d'attente de 45 minutes minimum ;
• il est souvent demandé de rappeller plus tard, vers 20H/20H30. A cette heure là, il est trop tard! Par les températures de -18° les gens cherchent rapidement un coin où se mettre à l'abri. Une fois installé il devient difficile de demander une place, d'autant plus que si le 115 en propose une, elle peut être éloignée géographiquement ou dans le temps.
Que feriez-vous à leur place? Tout est fait pour décourager les gens... Pour le 115 lorsqu'une personne ne rappelle pas alors qu'on lui a bien demandé de le faire, elle est considérée comme casée... Voilà en partie d'ou viennent les "bons" résultats.
Par moins 18 degrés faut-il se poser la question de la nationalité, alors que l'état a obligation de protéger tout le monde?
• questionnaire plus que dirigé sur la nationalité et contrairement à ce qui a été claironné via les médias complaisants, refus d'hébergement pour beaucoup d'étrangers.
Dans le même temps nous savons qu'environ 150 personnes étrangères sont à l'abri jusqu'au 31 mars. Les pouvoirs de notre Préfet sont finalement bien limités lorsqu'un ordre tombe d'un ministère. Un quota d'étrangers serait-il imposé?
Nous avons constaté de nombreux refus "faute de places" alors que nous savons que des appartements d'urgence restent vides !! Est-ce du à une mauvaise organisation ? Que devient le SIAO auquel participe le sempiternel même groupe d'associations? Pourquoi la présence des personnes concernées dans ce truc n'est-elle pas appliquée à Strasbourg, malgré la volonté de Benoist Apparu? On nous dit que ce sont les associations qui freinent et refusent notre venue...
Sans la mise à disposition d'appartements voués à la démolition par la Ville de Strasbourg, et les bailleurs sociaux gagnés par la rencontre entre notre collectif et Philippe Bies, les conditions d'accueil auraient continuées avec des solutions indignes.
Nous avons eut a déplorer le "plan chaises". Face à cela les associations remplacèrent la chaise en jetant des matelas au sol, dans des lieux pas du tout conçus pour accueillir des gens la nuit. Que faut-il en penser? Est-ce là leur mission que d'accepter tout et n'importe quoi "parce que c'est mieux que rien"?. Et de vouloir nous faire avaler la couleuvre de leur bonne conscience en posant des matelas au sol est indigne et insultant.
Ces appartements ont-ils changés la donne?
Cette expérience reconduite pour la 2e année montre bien que si la volonté politique s'exprime, des solutions sont possibles. Malheureusement ça reste temporaire, il faudrait transformer l'essai en pérenne et stable.
Ces appartements permettent aux gens de se poser dans d'excellentes conditions et d'entamer plus sereinement toutes les démarches administratiques, de se soigner, d'apprendre à vivre en collectivité et non en collectif... Ces appartements ont sauvé des vies et permettent d'envisager un avenir...
L’attitude de la Ville a également changé vis à vis des squatts. Un dialogue est installé et débouche vers d'autres expériences (Projet Mimir). Nous espérons que tous jouerons le jeu du dialogue et de l'écoute car la LOPPSI2 nous porte à tous un coup fatal.
Face à ces situations dramatiques créées par l'absence d'emplois, par les emplois très précaires, par le désengagement de la Région Alsace (UMP) dans des formations adaptées aux besoins, par le manque de logements accessibles par les plus pauvres, nous constatons amèrement qu'autorités et "acteurs" se renvoient la balle de la responsabilité.
Tous "s'accordent" à dire que c'est le manque de moyens financiers qui serait seul responsable. Une manière de refuser le dialogue constructif, d'envisager des solutions alternatives et même de péréniser des expériences qui donnent d'excellents résultats.
Pour faire court, à nos yeux, ils sont tous coupables.
08:04 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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28.03.2010
31 mars . fin d'hébergement à toulouse raconté par un éducateur spécialisé de CHU
Pour agir... et pour info à toulouse !!
Pour aider l'action que porte Stéphane et ainsi aider à faire entendre ce message, vous pouvez participer à cette action!
Vous trouverez ici, le lien vers les affiches et les tracts qui seront placardés lundi dans la ville.
http://uploadpie.
Bonjour à toutes et à tous...
Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas, je suis Stéphane, adhérent de l'asso depuis quelques années maintenant, et actuellement en poste d'éducateur spécialisé sur l'accueil hivernal d'urgence pour familles "Thibaud". l'Accueil ferme ses portes jeudi 1er avril au matin (pour le poisson...). l'accueil est depuis quelques année gérée par l'association Espoir, mais cette année quelque chose a changé....
Quelques jours après l'ouverture du foyer en novembre, la directrice a été convoquée par les services de la Préfecture pour évoquer les nouvelles "règles du jeux": puisque l'état finance cet accueil, la Préfecture est quasiment "chez elle", elle décide de qui entre, qui sort, de qui va ou.. il en est donc fini de l'accueil inconditionnel des personnes..
Nous hébergeons actuellement 10 familles et deux femmes seules... toutes ces personnes vont se retrouver hébergées à l'hôtel car l'état se doit d'appliquer la continuité de l'hébergement de part la loi DALO (droit au logement opposable) mais dans quelles conditions et pour combien de temps?
Certaines de ces familles se sont vue remettre en mains propres et sur leur lieu de vie des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) par une fonctionnaire zélée de la Préfecture, totalement dédaigneuse des être humains qu'elle avait en face... Ces familles seront également hébergée à l'hôtel mais pour combien de temps? L'année dernière, la Police aux
frontière n'a mis que deux jours avant de venir chercher à l'hôtel une famille déboutée de sa demande d'asile politique à la fin de l'accueil..
Il ne s'agit pas ici de remettre en cause le bien fondé ou non de ces demandes d'asile (et ce même si le nombre de demandes accordées ne cesse de diminuer, alors que le Monde grouille de guerres et de famines..), mais bien de dénoncer le ballotage, le parcage et surtout le manque de considération pour ces personnes...
Vous trouverez ci-joint un courrier que nous avons rédigé avec mes collègues pour informer nos partenaires sociaux et territoriaux.
Il s'agit également de dénoncer qu'au 31 mars, 3 foyers sont concernés par les fermeture de fin de période hivernale, soit une 100aine de personnes remisent à la rue...
Dès lundi, vous verrez une campagne d'information en ville sur la fermeture des centres hivernaux...
(Samba Résille s'associe à cette démarche de la FNARS -fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale- et de Médecins du monde.)
Si des tentatives de communication sur la fermeture des centres hivernaux ont été effectuées les années précédentes, cette année la Mairie s'est engagée à laisser les tracs et les affiches en ville (que l'on aura soigneusement collé toute la nuit) toute la journée de lundi et nous permet d'utiliser les affichages des bus TISSEO..
En espérant être un peu plus entendu...
Merci encore aux personnes qui se mobilisent dimanche soir pour le barbecue Pagode au foyer..
Stéphane
*A l'attention des partenaires et des responsables*
Quelque chose a changé dans l'accueil hivernal des familles.
Quelque chose, qui avec le recul d'une saison d'activité, nous apparaît fondamental d'exprimer et de dénoncer.
Tout d'abord, ce changement passe par la gestion des personnes exclues. Leur admission et leur sortie, depuis cette année, ne dépend plus du 115, ni des structures d'accueil proprement dites, mais directement de la Préfecture, par le biais de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS ancienne DDASS) qui décide des urgences, des priorités, des admissions mais également des orientations à la sortie. C'est un changement important dans le dispositif des accueils d'urgence, notamment parce qu'il écarte d'un seul coup le savoir-faire des travailleurs sociaux, du travail de terrain, directement en lien avec les personnes accueillies. Plus grave encore, ce nouveau dispositif fait sortir de l'anonymat tous les demandeurs d'aide d'urgence. Fini le droit de discrétion et l'inconditionnalité
Quand on sait que la population accueillie dans le centre d'accueil hivernal est composée à 90% de familles d'origines étrangères, on peut légitimement s'interroger sur les stratégies et conséquences d'un accueil si contrôlé.
Cette année, les travailleurs sociaux du centre d'accueil hivernal Thibaud ont senti cette confusion volontaire des fonctions. De
quelle façon les agents de l'État (Préfecture et D.D.C.S.) ont dorénavant main mise sur la gestion du centre d'accueil. D'un côté, ils placent les familles dans ces centres, autrement dit décident qui sera accueilli, de l'autre ils s'invitent pour délivrer en main propre les O.Q.T.F.. Il n'y a donc plus de frontière entre les fonctions d'hospitalité
* Que doit-on penser lorsque, 15 jours après une réunion avec Monsieur E. de la DDCS (Direction Départementale de la Cohésion Sociale) pour un point sur les familles dont nous avons la charge, Mme P., de la préfecture de Haute-Garonne, décide de rencontrer, dans notre foyer, 3 familles afin de leur signifier 3 OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) de la façon la plus stricte qui soit ? Cette décision étant applicable dans 30 jours, 3 jours avant la fermeture de l'accueil hivernal.*
Que dire des personnes accueillies et qui viennent de recevoir l'interdiction de vivre sur le territoire français, au sein même de leur
logement? Ils se sont légitimement interrogés sur les liens des travailleurs sociaux de Thibaud avec les services de lutte contre l'immigration.
Quelle est en définitive notre fonction quand d'un côté on leur offre un espace accueillant et que de l'autre on les surveille, on les tient au chaud avant l'éventuel retour forcé au pays qu'ils fuient pour diverses raisons...
* Quelques heures après s'être vu signifier son OQTF, le père d'un nouveau né nous a confié que la façon dont cela lui avait été dit était insupportable pour lui. Il tentera de mettre fin à ses jours quelques heures plus tard …*
Toute politique de lutte contre l'immigration est nécessairement critiquable. Comment peut-il en être autrement quand il s'agit de mettre au point une machine de l'exclusion ? Le travailleur social est ici impliqué dans cette lutte, à son insu. Aussi, il n'est plus possible pour un travailleur social d'accueillir les personnes en fin de droit sans les informer du risque encouru ; de leur expliquer qu'ici même où ils sont accueillis, ils demeurent sous le regard de ceux qui œuvrent à leur départ dans leur pays d'origine. C'est notre devoir de clarifier auprès des personnes accueillies ces enjeux. C'est de notre devoir aussi de dénoncer
cette nouvelle formule d'accueil des personnes en difficulté non plus avec l'objectif de mise à l'abri, mais celui d'exclusion, à travers un même outil : celui de l'accueil d'urgence hivernal. Est-ce une expérimentation qui risque de s'étendre à tous les centres d'accueil permanents ou non ?
Ce que nous exigeons c'est qu'ils organisent leur politique d'immigration de façon décente et surtout pas sur le dos d'associations et
de travailleurs sociaux dont la mission est tout autre pour ne pas dire inverse. Qu'ils se servent des centres d'accueil comme un lieu de mise à disposition des étrangers en situation irrégulière qu'ils ont placés eux-mêmes en attendant que la justice statue sur leur cas, voilà un mélange des genres bien dangereux. Le droit à un abri n'a aucun lien avec l'obligation de quitter le territoire, ou alors le centre d'accueil fonctionne comme un appât. On présente aux personnes un toit, une écoute...
Il se tisse des liens de confiance et d'entraide, des stratégies d'insertion, etc. On travaille avec elles sur des solutions pour le
logement, le statut... On atténue leur souffrance..
Que dire de plus, à part saluer ou pleurer ce tour de force sous l'angle de la politique de lutte contre l'immigration si insoutenable dans un pays de droit.
L'équipe de Thibaud
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14.11.2009
Bas-Rhin : dispositif hivernal
Un dispositif hivernal « plus fluide »
« L’hébergement, c’est notre combat », a déclaré Pierre-Etienne Bisch, préfet de la Région Alsace et du Bas-Rhin, mardi à Strasbourg, à l’issue d’une rencontre avec les partenaires et associations mobilisés dans le cadre du plan hivernal.
Éviter le blocage
Le dispositif est prêt. Il comporte, comme les années précédentes, trois étapes de mobilisation, en fonction des températures. Avec, d’ores et déjà, le niveau 1 (nuit entre 0 et -5°C), une ouverture progressive de 316 places d’accueil d’urgence, en supplément de celles qui existent déjà (accessibles par le biais du 115).
« L’idée force », a précisé le représentant de l’État, est la « fluidité » et une « gestion plus dynamique » pour éviter le blocage du système sous la pression croissante des personnes issues de la demande d’asile. L’objectif est de libérer des places dans les centres d’hébergement et d’orienter les publics vers d’autres types de structures plus pérennes afin d’accueillir d’autres personnes démunies.
Un objectif difficile à atteindre en pratique, en raison des ressources insuffisantes des personnes concernées et du manque de logements (2) sociaux. « Nous restons très inquiets face à l’augmentation, depuis des années, des demandeurs d’asile, des personnes issues de la demande d’asile, des ressortissants européens et de tous les ‘’locaux’’. Après l’accueil d’urgence, il est très difficile d’obtenir une sortie par le haut », a constaté Thierry Houdart, de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars) - (3).
L’exigence affichée de « fluidité » devrait obliger les différents partenaires à réfléchir, dès à présent, à la « sortie » de l’hiver, un casse-tête pour tous les travailleurs sociaux. (4)
À Strasbourg, le plan hivernal bénéficie d’1,5 million d’euros de l’État, soit une augmentation d’environ 30 % par rapport à l’an dernier. Quant à la Ville de Strasbourg, au premier chef concernée par la question, elle est prête à ouvrir un gymnase en cas de très grand froid (niveau3), en plus des places d’hébergement mises en place par l’Armée (5).
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10.11.2009
Sans-abri: «Il faut d'abord régler la question de l'hébergement»
INTERVIEW - Olivier Bernard, président de Médecins du Monde, réagit au plan «pour un service public de l'hébergement» présenté ce mardi par le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu.
Recueilli par Marie Piquemal pour Libération
Le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, a présenté ce mardi une série de mesures pour une meilleure prise en charge des mal-logés et des sans-abri. Entretien avec Olivier Bernard, président de Médecins du Monde, dont les maraudes sont présentes au quotidien dans la rue.
Quel est votre sentiment général sur ces annonces?
Chaque année, c'est la même chose. A l'approche de l'hiver, le gouvernement fait de nouvelles annonces en matière de logement. On se souvient par exemple de l'entrée en vigueur du dispositif Dalo (le droit au logement opposable, ndlr)... Et des décalages entre les intentions et la réalité : selon une récente étude, en Ile-de-France, seules 25% des personnes ayant obtenu un avis favorable des commissions de médiation ont été relogées.
Cela étant dit, il y a des choses intéressantes dans les annonces de Benoist Apparu aujourd'hui, comme cette notion de suivi individualisé des personnes vivant dans la rue.
Vous voulez parler de la proposition de «référent personnel» des sans-abri. Cette annonce est-elle réaliste ?
L'intention est intéressante. Sur le terrain, nos équipes essaient déjà de mettre en œuvre ce suivi personnalisé, en nouant des liens de proximité avec les personnes vivant dans la rue. L'idée d'un référent unique n'est donc pas une mauvaise idée. On est prêt à travailler sur la question. Même si rappelons-le, le meilleur moyen d'aider les sans-abri, c'est d'abord de régler la question de l'hébergement d'urgence. Et le volet logement du plan Apparu n'est pas suffisant.
On manque de places dans les hébergements d'urgence?
Oui, il faut plus de places mais surtout une offre plus adaptée. Médecins du monde se bat sur cette question depuis 2002: il faut absolument développer des structures d'hébergement plus souples, gérées en collaboration avec les associations. On le constate tous les jours: de nombreux sans-abri refusent de dormir dans ces centres car ils ne sentent pas en sécurité. En pratique, on demande des structures à taille humaine, accueillant 20 à 25 personnes. Il faut aussi leur permettre de venir avec leurs chiens, tolérer une certaine consommation d'alcool et les autoriser à rester plusieurs jours. Et mettre à leur disposition un casier personnel pour ranger leurs affaires.
Avez-vous été auditionné par Benoist Apparu ?
Non, pas directement. Mais on est en contact régulier avec le ministère. Et certaines des propositions présentées aujourd'hui s'inspirent d'expérimentations de terrain. Par exemple, Benoist Apparu a annoncé le développement d'équipes mobiles pour traiter les troubles psychiatriques des personnes vivant dans la rue. On a déjà mis en place un tel dispositif à Marseille après s'être rendu compte que les troubles psychiatriques sont 5 à 20 fois plus présents chez les sans-abri que dans le reste de la population.
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09.11.2009
Hébergement d'urgence : la ville de Chartres renvoie la balle dans le camp de l'État (en laissant les gens à la rue ?)
Après la fermeture en mai des locaux de la rue des Blottes à Beaulieu, la ville vient d'annoncer qu'elle ne mettrait plus de site à disposition pour l'accueil d'urgence des sans domicile fixe, dont elle estime qu'il n'est pas de son ressort : « C'est de la compétence de l'État », explique Élisabeth Fromont, première adjointe au maire de Chartres, qui tranche ainsi le bras de fer engagé par des associations comme le Foyer d'accueil chartrain (Fac) avec la ville pour obtenir un coup de pouce dans le domaine.
Le « 115 » affiche complet
Jusqu'en mai, rappelons-le, l'association, dont les rapports avec la ville sont de longue date plus qu'épineux, était parvenue, de haute lutte, à sauver les locaux mis à sa disposition depuis trois ans par Chartres Habitat rue des Blottes. Y étaient installés plusieurs appartements destinés aux accueils d'extrême urgence.
Les utilisateurs l'avaient baptisé le « 115 », en référence au numéro de téléphone réservé aux soirs où l'on ne sait plus où aller. Un local mis à disposition par une commune, géré par une association, et qui venait s'insérer dans le plan d'accueil d'urgence piloté par l'État : le système, courant dans nombre de villes, de droite ou de gauche, grandes ou petites - Argentan, dans l'Orne, a son hébergement d'urgence - a fait la démonstration d'un besoin sans cesse croissant : à l'hiver 2008-2009, le « 115 » avait affiché complet non stop. 4.867 nuitées (près de 200 personnes concernées) pour... 2.077 en 2005-2006.
Mais, car il y a un mais, les locaux étaient mis à disposition à titre provisoire, la barre des Blottes étant vouée à démolition dans le cadre de la réhabilitation de Beaulieu. Pas de surprise donc lorsque fin avril, les occupants avaient dû plier bagage. À ceci près que rien ne présageait que le système ne serait pas reconduit, sur un autre site. « Nous serons prêts début novembre pour l'hébergement d'urgence », commentait Élisabeth Fromont à l'époque, sans cependant donner plus de précision. Six mois plus tard, la donne a radicalement changé. La ville préfère désormais se consacrer via le CCAS à des actions de réinsertion sur le long terme et renvoie la balle de l'accueil d'urgence dans le camp de l'État « dont c'est effectivement la compétence », admet Alain Espinasse, secrétaire général de la préfecture.
Pas un seul site dans toute l'agglo
Tout serait donc simple, finalement ? Pas vraiment. Car les locaux ne pullulent pas. En construire ? Pas exclu... mais un peu tard pour l'hiver 2009. En louer ? « Aucune commune de l'agglomération ne nous a rien proposé », explique Alain Espinasse, qui ne décolère pas à l'idée que la seule piste esquissée, à Chartres - des locaux des hôpitaux à Saint-Brice, qui viennent de se libérer en octobre - , se soit évanouie aussitôt suggérée, faute d'aval du président du conseil d'administration de l'hôpital, maire de Chartres, donc.
Les alternatives ne sont donc pas légion. « La seule solution reste le recours aux nuits d'hôtel », explique Alain Espinasse. « Mais elles sont coûteuses et elles permettent d'accueillir moins de monde. » La ligne de crédit de 180.000 € l'an passé avait permis de financer un accueil de 42 places, du 1er novembre au 30 avril et les postes de travailleurs sociaux qui en étaient chargés. Le même budget financera tout juste cette année 30 places d'hôtel chaque nuit. Mais sans aucun accompagnement social cette fois, un manque dénoncé par un très sérieux rapport de la cour des comptes en 2007. De fait, dans la seule nuit de lundi à mardi, les prévisions ont déjà été dépassées. 38 personnes ont déjà été hébergées à l'hôtel et trois in extremis, faute de place d'hôtel, sur le site du Fac rue Hubert-Latham. Et le plan hiver vient seulement de commencer.
18:09 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sdf, sans abri, sans domicile fixe, plan hivernal, plan froid, hébergement d'urgence |
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13.08.2009
périgeux strasbourg fête commémoration illumination et pavoison ; casse toi pov'con de pauvre
L'appel d'offre pour les festivités de noel est paru; c'est officiel, programmé, anticipé, noël sera formidable.
Mais avant, le 11 novembre prendra une dimension spéciale avec Alsaciens et Périgourdins réunis pour commémorer 1939.
Périgeux, une semaine alsacienne avant Noël verra Roland Ries, maire de Strasbourg, célébrer (avec d'éventuels élus de l'époque) le 19 décembre, à 70 années jour pour jour d'écart, le premier Conseil municipal à Périgueux de Strasbourg évacué.
En retour, au cabinet du maire de Strasbourg on confirme que la Ville va monter une exposition sur 1939, pavoiser le pont de la Dordogne, et inviter les élus de Périgueux au 65e anniversaire de la libération de la Ville par la 2e DB les 21 et 22 novembre.
• Le noël des sans-abri de strasbourg se fera dans "l'esprit de noël" (pas) cher à nos élus (de toutes couleurs) : dépouillé, modeste, simple, sans faste.
L'année dernière pour pallier "au désengagement de l'état", la municipalité n'a pas hésité un instant, et a mit généreusement à la disposition des sans-abri DES CHAISES pour la nuit, pendant les mois d'hiver. Vu la crise qui perdure et le désengagement des autres, nous préconisons pour l'hiver qui vient, le paillasson. Après tout, le pauvre, on le sait bien, le "préferera" toujours au froid glacial du pont ... cqfd
12:35 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : strasbourg, sans abri, plan hivernal |
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03.05.2009
Buzz don-quichotte-sancho-panza et bies-jung-elkouby
Bien que la préfecture ait refusée la manifestation, hier à 14 heures les quichotte-de-sancho-panza se sont installés place kléber.
Avant tout, ils demandent que la lumière soit faite sur la charge policière, et que toutes les places d'hébergement soient transformées en places de stabilisation, et ce partout en France.
Philippe Bies venu signer la pétition a rappelé la promesse du président "zéro sdf", il oublie celle de l'union européenne "en 2015 zéro sdf", Armand Jung, et Eric Elkouby étaient également présents le stylo à la main, et la bouche en coeur. À l'heure ou tous s'agitent pour les élections européennes du 7 juin, un tel oubli devait être réparer. Le 07 juin ne vous trompez pas avec votre bulletin !
La question posée par Armand Jung sur les raisons du blocage du projet chalets des sancho nous intéresse ... Mais, si la municipalité qui paye un maximum de factures, ne sait pas, c'est inquiétant...
Nous la complétons par "que ferons les donquichotte lorsque les sancho-panza ouvriront un projet qui accueille pour quelques mois et qui a accepté un chalet collectif de mise à l'abri pour l'hiver" ? Ils manifesteront contre eux-mêmes ?
À notre connaissance, aucune signature socialiste sur la pétition lancée à l'automne dernier contre les chaises et le plan hivernal. Faut dire que l'automne n'est jamais le moment du buzz médiatique. A l'automne tout le monde est fort occupé à transformer la ville en capitale de noel, en chassant les sans-abri qui font tâche.
Alors monsieur Bies, rendez-vous à l'automne prochain pour la future pétition contre le plan hivernal !
Et vous Monsieur Elkouby on imagine que tous les bancs anti-clochards que vous avez inauguré avec champagne et petits fours, comme à la place d'austerlitz, vont disparaître ?
Et vous Monsieur Jung, vous êtes déjà dans le tgv pour porter cette revendication dans les hautes sphères ?
Et puisque nous y sommes à poser des questions à notre trio au coeur tendre :
• les DDASS disparaissent très prochainement, comment seront "traités" les "dossiers", par dessus la jambe ? Quelles seront les conséquences pour les associations (sérieuses) ? Le préfet va avoir tous les pouvoirs, comment envisagez-vous votre rôle ?
• Les conditions d'obtention du RMI ont changées, sans que le texte n'ait changé ! Dorénavant les personnes qui en font la demande devront avoir travaillées ... et doivent pouvoir le prouver. Que vont devenir ceux qui n'ont plus de papier, ceux qui n'ont jamais travailler, comme les jeunes, ceux à qui ont vient d'accorder la carte verte, etc, etc ?
• de nombreuses personnes, démunies, reçoivent un courrier les radiants du rmi ? quelle est votre position à ce sujet ?
• ceux qui "acceptent" un emploi genre CAE (Crétin A l'Emploi) perdent leurs droits à la CMU-C ? ça vous interpelle ?
• le rsa arrive, vous avez quelque chose à dire ?
• et caetera
08:48 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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06.04.2009
AUJOURD'HUI 6 AVRIL AVANT DE QUITTER STRASBOURG, LE PRÉFET DÉCLARE LA FIN DU PLAN HIVERNAL ET REMET 400 PERSONNES À LA RUE
06:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : strasbourg, plan hivernal, sans-abri |
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01.04.2009
Le plan hivernal en faveur des sans abris est terminé
Le « plan hivernal » est arrivé à son terme depuis le 31 mars au soir. Prolongé à strasbourg jusqu'au 06 pour cause d'otan ... Tiens au fait, le 06 un autre préfet nous arrive ...
Le dispositif annuel demeure en vigueur et a assuré 334 places dont la mise à "disposition" de chaises. Il est temps de dire un mot sur HORIZON AMITIÉ qui s'est retrouvée obligé d'ouvrir son accueil de jour et de le mettre à disposition la nuit... Chaque soir, ce lieu pas du tout adapté pour l'hébergement a remplacé les chaises par des matelas. Mais ça reste indigne, ignoble ; quel rapport avec un travail "social" digne de ce nom ?.
Ce dispositif d’accueil, d’hébergement et d’insertion s’inscrit dans le cadre de la réforme du dispositif d’hébergement et d’accès au logement engagé en 2007 avec le Plan d’Action Renforcé des Sans Abri (PARSA) et de l’adoption de la loi DALO et poursuivie en 2008 avec le grand Chantier national prioritaire 2008-2012 pour l’hébergement et l’accès au logement institué par l’article 4 de la loi du 5 mars 2007 créant le DALO.
Il fait appel à des opérateurs pilotés par l’Etat dans le cadre d’un partenariat s’articulant autour de la plateforme d’accueil 115 qui est saturée toute l'année, comme chacun le sait.
La sortie du dispositif hivernal a pour conséquence de REMETTRE TOUTES LES PERSONNES CONCERNÉES À LA RUE ...
07:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : plan hivernal, strasbourg, sans-abri, sdf |
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08.12.2008
Décès d'un SDF à Marseille et MENSONGES D'ÉTAT
L'homme de 31 ans a été retrouvé mort dimanche, probablement de froid, dans le parc de l'école d'horticulture, dans le 8e arrondissement de Marseille.
Une enquête commandée il y a quelques mois par le ministère du logement, et que le Collectif SDF Alsace a largement distribuée, montre que la moitié des demandes d'hébergement en France ne sont pas satisfaites, et ces refus s'expliquent dans 73% des cas par le manque de places disponibles.
Christine Boutin ment donc, lorsque pour lancer une opération de sauvetage parquage des sans-abris elle affirme que la raison "vient de leur refus des places proposées" et le gouvernement ment lorsqu'il affirme ouvrir suffisament de places.
Le 115 et cette "veille sociale" dont on nous rabâche les oreilles sa fonction principale est devenue la distribution de places, "ils" appelent ça le dispatching. Une fois les quelques places distribuées en pratiquant le "turn over", c'est à dire après 1 à 3 jours dans des lieux inomables, la remise à la rue, personne n'est capable de dire ce que deviennent les personnes qui devraient être suivies... La responsabilité implique aussi les municipalités.
Quel est le rôle des associations d'aide dans ces dysfonctionnements ?
Peut-on à la fois être subventionné et protester ? Non. La condamnation du DAL Paris montre que le gouvernement, lui, a compris que seuls les collectifs et les réseaux sont la force d'opposition et, de propositions
06:24 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : 115, veille sociale, hÉbergement, plan hivernal, sans-toit, mort de la rue, décès d'un sdf |
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29.10.2008
ALSACE : Vague de froid et chutes de neige
Météo France annonce de forts refroidissements pour le milieu de la semaine avec de probables chutes de neige à basse altitude. Il s'agit d'une situation exceptionnelle pour cette période de l'année, les prévisions de températures s'approchant plus des normales d'un mois de janvier.
Extrait DNA du jour
08:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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