La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

03.01.2011

Dr Pierre Francès : « Les SDF sont de plus en plus jeunes »

Depuis combien de temps donnez-vous des consultations auprès de SDF et comment êtes-vous arrivé à l'étude que vous avez tirée de cette expérience ? 
Cela fait 13 ans qu'une fois par semaine, de 21 h à minuit environ, je donne des consultations gratuites auprès de sans domicile fixe, à l'hôtel social Solidarité 66. Pendant un an, d'avril 2009 à avril 2010, j'ai dressé une étude sur cette prise en charge. L'objectif était de confronter les résultats obtenus à une étude précédente, faite par un médecin à Nantes, et de voir l'évolution de la population des SDF et de leurs problèmes. 

J'ai pu présenter mon étude au congrès de recherche de médecine générale de Rouen, en novembre ; elle a fait partie des 60 articles retenus sur 250 proposés. Je pense que mon travail a été retenu pour son originalité.

Ce qui suppose que peu de médecins se livrent à ce type de consultations et d'études...

Il n'y en a pas beaucoup qui vont au-devant des SDF mais j'en connais plusieurs qui acceptent de les recevoir dans leur cabinet. Mes confrères ne sont pas dénués d'humanité...

Votre travail porte sur un panel de 629 individus. Pourquoi ce chiffre ?
Ce sont tout simplement les gens que j'ai vus en une année.

En dehors des pathologies, votre étude fait ressortir des éléments importants sur la population des SDF : l'âge, la provenance...

Oui, le facteur de l'âge est important. On voit des gens de plus en plus jeunes dans la rue, des mineurs, du fait de l'éclatement de la cellule familiale ou de galères financières liées à la crise. Le problème dans le cas des mineurs, c'est qu'ils ne peuvent être accueillis par aucune structure, la loi l'interdit. Tout ce que l'on peut faire, c'est appeler un médiateur mais souvent ils sont replacés dans leur famille alors qu'ils l'ont quittée.

On rencontre des jeunes qui ont déjà un passé de placements en foyers et de plus en plus qui viennent de la région parisienne, souvent pour organiser des réseaux de commerces parallèles. Et puis nous voyons aussi des vieux, fréquemment des Algériens qui ont travaillé en France, qui doivent attendre 65 ans pour toucher un peu plus que 100 euros par trimestre. Ceux-là ne sont pas faits pour la rue, ni pour les structures d'accueil où ils sont les proies faciles des voleurs, car personne ne se fait de cadeau. Enfin, il y a ceux qui viennent d'autres régions, poussés par l'héliotropisme.

Quelles sont les pathologies les plus fréquentes chez les SDF ?
Les pathologies psychologiques, les affections respiratoires et pulmonaires car ce sont de gros tabagiques, et des affections cutanées par manque d'hygiène, notamment aux pieds. On note aussi des addictions à la drogue et quand ils ne peuvent pas acheter autre chose, ils ont recours au subutex.

Que peut un généraliste face à des gens atteints d'affections de type psychologique ?
A part les orienter, les cadrer, c'est très difficile car les structures ne sont pas adaptées à ce type de patients. D'autant qu'ils peuvent constituer un danger pour les autres. Un parano, par exemple, vous démolit un système en un rien de temps. Et les éducateurs ne sont pas formés à cet accueil.

Pour les autres pathologies, quand le besoin s'impose, je peux les envoyer à la PASS, la permanence d'accès au service de soins de l'hôpital, ou à la structure de l'Arc-en-ciel. Par chance, j'ai de bons interlocuteurs très fiables.

Comment les SDF accueillent-ils vos consultations ?
Il faut aller à leur rencontre, les apprivoiser car ils sont désocialisés. Ensuite, pour me voir ils s'inscrivent sur une liste. Il y en a qui viennent simplement me raconter ce qu'ils ont fait dans la semaine car ils ont besoin d'être écoutés et que quelqu'un leur dise qu'ils existent. 

Quand ils nécessitent des médicaments et qu'ils n'ont aucune couverture sociale, qui les fournit ?
Je me débrouille avec ce que j'ai en antalgiques ou en anti-inflammatoires, ce que mes patients m'apportent et quand c'est urgent, Solidarité 66 fait une avance à la pharmacie en face de la structure.

Qu'est-ce qui vous a poussé à commencer à vous occuper de SDF, et à continuer ?
Au départ, je n'étais pas « très social » mais le directeur de Solidarité 66 m'a lancé un défi que j'ai relevé. Ensuite, j'ai pu aider quelqu'un à s'en sortir et ça m'a donné envie de continuer. 

Ce qui m'inquiète le plus, ce sont ces jeunes qu'il faudrait pouvoir tirer de la rue. Et puis j'aimerais que mes jeunes confrères soient conscients de la précarité, des pathologies qu'elle entraîne, de l'importance de travailler de façon pluridisciplinaire et avec humanité.

Propos recueillis par Josianne Cabanas

Source : http://www.lindependant.com/articles/2011-01-03/dr-pierre...


28.05.2009

La hausse des aides au logement plombe les comptes de la sécurité sociale

Dans sa note de conjoncture de mai 2009, le secrétariat général de la commission des comptes de la sécurité sociale présente les résultats du régime général pour 2008. Ceux-ci reflètent la situation des quatre branches (maladie-maternité, famille, vieillesse, accidents du travail) à la clôture des comptes, le 15 avril 2009. Ces chiffres devront être confirmés par la Cour des comptes, dans son rapport sur les comptes du régime général, qu'elle doit remettre à la fin du mois de juin.
Si le déficit du régime général enregistré en 2008 (-10,2 milliards d'euros) reste assez proche de celui constaté en 2007 (-9,5 milliards d'euros), cette relative stabilité recouvre toutefois des évolutions très contrastées. Ainsi, au sein de la branche famille, les dépenses d'aide au logement connaissent une brusque poussée : de 1,6% en 2007, leur taux de progression passe en effet à 7,6% en 2008. Les aides au logement versées par la branche famille comprennent l'allocation de logement, l'aide personnalisée au logement (APL), la prime de déménagement et le prêt à l'amélioration de l'habitat. Cette augmentation des aides au logement contribue - avec celle des prestations légales pour la petite enfance (+6%) et des aides aux personnes handicapées (+5,2%) - à une progression des dépenses de la branche famille nettement plus rapide qu'en 2007 (+5% au lieu de +2%).

Cette soudaine envolée des aides au logement a une double origine. La première est conjoncturelle et résulte du report de la révision des ressources des allocataires du 1er juillet 2008 au 1er janvier 2009. Un certain nombre de bénéficiaires ont donc pu continuer de bénéficier d'aides au logement durant six mois supplémentaires, alors que leurs revenus avaient dépassé les plafonds d'accès. Ce phénomène - qui ne peut expliquer à lui seul l'ampleur de l'écart entre 2007 et 2008 - ne se renouvellera pas en 2009. La seconde raison résulte du retournement du marché de l'emploi. Sous l'effet de la montée du chômage et des difficultés d'insertion professionnelle des jeunes, un plus grand nombre de personnes deviennent ou demeurent éligibles aux aides au logement des CAF. L'augmentation du nombre de salariés payés au Smic, mise en valeur par une récente étude du ministère du Travail, va dans le même sens. Sous l'effet d'une augmentation du Smic de 3,2% en 2008 (contre 2,1% en 2007), le nombre de personnes payées au Smic est passé en effet de 12,9% des effectifs salariés du privé en 2007 à 14,1% en 2008. Avec les effets de la crise économique et la précarisation de certains emplois, cette tendance pourrait bien se poursuivre en 2009, contribuant ainsi à une nouvelle hausse des aides au logement versées par les CAF.
Jean-Noël Escudié / PCA

La note de conjoncture de la Commission des comptes de la sécurité sociale (mai 2009).

06:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité sociale, aides au logement, apl, smic | | |  Facebook

19.05.2009

Sécurité sociale : le coût des aides au logement bondit

Chaque nouvelle estimation creuse un peu plus le « trou » de la Sécurité sociale pour 2008. Prévu à 8,9 milliards d'euros en septembre, puis à 9,3 milliards en décembre et à 10 milliards en janvier, le déficit du régime général des salariés du privé l'an dernier devrait finalement s'établir à 10,2 milliards, selon les dernières estimations publiées hier par le gouvernement. Quasi définitifs, ces chiffres doivent encore être certifiés par la Cour des comptes. L'essentiel de la dégradation était connue : elle est due à une moindre progression des cotisations, en raison du retournement du marché de l'emploi.

En revanche, l'impact de la crise en fin d'année dernière sur certaines dépenses sociales assumées par la branche famille n'avait pas encore été complètement évalué. Il ne s'agit pas des allocations familiales de base, qui progressent faiblement, mais d'autres prestations, qui sont versées sous conditions de ressources. A commencer par les aides au logement, qui ont bondi de 7,6 % en 2008, presque cinq fois plus vite qu'en 2007 (+ 1,6 %). Il est vrai qu'une partie de la hausse s'explique par des raisons techniques : la révision des ressources des allocataires, qui se faisait jusqu'à présent au 1er juillet, s'est opérée au 1er janvier 2009 (cela a permis à ceux dont les ressources ont dépassé le plafond de continuer de toucher l'APL six mois de plus).

La branche famille en déficit

La direction de la Sécurité sociale souligne également les effets liés « au retournement du marché du travail ». Les prestations à destination de la petite enfance sont elles aussi en forte hausse (+ 6 %), même si cela s'explique aussi par le dynamisme des naissances. « Ces prestations réagissent très rapidement à la crise, décrypte Jean-Louis Deroussen, le président (CFTC) de la Caisse nationale des allocations familiales. Dès que les ressources baissent, les prestations sont ajustées à la hausse. »

Résultat, la branche famille a affiché un déficit de 348 millions d'euros l'an dernier, alors qu'un excédent du même ordre était encore prévu en décembre. La tendance va s'accélérer cette année. « Les aides au logement (...) et d'autres prestations coûteront plus cher », a déjà prévenu le ministre du Budget, Eric Woerth (« Les Echos » d'hier).

V. C., Les Echos

07:14 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité sociale, aides au logement, apl, api | | |  Facebook

15.02.2009

Janine Thombrau écrit à sa CPAM qui lui refuse le kiné, pourtant indispensable

A : C.P.A.M.
Madame le Médecin conseil
14 rue du Cirque Romain
30 921 Nîmes  cedex 9


Madame,

A la suite de votre courrier me refusant des déplacements « Bellegarde / Tarascon » afin de me faire soigner par un Kinésithérapeute, spécialisé dans ma pathologie (SEP, évolutive rapide et particulièrement sévère), je doute fortement de votre qualité et de vos compétences de « Médecin ».

Je pense , je suis sûre, que vous êtes devenue exclusivement  « comptable »  des deniers de la Sécurité sociale et que, vous appliquez à la lettre, sans état d’âme, les directives de votre ministère.

Les malades sont coupables du déficit de la Sécurité sociale…

Ils doivent le payer.

Cher !

Quitte à ne plus se soigner.

Et ce ne sont pas les labos (Sanofi Aventis, près de 8 milliards d’€ de bénéfices nets = + 9% par rapport à 2007 …  Roche : 7,3 milliards…  ) … Les taxes non perçues sur le tabac et l’alcool … Les fleurs à certaines entreprises et à l’état qui ne payent pas toutes leurs cotisations… Les taxes non payées sur les emplois aidés…

Qui sont responsables de ce gouffre…

Entretenu.

Bien évidement…


Ce sont les malades !
Même si ils ont cotisé toute leur vie.

Il ne me reste que peu de chose à faire.


- Trouver un praticien compétent à plus de 50 Kilomètres. ????????? C’est le sens de votre lettre. Et je connais de très bons thérapeutes à Marseille : je fais partie du réseau PACASEP.

- Arrêter de me soigner. Ce qui coûtera bien plus cher, m’obligeant à  aller dans des centres de Rééducation spécialisés, au moins deux fois par an.

- Souhaiter que la  Ministre de la santé et ses « mandataires » soient rapidement atteints d’une maladie dégénérative rapide et évolutive. Tout en ne survivant qu’avec l’AAH. On a le droit, même malade, de rêver !

-  Perdre le plus minime espoir de ralentir l’avancée de ma maladie. Et abandonner tout combat… Cesser de vivre pour résumer.

« Cotiser selon ses moyens, être soigné selon ses besoins. » Tel est le principe fondateur de la Sécurité sociale, défini pendant la Seconde Guerre mondiale par le Conseil national de la Résistance. Mais aujourd'hui le droit à la santé pour tous serait partiellement remis en cause au nom de la lutte contre le déficit de la Sécu… La logique de rentabilité réclamée par l'Etat n'est pas toujours compatible avec la logique médicale. Comme le dit un médecin, il est plus rentable d'amputer un patient que de prendre le temps de le soigner... »

Dormez bien…

Reniez votre serment d’Hippocrate.

Ou battez vous !


Janine Thombrau

06:18 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sÉcuritÉ sociale, cpam, janine thombrau | | |  Facebook

11.01.2009

Le film de Jacques COTTA "Dans le secret de l’accès aux soins en danger"

Est diffusé sur France 2 le jeudi 15 janvier à 22 h. 40 Durée: 56 minutes.

Attention ce film retiendra votre attention ... A ne pas manquer, si vous ne voulez pas perdre la santé !!!

Au nom du déficit, l’idée selon laquelle la sécurité sociale n’est plus viable, est répandue quotidiennement : déremboursements, franchises médicales, augmentation du risque à charge pour les patients ……..

Mais il y a plus ! C’est le principe même qu’incarne la sécurité sociale qu’il faut casser. Il est en effet inacceptable pour les rendements financiers, les fonds de pensions et autres fonds spéculatifs qui cherchent dans la privatisation des services publics de nouveaux secteurs à fort rendement, que persiste un secteur dans lequel les citoyens peuvent payer en fonction de leurs moyens et recevoir selon leurs besoins.

Les citoyens dans leur grand nombre sont les premiers à subir les conséquences d’une telle politique. La question de la santé encore une fois est la plus démonstrative. Là où les services ferment, ce sont souvent les risques vitaux qui augmentent pour une population qui n’a pas le choix.

Les exemples abondent...

L'économiste Jean de Kervasdoué, spécialiste des questions de santé, écouté de tous les gouvernements depuis 1981, fait parler les chiffres. Nicolas Sarkozy exprime sa vision de la santé. Roselyne Bachelot parle de la mise en oeuvre de la politique gouvernementale. Et François Fillon exprime ses priorités. Et derrière tout cela, quid des malades confrontés à l'accès aux soins ? Affections bénignes, affections graves prises en charge à 100 %... Franchises médicales, déremboursements, dépassements d'honoraires... l'accès aux soins est-il en danger en France ? (Programme TV. com)

Les réalisateurs de L’accès aux soins en danger”, Jacques Cotta et Pascal Martin confrontent les propos des décideurs politiques en matière de santé à ceux des malades, du corps médical et d’économistes spécialistes des services de santé.

Les témoins, choisis par les réalisateurs du film, dénoncent les décisions prises par le Président. “L’aide aux remboursements des médicaments, les franchises médicales, les dépassements d’honoraires, la loi de janvier 2008, explique Bruno Pascal Chevalier, un assistant social malade du sida, laissent à la charge des patients une part financière de plus en plus importante pour assurer leurs soins”.

Quand ils le peuvent… Car beaucoup, à choisir entre se loger, se nourrir ou se soigner, préfèrent renoncer aux traitements, faute de moyens.

L’avenir des hôpitaux ne présage rien de bon. Pour l’économiste Jean de Kervasdoué, les risques d’une autonomie de gestion sont réels. Parmi eux: faire sortir le patient trop tôt, privilégier l’hospitalisation en deux temps, plus rentable que deux jours passés à l’hôpital, et fermer certains services (comme les maternités) pas assez intéressants budgétairement.

Quant aux actes médicaux, il suffit de préciser qu’éviter une amputation n’est pas rentable pour entrevoir les dérives possibles.  (nouvelobs.com)

08.01.2009

STRASBOURG - Les syndicats de la santé mobilisés pour la visite de Sarkozy

Les syndicats des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) ont annoncé aujourd'hui un préavis de grève pour le 9 janvier à l'occasion de l'inauguration par le président Nicolas Sarkozy du nouvel hôpital de la ville.

Dans un tract commun (CFDT-CFTC-CGT-FO-Sud Santé et Unsa), les syndicats invitent les personnels à se rassembler vendredi près du Nouvel Hôpital Civil (NHC) que le président doit inaugurer en matinée avant de présenter ses voeux aux personnels de santé et évoquer la situation de l'hôpital en France.

«Nous voulons présenter à Monsieur Sarkozy le vrai malade: l'hôpital public» annonce le tract qui dénonce l'obligation de «rentabilité» de la Santé alors que les HUS accusent un déficit de 30 millions d'euros.

La CGT, deuxième syndicat aux HUS, a précisé mardi lors d'une conférence de presse qu'avant même l'annonce de la visite présidentielle, elle avait déposé un préavis de grève pour ce jeudi, renouvelable par 24 heures.

Michel Lacher, responsable du secteur santé à l'UD-CGT du Bas-Rhin, a indiqué que son syndicat «se joint bien sûr au mouvement vendredi».

8.500 agents et 2.000 médecins employés aux HUS

Il a dénoncé les «astreintes à domicile sans indemnisation», «les temps partiels avec des horaires de temps plein», «le manque de personnel le week-end» et les «horaires décalés».

Le syndicaliste s'est aussi dit inquiet pour l'emploi à la veille d'une série de réunions, en janvier, où pourraient être annoncées par la direction des compressions d'effectifs.

Jean-Marc Sins, de la CFTC-santé, a dénoncé pour sa part un récent décret fixant, selon lui à la baisse, le nombre de personnels employés de nuit dans les unités de soins intensifs cardiologiques.

Les services d'urgence et les moyens accordés au secteur hospitalier ont nourri une vive polémique fin 2008 en France avec la survenue de plusieurs incidents graves au cours des dernières semaines: décès d'un bébé de 6 mois et d'un garçon de trois ans à la suite d'erreurs humaines, décès d'un patient de 57 ans, après une longue recherche d'un lit en réanimation.

Les HUS emploient 8.500 agents et 2.000 médecins. Le NHC, en service depuis un an, a une capacité de 715 lits et emploie 2.700 personnes, dont un demi-millier de médecins.

Fédération du Bas-Rhin du Parti Communiste Français

18 rue de la Division Leclerc - 67000 - Strasbourg

Tél : 03 88 23 00 34

Mél : pcf.67@noos.frPCF.Fede-67@wanadoo.fr

02.01.2009

Le film de Jacques COTTA: "Dans le secret de l’accès aux soins en danger"

Est diffusé sur France 2 :

Le: jeudi 15 janvier

A : 22 h. 40

Durée: 56 minutes.

Attention ce film retiendra votre attention ... A ne pas manquer, si vous ne voulez pas perdre la santé !!!

Au nom du déficit, l’idée selon laquelle la sécurité sociale n’est plus viable, est répandue quotidiennement : déremboursements, franchises médicales, augmentation du risque à charge pour les patients ……..

Mais il y a plus ! C’est le principe même qu’incarne la sécurité sociale qu’il faut casser. Il est en effet inacceptable pour les rendements financiers, les fonds de pensions et autres fonds spéculatifs qui cherchent dans la privatisation des services publics de nouveaux secteurs à fort rendement, que persiste un secteur dans lequel les citoyens peuvent payer en fonction de leurs moyens et recevoir selon leurs besoins.

Les citoyens dans leur grand nombre sont les premiers à subir les conséquences d’une telle politique. La question de la santé encore une fois est la plus démonstrative. Là où les services ferment, ce sont souvent les risques vitaux qui augmentent pour une population qui n’a pas le choix.

Les exemples abondent...

19.11.2008

La lutte nationale des CAF a commencé

Les fédérations CGT et FO avaient appelé à une réunion le 13 novembre à la Bourse du Travail à Paris de délégués des 123 CAF de France. Au moins 55 CAF étaient représentées.

Etaient aussi venus des représentants de syndicats SUD et CFTC.

Les délégués présents ont décidés de faire du 20 novembre,  jour de la réunion des présidents de CAF à Blois, une "journée CAF morte", et de la poursuivre par des débrayages reconductibles, sur les revendications suivantes :

  • L'augmentation de la valeur du point à 10 €,
  • La redistribution de la totalité des excédents budgétaires du personnel 2006/2007, soit 41,5 Millions d'€,
  • La revalorisation des métiers CAF avec l'attribution du coefficient selon l'emploi et la qualification,
  • La défense de la branche Famille au sein de l'Institution et de notre Convention Collective Nationale,
  • Le maintien des Caisses de plein exercice,
  • Le maintien de tous les services, établissements et oeuvres sociales, et l'arrêt des privatisations de certaines missions (GED),
  • La transformation des contrats précaires en CDI, le remplacement de tous les départs par des CDI et des embauches pour le RSA, l'action sociale...

Pour manifester notre volonté commune, il est proposé d'organiser des débrayages hebdomadaires :

tous les lundis : Basse Normandie + Haute Normandie + Centre + Picardie + Paris + Ile de France (27 Cafs)
tous les mardis : Bourgogne + Auvergne + Rhône Alpes + Midi Pyrénées + PACA (34 Cafs)
tous les jeudis : Aquitaine + Languedoc Roussillon + Poitou Charentes + Limousin + Pays de Loire + Bretagne (28 Cafs)
tous les vendredis : Franche Comté + Alsace + Lorraine + Champagne Ardennes + Nord Pas de Calais (25 Cafs)

En espérant être rejoints par tous les autres organismes de sécurité sociale car c'est tout ensemble qu'on peut gagner !

06:33 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : caf, sécurité sociale | | |  Facebook

01.10.2008

Les grandes lignes du PLFSS 2009

Les travaux de la Commission des comptes de la Sécurité sociale révèlent l'urgence d'un redressement du régime général largement déficitaire. Le plan gouvernemental projette un retour à l'équilibre pour 2012 grâce à des mesures d'économies, de transferts financiers et de nouvelles recettes.
Le 15 octobre, le Conseil des ministres examinera le projet de loi.

dLire l'article et consultez le rapport

06:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : plfss 2009, sécurité sociale | | |  Facebook

11.09.2008

Le rapport annuel de la Cour des comptes sur la Sécurité sociale

Voici les principaux points du rapport annuel de la Cour des comptes sur la Sécurité sociale, qui porte principalement sur les comptes sociaux de 2007.


ÉQUILIBRE DES COMPTES SOCIAUX

- La Cour "insiste sur l'urgence d'adopter des mesures de redressement volontaristes".

- Elle juge nécessaire une restructuration de la dette accumulée par la Sécurité sociale et estime qu'il faut "revenir rapidement à un équilibre pérenne des comptes des régimes".


EXONÉRATIONS DE COTISATIONS SOCIALES

- La Cour recommande de "réviser les dispositifs des exonérations ciblées", en les limitant par exemple aux entreprises de moins de 20 salariés" et de "resserrer le dispositif des exonérations générales", en abaissant le seuil de rémunération concernée.

- Elle juge, visant notamment la loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d'achat), que les différentes mesures d'exonérations forment un système "rendu complexe par l'assignation à un même instrument de politique publique d'objectifs multiples et conflictuels".


ASSURANCE-MALADIE

- La Cour déplore "le caractère artificiel de la fixation" des objectifs annuels de dépenses de la branche, "trop volontaristes pour les soins de ville et trop laxistes pour les soins hospitaliers".

- Elle recommande à l'État de cadrer davantage, notamment sur le plan budgétaire, les négociations entre l'assurance-maladie et les professions médicales. Et suggère de conditionner "les revalorisations accordées aux résultats effectivement obtenus".

- Le rapport juge que les transferts de prise en charge de la Sécu vers les complémentaires santé n'ont pas permis de freiner la croissance des dépenses de santé. Il ajoute que la protection complémentaire a un coût élevé "tant pour les finances publiques, sous forme d'exonérations fiscales et sociales, que pour les ménages".

- Les mesures récentes pour favoriser les regroupements d'officines pharmaceutiques, en surnombre, ne "sont pas à la hauteur des enjeux", juge la Cour, qui estime que réduire les marges des pharmacies aurait plus d'effets.

- Le rapport préconise "d'amplifier" les restructurations hospitalières.

- La Cour estime que l'accord conclu en septembre 2008 entre l'assurance-maladie et les infirmières libérales, prévoyant des mesures de régulation démographique, comporte un risque de "limitation des places des SSIAD" (services de soins infirmiers à domicile), qui permettent une prise en charge "à moindres frais" des soins aux personnes âgées.


RETRAITES

- La Cour recommande de "recentrer" l'attribution du minimum contributif versé à certains retraités. Elle propose d'en exclure "les polypensionnés bénéficiant de pensions élevées ainsi que certains bénéficiaires qui devraient relever du minimum vieillesse". Il s'agit de concentrer cette allocation sur les assurés ayant droit à une retraite à taux plein, mais ayant perçu des salaires trop modestes pour leur apporter une pension suffisante.


FAMILLE

- La Cour juge que la PAJE (prestation d'accueil du jeune enfant) est "plus coûteuse que prévu" et qu'elle ne permet pas aux parents de choisir librement leur mode de garde.

Elle propose qu'elle tienne mieux compte des revenus des familles et recommande de réduire l'aide pour la garde à domicile, onéreuse et bénéficiant surtout aux familles aisées.

Elle propose aussi de réduire la durée du congé parental afin d'éviter l'éloignement durable des mères du marché du travail.

source le point.fr

07:01 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité sociale, exonérations, assurance maladie | | |  Facebook

14.08.2008

Strasbourg : le collectif MANISOL vous invite à le rejoindre

Communiqué :
Un an après l’instauration des franchises, ce sont les malades de longue durée qui sont les plus affectés dans leur quotidien et leur parcours de soins.

MANISOL est un collectif, regroupant une dizaine d’associations dont « Aides 67 », « SOS Hépatites Alsace », « Médecins du Monde », « Espace indépendance », « Action Sida Ville », « Réseau Micro Structures », « Parenthèses », « Sida Info Service » et « I Care», « La Bredeler’s Lad », « Les rats des Arts », avec le soutien du COREVIH.

Le 19 septembre le collectif organise, une manifestation dans les rues de Strasbourg.

À partir de 10 heures et jusqu'en fin d'après midi, les membres des associations qui forment la coordination se retrouvent dans les rues de STRASBOURG afin d'expliquer et de sensibiliser la population aux différents aspects de ces franchises. Une pétition contre, sera présentée aux personnes démarchées, dans le but de l'envoyer à la fin de la journée, à la CUS et aux Ministères concernés.

Le lendemain, Le samedi 20 Septembre, une conférence Débat aura lieu à la maison des associations de 15 heure jusqu’à 18 heure avec Bruno Pascal Chevalier (président du Patchwork des noms), à l’origine du collectif : « ensemble pour une santé solidaire. »

Par ce que l'on connait déjà la finalité de ces créations de franchises: en finir avec la prise en charge "à la française" au profit d'un système de soins le moins efficace au monde... celui des "anglo-saxons".

Halte à la casse de la sécurité sociale.

Signer la pétition.
Pour un accès aux soins solidaire et universel.

www.MANISOL.org

13.08.2008

Souris En Posologie

Souris En Posologie

"Des souris recevant l'équivalent de six à huit tasses de café par jour étaient protégées contre le développement de la Sclérose En Plaques dans une recherche de l'Université Cornell présentée à la conférence Experimental Biology 2008."

La caféine empêche l'adénosine - une molécule qui est un des quatre composants de base de l'ADN - de se lier à un capteur de cette molécule chez la souris.

L'adénosine, une molécule très commune dans le corps humain joue un rôle clé dans la biochimie du sommeil, l'éveil et le transfert de l'énergie.

Quand l'adénosine ne peut pas se lier à ce capteur, cela empêche certains globules blancs de jouer un rôle central dans les réponses immunitaires du corps en ne pouvant atteindre le système nerveux central et déclencher une série de réactions conduisant à une encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EIE) qui est la maladie modèle animale pour la sclérose en plaques.
«C'est une découverte exaltante et totalement surprenante qui pourrait être très importante pour la recherche sur la sclérose en plaques et d'autres maladies»,

juge Linda Thompson une cancérologue de l'Oklahoma Medical Research Foundation, une des principales co-auteurs de ces travaux parus dans les Annales de l'académie nationale des sciences (PNAS) datées du 30 juin.…

Cette recherche a été menée en collaboration avec l'Université de Cornell (New York) et l'Université de Turku en Finlande.

« Boivez » du café et vous ferez faire des économies à la CAF et à la SÉCU.

Je l’ai fait…

RATÉ !

Et pourtant ...

Pendant des années et des années ...

Au moins une cafetière par jour !

Serré, déca (Beurk !), « eau sale » en Kréol réunionnais, jus de chaussette, caoua, petit jus, expresso, grand ou petit noir, avec ou sans lait, Turc ou Irish, frappé ou Liégeois

Le CAFÉ immuniserait les souris De la Sombre Enervante Parasitegrâce au Subtil Extrait du Percolateur ?

Voilà un « SCOOP » qui va Surprendre, Ebahir, faire Pavoiser les victimes de la sclérose en plaques.

Mais ! De quelles souris s’agit-il ?

Là, est le « schimili ... Schimili... Schmilblick » !

Sont-elles ces petits mammifères qui font paniquer les donzelles ?...

La mignonne « créature verte et sportive » de la contine, les faisant grimper aux rideaux, de leur enfance ?...

Ou la poupée qui fait OUI pour quelques euros de plus ?...

Je me permets donc de contester cette fausse affirmation.

ET, parole de souris sage, et vertueuse, vous affirme ici qu’ex « caféinomâne », on nous prend encore pour des cons !

Et, sans considération Aucune pour ces Affabulateurs de la Haute recherche scientifique, leur CONseille de reCONsidérer CONsciencieusement cette CONnerie… CON !

Des Souris En Perfusion ?

T’es pas CAF ?

http://motspourmaux.perso.cegetel.net/

06:33 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sep, sclérose en plaques, caf, sécurité sociale, aah | | |  Facebook

19.07.2008

Edvige, ce nouveau fichier qui fait polémique Anne-Cécile Juillet

Le Parisien - Pour de nombreuses associations cette nouvelle base de données est une atteinte manifeste aux libertés. Pour le ministère de l'Intérieur ce fichier correspond simplement à l'informatisation de l'ancienne documentation des renseignements généraux.

PROMULGUÉ par décret le 1er juillet dernier, le fichier Edvige - pour exploitation documentaire et valorisation de l'information générale -, fait bien plus parler de lui que ses auteurs ne l'auraient souhaité. La Halde, Haute Autorité de lutte contre les discriminations, a été saisie et la Commission nationale informatique et libertés, quoique consultée avant la création d'Edvige, reste circonspecte quant à certaines de ses prérogatives.

Edvige correspond à une partie de l'ancien fichier des renseignements généraux (RG), dont Michel Rocard, en 1991, avait rationalisé et officialisé l'existence.

La réorganisation des services de renseignements crée aujourd'hui deux nouveaux pôles. D'un côté la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), qui regroupe l'ancienne DST et certains services des RG. Ceux des renseignements généraux qui n'ont pas rejoint la DCRI sont regroupés à la sous-direction des informations générales (Sdig). Edvige regroupe les renseignements glanés par la Sdig. La DCRI possède elle aussi son fichier d'informations, qui s'appelle Cristina. Contrairement à Edvige, Cristina est classifié secret-défense. Aucune autorité, quelle qu'elle soit, de type Halde ou Cnil, ne peut y avoir accès.

Cette base centralise des données sur des personnalités politiques, syndicalistes étudiants ou en entreprises, dirigeants économiques, religieux, ou associatifs. Peuvent se retrouver consignées des informations ayant trait à l'état civil, à la profession, l'immatriculation des véhicules, des données fiscales et patrimoniales, des signes physiques particuliers, par exemple. Ces données concernent des personnes susceptibles de « perturber l'ordre public, en tant qu'auteurs, mais aussi en tant que victimes », explique-t-on place Beauvau.

Dès 13 ans, les mineurs deviennent susceptibles d'être inscrits. 13 ans, c'est l'âge fixé par la loi pour la responsabilité pénale. « Dans un trafic de drogue, on sait que les trafiquants n'hésitent pas à utiliser des jeunes mineurs pour faire le guet ; ils le font car ils pensent que ces mineurs ne seront pas repérables. Connaître ces jeunes permettra de remonter la chaîne du trafic », argumente le ministère de l'Intérieur.

Pour les associations, « une régression des droits et des libertés ». Les mentions de l'état de santé, de l'orientation sexuelle ou du statut sérologique peuvent être consignées. Des points « scandaleux et hautement liberticides », selon Jean-Luc Romero, président des Elus locaux contre le sida, qui, avec 24 autres associations de défense des droits des homosexuels, a saisi la Halde. Depuis le début de la semaine le nombre d'opposants à ce fichier informatisé ne cesse de croître, une pétition rassemblait hier près de 27 000 signatures à l'appel de 230 associations, collectifs, partis et syndicats, comme Attac, la FCPE ou le Syndicat de la magistrature.

Le Conseil d'Etat a été saisi au contentieux par ces associations. Même si sur le plan administratif il a déjà entériné le texte, il peut encore l'amender sur le plan juridique. La Halde, elle, si elle désignait Edvige comme discriminatoire, rendrait un simple avis de principe.

Un accès limité et contrôlé. Seuls des fonctionnaires de police, dont chaque acte, consultation et modification sont consignés, ont accès à Edvige. Par ailleurs, tout citoyen peut toujours demander à consulter sa fiche et a le droit de rectifier les informations qui y figurent.

13:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : non a edvige, malades, sÉcuritÉ sociale, ald, militants, fichage, rg | | |  Facebook

18.07.2008

Malades : souriez, vous êtes fichés !

- Communiqué de presse - AIDES
Les réponses de Gérard Gachet, porte-parole de Michèle Alliot-Marie, faites à Têtu au sujet des inquiétudes face au fichier Edvige sont inadmissibles. Le Ministère de l’Intérieur reconnaît ficher les militants et la cause pour laquelle ils militent contrairement à la loi du 6 janvier 1978, qui prévoit qu'«il est interdit de collecter ou de traiter des données à caractère personnel […] relatives à la santé ou à la vie sexuelle [des personnes]». En enregistrant les données personnelles des militants qui luttent contre le sida ou les discriminations vécues par les séropositifs et les homosexuels, c’est l’engagement citoyen qui est visé.

D’un côté le gouvernement démantèle la Sécurité Sociale et de l’autre il développe un arsenal de surveillance des citoyens qui s’opposent à ses décisions. Aujourd’hui ce sont les malades qui sont concernés. Défendre les droits de tous à la santé est une activité sous surveillance. Dans un contexte de réformes mises en place au rouleau compresseur, les malades, en plus d’être coupables, doivent se taire et accepter la remise en question de leurs droits. La défense de sa propre santé devient suspect, source potentielle de troubles à l’ordre public.

Pourtant, comme on vient de le constater lors de la tentative de remise en cause du remboursement à 100% des médicaments à vignette bleue pour les malades atteints d’ALD, la mobilisation et la vigilance des malades militants face aux provocations à l’encontre des malades sont essentielles.

AIDES a rejoint le collectif ‘Non à Edvige’ qui dénonce « des atteintes à la vie de notre démocratie » et a signé l'appel « Pour obtenir l'abandon du fichier Edvige » http://nonaedvige.ras.eu.org .

06:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : non a edvige, malades, sÉcuritÉ sociale, ald | | |  Facebook

28.06.2008

Une émission de France 5 (C dans l'air) sur la SÉCU

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=accu...

06:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sécurité sociale, franchise médicale, sarkosy | | |  Facebook

26.06.2008

Communiqué : Collectif de travailleurs sociaux : "Alerte sociale 91"

ALERTE ET RESISTANCE http://social.societal.free.fr/?p=456
Nous sommes quelques travailleurs sociaux qui intervenons dans des institutions diverses : service social départemental, service social de la sécurité sociale, association.

Depuis le début de notre « jeune » carrière professionnelle, nous assistons à une transformation brutale du métier que nous avons choisi. Cette transformation est très étroitement liée à la transformation du mode de société que nos gouvernants successifs impulsent : passage d’une logique de solidarité collective à une valorisation de la réussite personnelle / stigmatisation des « pauvres » considérés comme seuls responsables de leur situation. Arsenal d’outils destinés à faciliter l’accroissement de la richesse des classes dominantes / arsenal d’outils de contrôle et de répression des classes pauvres.

Nous n’avons plus envie de considérer ces dérives comme une fatalité et souhaitons trouver des moyens de réagir. Il nous est paru primordial de nous regrouper d’où l’idée de création d’un collectif, destiné à fédérer la volonté de résister des travailleurs sociaux.

Résister à quoi ?

* Résister aux dérives conséquentes de la logique marchande de la sécurité sociale.
* Résister aux dérives sécuritaires de l’action sociale.
* Résister à la transformation des travailleurs sociaux en simples agents de contrôle.
* Résister à une forme de travail social qui se pose de plus en plus comme réponse aux préoccupations budgétaires des décideurs.

De quelle façon ?

* Recueillir et analyser toutes les dérives que nous connaissons dans notre pratique professionnelle
* Informer le plus largement possible des constats que nous aurons faits.
* Sensibiliser et mobiliser les étudiants en travail social, les travailleurs sociaux, les usagers, l’opinion publique.
* Interpeller les pouvoirs publics.

Par quels moyens ?

Bouche-à-oreille, tracts, pétitions, manifestations, rassemblements, organisation de rencontres, presse.

Rejoignez-nous, nous attendons vos idées et votre énergie.

Alerte sociale 91

13:40 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail social, travailleurs sociaux, sécurité sociale | | |  Facebook

Un tour de passe-passe en vue pour escamoter la dette de la Sécurité sociale Un tour de passe-passe en vue pour escamoter la dette de la Sécurité sociale

Par Jacques Bichot économiste, professeur à l’Université Jean-Moulin (Lyon III).

Un soi-disant « plan du gouvernement pour apurer la dette de la Sécurité sociale » (Les Echos du 9 juin) vient d’être esquissé. Comme on va le voir, ce plan est inquiétant : il témoigne d’une volonté délibérée d’utiliser des faux-semblants pour déguiser la réalité et contourner la loi. À moins qu’il s’agisse de confusion intellectuelle, d’absence complète du sens des réalités économiques et comptables, ce qui ne serait guère plus rassurant.

Comment les déficits de la Sécurité sociale se manifestent-ils ? Ils commencent par gonfler la dette de l’ACOSS (l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale) envers son banquier, la Caisse des dépôts et consignations (CDC). À plusieurs reprises, quand cette dette est devenue trop énorme, elle fut transférée à la CADES, Caisse d’amortissement de la dette publique, qui en paye les intérêts et en rembourse progressivement le principal à l’aide de la CRDS (Contribution pour le remboursement de la dette sociale), impôt de même nature que la CSG.
LIRE LA SUITE http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article...

 

14.06.2008

Mobilisation citoyenne solidaire et unitaire contre les franchises médicales et la casse de notre système de santé.

Orléans le 19 juin 2008

Mobilisation citoyenne solidaire et unitaire contre les franchises médicales et la casse de notre système de santé.

Grand Rassemblement avec un spectacle d’information sur la mort programmée et annoncée de la Sécurité Sociale et de l’Hôpital sera proposé sur le parvis de la cathédrale à 10h30 et dépôt de boites de médicaments vides.

Une permanence d’information aux usagers sera en place devant la CPAM, Place Général de Gaulle dès 10.00 (franchises, participations forfaitaires, forfaits, remises en question de la prise en charge des affections de longue durée, injonction de payer envoyées aux usagers), et signature de la pétition contre les franchises médicales.

Chacun commence à prendre conscience du terrible impact de ces franchises médicales qui pénalisent voire suppriment l'accès aux soins et il en est de même pour les participations forfaitaires, les forfaits , les médicaments déremboursés , les dépassements d’honoraires ..

Beaucoup de malades et de bien-portant n'ont pas les moyens de se payer une mutuelle, même de base. Les malades ne se soignent plus et ne mangent plus, ne s’habillent plus, vont finir à la rue.

A quand les tickets de rationnements sur les soins , la nourriture ? !!!

Dans le système actuel, tous les salariés cotisent, en fonction de leur salaire. Cela permet d’alimenter une caisse, de «sécurité » sociale. Et là le mot « sécurité » prend tout son sens, noble, de protection solidaire.

Avec les réformes engagées et celles à venir , Il s'agit avant tout d'habituer les patients à payer toujours plus, à les amener à désespérer du système d'assurance-maladie issu de la

Résistance dans lequel chacun, quelle que soit sa condition sociale, se voit garantir un égal accès aux soins, en cassant tout le système pour convaincre qu’il ne fonctionne plus.

En le rendant exsangue pour prouver que l’Etat ne peut plus sauver notre Sécurité Sociale qui assure cette mission de service public, il n’y aura plus d’autre choix que le privé.

Les règles comptables (tarification à l'activité T2A) imposées aux hôpitaux publics vident le service public de ses valeurs au profit des cliniques privées consacrées à la seule rentabilité financière.

La casse de la protection sociale et de l’assurance maladie, du service public de la santé, de l’hôpital avec pour seul recours le Privé n’est pas « la » seule solution.

Parce que notre santé, nos vies valent plus que les milliards d'économies qu'impose notre gouvernement.

NON aux franchises médicales NON aux participations forfaitaires NON aux forfaits
NON à la casse des hôpitaux NON à la privatisation de notre système public de santé

Oui a l’accès aux soins pour tous
Mobilisons-nous pour défendre le droit inaliénable à la Santé !
                                                           
ENSEMBLE :
USAGERS, ASSOCIATIONS, MALADES, PROFESSIONNELS, ELUS, SYNDICATS, POLITIQUES

Nous devons gagner ce combat !
Signataires : Les Malades Solidaires, Ensemble pour une santé Solidaire , Airss , Aides, APF
Mutuelle Familiale du Loiret , Solidaires , Mouvement des Jeunes Socialistes du Loiret ,
Parti Socialiste , Parti Communiste …

Contact : Eric Taillandier 06 29 73 78 00

09:46 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : franchise mÉdicale, sÉcuritÉ sociale, retraites, france, sarkosy | | |  Facebook

09.06.2008

Le plan du gouvernement pour apurer la dette de la Sécurité sociale

Le gouvernement envisage de transférer à la Caisse d'amortissement de la dette sociale au moins 20 milliards d'euros de déficits accumulés. Il puiserait dans les recettes du Fonds de solidarité vieillesse pour ne pas en faire peser la charge sur les générations futures.

Nous allons tout faire pour apurer la dette accumulée de la Sécurité sociale. » Cette petite phrase de François Fillon, prononcée lors de la Conférence des finances publiques du 28 mai, est passée inaperçue. Mais le signal est clair : le gouvernement ne repoussera pas, une fois de plus, l'échéance. Dans le budget 2008 de la Sécurité sociale, il s'était contenté de relever le plafond de découvert du régime général à 36 milliards d'euros (au lieu de 28 milliards en 2007), soit davantage qu'en 2004, quand le plan Douste-Blazy avait transféré 50 milliards d'euros de dettes à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades). La Caisse des Dépôts et Consignations, qui accorde des prêts à court terme à la Sécurité sociale pour ses besoins de trésorerie, a fait savoir au gouvernement qu'un nouveau relèvement du plafond en 2009 serait inopportun. L'exécutif s'est résolu à trouver une autre solution. Récupérer les actifs du Fonds de réserve des retraites a été un temps envisagé, mais, aujourd'hui, c'est le principe d'un nouveau transfert de dettes à la Cades qui fait consensus.

Sans accroître les prélèvements
Il reste à en définir le montant et les modalités. Toute la difficulté vient du fait que pour ne pas faire payer les générations futures, le gouvernement est désormais tenu de ne pas prolonger la durée de vie de la Cades (la dette déjà transférée, 107 milliards d'euros au total, devrait être amortie vers 2022), sauf à accroître ses ressources à due proportion. Or le Premier ministre a écarté toute hausse du taux de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), fixé à 0,5 %. Pour ne pas accroître les prélèvements, le projet qui tient la corde consiste à flécher vers la Cades des recettes alimentant le Fonds de solidarité vieillesse (FSV). Une autre solution (qui, en pratique, reviendrait au même) serait de relever le taux de la CRDS en diminuant d'autant la part de CSG qui va au FSV (et destinée à financer le minimum vieillesse, la majoration de pension pour enfants à charge, les cotisations vieillesse au titre du chômage, etc.).

Ce schéma présente plusieurs avantages. D'abord, bien qu'ayant lui-même accumulé près de 5 milliards d'euros de dettes, le FSV a retrouvé l'équilibre en 2007. Il devrait être excédentaire d'1 milliard d'euros cette année et sans doute davantage en 2009, grâce à la baisse du chômage. En puisant, par exemple, dans les recettes du FSV à hauteur de 1,5 milliard d'euros, le gouvernement pourrait transférer entre 20 et 25 milliards de dettes sans prolonger la durée de vie de la Cades. Au passage, il réduirait sensiblement le déficit du régime général de la Sécurité sociale en l'allégeant de ses frais financiers (près de 1 milliard d'euros d'intérêts cette année). Certains souhaiteraient transférer jusqu'à 35 milliards d'euros, afin de couvrir les dettes du FFIPSA (régime social agricole) et du... FSV.
ÉTIENNE LEFEBVRE - LES ECHOS

10:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sÉcuritÉ sociale, fillon, fsv, csg, cotisations vieillesses | | |  Facebook

04.06.2008

Lancement d'un appel « Ensemble pour une santé solidaire »

Un appel « ensemble pour une santé solidaire » contre les franchises médicales a été lancé le vendredi 16 mai 2008, à l’issue de la journée d’actions dans les CPAM.

Les initiateurs de cet appel justifie ainsi leur démarche :« L’opposition des citoyens, des usagers, des professionnels, est claire. Plus de 70 % des français sont contre les franchises. Et plus globalement inquiets sur l’avenir de notre système de santé. Il faut continuer le combat contre la politique de casse, par l’instauration d’un chaos généralisé, de la protection sociale et de la santé. Mais il faut aussi faire des propositions, concrètes. Des propositions car le système doit évoluer. Des propositions aussi pour montrer qu’une autre voie est possible, dans le respect du principe de solidarité institué par le pacte de 45, réaliste techniquement et financièrement. La santé et la sécurité sociale sont notre bien, à tous. Mais dans ce système complexifié d’une manière inextricable, bien peu s’y retrouvent. Pour permettre aux 60 millions d’usagers la possibilité de se réapproprier cette sécu qui leur appartient, et la défendre contre la gourmandise des financiers et des assureurs privés, nous avons la volonté de lancer un mouvement qui rassemble tous ceux qui défendent cette idée de la santé. Ce mouvement accueillera tous les gens de bonne volonté désireux d’apporter leurs compétences, leur énergie, et un peu de leur temps à la résistance et à la lutte contre la destruction de la sécu et de notre système, et à la réflexion et propositions pour reconstruire un système de SANTE solidaire, moderne, efficace et de qualité. »
L'appel

25.05.2008

Sécurité sociale : l'impossible réforme ?

Sortira-t-on jamais du déficit de la Sécurité sociale qui menace le modèle français de protection sociale ? Trois ans après la mise en oeuvre de la dernière réforme de l'assurance-maladie d'août 2004, les effets attendus se sont déjà estompés. En 2008, le déficit prévisionnel devrait frôler les 9 milliards d'euros, dont un peu plus de 4 milliards pour l'assurance-maladie et 5 milliards pour les retraites. Un nouveau plan d'économies et de recettes nouvelles, décrété en urgence, devrait ralentir la dérive des 12 milliards estimés pour 2007. Soit un niveau identique à celui de 2004.

La "maîtrise médicalisée" des dépenses a atteint ses limites, faute de mesures véritablement efficaces, si ce n'est coercitives, tant pour les soins de ville que pour l'hôpital. Les recettes, et notamment les cotisations, pâtissent d'une conjoncture maussade autant que de la volonté du gouvernement de réduire les charges des entreprises. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a prévu des états généraux du financement de la protection sociale au printemps 2008. Mais il restera à engager une profonde réforme du système d'organisation des soins, seul remède efficace pour affronter les déséquilibres à venir : le vieillissement de la population et la croissance des malades déclarés en affection de longue durée (ALD) comme les déséquilibres de la démographie médicale qui menacent des zones géographiques et la répartition des spécialités.

L'opposition des syndicats de salariés, des mutuelles, des associations d'usagers n'y a rien fait. Le gouvernement a maintenu, dans le budget 2008, son projet de franchises médicales à la charge des assurés sociaux : 50 centimes d'euros sur chaque boîte de médicaments et les soins paramédicaux et 2 euros sur les transports sanitaires. Au total, ce sont 850 millions d'euros qui ne seront plus remboursés. Les mineurs, les femmes enceintes et les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) en seront exonérés, tandis qu'un plafond annuel de 50 euros a été fixé.

Initialement, ces franchises - qui s'ajoutent aux forfaits déjà existants, comme le "1 euro" sur chaque consultation médicale - devaient "responsabiliser" les patients face à la croissance exponentielle des dépenses. Le président de la République a voulu, lui, qu'elles couvrent les besoins des nouveaux plans de lutte contre la maladie d'Alzheimer et le cancer et qu'elles aident au développement des soins palliatifs en milieu hospitalier.

Pour ses opposants, cette nouvelle taxe remet en cause un principe de base du système français établi depuis 1946 : les patients se substituent à la solidarité nationale pour financer les soins d'autres patients. C'est là une brèche qui, de toute évidence, n'est pas une solution durable et suffisante. Face à la persistance d'un déficit structurel, la période pourrait être propice à l'émergence de changements profonds, voire d'un bouleversement de logique. Le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie s'y est engagé en évaluant le coût réel des charges et dépenses de santé supportés par les ménages. Le résultat est quelque peu surprenant. Certes, estime son rapport publié en juillet, la "couverture" reste une des plus importantes d'Europe. Le taux d'effort des assurés sociaux, autrement appelé le "reste à charge" ne représente en moyenne que 3 % des dépenses. Mais ce chiffre cache une profonde disparité. Pour les plus modestes, dont les revenus sont à peine plus élevés que le seuil de la couverture maladie universelle (CMU), ce montant peut atteindre 6 %, au lieu de 1,5 % pour les plus riches.

Pour éviter que les franchises ne pénalisent un peu plus une population déjà fragile, Martin Hirsch, commissaire aux solidarités actives, s'est emparé du projet de "bouclier sanitaire", pendant du bouclier fiscal, dont la logique serait d'instaurer un nouveau système de remboursement selon les revenus. Il supposerait également une refonte complète de la prise en charge des affections de longue durée, autant qu'une nouvelle articulation entre le régime de base et les organismes complémentaires (mutuelles et compagnies d'assurance).

Dans un rapport d'expertise remis au gouvernement, Bertrand Fragonard, président du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie, et Raoul Briet de la Haute Autorité de santé (HAS), n'ont pas rejeté cette initiative. Mais ils ont estimé que, en raison de sa complexité, il faudrait au moins trois ans, d'ici à 2010, pour la mettre en oeuvre.

Pour les dirigeants de l'assurance-maladie, le véritable défi est de faire face au rythme soutenu de croissance des dépenses de santé qui ont augmenté à un taux supérieur de 1,9 % à celle du produit intérieur brut. Cette évolution devrait se poursuivre avec la progression continue des bénéficiaires du régime des affections de longue durée, pris en charge à 100 % au moins pour leur pathologie principale. De 7 millions aujourd'hui, leur nombre devrait atteindre 12 millions en 2015, qui concentreront 75 % des dépenses de l'assurance-maladie.

Avec le vieillissement, le traitement de pathologies aggravées devrait nécessiter des moyens financiers supplémentaires que le gouvernement ne peut obtenir par la seule augmentation des recettes fiscales (TVA, CSG...). Cette évolution suppose un nouveau mode de prise en charge des soins que le gouvernement, comme l'assurance-maladie, peine à engager. Les obstacles, il est vrai, sont nombreux.

La Cour des comptes, comme le Haut Conseil, ont, à maintes reprises, fixé les limites actuelles de la liberté d'installation et de prescription, les deux piliers de la médecine libérale. A peine le président de la République avait-il émis l'hypothèse, le 18 septembre, de s'attaquer aux déserts médicaux par la limitation des installations dans les zones surdotées que le gouvernement a reculé après un mouvement de grève des internes.

L'assurance-maladie mise sur la diffusion de "bonnes pratiques" et la signature de "contrats responsables" avec les médecins. Mais le gouvernement ne saurait se risquer à remettre en cause frontalement le principe du paiement à l'acte. Et ses tentatives de restreindre les dépassements d'honoraires, qui se sont fortement aggravés, se limitent à l'obligation d'affichage dans les salles d'attente.

L'organisation de la permanence des soins, la nuit, les week-ends et jours fériés, se heurte autant à des contraintes financières qu'aux nouveaux comportements des praticiens. Sans compter les aléas de la collaboration entre le privé et les urgences. Avec la tarification à l'acte, l'hôpital affronte un nouveau type de financement qui le place en première ligne face aux cliniques privées. Mais le gouvernement sait qu'il lui faudra du temps pour réorganiser ce secteur sensible et électoralement délicat.

Elément-clé de la réforme de 2004, promis pour 2007 par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la santé, le dossier médical personnel (DMP) est toujours en panne. Selon un rapport récent, il ne devrait pas être efficient avant... dix ans. Enfin, il reste à parachever le pilotage de l'organisation d'un système de soins trop éclaté. L'ensemble de ces difficultés justifie, pour nombre de spécialistes, l'organisation d'un débat national sur l'avenir de la protection sociale.

Michel Delberghe - LE MONDE

14.05.2008

La Sécu nous appartient

Mediapart - Par christian lehmann

« C'est en changeant tous un peu qu'on peut tout changer... » C'est au son de ce slogan mensonger qu'a été mise en œuvre en 2005 la réforme portée par Philippe Douste-Blazy puis Xavier Bertrand.

La mise en place du système du « médecin traitant » a été totalement dénaturée par la complexité tarifaire du parcours de soins, l'absence de tout investissement sur la médecine générale, l'explosion des dépassements d'honoraires, les divers forfaits sur les remboursements de consultation qui, nous disait-on, permettraient à la Sécurité Sociale d'équilibrer ses comptes en 2007... afin d'éviter des franchises sur les remboursements de soins!

Avec le recul, ce que dénonçaient dès sa mise en place de nombreux médecins, économistes et patients s'est révélé exact. Il s'agissait avant tout d'habituer les patients à payer toujours plus, à les amener à désespérer du système d'assurance-maladie issu de la Résistance, dans lequel chacun, quelle que soit sa condition sociale, se voit garantir un égal accès aux soins.

Avec Nicolas Sarkozy, la destruction du système solidaire s’accélère, avec les franchises sur les soins et une extension de la tarification à l'activité qui condamne au nom d’un équilibre financier aux critères aberrants certains services hospitaliers à récuser les patients peu rentables, parmi lesquels les personnes âgées dépendantes.

Sous couvert d'un discours économique d'une grande médiocrité, on ponctionne douloureusement 850 millions d'euros par an dans la poche des malades, y compris ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, quand, selon l'analyse du Président de laCour des Comptes, Philippe Seguin, la seule taxation des stock-options à l'égal des salaires ramènerait 3,5 milliards d'euros par an!

Cette destruction méthodique du système de Sécurité Sociale solidaire s'accompagne d'un discours triomphaliste du directeur de l'Union Nationale des Caisses d'Assurance-Maladie, Frédéric Van Roekeghem. Cet ancien cadre des assurances privées, nommé à la tête de la Sécurité sociale par Jacques Chirac en 2004, se félicite ouvertement de l'effet-franchise et de la décélération des remboursements de Sécurité Sociale, tandis que dans le monde réel de nombreux malades sont amenés à repousser certains soins ou à y renoncer.

Des représentants d'associations d'usagers alertent sur l'augmentation des demandes d'aide auprès des fonds d'aide sociale des CPAM ou des mairies. Les médecins généralistes constatent la diminution du nombre des consultations, le retard à certains accès aux soins, la complexité grandissante de certaines consultations trop tardives.

Et dans le même temps, dans le Lot et Garonne, un directeur de caisse menace de sanctionner infirmiers et généralistes si ceux-ci pratiquent trop systématiquement le tiers-payant, seul moyen pour de nombreux patients d'accéder aux soins de ville en utilisant l'avance de frais. Il n'existe aucune justification médicale ou économique à ce type de menace vexatoire, quand chacun sait que les soins les plus lourds et coûteux (hospitalisations, actes chirurgicaux, Irm, etc.) font bien entendu l'objet d'une dispense d'avance de frais, les établissements étant réglés directement par la Sécurité Sociale.

Restreindre l’utilisation du tiers-payant par les généralistes et les infirmiers, c'est repousser encore l'accès aux soins de patients démunis, sans aucune autre justification que celle... de récupérer plus facilement les euros de franchises sur les boîtes de médicaments, les actes infirmiers et les transports sanitaires!

Au fil de ces mesures ridicules et obscènes, la notion même d'assurance-maladie solidaire est méthodiquement vidée de son sens, pendant que dans la coulisse les assureurs privés se frottent les mains, inondant les antennes de spots vantant leurs mérites.

C'est contre cette captation et cette dilapidation de l'héritage de la Résistance, contre cette destruction d'une Sécurité Sociale solidaire, pilier du modèle social français tant décrié par ceux pour qui il n'est d'autre horizon ou espérance pour l'homme que le Marché, que les patients et les professionnels de soins en lutte contre les franchises médicales depuis des mois ont décidé d'une action commune avec les personnels des caisses d'assurance-maladie.

Depuis le 1er Janvier, sur le site www.grevedesoins.fr, se multiplient les témoignages. Emouvants. Révoltants. Des milliers de messages de soutien, et l’expression grandissante d’une colère attisée par les provocations et l’arrogance d’un gouvernement accumulant les contre-vérités.

Cette indignation rassemble aujourd’hui des malades, des professionnels de la santé, des militants, des citoyens, à l’origine d’initiatives qui se multiplient dans toute la France, pour sensibiliser et mobiliser les usagers et personnels de la Sécurité Sociale, dans ces lieux symboliques que sont les caisses d’assurance-maladie.

Avec le Collectif National Contre les Franchises Médicales et les organisations qui le composent, avec la CGT, aujourd’hui ce ne sont plus seulement les professionnels et les économistes de la santé qui dénoncent la politique gouvernementale de casse de la Sécu. Ce sont les usagers.

Nous sommes tous usagers, ou usagers potentiels. Nous sommes 60 millions.

Christian Lehmann et Bruno-Pascal Chevalier

Le 16 mai, nous vous appelons à rejoindre, nombreux, les usagers et personnels des CPAM.
Nous serons dans l’Essonne, à la CPAM d’Evry, 5 rue du Facteur Cheval.

A 15h30, nous demanderons à être reçus en délégation par le directeur de la CPAM, et nous organiserons un point de presse avec des responsables et des militants politiques et syndicaux, des professionnels de la santé, des personnels de la Sécurité Sociale, tous ceux pour qui les mots « Sécurité sociale solidaire » ont un sens, celui de la justice et du progrès, et qui ont décidé de résister et de se battre.

La Sécu nous appartient, nous ne la laisserons pas détruire!

14:42 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité sociale, franchise médicale, sarkosy | | |  Facebook

30.04.2008

Franchises médicales : le plan Alzheimer oublié ?

Selon l'association des présidents de maisons de retraite, "le plan Alzheimer annoncé par le Président de la République en début d'année n'est alimenté par aucun crédit nouveau".

Les franchises médicales instaurées au début du mois de janvier par le gouvernement "n'ont servi en rien à financer l'aide aux personnes âgées" comme l'avait promis le chef de l'Etat dans le cadre du plan Alzheimer, a affirmée, mercredi 23 avril, l'association des présidents de maisons de retraite (AD-PA)
"Le plan Alzheimer annoncé par le Président de la République en début d'année n'est alimenté par aucun crédit nouveau", a dénoncé l'AD-PA dans un communiqué, ajoutant que "les franchises médicales n'ont donc servi en rien à financer l'aide aux personnes âgées, mais ont juste permis de diminuer les dépenses de l'assurance maladie".

Les franchises instaurées
Depuis janvier, les assurés sociaux doivent payer 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et deux euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an. Cette mesure devrait rapporter 850 millions d'euros par an selon le gouvernement, qui s'est engagé à les affecter au plan Alzheimer, à la lutte contre le cancer et aux soins palliatifs.
Mais l'AD-PA, qui regroupe des directeurs d'établissements, souligne que les crédits du plan Alzheimer "étaient inscrits dès l'automne dans le budget de l'assurance maladie pour les personnes âgées".
"Ce plan est donc la simple continuation des petits plans antérieurs, avec même un ralentissement de la dynamique puisque le budget 2008 connaît la plus faible augmentation depuis 2000", poursuit l'association.

Incompréhension du ministère de la Santé
Dans Le Monde daté de jeudi, le Syndicat national des établissements et résidences privées pour personnes âgées (Synerpa) a également déploré l'absence de lien entre le produit des franchises et le financement du plan Alzheimer.
Interrogé par l'AFP, le ministère de la Santé a fait part de son incompréhension face à ces griefs.
"Il y a bien, comme prévu, 850 millions d'euros affectés au plan Alzheimer, aux soins palliatifs et à la lutte contre le cancer", a indiqué le ministère, ajoutant qu'un rapport serait transmis à l'automne aux parlementaires dans le cadre de la préparation du budget de la Sécurité sociale pour 2009.
Le ministère précise notamment que 236 millions d'euros sont affectés à la lutte contre le cancer et à la maladie d'Alzheimer via la médecine de ville, que 307 M sont destinés aux établissements de santé, que 89 M vont aux soins palliatifs et 160 M sont destinés au secteur médico-social. (AFP) SOURCE NOUVEL OBS

29.04.2008

Le Collectif SDF soutient le Collectif national Les malades solidaires

Vivre ensemble dans la dignité. SOUTENEZ LE COLLECTIF DES MALADES SOLIDAIRES

Contact Eric Taillandier 06 29 73 78 00
... une personne malade en grève de la faim...


http://www.lesmaladessolidaires.com/

Une lettre ouverte à été envoyé à chaque député

Pourquoi ?
Afin de les sensibiliser , de les responsabiliser car ils se doivent d' être à l' écoute de leur concitoyens .

Manger et avoir une alimentation correcte fait partie de notre traitement et ne pas pouvoir le faire contribue à la détérioration de notre état de santé .

Les relances des contentieux, services de recouvrements, huissiers, trésor public engendrent un stress préjudiciable sur la santé d'où une détérioration de celle çi.

Nous avons abordé, bien évidemment le problème des franchises médicales.
Nous y sommes fermement opposés car elles pénalisent l'accès aux soins pour tous. Elles sont profondément injustes et brise le principe d'assurance maladie solidaire hérité du pacte de 1945. Cotiser selon ses moyens pour voir ses soins remboursés selon ses besoins.

J'ai fait cette grève afin de dénoncer le quotidien des personnes malades, handicapés, retraités et toute personne confronté à la précarité et l'exclusion.

Pour le collectif national Les malades solidaires et moi même, cela concerne le même domaine : La Santé

Soyons solidaires

Eric Taillandier 06 29 73 78 00

http://www.lesmaladessolidaires.com/

23.04.2008

Retraites : la mise à contribution de l'assurance-chômage envisagée

L'argent de l'assurance-chômage finira-t-il par financer les déficits des caisses de retraite ?
La "cagnotte" de l'Unedic, organisme qui gère l'assurance chômage suscite des convoitises et le gouvernement n'exclut pas de procéder à un mouvement de transfert financier, dont l'effet principal serait de ne pas aggraver les comptes sociaux. En préalable au coup d'envoi de la renégociation de l'assurance-chômage, prévu mardi 6 mai, cette question figure parmi les sujets prioritaires que doit aborder Christine Lagarde avec les dirigeants syndicaux et patronaux. La ministre de l'économie et de l'emploi débute sa série d'entretiens, mardi 22 avril, avec François Chérèque (CFDT), Jean-Claude Mailly (FO) et Laurence Parisot (Medef).
Après avoir accumulé jusqu'à 15 milliards d'euros de déficit, les caisses de l'Unedic sont redevenues excédentaires : de l'ordre de 3,5 milliards d'euros en 2007, avec une prévision de 5 milliards d'euros pour 2008. Ce redressement spectaculaire est la conséquence de la réduction du nombre de demandeurs d'emploi. "Un chômeur qui retrouve du travail, c'est non seulement une dépense d'indemnisation en moins, mais surtout une recette de cotisation supplémentaire", résume-t-on à l'Unedic. Moyennant quoi, la dégradation est aussi forte en période de crise que son redressement est remarquable lors du retour de la croissance.

Pour le gouvernement, la tentation est forte de prélever une partie de la manne retrouvée pour financer ses déficits sociaux, notamment ceux de la retraite. D'autant que, selon le bilan établi, lundi 21 avril, par la commission des comptes de la Sécurité sociale, ils ont atteint 4,6 milliards d'euros en 2007.

Le rééquilibrage des comptes pourrait se révéler plus complexe qu'il n'y paraît. En premier lieu, le dossier est géré par deux ministres différents dont il n'est pas sûr qu'ils poursuivent le même objectif. Mme Lagarde engage la discussion sur l'assurance-chômage une semaine avant que Xavier Bertrand, ministre du travail et des relations sociales ne lance le marathon de la réforme de 2003 sur les retraites. Et le gouvernement s'est fixé pour objectif de boucler ces deux dossiers sensibles avant la fin du premier semestre.

La situation financière de l'Unedic, dont la dette à l'égard des établissements financiers s'élève à 9,9 milliards d'euros, est loin d'être assainie. Avant sa fusion avec l'ANPE dans un service unique de l'emploi, l'organisme paritaire doit ainsi rembourser, en septembre, un emprunt de 4 milliards d'euros. Les partenaires sociaux ont, sans attendre, commencé à manifester leurs exigences : rediscuter le montant des cotisations sur les salaires au taux élevé de 6,4 % ; redéfinir le taux et la durée d'indemnisation des demandeurs d'emploi qui, de l'affaire des recalculés à celle des intermittents du spectacle, a suscité de vifs remous. Les syndicats et associations relèvent aussi que seule la moitié des chômeurs bénéficient d'une allocation.

Le gouvernement envisage, lui, de conditionner le maintien de ces indemnités à l'acceptation "d'offres valables d'emploi". Et parallèlement, il souhaite établir des règles plus contraignantes d'emplois des seniors. Dans cet esprit, les partenaires sociaux suggèrent qu'une part des excédents de l'Unedic puisse être affectée à ces efforts d'accompagnement et de réinsertion, notamment par le biais d'un fonds de régulation. Le Medef reste, lui, arc-bouté à l'objectif de réduction des charges sociales pour les entreprises.

L'éventualité d'un prélèvement sur les excédents de l'Unedic pour combler le déficit des retraites reste inscrite dans la réforme de 2003 dont le bilan sera rediscuté à partir du 28 avril. Dans cet esprit, une baisse des cotisations chômage avec, en contrepartie, une hausse des cotisations de retraite devrait, pour les syndicats, permettre d'éviter l'allongement de la durée du travail avec le passage de 40 ans à 41 annuités de la durée de cotisations que le gouvernement a déjà jugé inéluctable.
Michel Delberghe - LE MONDE

MINISTERE DE LA SANTE, DE LA JEUNESSE, DES SPORTS ET DE LA VIE ASSOCIATIVE

• Arrêté du 15 avril 2008 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JOR...

• Arrêté du 15 avril 2008 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l'usage des collectivités et divers services publics
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JOR...

• Arrêté du 18 avril 2008 fixant à titre transitoire les critères permettant l'accès des directeurs d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à l'échelon fonctionnel du grade de la hors-classe
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JOR...

20.04.2008

Un Français sur sept renonce à se soigner

Pour beaucoup, la santé est devenue un luxe. Soins dentaires et achat de lunettes font souvent les frais des petits revenus qui rognent sur leur santé par manque de moyens ou de mutuelle.

Quand les Français ont des petits moyens ou doivent se serrer la ceinture, ils rognent sur les dépenses de santé. «Plus d'un sur sept renonce à des soins», révèle une enquête de l'lnstitut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES). Si les grippes et petits bobos peuvent être soignés tant bien que mal avec les moyens du bord, les soins dentaires et d'optique passent souvent à la trappe. Et là, les conséquences sont une aggravation de l'état de santé des patients.

Les soins dentaires les moins prioritaires
Près de 75% des personnes interrogées dans le cadre de l'étude trouvent leur état de santé «bon» ou «très bon», 21% «moyen», et 3,6% «mauvais» ou «très mauvais». Sur le panel des quelque 20.000 personnes sondées, «ce sont les ménages dont les revenus sont les plus faibles qui déclarent à la fois le plus mauvais état de santé, les taux de couverture en mutuelle parmi les plus bas, et le plus de renoncement aux soins». 63% des renoncements à se soigner concernent les soins dentaires, suivis des lunettes (25%) et des consultations chez les spécialistes (16%). Il s'agit de domaines où la part restant à la charge de l'assuré est la plus élevée.

L'enquête met en évidence le contraste qui existe entre les ménages modestes et les familles plus aisées : 24% des sondés qui gagnent moins de 800 € par mois renoncent à se soigner, alors qu'ils sont 7,4% parmi les ménages qui gagnent plus de 1.867 € par mois. Parmi ceux qui renoncent à des soins, près d'un tiers n'ont pas de complémentaire santé. Cela touche surtout les jeunes de 20 à 30 ans et les plus de 60 ans. Pour ces derniers, la retraite génère souvent la perte d'un contrat proposé par l'entreprise dans laquelle ils étaient en activité.

7% des Français n'ont pas de complémentaire santé
Dans l'ensemble de la population, 7% des Français n'ont pas de mutuelle complémentaire. Ils sont 15% parmi les ménages gagnant moins de 840 € par mois. Ceux-là s'exposent à être de leur poche, pour un montant allant de 30 à 40% d'une consultation de généraliste (21 € minimum) et de celle d'un spécialiste (25 € minimum). Sans compter les médicaments et les franchises.

"Malgré la CMU (couverture maladie universelle) et la mise en place de l'aide à la mutualisation - chèque santé pour financer des complémentaires - qui tarde à se développer, l'accès à la couverture complémentaire reste encore fortement inégal en France", concluent les auteurs de l'enquête.

(Source : Ouest-France)

09:08 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, cmu, sécurité sociale, complémentaire santé | | |  Facebook

19.04.2008

Allocations familiales: 600 euros de moins pour les parents

 
Un décret vient de réorganiser les versements... à la baisse.
 
C'est quoi cette histoire?
Un décret passé inaperçu va instaurer un nouveau mode de distribution des allocations familiales qui concrètement réduit les sommes versées aux parents quand leur enfant dépasse 11 ans.

C'était comment avant?
Lorsqu'un enfant atteint 11 ans, l'allocation augmente de 34 euros. Lorsqu'il atteint 16 ans, c'est 60 euros de plus que le gouvernement donne. Le journal le Monde, qui révèle l'affaire, a calculé que les familles se voyaient verser 3475 euros pendant les sept années de l'adolescence. Après la réforme, c'est 2890 euros seulement.

Qu'est-ce qui change?
Pendant l'adolescence, il n'y a plus qu'un seul versement: 60 euros, au quatorzième anniversaire. Ce qui permet à l'Etat de faire de substantielles économies.

Le gouvernement calme le jeu, pas les familles
Comme d'habitude, c'est hésitant. Nadine Morano affirme que "rien n'est prévu". Du côté de l'UNAF (Union Nationale des Associations Familales), c'est le mécontentement. "Nous sommes opposés à cette mesure, réaffirme François Fondard, son président sur France Info. Nous étions opposé lors du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. Il y a une économie de fait sur les cinq années, 600 euros en moins. Nous y sommes totament opposés."

Les députés, eux, craignent une polémique du genre "Carte Familles nombreuses"
"Après une série de couacs et de cafouillages fâcheux, notamment celui de la Carte familles nombreuses SNCF", écrit à l'AFP Hervé de Charette, député UMP, une telle mesure laisse à penser que nous sommes confrontés à une politique de petits coups et non à une réforme globale pensée et sérieuse que nos concitoyens sont en droit d'attendre et d'ailleurs réclament".

(Source: le Monde,  AFP, et France Info)

06:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : allocations familiales, sécurité sociale | | |  Facebook

Mensonges, mauvaise foi et provocations

Tribune libre - L'HUMANITÉ
L'invité de la semaine Bruno-Pascal Chevalier
Malade du sida en grève des soins contre les franchises médicales.

« Mensonges, mauvaise foi et provocations »
Les récentes déclarations de Mme Bachelot-Narquin sur l’éventuel déremboursement des frais d’optique, suivies d’un démenti le lendemain, ne font que nourrir la colère des citoyens.

À la mobilisation, le gouvernement répond par une nouvelle provocation, sur le fond comme sur la forme. Car la forme est symptomatique du profond mépris que nous témoignent « le président de tous les Français » et ses ministres. Déclarations. Contre-déclarations. Ils ne tentent même pas de se donner l’apparence de grands démocrates. Non, ils se moquent de nous ouvertement.

Mme Bachelot aurait pu démentir mardi ses propos de la veille en avançant les arguments de la concertation : sur le mode « je vous ai compris ». Non. Au lieu de cela, alors que nous l’avons vue à la télé, entendue à la radio, elle ose affirmer : « Je me suis demandé où les commentateurs étaient allés trouver cette affaire. »

Vous savez, le plus terrible, c’est qu’à force, au bout de presque un an de cette soupe à la grimace infâme de mensonges, de mauvaise foi et de provocations, les gens finissent par se résigner.

Tenez, par exemple, hier. Des milliers de lycéens, professeurs, parents défilent régulièrement à Paris, depuis plusieurs semaines, pour exprimer leur refus de la casse (oui, encore) de l’école. Selon Xavier Darcos, s’inquiéter pour 11 000 suppressions de postes, pour la disparition du BEP et la suppression programmée des deux premières classes de maternelle, c’est quand même un peu exagéré. D’où sa réponse, volontairement à côté de la plaque, si j’ose dire : « Il faut que les syndicats enseignants arrêtent de pousser devant eux les élèves pour défendre des revendications uniquement corporatistes. »

Bon… être pris pour des abrutis, on est habitués, non ?
Mais parfois, au détour d’une petite phrase, à laquelle on n’a presque pas prêté attention, tellement on sait que ça va être un énième mensonge, un petit signal d’alarme s’allume dans un coin de notre cerveau.

Hier, sur France Inter, M. Darcos est intervenu une nouvelle fois. J’écoutais d’une oreille distraite. « Méfions-nous, a-t-il dit…. ils (les syndicats lycéens - NDLR) savent le danger qu’il y a à ce que 15 ou 20 000 lycéens circulent dans les rues deux fois par semaine…. On sait très bien comment ça peut finir, par un incident ou que sais-je encore. » « Ils savent le danger… » Ah ? et… quel danger ?

« On sait très bien comment ça peut finir… » Il y a deux ans, ça s’est fini par le retrait du CPE, non ? C’est cela qu’il nous annonce Xavier Darcos ? Un recul du gouvernement ?

« Un incident ou que sais-je encore. » Ah non, tiens. Ça sent plutôt les problèmes. Ou les menaces ?

16.04.2008

ITW DE BRUNO-PASCAL CHEVALIER

TRIBUNE LIBRE - L'HUMANITÉ
L’invité de la semaine Bruno-Pascal Chevalier Malade du sida en grève des soins contre les franchises médicales.
« Contre les franchises, nous allons lancer d’autres actions »

Quand j’ai pris la décision, un jour de septembre 2007, d’entamer une grève des soins, je ne savais pas que ce geste fou m’entraînerait dans une aventure humaine énorme, riche d’autant de rencontres, et d’émotion.

Depuis janvier, qui marque à la fois l’entrée en application des franchises et la médiatisation de mon action, je reçois chaque jour des témoignages. Des milliers de témoignages de gens de toute la France qui, eux, sont parfois en grève des soins… malgré eux. Parce qu’ils ne peuvent plus se soigner.

En tant que malade, je sais ce qu’est la souffrance physique et morale liée à la maladie. C’est le quotidien de tous les malades en ALD. Que dit le gouvernement à ces gens-là ? Il leur dit : « Vous coûtez cher à la Sécu, vous allez payer de votre poche. » J’entends même des gens dire qu’ils cotisent à la Sécu et n’en « profitent pas » parce qu’ils ne sont jamais malades, eux ! Mais vous savez… qu’est-ce que j’aimerais être comme eux !

Sauf que la maladie, le handicap ou la dépendance, ça arrive à tout le monde. À tous les âges. Et même chez les gens en bonne santé !

La colère monte, et nous n’allons pas nous résigner comme l’espère Mme Bachelot. Parce que, là, ce sont les citoyens qui bougent. Ils bougent parce qu’ils sont en colère. Et plus le gouvernement se moque d’eux, plus ils sont en colère. Et plus ils vont bouger !

J’ai voté à gauche aux municipales. J’attends de la gauche qu’elle nous défende, qu’elle soit à nos côtés. À part une poignée d’élus, de militants et de responsables qui sont, eux, totalement engagés dans ce combat, avec leurs tripes, ils se contentent de témoignages et de déclarations.

Ça ne suffit pas ! La gauche doit comprendre que le résultat des municipales n’est pas une victoire. C’est un appel ! Un appel au secours.

Je le dis à tous les élus et responsables politiques et syndicaux : si la casse de notre système de santé continue, ceux qui auront laissé faire seront aussi coupables que ceux qui ont fait.

Nous allons lancer d’autres actions. Sur proposition des collectifs de province, qui sont très actifs, je vais demander au collectif national de soutenir l’occupation des caisses d’assurance maladie, et d’appeler à une grosse mobilisation. Je vais demander aux élus locaux d’être à nos côtés. Et nous serons rejoints par de plus en plus de citoyens, parce que, quand les gens comprennent ce qui se passe, ils sont révoltés.

Et ça ne fait que commencer.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu