12.01.2011
à l'eau le 115 ? tu m'as tué
Strasbourg. Lorsqu'une "personne isolée" téléphone au 115 sa demande est-elle traitée de la même façon qu'un appel émanant d'une association?
Nous en doutons. Comme chaque année nous demandons aux citoyens strasbourgeois d'essayer le 115 dont les médias leur rabâche les oreilles sur un ton optimiste.
Tous on fait le même constat :
• inutile de téléphoner avant 18 heures à un standard qui annonce du 24H/24 ;
• temps d'attente de 45 minutes minimum ;
• il est souvent demandé de rappeller plus tard, vers 20H/20H30. A cette heure là, il est trop tard! Par les températures de -18° les gens cherchent rapidement un coin où se mettre à l'abri. Une fois installé il devient difficile de demander une place, d'autant plus que si le 115 en propose une, elle peut être éloignée géographiquement ou dans le temps.
Que feriez-vous à leur place? Tout est fait pour décourager les gens... Pour le 115 lorsqu'une personne ne rappelle pas alors qu'on lui a bien demandé de le faire, elle est considérée comme casée... Voilà en partie d'ou viennent les "bons" résultats.
Par moins 18 degrés faut-il se poser la question de la nationalité, alors que l'état a obligation de protéger tout le monde?
• questionnaire plus que dirigé sur la nationalité et contrairement à ce qui a été claironné via les médias complaisants, refus d'hébergement pour beaucoup d'étrangers.
Dans le même temps nous savons qu'environ 150 personnes étrangères sont à l'abri jusqu'au 31 mars. Les pouvoirs de notre Préfet sont finalement bien limités lorsqu'un ordre tombe d'un ministère. Un quota d'étrangers serait-il imposé?
Nous avons constaté de nombreux refus "faute de places" alors que nous savons que des appartements d'urgence restent vides !! Est-ce du à une mauvaise organisation ? Que devient le SIAO auquel participe le sempiternel même groupe d'associations? Pourquoi la présence des personnes concernées dans ce truc n'est-elle pas appliquée à Strasbourg, malgré la volonté de Benoist Apparu? On nous dit que ce sont les associations qui freinent et refusent notre venue...
Sans la mise à disposition d'appartements voués à la démolition par la Ville de Strasbourg, et les bailleurs sociaux gagnés par la rencontre entre notre collectif et Philippe Bies, les conditions d'accueil auraient continuées avec des solutions indignes.
Nous avons eut a déplorer le "plan chaises". Face à cela les associations remplacèrent la chaise en jetant des matelas au sol, dans des lieux pas du tout conçus pour accueillir des gens la nuit. Que faut-il en penser? Est-ce là leur mission que d'accepter tout et n'importe quoi "parce que c'est mieux que rien"?. Et de vouloir nous faire avaler la couleuvre de leur bonne conscience en posant des matelas au sol est indigne et insultant.
Ces appartements ont-ils changés la donne?
Cette expérience reconduite pour la 2e année montre bien que si la volonté politique s'exprime, des solutions sont possibles. Malheureusement ça reste temporaire, il faudrait transformer l'essai en pérenne et stable.
Ces appartements permettent aux gens de se poser dans d'excellentes conditions et d'entamer plus sereinement toutes les démarches administratiques, de se soigner, d'apprendre à vivre en collectivité et non en collectif... Ces appartements ont sauvé des vies et permettent d'envisager un avenir...
L’attitude de la Ville a également changé vis à vis des squatts. Un dialogue est installé et débouche vers d'autres expériences (Projet Mimir). Nous espérons que tous jouerons le jeu du dialogue et de l'écoute car la LOPPSI2 nous porte à tous un coup fatal.
Face à ces situations dramatiques créées par l'absence d'emplois, par les emplois très précaires, par le désengagement de la Région Alsace (UMP) dans des formations adaptées aux besoins, par le manque de logements accessibles par les plus pauvres, nous constatons amèrement qu'autorités et "acteurs" se renvoient la balle de la responsabilité.
Tous "s'accordent" à dire que c'est le manque de moyens financiers qui serait seul responsable. Une manière de refuser le dialogue constructif, d'envisager des solutions alternatives et même de péréniser des expériences qui donnent d'excellents résultats.
Pour faire court, à nos yeux, ils sont tous coupables.
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| Tags : sdf, sans-abri, sans logis, sans domicile fixe, hébergement d'urgence, 115, maraudes, samu social, plan hivernal, philippe bies |
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23.07.2009
Toujours plus de personnes dans les rues de Strasbourg. Bonne vacances !
À Strasbourg toujours plus de personnes, plus de familles sont à la rue. Certains sont contraints de vivre dans des garages, sous les ponts, dans des squats insalubres, sous tentes.
Tous sont en danger tout au long de l'année.
L'hiver dernier pour le plan hivernal, notre ville Strasbourg a proposé aux sans-abri de passer les nuits d'hiver sur une chaise.
Cet été des structures ont fermées, "casant" comme elles pouvaient les personnes qu'elles hébergeaient, d'autres tournent au ralenti.
Chaque année le scandale se reproduit et empire.
Il existe pourtant de nombreux bâtiments et logements vides et en bon état, qui pourraient être rapidement mobilisés pour accueillir toutes ces personnes.
C'est pourquoi nous attendons de notre municipalité "socialiste et verte" qu'elle ouvre le débat sur la réquisition citoyenne, et espérons que les associations viendront soutenir cette demande et nourrir le débat, avant que l'hiver n'arrive.
L’hébergement d’urgence est de la compétence de l’Etat, mais nous n’acceptons pas que des élues se réfugient derrière cet argument en laissant, sans scrupule, des personnes sans logement. Ca nous met "vert" de rage, et "rose" de colère lorsqu'un autre expulse sans état d'âme ...
Tous doivent répondre à l’urgence et mettre chaque personne sous un toit.
20:03 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sans-abri, mal logés, sans toit, sans logis, strasbourg, bas-rhin, alsace |
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20.10.2008
La misère partout
Voici un article du Comité Droit Au Logement de Dax : www.daldax.org.
06:45 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : droit au logement, dax, sans logis, mal-logés, précaires, locataires, hlm |
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16.10.2008
Revue de presse de la caravane du mal logement
Kepasakonlakasa
La Caravane part
Pas de HLM privées
04:34 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sans logis, mal-logés, précaires, locataires, hlm, mal-logement, crise immobilière |
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14.06.2008
Un Arrêt de la cour d'Appel de Versailles reconnaît le droit au logement et le droit de le revendiquer
Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 78 22 11 • E-mail: fededal @ wanadoo.fr
COMMUNIQUE Paris le 12 juin 2008
Un Arrêt de la cour d'Appel de Versailles reconnaît le droit au logement et le droit de le revendiquer
La Cours d'Appel de Versailles, dans un arrêt signifié mercredi en fin d'après midi, a rejeté la demande d'expulsion du bailleur contre les familles du DAL sans logis qui campaient sous des tentes (de mai à octobre 2007) dans la cité de la Coudraie à POSSY 78, pour demander leur relogement, l'ouverture des 500 logements HLM vacants de la cité, l'abandon du projet de démolition de la cité, le droit au logement pour tous et toutes.
Jugement en ligne sur le site de Droit Au Logement
Ce jugement a une valeur symbolique et exceptionnelle puisque la cour considère que :
- les sans logis et le DAL "avaient pour unique but d'atteindre l'objectif reconnu de valeur constitutionnelle de disposer d'un logement décent ...",
- "que le Droit de revendiquer est le corollaire évident au droit d'avoir et à celui d'exercer la liberté d'expression, une des libertés publiques dont le juge judiciaire est le gardien"
- Qu'en présence de ces deux droits dont l'un correspond à l'exercice d'une liberté publique et en l'absence de violence ou de gène démontrée établissant le caractère illicite du trouble occasionné, cette installation nécessairement temporaire ...ne relève pas de mesures provisoires destinées à y mettre fin;"
Elle rejette la demande d'expulsion, reconnaît au DAL , et l'association de locataires, le droit d'assister les familles, et renvoie "devant le juge du fond seul compétent pour juger de la proportionnalité entre les droits respectifs en cause ".
Cette décision vient rappeler que les sans logis qui campent pour revendiquer le droit à un logement décent ont raison, qu'il n'y a pas lieu à les expulser au nom de l'urgence.
Elle désavoue de fait les tenants de la force brutale dans les cas de conflit social. En 2007 ils ont fait procéder notamment à l'expulsion des sans abris installés sous la tente par MDM dans les centres villes , aux évacuations sans relogements des habitants de bidonvilles, au siège de 14 jours et nuits et aux 8 charges de police à l'encontre des familles sans logis de la rue de la Banque, ou à la charge contre l'installation de tentes au pont Saint Michel par les associations caritatives et humanitaires ... Tandis que la Ministre du logement en exercice et se prétendant la défenderesse des sans logis, ne s'y est jamais opposé, et les a sans doute encouragé, peut être demandé.
Droit Au Logement se félicite de cette décision exceptionnelle et encourageante pour les exclus du droit au logement et les associations qui les défendent activement, ainsi que pour les locataires de HLM menacés de déplacement pour cause de destruction arbitraire de leur habitat, et la » coordination anti-démolition des quartiers populaires HLM »
Ainsi, non seulement les familles sans logis qui campaient dans la cité de la Coudraie, (après la 1ère décision de rejet de la demande d'expulsion rendue par le TGI de Versailles en référé) avaient obtenue leur relogement, mais la nouvelle municipalité a retiré ces derniers jour le permis de démolir déposé/autorisé par le Maire sortant.
Après le jugement du TA de paris en référé contraignant la commission DALO de Paris à revenir sur une décision de rejet du relogement, la condamnation d'un marchand de sommeil à Ivry, le condamnation de la France sur sa politique du logement par le Conseil de l'Europe, cette nouvelle décision fait date, et ouvre des perspectives pour tout les sans toit et les mal-logés en action.
Jugement en ligne sur le site de Droit Au Logement
11:03 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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11.04.2008
TOURS : LE 12 AVRIL RASSEMBLEMENT POUR RÉQUISITION
DROIT AU LOGEMENT OPPOSABLE : ARNAQUE !
REQUISITION : UNE SOLUTION IMMEDIATE
Après La campagne pour les municipales force est de constater, qu'il n'y a pas grand chose sous le soleil du logement. Les SDF risquent de le rester encore longtemps ! On nous promet des constructions qui n'égaleront jamais le nombre de logements détruits afin d'aménager des espaces verts pour agrémenter les yeux de ceux qui pourront faire face aux augmentations des loyers.
On nous serine depuis plusieurs mois avec le « droit opposable au logement ». Sur le principe, cette loi pourrait être une avancée. Lorsqu'une personne veut faire exercer ce droit, il lui faudra attendre environ un an pour s'entendre répondre, dans la plupart des cas, qu'on ne peut lui proposer d'habitation faute de logements disponibles.
Encore une fois l'Etat nous fait tourner autour du pot alors que des solutions il y en a ! La maire de Tours a reconnu qu'il y avait 2000 logements vides sur la commune. Pourquoi n'utilise-t-il pas la loi pour demander au préfet de réquisitionner des logements vides et ainsi loger tous ceux et celles qui le souhaitent.
Pourquoi voter pour des gens qui mettent en oeuvre des politiques répressives et de régression sociale (arrêté antimendicité, expulsion, avec l'aide d'un Kärcher, des squatters du Rex, rue nationale à Tours : Sarkozy l'a dit, Germain l'a fait !), alors qu'ils refusent de faire appliquer un texte légalisant la réquisition de logements (loi votée à l'initiative du gouvernement Jospin en 1998).
LE MINISTÈRE DES SANS LOGIS ET DE TOUS LES SANS... est ouvert depuis le 22 octobre 2007. Actuellement, ils hébergent des hommes des des femmes qui n'ont d'autres choix que de se mobiliser pour enfin obtenir un logement décent.
Depuis des mois, les flics nous piquent systématiquement la tente que nous installons en ville pour rendre visible notre lutte. Ils nous la rendent quelques jours après car ils n'ont pas le droit de le faire. Nous sommes toujours confrontés à la même politique de la part des élus : cacher ces pauvres que nous pouvons voir !
Le 12 avril 14 h 30 nous installerons une tente à l'ORANGERIE (à côté de Jeans Jaurès) et nous vous invitons à partager avec nous des moments conviviaux, un jus de fruit, un café..., quelques chansons. Peut être aurons nous envie de discuter ensemble et voir comment on pourrait en finir avec cette situation inique. Elle consiste à laisser des hommes, des femmes et des enfants dehors alors qu'il y serait si facile de réquisitionner quelques logements pour que chacun, chacune ait un toit !
Le relogement des occupants/séquestrés du CHUTHE montre que la lutte ouvre des perspectives et apporte des réponses concrètes ! Ainsi tous les espoirs sont permis !
Droit Au Logement Tours : 06 33 09 69 66
Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers
0634196498
csdasp37@no-log.org
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16.01.2008
Les sections d'urgence des CHRS ont du mal à faire face à la demande
Alors que le Premier ministre doit en principe présenter avant la fin du mois de janvier le contrat qu'il entend passer avec les associations d'accueil de sans-abri, la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) des ministères du Travail et de la Santé publie une étude consacrée, précisément, à l'hébergement d'urgence dans les centres d'hébergement et de réadaptation sociale (CHRS).
L'accueil d'urgence n'entre pas - en théorie - dans les missions premières de ces structures. Néanmoins, sur les 827 CHRS existants, 360 déclarent disposer d'une section d'urgence. Les établissement concernés offrent ainsi 4.550 places à ce titre, sur une capacité totale de 16.000 places. Pour mieux connaître la population accueillie, la Drees a donc procédé à une coupe transversale en recueillant toutes les informations sur les personnes présentes dans ces sections durant la nuit du 3 au 4 février 2005.
Premier enseignement : la nuit concernée, 5.700 personnes étaient hébergées dans les sections d'urgence des 360 CHRS, soit un sureffectif de l'ordre de 25%. L'étude montre également que la place de l'urgence au sein des CHRS concernés est très variable. Environ 20% d'entre eux - généralement de petites structures - consacrent toute leur capacité à l'hébergement d'urgence. A l'inverse, un tiers d'entre eux réservent moins de 13% de leurs places à cette activité. Comparés à l'ensemble des CHRS, ceux qui disposent d'une section d'urgence sont plus nombreux à assurer un accueil tout public et à proposer certains services comme la restauration collective (62% contre 44%). L'étude montre par ailleurs que le 115 est le principal vecteur d'admission dans ces structures (30% des personnes présentes), suivi de l'intervention directe des services sociaux (25%).
L'étude de la Drees - réalisée à l'apogée de la crise de l'emploi - apporte aussi de nombreuses informations sur le profil des personnes accueillies. Elle distingue ainsi trois grands groupes. Le premier (75% des 5.700 personnes présentes dans la nuit du 3 au 4 février 2005) regroupe des hommes seuls, âgés en majorité de 18 à 44 ans. Plus de la moitié d'entre eux, familière de ce type d'hébergement, était déjà accueillie dans un CHRS ou un centre d'urgence, mais 20% d'entre eux vivaient dans la rue au cours du mois de janvier 2005. Le second groupe (13%), à majorité féminine, comprend de jeunes parents, voire des jeunes filles mères, en grande difficulté. Environ 15% des personnes relevant de ce second groupe ont moins de 18 ans. Les deux tiers des personnes de cette seconde catégorie sont sans logement personnel depuis plus de six mois. Enfin, le troisième groupe (12%) comprend des mères isolées récemment précarisées, le plus souvent avec leur enfant. Près des deux tiers d'entre elles ont entre 25 et 44 ans. Les trois quarts ont passé le mois de janvier 2005 dans un logement ordinaire et la moitié est sans logement personnel depuis moins d'un mois. Jean-Noël Escudié / PCA / Localtis Info
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07.12.2007
Collectif des Sans Gains
Des Sans Gains pour les sans voix
Un nouveau collectif va voir le jour vendredi pour répondre à «l’urgence de la crise sociale", les Sans Gains qui rassemble entre autres les Enfants de Don Quichotte, AC Le Feu, le collectif Devoirs de mémoires, la radio Générations…
«C’est à vous, citoyens, de protéger vos semblables»
«Dans notre pays, les droits fondamentaux de millions de nos concitoyens sont bafoués», le constat est simple et partagés par les différentes associations. Plutôt que de continuer à lutter chacune dans son coin, elles ont décidé de s’unir. «Le combat des Enfants de Don Quichotte, c’est notre combat», s’exclame Mohamed Mechmache d’AC Le Feu. «Nous avons le même diagnostic, nous utilisons les mêmes leviers, il était logique que nous nous retrouvions», explique Augustin Legrand, des Enfants de Don Quichotte.
Au menu, pas d’actions communes pour l’instant, mais un soutien mutuel aux initiatives de chacun. L’objectif: mobiliser l’opinion publique pour faire pression sur les pouvoirs publics. «C’est à vous, citoyens, de protéger vos semblables à travers des actions fortes, communes et pacifiques», conclut l’appel des Sans Gains. A charge maintenant pour les associations de réussir à créer l’élan nécessaire pour que les Sans Gains ne soient plus sans rien.
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22.11.2007
Depuis le 18 octobre, 20 familles toujours à la rue
09:18 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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