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11.08.2008

S comme ...

S comme Solidarité
S comme Strasbourg
S comme Socialisme

« La solidarité entre tous les citoyens d’un peuple reste assez mal établie, du moins en France, et peu sentie ; elle demeure chose abstraite ; et du reste, pour un grand nombre, existe réellement fort peu » (A. gide, Journal)

Et pourtant, la solidarité est chaque jour, encore et toujours plus, mise à mal
Depuis des décennies, elle s'est transformée en loi, elle fait l'objet de nombreux décrets... La solidarité est devenue une "obligation nationale".
Avec la solidarité nationale (assurance maladie, assurance chômage, assurance vieillesse, allocations familiales, ...), des actions de solidarité sont mises en œuvre au quotidien par le monde associatif.

La solidarité fait couler de l'encre et fait vendre des projets !
Vingt ans que ça dure sans résultats probants. Car la nation la détruit chaque jour un peu plus : franchise médicale, devoirs des chômeurs, contrôles en tous genre, chasse aux étrangers, chasse à la misère, renforcement des ghettos, école malmenée, retraites, Livret A ... et la misère gagne du terrain !

Car si un grand nombre de mesures et de lois sont encore adoptées, en France, pour favoriser la solidarité... Qu'en est-il des actes ?

Nous ne connaissons que la casse sociale.
Qu'en est-il des valeurs telles que le respect mutuel, la tolérance, la générosité ?
Qu’en est-il aujourd’hui de la solidarité au pays des droits de l’homme ?

S comme Solitude
S comme Semblable


Les mots n'ont plus de sens
L’indifférence, et l’égoïsme sont devenus les moteurs de notre société. Le « chacun pour soi » a effacé le besoin naturel d’échanges et de partage. À tous les niveaux de notre vie, le système est bien installé et sans que nous en ayons "conscience" nous voici déliés.

Qu'en est-il de ce concept, lorsqu'il est utilisé par les responsables politiques, puis par les acteurs sociaux ?
Est-ce que ce mot a le même sens pour ceux qui l'utilisent ?

Alors, l'homme politique a inventé un autre concept, le « lien social », reprit immédiatement par tous les acteurs sociaux
Ce lien social doit être reconstruit nous dit-on. Encore une obligation nationale, certains parlent même de chantier !
Le lien social disparu est devenu le responsable d'une solidarité disparue.
Comme tous les concepts, il se retrouve dans nombre de discours, car c'est à cause de sa fragilité que ça va mal : dans les quartiers, à l'école, dans les villages, dans les villes, entre les gens... Le lien social est un fond de commerce qui semble sans fin.
On est toujours entre et jamais dedans.
Un état d'entre deux qui fait vivre trop de monde... et en rejette une trop grande partie ailleurs.


Des ailleurs inconnus
Pour nous, généralement on préfère distribuer la charité... Un peu de nourriture, quelques vêtements, un hébergement... Pas de quoi construire. Pour les politiques, la charité donne bonne conscience et trop de gens y trouvent le prétexte à laisser faire.

Car nulle place n'est donné à l'humain et au sensible.
La solidarité n'est vraiment qu’un vague concept politique et sociologique, utilisé par démagogie.

L'UFAL Strasbourg et le Collectif SDF se sont retrouvés et liés sur un même refus : NON AUX BANCS ANTI-CLOCHARDS que la municipalité PS de Strasbourg installe. Car ces bancs n'ont rien d'anodin. N'y voyez pas un détail. Où voulez-vous qu'on aille ?

Ces bancs sont le symbole d'une politique morcelée, sans imagination. On se préoccupe d'un électorat choisit à un moment donné, sans éprouver de responsabilité envers ceux qui sont exclus et refoulés. La chasse aux sans-abri est-elle acceptable ?

Les résidents du quartier ont-ils clairement exprimés ce souhait : Que les 2 petits groupes de SDF qui avaient élus domicile Place d'Austerlitz soient chassés "pour notre tranquillité" ?

Les bistrotiers ont-ils exigés qu'on nous refoule car, "c'est mauvais pour le commerce" ?

À moins que des plaintes de touristes ne soient tombées sur les bureaux de nos élus "on veut du beau, du propre, on en veut pour notre argent" ?

On peut se poser ces questions puisqu'aujourd'hui cette place est devenue "Place réservée aux résidents, aux consommateurs de bistrots et aux touristes".

Où se situe la "volonté" politique ? Celle qui nous a dit : On veut une ville à vivre pour tous !

Un des membres de l'UFAL Strasbourg a demandé "Où sont-ils maintenant ? Où peuvent se reposer ces personnes ?", puisque nous manquons d'accueil de jour, puisque nous avons toujours 400 personnes sans logement...
Ils sont ailleurs. C'est là qu'on nous veut; ailleurs.
Les ailleurs inconnus sont sans fin, sans nom... Des ailleurs plus éloignés, plus sombres, plus dangereux, plus réduits ...

S comme Survie
L'ailleur de l'abandon, contraire à la solidarité. Le lien détruit.
Et nous voilà différents, étrangers, désignés par 3 lettres sdf, pour nous caser, casser, éloigner, condamner...
Vous ne voyez plus en nous des hommes. Notre appartenance au monde nous est volée.


Qu'en est-il de notre citoyenneté ?

Nous n'ignorons pas le monde qui nous entoure... car nous sommes de ce monde, n'en doutez pas. Notre situation est née de ce monde qui fabrique toujours plus de précarité et nourrie les fragilités de l'homme.

Et la charité est venue troubler ce puzzle qu'est devenue "la vie en collectivité"
Nous, sans abri de Strasbourg, nous reconnaissons dans deux mots : solidarité et personnalité. Pas vous ?

11:18 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : solidarité, strasbourg, socialisme, sans-abri, sans domicile, sans rien | | |  Facebook

16.06.2008

STRASBOURG RDV AVEC LES INVISIBLES

AUJOURD'HUI PREMIER RDV À PARTIR DE 18 HEURES PLACE DE LA BOURSE

08.06.2008

Manifeste des « SANS RIEN » : « Les invisibles en marche »

Ce document, peut être lu, partagé, discuté, gueulé, copié, collé, faxé, tracté, donné, transféré,
mais pas jeté, brûlé ou ignoré, merci.

« Les invisibles en marche » Du 9 au 25 Juin 2008

Manifeste des « SANS RIEN »

Nous " Sans rien " souhaitons faire connaître au plus grand nombre la réalité de la précarité vécue au quotidien et ses effets pervers, nous sommes les portes paroles de toute notre tribu, les précaires, nous ferons en sorte que plus jamais aucun d'entre nous n'est honte de sa situation, car seul cette société est responsable de notre précarité et c'est cette même société qui doit avoir honte la situation à laquelle doit faire face de plus de 11 millions de personnes et familles.
Nous demandons l'aide de tous, enfin, nous rendre visible, enfin, oser se lever, pour réclamer le droit à une vie digne.


Aidez nous pour que nos voix portent loin et haut.

Nous sommes; Des salariés; précarisés par des salaires de misère qui ne suffisent plus à subvenir aux besoins primaires de logement, de nourriture, de chauffage et d'eau,

Des femmes, des hommes seuls, qui élèvent un ou plusieurs enfants, et qui avec un SMIC doivent pourvoir aux frais primaires (logement, nourriture, chauffage, eau) mais aussi aux frais de garde des enfants, de cantine, et de transport ;

Des personnes handicapées qui ne peuvent vivre dignement, juste tenter de survivre avec une allocation d'adulte handicapé, ou une pension d’invalidité qui n'atteint même pas l'équivalant d'un SMIC, à l’heure ou l’état nous refuse le droit à l’euthanasie, les mêmes permettent notre assassinat collectif, car l’énergie que l’ont met dans notre survie et celle de nos enfants est autant d’énergie de moins à combattre la maladie.

Difficile un suivi médical, oubliés les soins dentaires, les suivis ophtalmologiques, beaucoup ne voit plus le médecin que dans l’urgence, que dire des besoins essentiels alimentaires et vestimentaires.

Savez vous que la maladie, le handicap, n’ont pas la décence d’attendre que nos enfants soient grands ?

Des enfants ; privés de culture, pour qui aucun loisir n'est possible, qui jamais ne partent en vacances en colo, et encore moins en famille, qui ne savent pas comment est faite une salle de théâtre, de concert.

Il y a des Pères, des mères sans enfants, la société leur à pris, Ils étaient pas mauvais parents pourtant ;Mais l'assistante sociale leur a dit,.. c'était mieux pour eux, Ils auront un toit, un lit des habits et à manger, mais seront ils heureux ? Avec 200 ou 300€ de plus par mois, ils seraient encore dans leur maison, ensemble, mais voilà; maman et papa sont à la rue, et les enfants sont perdus.

Ont donnera 1000€ ou plus à la famille d'accueil; ça donne envie d’hurler, c’est la société qui devrait avoir honte, pas eux.
Des personnes âgées, qui se laissent tomber, des suicidés laissant des orphelins ou des parents désespérés, des chômeurs, des Rmistes, des intérimaires, ou encore des intermittents du spectacle ;

Voilà notre TRIBU, celle dont ont se revendique.
Nous allons nous battre, nous tenir debout, et soutenir ceux qui ne le peuvent déjà plus, et mourir peut être .......
Mais dans la lutte, sans plus avoir peur!

Nous n'avons plus rien nous sommes toujours citoyen,
Nous sommes 11 millions, 11 millions de personnes non défendues, non entendues.

Nous avons décidé de faire un tour de France, de Bordeaux à Paris, et nous vous demandons de nous faire savoir votre intention de nous soutenir afin d’affirmer votre solidarité face à notre combat.


Revendications

La mise en place d'une commission que nous souhaitons animer, pour trouver des solutions immédiates, comme celle de l'application d'une "chartre de respect" qui ne permettrait plus sous peine de sanction, l'humiliation de gens précarisés par des salariés de services sociaux. Une formation spécifique de tous les acteurs sociaux pour mieux appréhender ce public fragile que nous sommes ; Le maintient des enfants dans leurs familles quand la seule raison motivant le placement est matérielle ou directement liée au manque d’argent,

A être mandatés, pour aller dans les CAF, les Conseils généraux, les centres de Sécurité Social, les CCAS, pour aider les travailleurs sociaux à mieux appréhender ce public de précaire que nous sommes, en témoignant de nos expériences, et de celles qui nous sont confiées, afin d’apaiser des relations souvent difficiles, et pour une meilleure compréhension de part et d’autre, participer à la création de plaquette informative afin que chacun ne puisse plus méconnaître ses droits, comme ses devoirs.

Exiger, que l’ont nous reconnaisse comme CITOYEN,

Exiger, que l’ont respecte notre dignité,

Refuser d’être infantilisés, humiliés.

Un revenu au moins égal au SMIC, pour toute personne qui ne serait pas en état de travailler, ou retravailler, et des aides matériels et humaines suffisantes pour assurer une vie digne à chacune de ces personnes.

Mettre en place des aides éducatives, des moyens pour un suivit éducatif, efficace et cohérent, et une véritable collaboration dans le projet éducatif, ou l’éducateur ne serait là que pour appuyer les parents afin que la maladie qui les handicape, n’handicape pas leurs enfants, et qu’ils ne soient pas déchu de « fait » de leur rôle parental.

L’accueil gratuit des enfants dans des structures de loisir (sport, culture ... Etc.).

La mise à disposition de place gratuite dans tous les lieux festifs, les théâtres, les cinémas, les concerts, la prise en charges des activités extrascolaires sportives ou culturelles.

LES ETAPES

Départ Bordeaux le Lundi 9 juin à 15H55
Liste des mairies de chaque étape, pour chacune,
Un appel téléphonique à été donné, suivit de l’envoi d’un mail.

Bayonne le Lundi 9 juin
Arrivée 17H33 départ 16H22 le 10/06

Toulouse Mardi 10 Juin
Arrivée 20h06 départ 16h08 le 11/06

Montpellier Mercredi 11 Juin
Arrivée 18h25, départ le 12/06 16h44

Marseille Jeudi 12 Juin
Arrivée Marseille 18h25, Départ Marseille le 13/06 à 17h09

Lyon Rhône Vendredi 13 Juin
Arrivée à Lyon 18h50, Départ Lyon 15h22 le 14/06

Dijon Samedi 14/Dimanche 15 juin
Arrivée Dijon 17h23 ; Départ Dijon 14h50 le 16/06

Strasbourg Bas Rhin Lundi 16 juin
Arrivée Strasbourg 18h29, Départ Strasbourg 17h38 le 17/06


Metz Moselle Mardi 17 juin
Arrivée Metz 18h53, Départ Metz 13h 26 le 18/06

Lille Mercredi 18 juin
Arrivée à 15h59 (Petite gare prés de Lille, de cette gare à Lille en bus voir horaire)
Départ (voir horaire de bus) 14h 47 le 19/06

Rennes Ile et vilaine Jeudi 19 juin
Arrivée à Rennes 18h36, Départ Rennes 14h35 le 20/06

Tours Indre et Loire Vendredi 20 juin
Arrivée 16h47 à Massy départ de Massy à 17h30

Arrivée Tours (St Pierre des Cors, bus jusqu’à Tours) 18H21
Départ de St Pierre des cors 17H53 le 21/06

Paris les 21, 22, 23 et 24 juin
Arrivée Paris 18h50, Départ de Paris le 25/06 à 17h45

NE LES LAISSONS PAS FAIRE…!!

Manifeste d’information et de mobilisation des personnes en ALD (Affections Longue Durée = à 100%) et des citoyens solidaires.

PAS COUPABLES D’ETRE MALADES !
Après les attaques sur les soins de tous les citoyens (mise en place de franchises diverses, forfaits multiples, déremboursements répétés, dépassements d’honoraires non plafonnés, incitation à l’automédication…etc...), le gouvernement va concentrer ses agressions sur les plus grands malades, les huit millions de personnes qui sont en ALD, pour une ou plusieurs affections.

Il a pour projet de les pénaliser financièrement, d’augmenter leurs dépenses individuelles de santé, alors qu’elles sont déjà très élevées et qu’elles leur causent de plus en plus de difficultés pour se soigner.

Il s’agit d’une nouvelle attaque d’envergure contre notre système de santé solidaire….étape de plus qui nous fait glisser vers un système du chacun pour soi avec les USA pour modèle…. laissant une place grandissante aux assureurs privés et au marché qui sacrifiera notre santé sur l’autel du profit….

NE LES LAISSONS PAS FAIRE !
NE LES LAISSONS PAS FAIRE…!!
NE LES LAISSONS PAS FAIRE…!!

Crions haut et fort : « nous ne sommes pas coupables d’être malades »

Résistons ensemble à cette démolition de la santé solidaire, dénonçons ces attaques contre les grands malades.

Rejoignons les nombreuses associations, syndicats, mutuelles, professionnels de santé qui se mobilisent en Gironde et dans les autres départements français.

Réunissons nos énergies pour sauver notre sécu. et nos services publics de santé, garants de la solidarité.

CoSS 33 (Coordination Santé-Solidarité en Gironde)
6, rue de Balaclava 33800 Bordeaux

Monsieur le Directeur, Nous sommes des personnes handicapées très dépendantes

Renée LEMNOUNY – Assurée sociale handicapée -38130- Echirolles
Annie ZANTA – Assurée sociale handicapée -38130- Echirolles
Jean GALERA - Assuré social handicapé -38130- Echirolles
Isabelle BARASSI – Infirmière libérale -38000- Grenoble

Echirolles, le 28 mai 2008

Objet : Remise en cause du dépassement de la Cotation 12 AIS par jour

Monsieur le Directeur,

Nous sommes des personnes handicapées très dépendantes, vivant à domicile, dont l’état de santé nécessite des soins constants et réguliers apportés par des professionnels de santé qualifiés, notamment des Infirmiers Diplômés d’État. Nous venons de recevoir (nous-mêmes et les infirmiers qui nous soignent) de la part de vos services un courrier de réclamation de remboursement de soins. Cela concerne la Cotation des AIS3 dont le maximum par 24H est de 4 selon la NGAP (Nomenclature Générale des Actes). Pourtant, ce dépassement est justifié médicalement du fait de la gravité de notre état.

Nous ne comprenons pas votre démarche arbitraire qui, sans préavis ni concertation, demande un remboursement rétroactif sur des actes déjà effectués. Nous vous rappelons que ces soins sont exécutés sous le couvert d’une prescription médicale et d’une entente préalable, qui n’a jamais été contestée par votre médecin conseil, et cela depuis des années.


Monsieur le Directeur,
Vous le comprenez aisément : cette remise en question par vos services entraîne une rupture de nos soins ! En effet, notre handicap nécessite des interventions quotidiennes qui relèvent du médical (soins d’hygiènes, exonération manuelle des selles, percussion, sondage, prévention d’escarres, surveillance du traitement, surveillance respiratoire, aspiration, gestion de la douleur, pose de bas de contention et bandes, positionnement sur le lit et le fauteuil, élimination vésicales et intestinale, etc.). Ces besoins sont vitaux car s’ils ne sont pas satisfaits, le manque met nos vies en péril.

Le droit à la santé constitue un droit fondamental inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et dans la Convention internationale sur les droits des personnes handicapées qui est entré en vigueur depuis le 3 mai 2008.

Compte tenu de votre position actuelle envers nous, nous constatons une discrimination à notre encontre. En effet, l’article 225-1 du code pénal dit : « Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques en raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs mœurs, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non appartenance, vraies ou supposées à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». D’après cet article, l’attitude de la CPAM constitue bien une discrimination.

Monsieur le Directeur,
Il y a urgence, nous avons besoin de ces soins tous les jours. Nous ne pouvons pas attendre, nous ne pouvons pas nous en passer. Par votre décision, vous mettez en danger notre santé et notre intégrité physique en nous refusant ces derniers qui nous sont nécessaires.

Nous ne vous demandons pas une faveur. Nous sommes des assurés sociaux. Nous cotisons à la Sécurité Sociale ou nos parents ont cotisés à la Sécurité Sociale.

Nous exigeons la prise en charge par l’Assurance Maladie des dépassements justifiés par notre état de santé et l’abandon immédiat des rappels envoyés par vos services.

Dans l’attente, veuillez agréer, Monsieur de Directeur de la CPAM, nos salutations distinguées.

21.04.2008

Les « SansRien » réseau de résistance contre la misère et la précarité sollicite votre aide.

Face aux attaques dont nous sommes les premières victimes, nous, précaires, malades, handicapés et retraités, avons décidés de nous mettre en marche.

Un tour de France à donc été décidé, et nous vous demandons de nous faire savoir votre intention de nous aider afin d’affirmer votre solidarité face à notre combat.

Nous ne réclamons rien d’autre que le droit de vivre une vie digne, à l’heure ou l’état nous refuse le droit à l’euthanasie, les mêmes permettent notre assassinat collectif, car l’énergie que l’ont met dans notre survie et celle de nos enfants est autant d’énergie de moins à combattre la maladie.

Difficile un suivi médical, oubliés les soins dentaires, les suivis ophtalmologiques, beaucoup ne voit plus le médecin que dans l’urgence, que dire des besoins essentiels alimentaires et vestimentaires.

Nous sommes devenus les rois des systèmes D, mais aujourd’hui, ils ne suffisent plus.

Il ne nous reste rien, sauf l’énergie de nous battre et de forcer l’état à nous entendre.

La maladie ne s’annonce pas, elle peut vous toucher, demain, et ne plus vous permette d’aller travailler, rendre difficile le quotidien et l’éducation de vos enfants, ne plus vous permette d’assumer votre rôle de parent, et si elle ne vous touche pas, la vieillesse elle, arrivera.

Nous sommes tous concernés.
Ce tour de France est prévu en juin, nous attendrons les réponses de ceux à qui nous envoyons ce message pour en dessiner le parcours, il se finirait à Paris, ou nous demanderons à être reçu par Mr Sarkosy, « notre » président, car n’est il pas président de « tous » les français ?

Nous nous chargeons de la communication sur le plan national ( télévisions ; radios ; presse) merci de nous dire s’il vous est possible de le faire sur le plan local.

A chaque étape, nous aimerions créer un « événementiel » rencontre avec des associations locales, conférence de presse, débat, ou forum dans des cités, repas de quartier, café à thème, avec micro ouvert, et livre d’or ou chacun pourra y écrire un témoignage que nous porterons à Paris.

Nous demandons à chaque ville « accueillante » d’organiser cet évènement, sous la forme qu’ils souhaitent, avec les invités qu’ils auront choisit, en nous en faisant part par mail, sans oublier de nous donner un nom et un n° de téléphone d’une personne chargée de faire le lien entre vous et nous.

Ce « nous » représente deux à trois personne, en fait tout dépendra de notre budget cela peut être plus (nous l’espérons) ou moins……chacun pourra s’il le peut, nous rejoindre à Paris, ceux qui veulent nous accompagner dans ce tour de France, peuvent soumettre leur candidatures par mail, notre nombre dépendra de l’aide que nous aurons.

Une aide financière serait aussi la bienvenue(solliciter les élus, les associations et syndicats,les personnes physique) sous forme de billet SNCF, de nuit chez l’habitant (prévoir l’accès pour des gens à mobilité réduite) ou à l’hôtel, de repas ou de dons.

Le départ de ce tour de France se fera de Bordeaux.
Merci de votre écoute, en espérant une réponse qui nous permette une organisation rapide et efficace de cette action que nous voulons pluraliste et aussi ouverte que possible, une liste de toutes les organisations, associations, syndicats, et personne nous ayant aidé à la réalisation de ce projet sera éditée et publiée.

Avec espoir, pour les « SansRien » Fabienne Jouvet.

Contact :
Sansrien33@aol.com
Tel : 0664241028

Les « SansRien », réseau de résistance contre la misère et la précarité, debout et jusqu’au bout !

06:54 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans rien, précaires, malades, handicapés, retraités | | |  Facebook

 
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