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29.07.2009

LA POSTE : Communiqué de l'Association des maires ruraux de France

CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE

Conférence de presse du Comité national le 29 juillet 2009

lundi 27 juillet 2009 par Appel pour la poste
Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal.

Invitation à une conférence de presse

Le Comité national contre la privatisation de La Poste pour un débat public et un référendum sur le service public postal organise une conférence de presse nationale le 29 juillet 2009 à partir de 11 heures à la Bourse du Travail, rue du Château d’Eau à Paris 11ème. Elle doit se tenir le même jour que le conseil où sera examiné le projet de loi de privatisation postale.

A cette occasion, le Comité présentera le matériel de campagne et les modalités de la votation citoyenne qui se déroulera dans le cadre de la consultation nationale sur la privatisation de La Poste samedi 3 octobre 2009.

Nous vous remercions de votre présence.

contacts : 06 82 19 56 05 – 06 85 76 20 91 – 06 81 15 04 33 - 06 80 35 69 5

N'hésitez pas à consulter le site du Comité national

http://www.appelpourlaposte.fr/

07:02 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la poste, privatisation de la poste | | |  Facebook

22.08.2008

Les syndicats de La Poste veulent mobiliser contre la "privatisation"

Par Céline CASTELLA - PARIS (AFP) - Les syndicats de La Poste veulent mobiliser dès la rentrée contre le changement de statut de l'entreprise publique, dans lequel ils voient une "privatisation", synonyme à leurs yeux d'une dégradation du service aux usagers et de l'emploi des postiers

La direction de La Poste doit présenter en septembre son "projet de changement de statut" visant à transformer l'établissement en société anonyme dès 2009, avant une ouverture de capital de 10 à 20%.

Pour les syndicats, il s'agit de "privatisation": "le changement de statut puis la mise en bourse sont toujours une étape vers la privatisation", selon Joëlle Roeye (CGT). Son syndicat, le premier de La Poste, affirme avoir rassemblé 73.000 signatures sur une pétition contre le projet.

Cinq syndicats (CGT, Sud, CFDT, FO et la CFTC), représentant près de 95% du personnel, ont convenu d'organiser une "journée d'action nationale" à la rentrée. Pour sa part, FO a réclamé au gouvernement un référendum sur le sujet.

Leur première crainte concerne les menaces qui pèsent selon eux sur l'emploi des 280.000 postiers, dont 60% de fonctionnaires, les autres relevant du droit privé.

"La Poste est le premier employeur public et la question de l'emploi est posée. Privatisation est malheureusement toujours synonyme de suppressions d'emploi, on l'a vu à France Télécom", souligne Mme Roeye.

"Nous voulons obtenir des garanties, notamment sur le maintien du statut des fonctionnaires et pour les contractuels", explique Alain Barrault (CFDT), pour lequel le degré de la mobilisation sera "primordial".

Autre sujet d'inquiétude: l'avenir du service public.
"Prétendre que des actionnaires accepteraient de rogner sur leurs dividendes pour financer le service public est une hypocrisie ou une naïveté", affirme FO.

Le contrat de service public signé en juillet par La Poste et l'Etat n'a pas rassuré les syndicats et représente au contraire pour certains un "désengagement" financier de l'Etat.
Le texte confirme pourtant les quatre grandes missions de La Poste: service universel (distribution du courrier six jours sur sept au même tarif partout en France), acheminement de la presse, accessibilité bancaire (ouverture d'un compte pour tout citoyen) et aménagement du territoire.

La direction réaffirme sa volonté de maintenir 17.000 points de contact sur tout le territoire.
Mais pas forcément des bureaux de plein exercice qui offrent un plus grand nombre de services que les relais ou agences par lesquels ils sont souvent remplacés, rétorquent les syndicats.

Selon Mme Roeye, "on compte 5.100 agences et relais pour 11.860 bureaux de poste alors qu'on avait 17.000 bureaux en 2002". Une tendance qui "va s'accélérer avec la privatisation", estime Régis Blanchot (Sud-PTT).

Le projet "signe la réduction du service public pour les usagers déjà en cours: on a vu ces dernières années des services gratuits devenus payants", selon M. Blanchot.

Le suivi du courrier en cas de changement d'adresse "coûtait 16 euros pour un an et aujourd'hui, les postiers sont poussés à vendre un pack accompagné de cinq enveloppes pré-affranchies pour 50 euros par an!", s'indigne le responsable syndical, pour lequel "ce type d'augmentations masquées risquent de se multiplier".

Un point sur lequel la CFDT est plus mesurée: "à partir du moment où la concurrence existe et où on n'a pas réussi à l'empêcher, il y a concurrence sur les prix et on peut pas tout faire gratuit", estime M. Barrault.

26.07.2008

L'ouverture du capital de la Poste se précise

Le projet de transformation de La Poste en société anonyme (SA), qui doit être présenté au gouvernement en septembre, prend forme. Il bénéficie d'une écoute très favorable au sommet de l'Etat, où le statut d'établissement public est vu comme un sujet de friction potentiel avec la Commission européenne et, surtout, comme un handicap pour nouer des alliances internationales et réaliser des investissements lourds.

La Poste française est, avec son homologue du Luxembourg, la dernière en Europe à conserver un statut d'établissement public. Le statut de SA permet d'augmenter le capital d'une entreprise selon ses besoins, et de payer des acquisitions par échange de titres.

Resté secret pendant plusieurs mois, ce projet défendu par le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, qui en fait désormais la priorité de son mandat, a été baptisé du nom de code "Convention". Il doit permettre à La Poste d'ouvrir son capital à des investisseurs, publics ou privés, qui lui apporteront l'argent nécessaire pour financer sa croissance, dans un marché totalement ouvert à la concurrence à partir de 2011.

Si l'objectif est connu (lever 2 à 3 milliards d'euros, sous la forme d'une augmentation de capital), il reste à arrêter les modalités de l'opération. La banque d'affaires Rothschild, conseil du projet, estime que La Poste vaut autour de 10milliards d'euros.

Selon nos informations, une piste privilégiée consisterait, une fois La Poste transformée en SA (à la faveur d'une loi qui pourrait être votée en 2009 voire en 2010), à ouvrir son capital à hauteur de 20% environ sous la forme d'une augmentation de capital, et à la mettre en Bourse. Exactement comme cela a été fait pour EDF et GDF.

Comparée à l'opération de gré à gré, une mise en Bourse présenterait la vertu de la transparence. Elle permettrait aussi, selon un connaisseur du projet, de "créer une référence de marché", c'est-à-dire de mieux connaître la valeur de La Poste. Cela faciliterait ensuite la conclusion d'alliances stratégiques. Le gouvernement aimerait emprunter la voie suivie pour constituer le géant de l'énergie GDF-Suez, qu'il considère comme une réussite industrielle. Dans ce schéma, qui reste une hypothèse de travail, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) aurait sa place. Elle pourrait se voir proposer d'"accompagner" l'ouverture du capital, en en prenant une fraction, une perspective à laquelle le directeur général de l'institution publique, Augustin de Romanet, se dit, en privé, plutôt favorable.La CDC n'a cependant reçu aucune sollicitation directe. De leur côté, les salariés se verraient proposer entre 2% et 3% du capital. Quel que soit le schéma retenu, l'Etat restera majoritaire dans le capital, comme l'exige le préambule de la Constitution pour tout "service public national".

Les travaux avançant vite, La Poste prépare les postiers au changement de statut. Une partie de l'encadrement "supérieur", 15 000 personnes au total sur près de 300 000, est convoquée, du 18 au 21 août, à des réunions de travail avec le cabinet de conseil en ressources humaines Altedia. Ces réunions doivent permettre aux dirigeants de l'entreprise publique de sonder le climat social.

La Poste sait qu'elle ne pourra rien entreprendre sans l'adhésion des postiers. Eprouvés par dix années de restructuration, ceux-ci redoutent d'être soumis à des contraintes de rentabilité insupportables. Ils sont  soutenus par les syndicats, qui promettent une mobilisation forte, à la rentrée, "contre la privatisation de La Poste et la mort du service public postal". SUD-PTT a appelé à une journée d'action intersyndicale  "allant bien au-delà des frontières de l'entreprise", le 4 septembre.

Pour leur part, si beaucoup adhèrent à l'idée d'ouvrir le capital, les 400 cadres dirigeants restent marris de ne pas avoir été mis au courant d'un projet déjà très avancé, alors qu'ils avaient été réunis, le 1er juillet, pour un séminaire stratégique.

"Bourse ou pas Bourse, le jour où le marché postal sera ouvert à la concurrence, des pressions fortes s'exerceront sur le corps social", estime un artisan du projet. Dans un document interne diffusé aux cadres, baptisé "Eléments de langage sur l'évolution de la forme juridique de l'entreprise", la direction de La Poste se justifie : "Si nous voulons continuer à financer le développement des métiers (…), saisir les opportunités de croissance externe pour être une des postes qui structurent le marché européen, il nous faut des moyens supplémentaires, affirme cette note de quatre pages. Nous ne pouvons plus nous tourner vers l'Etat (difficile en période de restrictions budgétaires) et il n'est pas possible d'augmenter notre endettement  (nous ne pouvons emprunter plus sans hypothéquer l'avenir)."

Ainsi engagée, la privatisation partielle de La Poste, qui participe à l'aménagement du territoire, constituera l'un des sujets chauds de la rentrée. Le Parti socialiste a annoncé qu'il créerait "un comité de riposte, avec les élus locaux, pour sauvegarder le service public". A l'UMP aussi, les élus, mieux disposés à l'égard du projet, seront vigilants. Pour le député Jean Proriol (Haute-Loire), rapporteur de la loi postale de 2005, si "la Poste doit rester dans la sphère publique", il y a "des raisons objectives de faire bouger cet outil industriel bientôt confronté à une compétition rude".

Anne Michel LE MONDE

06:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la poste, privatisation de la poste | | |  Facebook

23.07.2008

Pas touche à la Poste !

Non à la privatisation
La direction de La Poste et le gouvernement ont confirmé qu'ils préparaient un projet d'ouverture du capital et donc de privatisation de La Poste.
Les personnes soussignées, postiers, usagers, élus, militants associatifs, citoyens... :
- condamnent toute forme de privatisation de La Poste. Cela ne pourrait qu'entrainer une dégradation supplémentaire du service public postal, une accélération des fermetures de bureaux et des suppressions d'emploi sous la pression des exigences de rentabilité financière
- demandent l'organisation d'un débat public national sur l'avenir de La Poste, pour un service public postal de qualité, sur tout le territoire au service de la population
- appellent à se regrouper dans les localités, les départements et au niveau national pour prendre toutes les initiatives nécessaires pour faire échec à toute privatisation de La Poste.
Signer la pétition : http://www.pastouchealaposte.ras.eu.org/

 
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