28.07.2008
2 132 Kilomètres en fauteuil roulant
Alain Cocq, un Dijonnais handicapé qui se bat pour faire reconnaître ses droits, est passé par Agen.
Drôle d'attelage croisé hier sur la D 813 (ex-RN 113). Alain Cocq a 45 ans et a quitté son domicile le 1er juin dernier pour un drôle de tour de France où il met, ni plus ni moins, sa vie enjeu tous les jours. Ancien plombier, il a perdu l'usage de ses jambes à la suite d'une chute dans un escalier. Il est également atteint d'une maladie, le syndrome de Malan (deux cas au monde), une pathologie qui rétrécit les artères. Résultat, selon lui, il risque l'infarctus à tout instant.
C'est sous une chaleur torride, flanqué de « Tosca » et « Diane », ses deux chiennes d'assistance, qu'Alain Cocq a raconté son histoire, pathétique. Il s'est lancé dans une sorte de tour de France pour dénoncer une situation qu'il juge inique : « Suite à une décision prise en toute violation de cadre légal et législatif encadrant les plans de compensation du handicap (PCH) prise par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et de la commission des droits de l'autonomie des personnes handicapées, je me trouve dans une situation délicate qui met ma vie en danger ». Il rajoute à cela les franchises médicales, l'accès aux soins, les ressources financières, la politique de la santé, etc.
2 132 Kilomètres en fauteuil roulant
Quand nous l'avons rencontré, à Colayrac, Alain Cocq en était à son 2132e km, à raison de 30 à 60 km par jour (son engin roule à 8 km/h). Il est obligé de s'arrêter toutes les cinq heures pour recharger ses batteries. « L'attelage fait 350 kg. Il y a l'eau et la nourriture pour mes deux fifilles, leurs équipements pour palier la grosse chaleur. Tout est prévu. Je les fais courir à côté de moi, par intermittence, et je les change tous les 5 km ».
Vendredi soir, il a été hébergé à l'APF de Tonneins et hier soir il devait dormir à La Magistère, mais ne savait pas où. « Peut-être au bord de la route. Je ne demande rien, j'accepte que l'on m'aide. Je pars dans la situation de ceux qui n'ont rien. J'engage mon capital santé mais je préfère partir debout, comme un être humain, que comme une merde entre quatre murs ».
Alain Cocq devait passer par Montauban avant de rejoindre le Gard, où il s'octroiera un peu de repos… avant de « tenter quelque chose ». Quoi ? Mystère ! D. M. Ladepeche.fr
06:32 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : alain cocq, handicapé, pch, mdph, franchise mÉdicales, politique de la santÉ, bachelot |
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