La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

05.03.2012

DAL 67 Fin de la trêve hivernale : Manifestation contre les expulsions le samedi 10 mars à 14h30 heures

Comme toutes les années à cette date fatidique qui marque la fin de la trêve hivernale des expulsions locatives, nous appelons à la mobilisation
le samedi 10 mars à partir de 14 h 30 heures Place Kléber.


Pour des mesures concrètes et immédiates :
·     Arrêt des expulsions sans  relogement, des saisies, des coupures d'eau, d'énergie et de chauffage
·     Application de la loi de réquisition sur les logements vacants (10500 dans le privé à Strasbourg) et des Loi DALO et SRU·   

·     Pas plus de 20% de ses revenus pour se loger : baisse des loyers  et des charges! hausse des aides au logement social et aux locataires· 

BAISSE DES LOYERS ET DE L’ÉNERGIEEncadrement et baisse de 10 à 20%  des loyers privés, des charges, hausse des allocations logement, taxation de la spéculation, suppression des cadeaux fiscaux aux riches

Pour la défense du logement social :
·     Arrêt des ventes, des démolitions arbitraires, de la dérégulation des loyers, de la remise en cause du droit au maintien dans les lieux…
·     Réalisation massive de logements sociaux de qualité, dans les villes soumise à la loi SRU (Strasbourg, Haguenau) et dans les autres villes du département
·     Développement et réhabilitation (sans hausse des loyers) du logement des travailleurs migrants, des jeunes et des étudiants .

Pour la solidarité avec les plus fragiles :
·     Reconnaissance des droits des populations ROMS parquées dans des conditions indignes
·     Passer du plan hivernal à une organisation permanente pour aider les sans-abris tout au long de l'année.


Le comité droit au logement du Bas-Rhin
info@dal67.org

25.02.2012

115 du particulier ... du concret !

57 personnes sont mortes dans les rues de France parce que les pouvoirs publics ne respectent pas la législation française en vigueur et notamment l'article 25 de la déclaration universelle des droits de l'homme !

UN DENI de justice sociale qualifié comme une non assistance à personnes en danger !

Depuis trois semaines d'existence, le mouvement citoyen du 115 du Particulier a réussi à abriter plus du double de personnes avec la SEULE GÉNÉROSITE des 6878 membres qui le composent et ce, sans dépenser le MOINDRE SOU DU CONTRIBUABLE, c'est à dire TOI !

http://www.115duparticulier.fr/

Alsace : un père et sa fille de 6 ans logés chez un couple pour 6 mois ; 10 nuits d'hôtel offertes à un jeune ; quelques tentes mises à disposition ...

Des repas offerts, du café, le linge lavé, ...

Inscrivez-vous sur le site et mettez vos propositions en ligne. Vous pouvez nous signaler des personnes abandonnées que vous croisez ...

22.02.2012

Obligation d’accueil inconditionnel des sans abri : 1ère application de l’ordonnance du Conseil d’État, par le TA de Paris

Le Tribunal Administratif de Paris a rendu lundi 20 février en fin d’après midi, une ordonnance en référé liberté, donnant injonction à l’État d’héberger une jeune mère et son enfant, actuellement sans abri, conformément aux articles L 345-2 et suivants du Code de l’action sociale et des familles.

Il reste à la Préfecture de région Ile de France, compétente dans ce domaine, à trouver un hébergement stable, jusqu’à l’orientation de Anne Sofia S., jeune mère de 20 ans et son bébé, sans abri, ayant un petit emploi, et qui lutte pour s’en sortir.

Cette première application concrète de l’arrêt du Conseil d’Etat du 10 février http://www.droitaulogement.org/ ouvre un nouveau contentieux, qui s’éteindra lorsque toute personne sans abri aura accès à un hébergement d’urgence, et y sera maintenu jusqu’à une orientation vers une structure d’hébergement stable,  de soin, ou un relogement, comme l’a prévu la Loi depuis mars 2007.

Nicolas Sarkozy qui avait pris l’engagement qu’en 2 ans, plus personne ne serait contraint de dormir dans la rue  http://www.youtube.com/watch?v=7c0uV9nNaJE   a eu 5 ans pour le faire . La situation s’est même dégradée. Il reste désormais aux sans abris et à ceux qui les soutiennent à faire valoir devant la justice leur droit d’avoir un toit.

Saluons à cette occasion l’action à Toulouse des militants d’associations de défense des sans logis, dont DAL Toulouse, qui après avoir occupé un gymnase ouvert pour les sans abris, ont obtenu que le plan grand froid soit prolongé  http://midi-pyrenees.france3.fr/info/action-coup-de-poing...  Une centaine de sans abris devaient être mis à la rue en toute illégalité, à l’issue de “plan grand froid”.


Un toit c’est un droit !


SAMEDI 10 MARS : MANIFESTATIONS en France contre les expulsions, le logement cher, pour le Droit au logement -  Paris IdF : RV 14h30 à Bastille


31 Mars :  initiatives contre la mise à la rue des sans logis
(fin du plan hivernal)


Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/


DAL fédération participe au réseaux :

NOVOX : Réseau international des mouvements  de lutte des “sans” http://www.novox.org/
ATTTAC : Association altermondialiste contre la spéculation financière
CUT Collectif Urgence un toit  
http://collectifurgenceuntoit.over-blog.com/
La Plate forme logement des mouvement sociaux :  http://contrelelogementcher.org/
  

11.02.2012

Sans-abri : Pour l’application de la loi : RASSEMBLEMENT MERCREDI 15 Février à partir de 14h Métro Rue du Bac

Droit au Logement  

Fédération Droit Au logement – 29 Avenue Ledru Rollin - 75012 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18  • <http://www.droitaulogement.org/>

COMMUNIQUE
Paris le  10 02  2012

Par un arrêt historique rendu aujourd’hui, suite à une requête du DAL et communiqué en début d’après midi, le Conseil d’État a reconnu :
“ qu’il appartient aux autorités de l’État de mettre en œuvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale; qu’une carence caractérisée dans l’accomplissement de cette tâche, peut, contrairement à ce qu’a estimé le juge de référé de première instance, faire apparaître pour l’application de l’article L 521-2 du code de la justice administrative,
une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu’elle entraine des conséquences graves pour la personne intéressée”.

Cette décision permet à toute personne sans abri, quelque soit sa situation administrative, qui a saisi en vain le dispositif de veille social (115 ...) , de saisir le tribunal administratif en “référé liberté”, et d’obtenir une décision portant injonction à l’État de l’héberger.

Cette décision est historique car elle ouvre enfin un recours effectif pour faire respecter les droits de tous les sans abris. En effet, si la loi était appliquée et respectée, il n’y aurait plus de sans abri dans notre pays.
Cet Arrêt impose à l’État de mettre en œuvre tout les moyens nécessaires à leur accueil, et par ce fait, au maintien jusqu’à leur relogement.

L’importance du nombre sans abri, de personnes logées dans des conditions de grande précarité, et de logements vacants justifie d’appliquer également la loi de réquisition, en attendant de réaliser massivement des logements sociaux, et de faire baisser le prix des logements et des loyers.

DAL demande au Gouvernement de tirer immédiatement les conséquence de cette décision, ordonne aux Préfets de mobiliser et si nécessaire réquisitionner tout les locaux et logements permettant la mise en œuvre des droits des sans abri, l’accueil toute personne sans logis, et de ne plus en remettre un seul dans la rue contre sa volonté, et de suspendre les expulsions.

 

Pour l’application de la loi:
RASSEMBLEMENT MERCREDI 15 Février à partir de 14h
Métro Rue du Bac (proximité de Matignon)

 

La décision disponible  sur: http://www.droitaulogement.org/

10.02.2012

Un arrêt historique : Le Conseil d’État reconnaît que le droit à l’hébergement d’urgence est une liberté fondamentale

Par un arrêt historique rendu aujourd’hui, suite à une requête du DAL et communiqué en début d’après midi, le Conseil d’État a reconnu :
“ qu’il appartient aux autorités de l’État de mettre en œuvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale; qu’une carence caractérisée dans l’accomplissement de cette tâche, peut, contrairement à ce qu’a estimé le juge de référé de première instance, faire apparaître pour l’application de l’article L 521-2 du code de la justice administrative, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu’elle entraine des conséquences graves pour la personne intéressée”.

Cette décision permet à toute personne sans abri, quelque soit sa situation administrative, qui a saisi en vain le dispositif de veille social (115 ...) , de saisir le tribunal administratif en “référé liberté”, et d’obtenir une décision portant injonction à l’État de l’héberger.

Cette décision est historique car elle ouvre enfin un recours effectif pour faire respecter les droits de tous les sans abris. En effet, si la loi était appliquée et respectée, il n’y aurait plus de sans abri dans notre pays.
Cet Arrêt impose à l’État de mettre en œuvre tout les moyens nécessaires à leur accueil, et par ce fait, au maintien jusqu’à leur relogement.

L’importance du nombre sans abri, de personnes logées dans des conditions de grande précarité, et de logements vacants justifie d’appliquer également la loi de réquisition, en attendant de réaliser massivement des logements sociaux, et de faire baisser le prix des logements et des loyers.

DAL demande au Gouvernement de tirer immédiatement les conséquence de cette décision, en ordonnant aux Préfets de mobiliser et si nécessaire réquisitionner tout les locaux et logements permettant la mise en œuvre des droits des sans abri, l’accueil toute personne sans logis, et de ne plus en remettre un seul dans la rue contre sa volonté, et de suspendre les expulsions.
----------------------------------

Textes de loi :
Accueil inconditionnel des sans abri :

 
Article L345-2-2  (code de l’action sociale)
« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence.
Cet hébergement d'urgence doit lui permettre, dans des conditions d'accueil conformes à la dignité de la personne humaine, de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l'hygiène, …»

Article L345-2-3 : «
Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation. »
 
 
Loi de réquisition des logements vacants:
Article L641-1 (code de la construction) : « Sur proposition du service municipal du logement et après avis du maire, le représentant de l'Etat dans le département peut procéder, par voie de réquisition, pour une durée maximum d'un an renouvelable, à la prise de possession partielle ou totale des locaux à usage d'habitation vacants, inoccupés ou insuffisamment occupés, en vue de les attribuer aux personnes mentionnées à l'article L. 641-2. »

Soumission : le secteur de l'hébergement du Bas-Rhin "fiche" les personnes précaires, en étant hors la loi

ci -dessous un tract d'information à l'attention des salariés oeuvrant dans le secteur de l'hébergement, tract concernant le logiciel 4D-CHRS dit "Paxtel" et sa mise en place dans le département du Bas-Rhin. Ce logiciel nous est imposé dans le cadre du SIAO.

 Aucun établissement du Bas-Rhin n'a d'autorisation de la CNIL. Il est à ce jour utilisé illégalement. 

 Le risque de "fichage" des personnes en difficulté sociale est réel et inhérent à la conception même de ce logiciel. Il est également un instrument de contrôle des salariés du secteur; contrôle aveugle au sens de nos métiers comme tout contrôle quantitatif.

Ensemble, exigeons le respect du droit et des libertés
Cordialement,

 SDAS-FO-67 secteur Précarité.

------------
SDAS-FO-67
SYNDICAT DÉPARTEMENTAL DE L’ACTION SOCIALE FORCE OUVRIÈRE DU BAS-RHIN
Secteur PRÉCARITÉ sdas67@free.fr / sdasfo67.precarite@gmail.com
Téléphone : 03 88 36 50 15    -    06 15 75 23 82 Adresse : Maison des syndicats - 1 rue Sédillot - BP 12 - Strasbourg cedex Permanences juridiques spécialisées : chaque 2ème mardi du mois, 14-17h, au 4ème étage

LE LOGICIEL 4D-SIAO-115, DIT PAXTEL, EST DE RETOUR !
Le logiciel devant permettre au SIAO de fonctionner est aujourd’hui de retour après qu’une autorisation de la CNIL a été délivrée : mais cette autorisation concerne uniquement un établissement situé à Meaux. Contrairement aux dires des représentants de la société Paxtel, aucune association du Bas-Rhin n’a à ce jour demandé d’autorisation à la CNIL. Plusieurs associations du département l’utilisent pourtant en toute illégalité.
Quelques précisions s’imposent donc sur les obligations des associations qui l’utilisent, ainsi que sur les droits des salariés comme ceux des personnes hébergées. Rappelons la loi, l’article 226-16 du code pénal dispose : « Le fait, y compris par négligence, de procéder ou de faire procéder à des traitements de données à caractère personnel sans qu'aient été respectées les formalités préalables à leur mise en œuvre prévues par la loi est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 300 000 Euros d'amende. »
A défaut de pouvoir s’opposer à sa mise en place effective, tâchons de le rendre inopérant. D’autres solutions sont possibles (nous ferons des propositions en ce sens dans les semaines qui viennent).
Pour les associations qui devront utiliser le logiciel : une autorisation préalable de la CNIL pour chaque association équipée de ce logiciel est légalement nécessaire avant toute utilisation
Pour les salariés qui devront renseigner cette base de données personnelles : l’accord verbal de chaque personne hébergée ou en demande d’hébergement est requis avant d’inscrire son nom dans ce fichier si les deux conditions précédentes ne sont pas réunies, nous sommes en droit (ou en devoir...) de refuser d’y inscrire le nom des personnes que nous accueillons1 aucun champ n’est obligatoire. L’opposition exprimée par une personne hébergée (ou en demande d’hébergement) à renseigner nominativement le fichier ne peut en aucun cas constituer un motif de refus d’orientation ou de non prise en compte de sa demande. Chaque travailleur social se doit d’informer et de sensibiliser les personnes sur leur droit d’accès et de rectification des données qui les concernent
Par ailleurs, malgré les recommandations de la CNIL, le risque de fichage demeure (la CNIL elle-même le souligne). Les données nominatives ne sont pas destinées aux services de l’Etat : ni la Préfecture, ni la DDCS (aux ordres du Préfet et donc du Ministère de l’intérieur, ce qui n’était pas de le cas de la DDASS) ne devraient avoir accès à ces données nominatives. Seules les statistiques leur seraient communiquées. Or, nous connaissons déjà les pratiques inquisitrices de ces institutions : le 115 notamment se plie aux directives (la plupart du temps verbales) de la Préfecture et de la DDCS, abolissant de facto les principes d’anonymat et d’inconditionnalité de l’accueil. Nous savons qu’en toute illégalité les services de l’Etat sont destinataires de l’ensemble des listes nominatives des personnes hébergées.

Exigeons le respect du droit !
1 Si vous ne vous sentez pas en mesure de refuser d’obéir à l’ordre (illégal) d’un supérieur hiérarchique, demandez un ordre écrit..
Paxtel, le retour !    janvier 2012   

08.02.2012

Réunion générale "Droit au logement"

Collectif pour un Pôle public financier au service des Droits

Cette réunion est ouverte à toutes et à tous sans restriction
(y compris naturellement aux organisations qui ne sont pas membres du Collectif)
 
 
 
droit-au-logement-pancarte-maxppp-930620_scalewidth_630.jpg
 
 
 
Le collectif s'est donné pour but de faire progresser le Droit au logement (particulièrement du point de vue de son financement) en débattant avec tous les intervenants qui le souhaitent et qui partagent cet objectif.
 
 
Une réunion "Droit au logement"
et "Pôle public financier au service des Droits !"
est programmée au siège du DAL
29 avenue Ledru-Rollin
le 14 février à 19 h 00
 
 
Jean-Philippe Gasparotto (CGT CDC) nous a informé qu'il pensait être en mesure (en lien avec Jean-Baptiste Eyraud- DAL) de présenter le 1er jet des propositions qui seront examinées par le groupe de travail "Logement" de notre collectif
 
 
Afin de rendre ce travail le plus productif possible et de l'enrichir, il a été décidé de rebondir sur une proposition de rencontre avec Manuel Domergue (Journaliste à Alternatives économique, militant EELV et Jeudi Noir) qui devrait venir accompagné d'autres militants de sa connaissance
 
 
Afin de confronter un maximum de points de vue, toutes les associations intéressées ainsi que tous les syndicats concernés (notamment sans que cela soit exclusif : les syndicats CDC,  Crédit Foncier, Banque postale et Caisses d'épargne ...) sont invités à participer à cette réunion
 
 
Patrick Mony, président de l'Association des familles victimes du saturnisme devrait être présent (sous réserve de disponibilité). Ces anciennes responsabilités au GISTI et à la CIMADE devraient permettre d'aborder un dossier toujours délicat : le logement pour les immigrés et les sans papiers
 
 
De même nos camarades de la CNL, du COPAF, de la Ligue des Droits de l'homme et d'autres organisations,  qui sont sur cette liste de diffusion (ou pas si ce message leur est transmis) sont vivement invités à participer à cette réunion débat qui est ouverte à toutes et à tous.

24.01.2012

Les Réquisition de logements vacants se multiplient : après Rennes et Angers, voici Rouen et Toulouse

Face à l’inaction de l’État en matière de lutte contre la crise du logement, les réquisitions se multiplient :

- ROUEN : le DAL a réquisitionné depuis le 17 janvier, un immeuble vacant depuis plusieurs années, situé 98 rue du Mont Riboudet, ancien foyer de marins du port de Rouen, afin d’y loger des familles prioritaires DALO à la rue, dont une a du se séparer de son enfants après avoir accouché faute d’hébergement, et des familles migrantes.
Contact DAL Rouen: Bernard 06 87 33 12 99

- TOULOUSE, le collectif « urgence un toit » (CREAI, DAL, Enfants de Don Quichotte …) a inauguré ce matin la réquisition de 16 logements sociaux vacants depuis 1 an, 4 rue Abel Autefage, appartenant à « Toulouse Habitat », pour y loger des prioritaires DALO et DAHO, et des familles sans abris.
Contact DAL Toulouse : Luc 06 83 31 88 00

La fédération Droit Au logement, salue ces réquisitions qui après celles de Renne, tout au long de l’année 2011, celle d’Angers en décembre dernier, montrent la gravité de la crise du logement après 10 ans de politiques tournée vers le renchérissement et le soutien à la rente, et rappellent la nécessité urgente d’appliquer les lois de la république (loi DALO, obligation d’accueil de toute personne sans abri, et loi de réquisition sur les logements vacants), de baisser les loyers, taxer la spéculation, suspendre les expulsions et réaliser massivement des logements sociaux… 

D’autres réquisitions pourraient être mises en œuvre dans les prochaines semaines, dans cette phase des Présidentielles, où la question du Droit au logement est marginale, voire inexistante, à une exception près.

Un  toit c’est un droit !!!



 

Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/

Appel contre le logement cher, baisse des loyers, un toit c’est un droit :

http://contrelelogementcher.org/?page_id=261

20.12.2009

Paris: défilé pour les réquisitions

Le Figaro - Quelques centaines de personnes ont manifesté à Paris à l'appel de plusieurs associations pour réclamer l'application de la loi des réquisitions des immeubles vides, a constaté un journaliste de l'AFP. Après un bref rassemblement devant l'église Notre-Dame de Lorette (IXe), le cortège regroupant des militants notamment du Collectif Jeudi Noir, de l'association Droit au Logement (Dal), d'ATD Quart Monde et du Comité des Sans Logis est passé devant plusieurs immeubles vides.

Marchant derrière une banderole proclamant "Urgence, réquisitions", ils ont scandé des slogans appelant à la "solidarité avec les mal logés" ou dénonçant "des expulsions sans relogement". Devant un immeuble de six étages propriété de la Banque de Chine, rue Laffitte (IXe), vide depuis deux ans, Jean-Baptiste Eyraud a interpellé "l'Etat (qui) ne reloge pas les demandeurs de logement, les sans-abri et tous les jeunes qui galèrent tous les jours" à la recherche d'un toit.

Ces immeubles, comme celui de la rue Saint-Marc (IIe) et de la rue Montmartre (IIe) appartiennent à des organismes de crédit ou d'assurance et sont tous vacants depuis plusieurs années. Selon Julien Bayou du Collectif Jeudi Noir, certains bâtiments sont inoccupées depuis 10 ans comme celui de la rue Saint-Marc que le porte-parole de Dal a montré aux personnalités politiques et du spectacle, comme les comédiennes Josiane Balasko ou Miou-Miou.

08.07.2009

Ainsi squattent-ils

MCS INFO http://mcsinfo.u-strasbg.fr/article.php?article_id=11248&...

Avec ses quelque 11 000 logements inoccupés – 8% du parc immobilier privé –, Strasbourg apparaît comme un terrain privilégié pour les squatteurs.

Nombre de squats sont peu organisés et éphémères. Le temps pour les occupants de trouver autre chose », assure Monique Maitte, porte-parole du collectif SDF Alsace.
Le quartier Koenigshoffen-Montagne Verte accueille deux squats organisés et, par conséquent, bien connus de la mairie. Rue de l’Abbé-Lemire, ils sont huit à vivre dans les locaux d'un ancien jardin d’enfants. Installés depuis l’automne dernier, les « squatteurs » – comme ils n’aiment pas qu’on les appelle – ont fait leur chez-eux de cette maison laissée à l’abandon pendant plus d’un an et demi. Ils n'ont pas hésité à retaper les lieux, histoire de pouvoir y vivre, bien sûr, mais aussi d’y organiser leurs soirées débats, projections ciné ou répétitions destinées aux nombreux musiciens qui gravitent autour de ce lieu de solidarité.

« On est là par choix »

Cet après-midi de mai, quelques-uns dessinent une yourte à l’aide d’un architecte, tandis que dehors un étudiant, habitué des lieux, s’occupe du potager. « On est là par choix, lance un résident de 23 ans. On ne se sent pas marginalisé. La plupart d’entre nous pourraient vivre ailleurs, dans du « logement légal». Mais ce qui nous intéresse, c’est la vie en communauté, dans un lieu de solidarité. »
« Une situation inacceptable », pour le maire de quartier Eric Elkouby : « Le tribunal d’instance a rendu une décision d’expulsion en avril, j’attends que la préfecture l’exécute. » Très remonté sur ce sujet, stigmatisant « l’attitude provocatrice de ces gens qui s’attribuent le bien public », Eric Elkouby invoque également l’existence de projets pour la maison de l’Abbé-Lemire : « L’associationFemmes de Parole pourrait installer un foyer d’hébergement d’urgence. » (NDLR : Un vote de la CUS, en décembre dernier, va dans le sens de l’installation d’une maison-relais pour femmes sans domicile fixe.) Du côté des squatteurs, on voit dans ces projets un prétexte à une expulsion express.

Rénover le quartier

Et les riverains dans tout ça ? « On n’a aucun problème avec nos voisins, assure un squatteur. Seule une association, Portes de la Montagne Verte, veut nous voir partir. » Valérie Gobyn, présidente de l’association fait valoir qu’elle ne fait que déplorer que la décision de justice ne soit pas appliquée. Tout est dans la nuance.
Au 2, route des Romains, un autre squat perdure malgré un avis d’expulsion vieux de deux ans. Ici, pour la dizaine d’occupants, c’est discrétion et profil bas. Il s’agit de ne pas réveiller l’attention de la municipalité, qui avait pour projet de « requalifier l’entrée de Koenigshoffen ».
Si l’association artistique que les squatteurs avaient créée continue d’exister, sa publicité se limite au cercle des initiés. Dans tous les cas, la destruction du bâtiment est dans les cartons de la mairie : « On souhaite rénover cette entrée de quartier, y réaliser de nouvelles constructions. Et ça passe par la destruction de la maison », assure Eric Elkouby. L’adjoint PS fustige l’attentisme de ses prédécesseurs qui, selon lui, ont laissé la situation se gangrener. Face aux squats, l’heure est à la réactivité. « Aujourd’hui, confirme Monique Maitte, dès qu’un squat tente de se créer, la municipalité procède à des expulsions. On ne veut pas qu’ils aient le temps de prendre leurs aises. »
Par ailleurs, la porte-parole de SDF Alsace dénonce l’attitude ambiguë de la mairie : « Route du Polygone, il y a un squat mal famé, fréquenté principalement par des drogués. Là, la mairie laisse couler : elle préfère qu’ils restent entre eux ».

Expulsion musclée

SDF Alsace essaye « d’éduquer les politiques aux squats ». Mais trouve qu’ils sont surtout prompts à expulser : l’avancée des projets de remplacement laisse à désirer. En octobre 2006, les 27 occupants du squat du 204 route de Schirmeck, avaient été évacués manu militari par 144 policiers. La précédente municipalité a racheté le site, détruit le bâtiment avec la volonté d’y installer « un projet immobilier d'habitat mixte », une zone alliant commerces et logements privés. Aujourd’hui, si, selon la Ville de Strasbourg, « les permis de construire pour un plan immobilier sont en route », le « 204 » reste un terrain vague.
Anastasia LEVY
Vincent RUCKLY

24.03.2009

Un pied de biche pour Christine Boutin

69 rue de Sèvres : c'est l'adresse d'un bâtiment vide depuis dix ans.

Sa propriétaire le laisse vide, parce que millionnaire, vivant en Belgique et «travaillant» au Luxembourg –elle y possède une SCI-, vide ça lui plait bien. Rien de plus. Occupé depuis un an par une dangereuse bande d'étudiants et de jeunes actifs, le bâtiment a été retapé, remis à neuf : et maintenant ils y habitent. Mais la propriétaire le veut vide et attaque les occupants en justice. Elle a obtenu que ces habitants soient condamnés à 53 000 euros d'amende…

Elle a déjà réussi à faire saisir leurs comptes. Mais finalement, un bâtiment vide depuis dix ans en plein Paris, ça fait réagir, surtout quand la propriétaire s'acharne sur ses habitants. La mairie de Paris a demandé à la préfecture, parce que c'est la seule habilitée à le faire, de réquisitionner l'immeuble.

C'est-à-dire obliger la propriétaire à accepter de l'argent pour que son bâtiment serve à faire du logement. Mais la préfecture c'est l'Etat, et la ministre du Logement –vous n'allez pas le croire- est la sulfurante Christine Boutin qui [défraye la chronique-> http://www.liberation.fr/societe/0101556755-le-preservatif-est-necessaire-admet-boutin], je vous rassure ce n'est pas en parlant de logement.

Bien que parfois on entende de belles phrases comme «[pas d'expulsion sans relogement->http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/03/12/01016-20090312ARTFIG00483-boutin-pas-d-expulsion-sans-relogement-.php]»,

ou encore «[si la situation le nécessite, je ferai appel aux réquisitions->http://www.lefigaro.fr/france/20071020.FIG000000931_boutin_n_exclut_pas_les_requisitions.html]».

On ne peut pas tout à fait dire à quel moment la situation a nécessité des réquisitions : quand les prix se sont mis à flamber (100% d'augmentation des prix du logement en dix ans à Paris), ou chaque jour quand un SDF meurt dans la rue, ou encore en pleine crise économique et que les Français vont avoir de plus en plus de mal à payer leur loyer… mais il semble que ça soit le moment.

Ecoutant le bon sens de certaines phrases de Christine Boutin, les militants du collectif Jeudi Noir ont alors réquisitionné eux-mêmes certains bâtiments vides, comme le 24 rue de la Harpe vide depuis quatre ans, ou encore signalé [quelques dizaines de bâtiments vides->http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&ie=UTF8&msa=0&msid=100071575336921946322.00046292a5b06634687b2&ll=48.85952,2.323608&spn=0.108194,0.450783&z=12] de Paris…

Est venue l'idée que si la ministre du Logement perdait le fil de son travail il fallait le lui rappeler, l'aider à prendre les choses en main. Boutin, telle la Marianne qu'a peinte [Delacroix->http://pagesperso-orange.fr/negrel/images/liberte_delacroix.jpg] devrait non plus saisir un fusil, ni un préservatif d'ailleurs, mais une clé et un pied de biche. La République au service des mal-logés.

Gavroche sur la tête, les militants, n'écoutant que leur courage, ont donné à la République les outils pour régler le problème du logement : après les [propositions politiques->http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080402.OBS7838/mallogement__une_petition_pour_sortir_les_jeunes_de_la_.html], l'expertise [1], les militants de Jeudi Noir ont posé jeudi 19 mars un pied de biche géant au pied de la statut de Marianne, place de la République à Paris (voir ici le making-of). Il ne reste plus qu'à espérer, vu que la situation le nécessite, que la République se donne le moyen de passer enfin aux réquisitions.

La République a les outils à ses pieds, elle n'a plus qu'à s'en saisir. Il parait que c'est une question de volonté politique, d'envie… vous avez dit envie ?

http://ministeredelacrise.blogs.liberation.fr/[1] Jeudi Noir sort un livre début avril, avec constat, propositions, solutions : La fracture immobilière. Le petit livre noir du logement.

09.04.2008

Et une nouvelle réquisition !

En direct du ministère de la crise du logement

Cette fois-ci, nous avons trouvé un immeuble vide encore plus grand que le Ministère de la Crise du Logement, vacant depuis encore plus longtemps, mais toujours au centre de Paris.

Entre nous, on l'appelle «l'impasse». On a essayé d'autres noms, des poétiques, des drôles, des décalés. Aucun ne s'imposant de lui-même, on a remis à plus tard le baptême du nouveau lieu. Mais tout le monde dit «l'impasse» et on imagine mal l'endroit s'appeler autrement, maintenant.

Limpasse16_1_1000 Situé au fond d'une impasse (donc) du IIIe arrondissement, ce bâtiment d'environ 2000 m2 était abandonné depuis bientôt dix ans. Une histoire de famille, dit-on. Abandonné mais pas mort, bien au contraire. Les habitants se souviennent encore des occupants précédents ; rien que d'en parler, certains font de l'eczéma. Il faut dire que les deux derniers groupes de squatteurs n'y sont pas allés de main morte, question ambiance. La teuf en continu, le défilé incessant dans la rue, la musique...

Au commissariat, à la mairie, dans les associations de quartier, personne n'a oublié. Alors quand ils se sont rendu compte que l'immeuble était à nouveau occupé, ça a été la panique. On s'est plaint à qui veut bien entendre, on a écrit à qui veut bien lire, on a pétitionné, on a fait déplacer le commissaire et le maire. Et ils sont venus, pour nous dire qu'on n'était pas les bienvenus, que les squatteurs, ici, on en avait assez vu. Et que si on partait pas de notre plein gré, on saurait nous faire partir de force.

Mais pour nous, il n'était pas question de partir. Une question de principe. Le bâtiment était vide depuis des années. Jamais les propriétaires n'ont su le louer ou le vendre, ni même l'entretenir. Une question de survie aussi. Réquisitionner des bâtiments, ça vient généralement par nécessité, même si ça suscite parfois des vocations. Pour des étudiants, des précaires, des mal-payés, des trop nombreux, des intermittents, des artistes, ceux qui vous servent au fast-food, qui enseignent à vos gosses, qui créent vos programmes télé, qui vous répondent au téléphone. Toute la société en plus jeune, plus précaire, sans garant sur qui s'appuyer.

Pour ceux qui sont arrivés ici le mois dernier, il n'était pas question de lâcher. Mais nous avions pas mal de travail pour arriver à nous faire accepter. Il a fallu nettoyer tout le bâtiment qui était quand même dans un sale état. Repeindre en blanc ou dans une couleur qui s'en approche les murs recouverts de tags, réparer les fuites d'eau... et discuter. Avec la concierge, avec les locataires, les galeristes de la rue, les flics, les vigiles envoyés en renfort. On en a vu, du monde.

Pour un propriétaire, dans pareil cas, il n'y a pas à discuter. Il n'y a qu'à dégager. Assignés en référé, nous avons été condamnés à l'expulsion pour cause de dangerosité d'une partie du bâtiment. Une verrière sur cour prend l'eau et les infiltrations menacent la solidité d'un plancher situé en-dessous. Un squatteur serait même passé au travers lors de la dernière occupation. Nous avons condamné tous les accès à cette partie du bâtiment, monté une palissade, soudé les portes. Tout ceci dûment constaté par un huissier. Et le procès-verbal adressé au commissariat, à la mairie, à la préfecture.

Nous avons rassuré sur nos intentions (pacifiques) et nos méthodes (soft). Au commissariat, nulle plainte nous concernant. Le Collectif logement du IIIe plaide notre cause à la mairie. Des voisins commencent à nous soutenir. Des journalistes, par l'odeur alléchés, racontent notre histoire et relaient notre demande : le bâtiment doit être racheté par la mairie qui doit y construire des logements sociaux.

Hier matin mardi, nous avons invité tous les acteurs locaux à une conférence de presse sur place. Pierre Aidenbaum, le maire, est venu nous soutenir. Mais aussi la députée Martine Billard, des représentants des Verts, du MJS, du PC, tout le Collectif logement du IIIe.

Rien n'est fait, question rachat. Mais nous avons bon espoir. Longue vie à l'impasse !

• Lionel (de Jeudi Noir) • (Photo : Julien Taylor)

02.03.2008

DAL TOULOUSE : Cité Blanche : les locataires empêchent le murage d'un pavillon

Le Comité droit au logement de Toulouse (DAL 31) s'est à nouveau mobilisé aux côtés des locataires de la Cité Blanche, pour éviter qu'un pavillon inoccupé ne soit muré par les services du bailleur Nouveau Logis. Cette cité-jardin ouvrière, près du métro des Trois-Cocus, compte une centaine de pavillons, dont une dizaine est désormais condamné suite au départ des précédents occupants.

Le 18 janvier dernier, les militants du DAL 31 étaient intervenus pour réquisitionner l'un de ces pavillons vides avant qu'il ne soit à son tour, muré. Un travailleur handicapé Bernard, 49 ans, sans logement depuis 4 ans, y a été installé d'office. Depuis cette occupation, le DAL 31 réclame un entretien avec le bailleur Nouveaux Logis, afin notamment de régulariser la situation de cet occupant. « » On attendait une réunion cette semaine et au lieu de ça, nous avons appris que des maçons mandatés par Nouveau Logis étaient sur le point de condamner un nouveau pavillon », raconte Henri Cellié du DAL, « il est scandaleux de murer des habitations quand on sait qu'il y a des gens qui dorment dans la rue », poursuit ce militant.

La société Nouveau Logis qui gère ce parc locatif à vocation sociale serait dans une logique de densification de ces pavillons plein pied et mitoyens. Son directeur général, Frank Blanquer, expliquait dernièrement dans nos colonnes qu'il était hors de question de livrer la cité à l'appétit des promoteurs et que les pavillons étaient murés "pour éviter des phénomènes de squat". Le DAL estime pour sa part qu'il faut conserver une dimension humaine et un esprit populaire à cette cité-jardin des années 50 et que tout projet futur doit aussi faire l'objet d'une concertation en amont avec les occupants actuels .

19.02.2008

LE DAL TOULOUSE (31) RÉQUISITIONNE !

 Source : LIBÉTOULOUSE

Droit au Logement réquisitionne : «il y a 20.000 logements vides à Toulouse»

Dal2Une «réquisition» sans effraction.

Il a suffi de pousser la porte d’entrée. Avant qu’elle ne soit murée par le bailleur, les habitants d’une cité jardin des Izards ont signalé aux militants de l’antenne locale de Droit au Logement (DAL), une maison ouvrière laissée à l’abandon.

Une semaine plus tard, Bernard, 49 ans, travailleur handicapé et sans domicile fixe pendait la crémaillère «chez lui».

Samedi midi, rendez-vous à la  sortie de la station de métro des Trois cocus dans le quartier des Izards. Henry, syndicaliste cheminot et militant du DAL assure l'accueil dans les allées de la cité “Blanche”. Cet ensemble de petits pavillons ouvriers des années cinquante niche au milieu des barres HLM. Allées fleuries, linge sur les fils, îlot de mixité sociale d’avant les plans banlieues et Grand projet de ville…

On rentre par le jardin en friches. Passée l’entrée, la table est mise sur des tréteaux. Pizza, jus de fruits et café.  Après quatre ans passés dans la rue, les halls de gare et les foyers d’urgence «où il faut dormir habillé pour ne pas se faire piquer ses fringues», Bernard le nouvel occupant n’ose pas encore s’approprier complètement les lieux.

Dal1«La première semaine je me levais tôt le matin, et je rentrais tard le soir pour ne pas me faire repérer et risquer l’expulsion immédiate», raconte l'ex-SDF. Soutenu par les militants du DAL, il a cependant décidé de «se faire connaître» en invitant ses voisins à pendre la crémaillère.

Patrick, 48 ans, est le premier d’entre eux à se présenter. C’est lui qui a «signalé» la maison laissée à l’abandon aux militants du Droit au Logement qui tractent «systématiquement dans toutes les cités jardins de la ville et les grands ensembles concernées par le GPV». 

«Cela nous permet de rencontrer les habitants. Certains son inquiets pour leur avenir. Nous les aidons à s’organiser en association de locataires pour faire entendre leurs voix vis à vis des bailleurs. En retour, ils nous signalent les logements inoccupés qui ne sont pas reloués, et ainsi nous faisons converger nos luttes», explique Henry.

«Faute d’actions des pouvoirs publics, nous appliquons la loi de réquisition de 1945. Á Toulouse il y a plus de 20 000 logements vides », ajoute Benjamin, un autre militant du Dal présent chez Bernard.

L’association pour le Droit au Logement estime à 6000 le nombre de sans domicile fixe toulousains. Elle a décidé de faire un exemple de la réquisition de la petite maison de la cité Blanche pour interpeller les candidats aux municipales.

En attendant Bernard a mis son nom sur la boite aux lettres.

Á suivre : L’antenne locale du Dal organise une réunion publique avec les candidats aux municipales le 06 mars à 20h30 salle du Sénéchal.

Jean-Manuel Escarnot

15.02.2008

Tours : 23/02/08 action pour la réquisition des logements vides

Droit opposable au logement : arnaque !

La campagne pour les municipales bat son plein. Tous les candidats font leur éternelles promesses qui n’engagent que ceux qui les croient (dixit Pasqua).

Force est de constater, qu’il n’y a pas grand chose sous le soleil du logement.
Les SDF risquent de le rester encore longtemps ! On nous promet des constructions qui n’égaleront jamais le nombre de logements détruits afin d’aménager des espaces verts pour agrémenter les yeux de ceux qui pourront faire face aux augmentations des loyers.
On nous serine depuis plusieurs mois avec le « droit opposable au logement ». Sur le principe, cette loi pourrait être une avancée. Lorsqu’une personne veut faire exercer ce droit, il lui faudra attendre environ un an pour s’entendre répondre, dans la plupart des cas, qu’on ne peut lui proposer d’habitation faute de logements disponibles.
Encore une fois l’Etat nous fait tourner autour du pot alors que des solutions il y en a ! La maire de Tours a reconnu qu’il y avait 2000 logements vides sur la commune. Pourquoi n’utilise-t-il pas la loi pour demander au préfet de réquisitionner des logements vides et ainsi loger tous ceux et celles qui le souhaitent.

Pourquoi voter pour des gens qui mettent en oeuvre des politiques répressives et de régression sociale (arrêté antimendicité, expulsion, avec l’aide d’un Kärcher, des squatters du Rex, rue nationale à Tours : Sarkozy l’a dit, Germain l’a fait !), alors qu’ils refusent de faire appliquer un texte légalisant la réquisition de logements (loi votée à l’initiative du gouvernement Jospin en 1998).

LE MINISTÈRE DES SANS LOGIS ET DE TOUS LES SANS... est ouvert depuis le 22 octobre 2007. Actuellement, ils hébergent des hommes des des femmes qui n’ont d’autres choix que de se mobiliser pour enfin obtenir un logement décent.
Depuis des mois, les flics nous piquent systématiquement la tente que nous installons en ville pour rendre visible notre lutte. Ils nous la rendent quelques jours après car ils n’ont pas le droit de le faire. Nous sommes toujours confrontés à la même politique de la part des élus : cacher ces pauvres que nous pouvons voir !

Le 23 février à midi nous installerons une tente à l’ORANGERIE (à côté de Jeans Jaurès) et nous vous invitons à partager avec nous des moments conviviaux, un jus de fruit, un café..., quelques chansons. Peut être aurons nous envie de discuter ensemble et voir comment on pourrait en finir avec cette situation inique. Elle consiste à laisser des hommes, des femmes et des enfants dehors alors qu’il y serait si facile de réquisitionner quelques logements pour que chacun, chacune ait un toit !

Droit Au Logement Tours : 06 33 09 69 66
Collectif de Soutien aux Demandeurs d’Asile et aux Sans Papiers : 0634196498 | csdasp37@no-log.org

06:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ministère de la crise du logement, réquisitions | | |  Facebook

11.01.2008

Logement : Les 13 propositions des associations pour sortir de la crise du logement

Logement: 13 axes pour avancer Par Grégory BLACHIER leJDD.fr
Dix-neuf associations qui militent sur la question du logement ont présenté ce jeudi matin le plan transmis au Premier ministre, François Fillon, qui doit les recevoir le 15 janvier. L'objectif de ce collectif est d'obtenir l'engagement du gouvernement sur 13 axes qu'il juge essentiels à la mise en oeuvre du droit au logement opposable et à l'expression d'une nouvelle politique.

Depuis trente ans, disent les 19 associations du collectif, "nous constatons l'échec des politiques publiques dans la prise en charge des mal-logés et des sans-logements". La situation du logement est "scandaleuse", "indigne", il est "grand temps d'arrêter d'envoyer des personnes dans la rue", souligne Olivier Berthe, des Restos du Coeur. Ce combat, que chacun menait dans son coin, elles ont décidé de s'y atteler ensemble, et affichent leur unité comme "quelque chose d'important dans leur histoire commune". Ce jeudi, dix-neuf associations qui militent contre l'exclusion ont donc convoqué la presse pour dire "leur détermination", selon le mot employé par Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre. Le 15 janvier, les représentants du collectif - auquel appartiennent notamment le Secours catholique, la Fnars, les Restos du Coeur, les Enfants de Don Quichotte, la Croix-Rouge ou Emmaüs - seront reçus par le Premier ministre, François Fillon, et souhaitent que le logement soit déclaré "priorité nationale, avec une obligation de résultats".

En préparation de cette réunion, ils ont remis à Etienne Pinte, député chargé de faire le relais dans ce dossier, un plan en 13 axes visant à mettre en oeuvre une politique efficace, et, selon leur diagnostic, qui ne coûterait pas plus cher que la situation, en termes économique et social. Ces engagements balaient l'ensemble d'un processus où, explique Hervé de Ruggiero, directeur général de la Fnars, "prévention, hébergement et logement sont indissociables". En premier lieu, il faut donc prendre des mesures pour cesser "d'alimenter le flux des personnes dans la rue", dit Olivier Berthe. En matière de prévention, deux idées émergent ainsi. L'aide au logement immédiat de personnes qui sortent de structures publiques - hôpitaux, prisons, armée - et constituent l'essentiel des nouveaux sans-abris d'une part, et un moratoire sur les expulsions, qui concernent 10 000 personnes par an, d'autre part. Celui-ci serait fixé jusqu'au 1er décembre 2008, parce que, disent-ils, "on prend le pari d'être au rendez-vous de janvier 2009".

Plus de dignité, d'intimité
Sur l'hébergement d'urgence ou de stabilisation, le collectif demande la réhabilitation des centres existants. "Mais pas uniquement du bâti, précise Jo Héré, du Secours catholique. Il faut aussi ouvrir 24/24 heures, 365 jours par an. Il faut aussi faire le plus possible des chambres individuelles, pour retrouver de l'intimité, de la dignité." Le collectif réclame également de nouvelles places, car "dans certains Centres d'hébergements et de réinsertion sociale, pour une personne accueillie, on en refuse dix", et le renforcement de l'accompagnement social, pour éviter que des personnes ne "se trouvent plusieurs mois sans voir un travailleur social" et soient livrées à elle-même, martèle Didier Cusserne, d'Emmaüs.

"Pas un catalogue"
Reste le logement, objectif final et principal de cette chaîne. Un champ sur lequel l'Etat "partage notre constat, mais est absent, pas assez ambitieux", selon Christophe Robert. Le collectif, qui s'est appuyé sur les conclusions du comité de suivi de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo), oeuvre donc pour que celle-ci soit mise en oeuvre. Entrée en vigueur au 1er janvier, elle est applicable, mais pas en l'état, explique le représentant de la Fondation Abbé Pierre, "parce qu'il y a 600 000 demandeurs potentiels, et 60 000 logements disponibles. On veut donc mobiliser le 1% logement (dispositif basé sur la participation des employeurs au logement), les collectivités, les bailleurs privés. En se cantonnant au contingent préfectoral, on n'y arrivera pas". Plusieurs propositions sont émises: sanctionner les communes qui ne construisent pas les 20% de logement sociaux prévus par la loi SRU, en demandant au préfet de confisquer le permis de construire, sachant que depuis 2000, 150 communes auraient préférer payer une amende plutôt que de faire du logement social. La mobilisation du parc privé pour établir des maisons-relais est également évoquée pour combler un manque criant: seulement 7000 places ayant été construites sur les 20 000 promises il y a un an par le gouvernement. Il serait aussi possible d'aller plus loin que la loi SRU en imposant 20% de logements sociaux dans toute construction de plus de dix logements pour les communes qui ne la respecte pas.

Au final, beaucoup de mesures, d'idées, mais "pas un catalogue", prévient Hervé de Ruggiero. Et surtout, pas une boîte à idées dans laquelle le gouvernement piochera: "C'est un continuum indissociable. On ne peut pas résoudre la question en prenant un bout du paquet. Si le gouvernement perçoit cela, alors il faudra peut-être moduler, car on sait que certaines choses prendront du temps." "Ce n'est pas du chantage, conclut Olivier Nodé-Langlois, d'ATD Quart Monde. On dit à l'Etat: Il faut que vous preniez vos responsabilités et qu'on vous aide, parce qu'on est des gens de terrain." Dans quelques jours, le collectif saura si le gouvernement est disposé à faire ce travail commun, qui permettrait de sortir enfin de la crise du logement.

03:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dalo, hébergement, réquisitions | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu