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25.03.2012

Logements ? Quelques revendications. A vous de compléter

• Remettre sur le marché les logements vacants ... généraliser la Taxe sur les logements vacants ... conventionner les logements vacants, en accordant des aides aux propriétaires ... des processus longs qui ne représentent qu'une goutte d'eau.
Il ne s'agit pas d'être contre mais de ne pas en espérer plus qu'une goutte d'eau.


Il faut revenir à une politique du logement offensive.
• Construire en répondant à la demande : du vrai logement social (pas cher), du logement au coeur des villes et des quartiers, des tours, ... ;
• Encadrement des loyers ;
• Frapper la spéculation immobilière en réquisitionnant les biens. En priorité ceux de tous les organismes financiers : banques, assurances, mutuelles, ... Et les biens des collectivités.
• Plus d'expulsions locatives. C'est long, c'est couteux, c'est douloureux pour le locataire et pour le propriétaire privé. Renforcer les dispositifs de garantie locative, ...
• Présence de non-logés et de mal-logés dans toutes les commissions ayant trait au logement ;
• Veiller au respect des lois SRU, DALO et PARSA. Virer tous les incompétents hors la loi. De l'élu au Directeur de structures.

• Les marchands de sommeil. Un délit qui mérite des sanctions lourdes : mise en danger de la vie d'autrui, mise en danger de la collectivité. En effet, les taudis sont la source de maladies qui nous concernent tous. Et confiscation des biens qui iront dans le parc du logement social.

• Pendant qu'on y est ... que logement social ne soit plus un sac fourre-tout qui déguise la réalité. Et que part "social" on entende uniquement "logement pas cher".

Non-logés et mal-logés ensemble.

18.03.2012

Martin Hirsch ... on t'aime pas

Avec l'annonce du durcissement de l'accès au Revenu de solidarité active (RSA) plus difficile pour les étrangers notamment, la vedette du RSA, soit disant expert de l'insertion, j'ai nommé Martin Hirsch est invité pour livrer ses réflexions. La presse ne va pas chercher plus loin, passive, elle imprime sans réflexion.

Sarkozy pour qui Hirsch a bossé ne s'attaque pas au "vrai" problème dit-il. Sans blague, il ne l'a jamais fait, ça ne l'intéresse pas. Ce qui intéresse Sarkozy c'est de garder le pouvoir et de continuer sur sa lancée : taper sur les pauvres en désignant des boucs émissaires, en dressant les uns contre les autres.

Hirsch ne s'attaque pas au vrai problème, ce type est un marchand de soupe qui comme son ex patron, nous balance ses chiffres. Chiffres contre chiffres, rapports contre rapports et une pincée d'enrobage social pour faire avaler la pillule.

Pour Hirsch il faut accompagner la recherche d'emploi. On pourrait dire, ouais on est d'accord.

L'accompagnement à l'emploi, mais quel emploi et quel accompagnement ???

Une majorité des personnes n'a même pas de formation, pas le plus petit diplôme, certains sont illetrés, d'autres vivent dans la misère depuis si longtemps que leur santé est déglinguée. Combien sont sans logement ?. Hirsch n'évoque même pas la coupure des budgets pour les cours de FLE (Français Langues Étrangères).

Ce serait l'occasion de poser la question des budgets réduits de la formation et de la diminution des Travailleurs sociaux pour accompagner, sans oublier leur noyade dans les papiers à remplir pour fabriquer du chiffre. Ce serait l'occasion d'élargir la vision de tous ces pompeux sur notre réalité, d'avoir une vision globale, d'approcher la vérité.

Mais hirsch qui a bossé pour ce gouvernement de droite dure, n'aura de cesse de "vendre" son bébé, sans jamais aborder le problème des précarités en profondeur.

Il a complètement accepté l'idée de l'emploi "obligatoire" même si c'est noyé dans des chiffres, des rapports, ... Il a beau dire que la fraude chère à Sarkozy ne représente rien, il nourrit la bête de la suspiscion.

Il dit qu'il faut contrôler chaque trimestre, oui il veut CONTRÔLER la situation des personnes, pour étudier leur évolution... Les travailleurs sociaux y verront-ils une évolution dans leur job ; 5 ans d'étude pour contrôler...

Tous droite comme gauche sont d'accord sur cette idée de l'emploi obligatoire, à ne pas refuser ; c'est scandaleux. Et ça conforte dans l'idée que les gens seraient heureux de survivre dans une misère noire.

Qui contrôle les conseils généraux, les pôle-emploi, les patrons, le cac40, et quel contrôle est réalisé sur l'évolution des ENTREPRISES d'insertion?.

Hirsch ne parle jamais de QUALITÉ, trop occupé à ses chiffres et à ses conférences. Qualité de l'accompagnement, qualité des formations par les entreprises qui décrochent les marchés, qualité des intervenants et Hirsch, le soit disant expert-spécialiste, ne parle surtout pas du TEMPS nécessaire à chaque personne "accompagnée".

C'est toute la chaîne formation/insertion/emploi qui est pourrie, car la misère est un gros marché ...

Être au RSA c'est être nié, manipulé, comptabilisé, quotarisé, stigmatisé.

Être au RSA n'est pas la garantie d'avoir le temps de se reconstruire, de trouver un emploi et surtout pas un emploi qui plaît.

Être au RSA n'est pas la garantie de trouver une formation qui convient, ni même d'y avoir accès.

Être au RSA c'est être coincé dans la précarité.

Hirsch est présenté comme un expert de l'insertion professionnelle, mais il n'est qu'un technocrate. Les experts sont sur le terrain pas dans les bureaux. Où est la place de l'humain dans tout ce blabla ?

18.02.2012

LETTRE OUVERTE DU 115 du Particulier aux maires de France.

Madame, Monsieur, Élus de France

En seulement 15 jours et grâce à Internet, le 115 du Particulier a su fédérer prés de 7000 membres actifs répartis sur l'ensemble du territoire Français et prouver qu'il existait encore une réelle volonté de solidarité citoyenne.

L'heure du rassemblement national a sonné ! Le moment est venu pour vous, élus, de prendre conscience de cet élan et de cette dynamique populaire et de vous engager aux côtés des Français.

Pourquoi ?

Pour redonner aux plus démunis la place de citoyen qui est la leur, soit la notre, en terme d'égalité et credo de la république.

Comment ?

En relayant, sur le terrain, au plus près de vos administrés, ce signal fort de citoyenneté envoyé depuis le début de cette aventure...

Chaque mairie de France est concernée de manière induite par l'exclusion et la misère et se doit de donner l'exemple. La précarité sous toutes ses formes est l'affaire de chacun, y compris des collectivités.

Il en va de votre responsabilité d'élus !

Une mairie étant la maison du citoyen, vous vous êtes engagé à être à l'écoute de chacun de vos administrés. Donc de celles et ceux qui, par leur engagement citoyen, sont devenus les porte-paroles légitimes de cette action populaire qu'est le 115 du Particulier.

A ce titre, nous vous demandons d'être à l'écoute de vos concitoyens qui feront la démarche de vous interpeller à ce sujet. Soyez attentif à celles et ceux qui ont encore confiance en l'autre et qui veulent faire en sorte que ENSEMBLE tout devienne possible MAINTENANT.

1. Nous, citoyens exigeons que chaque Maire de France lance un appel invitant chacun à aller s'inscrire en mairie sur des listes de bénévoles pour permettre de répondre, comme nous le faisons actuellement, aux appels d'hébergement d'urgence lorsque les services spécialisés eux mêmes ne sont plus en mesure d'en assurer la prise en charge. Ces listes de bénévoles devront être mises en permanence à la disposition des services d'urgences publics déjà existants sur le terrain. Objectif : offrir à chaque personne en situation d'exclusion une alternative à l'hébergement d'urgence.

2. Nous, citoyens exigeons un affichage obligatoire, extérieur et permanent en façade de chaque bâtiment administratif ou de service public. (Mairie, Poste, écoles, crèches, piscines municipales....) proposant l'inventaire de toutes les structures locales d'aide aux plus démunis, aux laissés pour compte, aux sans abri...

Un affichage municipal informant des coordonnées, numéros de téléphone accessibles gratuitement, adresses simplifiées sous forme de plan de toutes ces structures d'aides (centres d'hébergement, foyers d'accueil, Secours Populaire, Emmaüs et un recensement régulièrement mis à jour de toutes les bonnes volontés citoyennes...) aux fins de les mettre à la portée de ceux à qui ces renseignements s'adressent et de lutter efficacement contre la misère et l'exclusion, mais surtout mettre un terme à l'incommunicabilité.

Rappelons qu'en tant que premier fonctionnaire de police de la commune, le maire se doit de faire respecter la législation française et les dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Notamment l'article 25, paragraphe 1 : -. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

Le maire étant le représentant légal de sa collectivité, il lui convient donc d'administrer sa commune dans cet esprit car si la loi était scrupuleusement respectée, il n'y aurait pas de sans abri.

Ne pas observer cette obligation citoyenne reviendrait à produire un déni de justice social en la forme d'une non assistance à personne en danger...

Madame, Monsieur, Élus de France

LES ADMINISTRÉS VOUS ONT ECOUTÉ ET VOUS ONT CHOISI...

A VOTRE TOUR D'ÊTRE A LEUR ÉCOUTE !

WWW.115duparticulier.fr

Groupe Facebook : 115 du particulier

Email : 115duparticulier@gmail.com

TEL : 06 67 12 61 81

Le 115 du particulier ; une action à soutenir

Depuis sa création le 3 février dernier, né de la rencontre et d'un échange sur facebook entre deux hommes qui connaissent la rue, le 115 du particulier a enregistré à ce jour 6662 amis.

Contact tout renseignement : 06 67 12 61 81
Contact mail : 115duparticulier@gmail.com
Site internet : http://115duparticulier.fr/

Le 115 du Particulier propose à chaque citoyen d'agir selon ses moyens, ses souhaits, son emploi du temps, tout simplement.

Il nous arrive d'avoir un pincement au coeur en voyant toutes ces personnes abandonnées à la rue, d'être abasourdi en lisant le décès d'un homme, d'apprendre que des enfants innocents subissent le froid, la faim, là, à côté de nous, ... Et nous sommes là, impuissants à nous demander que faire ?!

Le 115 du Particulier permet à chacun d'entre nous de donner; un café chaud, une soupe, un coup de mains pour remplir des dossiers, un accès à internet, un covoiturage, des vêtements, une tente, une douche, du linge lavé, mais aussi un toit pour quelques jours ou plus.

L'objectif est de réagir, d'agir rapidement, d'être réactif.

Cette action place le gouvernement devant son choix d'abandon et devant la défaillance (l'inertie), les défaillances de tout le système de prise en charge. Elle démontre que les gens ne sont pas eux, insensibles mais ils ont besoin d'une sorte de cadre, de porteurs, d'un élan pour que leur solidarité s'exprime.

Elle met en avant l'humain dans une société très violente pour les plus démunis et qui chaque jour frappe une personne, une famille.

Sans aucune prétention autre que de tendre la main, de se mettre en action, le 115 du Particulier est une action de résistance, non violente, qui tisse le lien du sensible.

C'est encore balbutiant, ça se cherche, ça fait peur comme toute nouveauté.
Il est de notre devoir de soutenir et de se lancer dans l'aventure humaine avec nos moyens
et c'est d'ailleurs ce que les gens entendent ; ils aident selon leur moyen, sans prétention, avec leurs limites et là, est sous entendu, un relai à prendre par ceux qui se désignent comme professionnels ...

Si vous pouvez donner, donnez ; si vous pouvez partager, partager ; si vous pouvez accueillir, accueillez. Si vous ne pouvez pas faire cela, vous pouvez faire connaître cette action, tant auprès de vos relations qu'auprès de personnes qui ont besoin d'aide. Vous pouvez aussi demander à afficher ce flyer chez vos commerçants, dans des lieux publics : 115-flyers.pdf

Une antenne solidaire Alsace est créée, elle sert de relais régional à l'action du 115 du Particulier : https://www.facebook.com/groups/310480065666656/

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MORATOIRE
Le 115 du Particulier est un groupe d'aides aux SDF.
Il recueille LES INTENTIONS de dons matériels comme : HEBERGEMENTS, couverture, vêtements, douche, nourriture... Il suffit de s'enregistrer sur le site http://115duparticulier.fr/.

Créant ainsi une plateforme où, en concertation avec toutes "les bonnes volontés", il propose, relais, coordonne et dispatche les dons vers leurs destinataires, soit, les SDF.

PAS D'ARGENT !
Que du concret !
Ainsi pas de doute sur la destination des dons !

ET TOUT DE PARTICULIERS A PARTICULIERS...

Le 115 du Particulier n'a pas la prétention de se substituer aux travailleurs sociaux, ni même aux associations, mais de proposer et de réfléchir à « un coup de main » supplémentaire.
Devant les inégalités sociales et les carences qui en découlent,  il y a beaucoup à faire sans que l'on se prenne la tête  pour chercher à savoir qui fait mieux que l'autre...
Si il y a une guerre à faire, c'est celle de faire reculer la misère, pas entre nous.
Et puis si quelqu'un détenait la solution miracle et universelle :
D'une cela se saurait !
Et de deux : Nous ne serions pas là à y réfléchir !

Le115 du Particulier n'est donc pas un exutoire et il y a certainement d'autre endroits pour vomir !
Aussi pour conserver un minimum d’efficacité et de convivialité, le 115 du Particulier veillera à ce que les échanges restent respectueux, sereins et apolitiques.
Car la misère N'A PAS d'étiquette quand elle frappe !

Toute volonté tendant à se démarquer de cet esprit sera banni !
Tout en sachant que ce ne sont pas les mots qui suscitent le plus souvent les actes, mais bien l'inverse !

30.01.2012

Loi Camping : le député Léonard renonce

Le député J.Louis Léonard, s'engage à retirer l'article régressif sur les camping et à soutenir la levée à titre “transitoire” de l'interdiction de résider dans un camping

A l'issue d'une manifestation ayant réuni samedi après midi 300 personnes à Chatelaillon Plage (Charente maritime) contre l'interdiction de résider dans un camping plus de trois mois, le député maire Mr Jean Louis Léonard a reçu une nouvelle fois une délégation de DAL fédération, DAL 17, HALEM, soutenus par Mgr Gaillot et le LDH.

Il s'est engagé à retirer l'article du projet de loi qui menace les habitants de camping à l'année, et à autoriser à titre transitoire la domiciliation dans un camping. Il s'agit d'entériner une situation de fait qui concerne environ 70 000 personnes, et traduit l'aggravation de la crise du logement, provoquée par la cherté des loyers et de l'immobilier, ainsi que le climat spéculatif. Les habitants de camping qui y ont établi leur résidence faute de mieux, fréquement après un accident de la vie, sont trop souvent privés des droits civiques et sociaux élémentaires rattachés à la notion de domicile, ou ont des difficultés pour y accéder (Droit de vote, scolarisation, accès aux prestations sociales, ...)

Cette annonce du député maire, auteur de la Loi a été faite en présence de journalistes locaux  et par un communiqué publié sur le site du député. Elle lève l’opposition du DAL et HALEM à la poursuite de l’examen de ce projet de loi. L’AG des habitants de camping des environs de Toulouse , qui s’est tenue  samedi partage cette oritentation.

Nous restons vigilants  après cette première avancée : Nous poursuivons la lutte et militons pour encourager les habitants de camping et d’habitats précaires à se faire entendre, oubliés de la campagne électorale comme tant d’autres sans-droit. Nous demandons qu'un statut plus protecteur soit élaboré pour les habitants de camping, et d’habitations précaires ou de fortune, créant un droit au maintien dans les lieux et un droit au relogement, notamment dans le cadre d’améliorations indispensables de la procédure DALO.

DAL 17 Mehdi  06 58 56 54 16

HALEM Paulot : 06 18 94 75 16

DAL fédération : 06 09 59 19 74

Toulouse: nouvelle réquisition, besoin de monde pour occuper les lieux

Objet : nouvelle réquisition, besoin de monde pour occuper les lieux

Besoin de monde pour occuper de jour comme de nuit au 12 chemin de Bitet (en haut de l'avenue St Exupéry).

Un 4e batiment réquisitionné!
Alors que l'Etat joue à la roulette russe pour se décider à déclencher son « plan grand froid » ( 2°, -3°, 0° ? …) et préfère investir dans la guerre et le sauvetage des banquiers criminels, nous vous annonçons l'ouverture d'un quatrième bâtiment, 12 chemin de Bitet, dans l'avenue St Exupéry à Toulouse. Vides depuis plus d'un an, ces logements de fonction appartenant à la municipalité, ont été réquisitionnés le 23 janvier, pour y accueillir 6 familles forcées de vivre à la rue.
La mairie nous a souhaité « une année chaleureuse et solidaire ». Merci, on va s'en charger nous-mêmes, mais du coup ce serait sympa de ne pas nous envoyer les flics et de nous indiquer tous les bâtiments encore vides.

La misère n'est pas une fatalité, elle est organisée par les gouvernements et la bourgeoisie. Toulouse ne lutte pas seule, à Tours, à Nantes, à Grenoble, à Marseille, à Paris ou à Dijon mais aussi en Europe et partout dans le monde, des galérien-ne-s s'unissent pour reprendre la ville et la partager. Il en va de notre responsabilité à tou-te-s si nous voulons en finir avec l'injustice, l'autorité et l'inégalité. Le peuple n'a besoin ni de chefs, ni de partis, ni de sauveurs. Pour nous émanciper, organisons-nous par nous-mêmes et pour nous-mêmes, par l'entraide et l'autogestion.
Nous avons besoin de nouvelles initiatives et de forces pour continuer. Nous recherchons tous types de soutiens humains et matériels ( meubles, électroménager, ustensiles, chauffage, nourriture...) pour la nouvelle réquisition.

D'autre part, il est temps de faire le point sur la campagne « zéro enfants à la rue ! ». Il ne s'agissait pas de focaliser sur les enfants mais d'attaquer le problème par l'angle de l'urgence. Ce sont bien toutes les formes de misère qu'il faut combattre. C'est entre tou-te-s les galérien-ne-s qu'il faut s'allier. Ou en est-on, où va-ton, comment on s'organise pour la suite ? Retrouvons-nous vendredi 3 février à 18h au CREA, 70 allée des Demoiselles, pour en discuter.

Tout pour tou-te-s, pouvoir au peuple !

20:20 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réquisition, sdf, sans-abri, autogestion | | |  Facebook

01.12.2011

Fr3 Alsace, Plan hivernal, le point presse du Préfet du Bas-Rhin

Plan hivernal à environ 5 mn 30 du 19/20 du 30 novembre 2011.

Le Préfet du Bas-Rhin annonce 380 places supplémentaires ! Supplémentaires à l'existant qui est déjà surchargé …

Niveau 1 c'est à dire à -5°, 180 places.
Il s'agit, des 150 places réservées aux familles (sans compter les 110 de la ville) ... et les 30 pour les isolés sont celles de l'accueil printemps, un accueil de jour "transformé" en accueil de nuit.
Le Préfet justifie ce chiffre de 30 places isolés en disant qu'il ne s'agirait que de demandeurs d'asile … Les isolés sont totalement abandonnés sous ce prétexte fallacieux et honteux.

Niveau 2. En cas de grand froid, entre -10° et -18°,
le plan froid prévoit des nuitées dans les hôtels. Mais marmonne Marie-Dominique Dreyssé "le risque est que les places ne soient pas libres au moment ou nous en avons besoin" ! On ne cesse de le dire … Comme quoi, on ne dit pas que des conneries hein …

À l'AG du SIAO il a été annoncé + 100 nuitées d'hôtel + 100 dans les locaux vides de 2 gendarmeries à partir de -10°C.
Nous faisions remarquer dans notre compte rendu que rien ne semblait prêt …
 
Dans le rapport du siao on peut lire :
l'année dernière, ajouts campagne hivernale : 414 places + jusqu'à environ 350 en hôtel = 764
... et, hors campagne hivernale : 585 DA + 155 DC + environ 250 en hôtel = 990

Le reportage Fr3 (19/20 du 30 Novembre) :

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?...

15.07.2011

atelier de poésie de la rue 2

Ma cavale n'a pas de fin,

Même si je suis dans un chemin,

Ce qui est tapi en moi,

Ne sera jamais effacé.

J'avance dans des impostures,

Qui cachent mes blessures.

 

atelier de poésie de la rue

Empilés, entassés jusque dans les cages d'escalier.
Je rêvai seulement d'espace.
Quand d'autres se réveillent au chant des oiseaux,
Pour moi c'est le son des chasses d'eau qui noient tous les rêves
Et des portes qui claquent ; seuls soubresauts de mon coeur
Pour aller à l'école je traversai un champ de poubelles puantes,
Flâner le nez en l'air était bien trop dangereux.
Il vaut mieux voir où tu poses les pieds, et qui tu vas croiser,
En évitant de croiser les regards.
Jusqu'à tes 10 ans, t'es relativement peinard, mais après?
Te voici une mule, un cadi, un guetteur
Ton enfance est déjà celle d'un prisonnier
Alors la prison qu'on t'a déjà raconté
Devient un moment de repos, de vacances du silence.
Jusqu'à ce que quelqu'un te montre un autre chemin
Et te donnes les moyens de voir les émotions, de les reconnaître
Et d'en faire des alliées pour construire ta vie

14.07.2011

APPEL AU RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE. UN TOIT C’EST UN DROIT !

APPEL AU RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE
UN TOIT C’EST UN DROIT !


Les salariés du Samusocial de Paris, soutenus par de nombreuses associations, fondations et institutions d’Ile de France et de Province, des élus et des personnalités, se sont mis en grève du 6 au 10 juillet 2011 pour crier leur indignation face aux mesures concernant la prise en charge des usagers et leurs conséquences immédiates sur les personnes les plus vulnérables.
A ce jour, ce sont des travailleurs sociaux indignés et en colère, touchés par la crise du secteur social, qui se mobilisent contre le désengagement de l’Etat en matière d’hébergement d’urgence mettant en danger de nombreuses femmes seules et de familles.
Le 1er juillet 2011, le DERNIER Centre d'Hébergement d'Urgence pour femmes à Paris ferme ses portes mettant à la rue des femmes déjà victimes d'un manque de places chroniques.
Aujourd'hui, 100% des femmes rencontrées la nuit sont laissées à la rue.


L’ETAT EN DIMINUANT DE MANIERE DRASTIQUE LES MOYENS ALLOUES à la prise en charge des familles à la rue, met, les travailleurs sociaux dans une position inacceptable : leur éthique professionnelle est mise à mal car aucune solution d’hébergement ne peut leur être apportée à part une mise à l’abri sommaire et inadaptée dans les commissariats et les urgences pédiatriques.
Aujourd'hui, 90 à 100% des familles restent sur le trottoir.


NOUS EXIGEONS DES POUVOIRS PUBLICS :

 Leur mise en conformité avec les obligations prévues par la loi : l'accueil inconditionnel de toutes les personnes à la rue,
 Le déblocage en urgence des budgets permettant la prise en charge des familles demandant de l’aide au Samusocial de Paris et aux partenaires associatifs en Ile-de-France ainsi que dans les autres régions,
 Les moyens nécessaires pour accueillir et héberger décemment toute personne sans logis ou en difficulté de logement,
 Le respect et l’application des lois contribuant à faciliter l’accès à un logement aux usagers (loi D.A.L.O, loi S.R.U, loi GAYSSOT...).


Tout le secteur du social est en crise (augmentation d’appel à l’aide des usagers, manque de place en centre d’hébergement, saturation des structures de stabilisation et de réinsertion, étouffement des services d'aides d'urgences ...) et nombreux sont les travailleurs sociaux, élus et conseillers généraux de France qui interpellent l’Etat sur les effets néfastes de leurs nouvelles directives concernant la gestion du dispositif d’urgence ayant pour conséquence la réduction du volume de prise en charge des personnes. Cette situation n’a d’autres raisons que le désengagement financier de l’Etat dans les missions qui lui incombe.
Ce système d'urgence sociale coûteux et inadapté maintient les personnes en détresses dans un mode de vie qui les fragilise encore davantage.
« Le gouvernement ne comprend pas ce qu'est l'Urgence Sociale ». Dr Xavier Emmanuelli, fondateur du Samusocial de Paris.
Pour ne pas laisser cette situation dramatique perdurer et pour que le principe d’inconditionnalité du droit à l’hébergement et au logement soient respectés :
Rappelons TOUS ENSEMBLE à l’Etat qu’il n’a pas seulement des droits mais également des devoirs envers toutes les personnes qui sont sur le territoire français.
Sans réponse rapide à ces revendications, nous ne lâcherons pas !!!!


RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE SAMEDI 16 JUILLET 2011 A 14H00
PASSERELLE LEOPOLD SEDAR SENGHOR (Anciennement Passerelle Solferino) (Adresse : 26 Port de Solferino – Paris 7ème, Métro 12 - Assemblée Nationale)

URGENCE , 1 TOIT !

 

Droit au Logement

Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18  • <http://www.droitaulogement.org/>

COMMUNIQUE
Paris le 13 juillet 2011


URGENCE , 1 TOIT !

Rassemblement samedi 16 juillet à 14h
Pont piéton “Léopold Senghor” - Métro Solférino


Le mouvement contre la réduction drastique, par l’État,  des places d’hébergement d’urgence pour les familles et les personnes sans logis se poursuit et s’étend. Après la grève des salariés du SAMUsocial Paris, des initiatives ont été prises en provinces  à Lille,  et à Toulouse.
A Paris, les salariés du SAMU social solidaires, les sans logis et de nombreuses associations et organisations, appellent à une action collective et spectaculaire samedi, sur le pont Léopold Senghor, pour exiger que le gouvernement applique les lois  :

  • L’obligation d’accueil inconditionnel de toute personnes sans logis, conformément aux articles L 345-2 à L 345-3-3 du code de l’action sociale et des familles ..
  • Le relogement de toutes les familles et personnes reconnues prioritaires DALO, qui incombe à l’État selon la Loi du 5 mares 2007
  • L’obligation pour chaque commune de réaliser 20% de logements sociaux, conformément à l’article 55 de loi SRU
  • La réquisition des logements vacants de grands propriétaires, selon les procédures prévues dans les article L 641 et L 642 du Code de la Construction et de l’Habitation...

Tous ensemble !
Un toit un droit !


Communiqué de presse du mouvement solidaire des acteurs de l'urgence sociale
(Usagers, bénévoles, professionnels, citoyens)


Les salariés du Samu Social de Paris (ssp), soutenus par de nombreux professionnels de l'ile de france, des élus et des personnalités, se sont mis en grève du 6 au 10 juillet pour crier leur indignation face à différents problèmes récurrents, qui depuis peu s'amplifient dramatiquement.

En effet :

- La fermeture du DERNIER centre d'hébergement d'urgence (CHU) pour femmes de Paris le matin du 1er juillet dernier a jeté à la rue ces personnes, déjà victimes d'un manque de places chronique. Aujourd'hui, 100% des femmes rencontrées la nuit sont laissées à la rue.

- La diminution drastique des moyens alloués par l'Etat pour la prise en charge en urgence des familles à la rue qui conduit aujourd'hui le pôle famille du ssp et de toutes les régions de France a ne pas avoir de solutions pour mettre à l'abris les personnes avec enfants qui appellent. Aujourd'hui 90 à 100% des familles restent sur le trottoir.

Nous appelons les pouvoirs publics :

- A se mettre en confirmité avec les obligations prévues par la loi, c'est à dire l'accueil inconditionnel de toute personne à la rue.

- A débloquer en urgence le budget qui permettrait la prise en charge des familles du samu social de Paris et des autres départements de France.

- A mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour accueillir et héberger décemment toute personne sans logis ou en difficulté de logement.

- A l'arrêt les expulsions

- A respecter et appliquer les lois qui contribuent à cet objectif (loi D.A.L.O, loi S.R.U, la loi de mobilisation des logements vides...)

Le problème dans le monde du social est global, la saturation des structures de réinsertion contribue à étouffer les services d'aides d'urgences et à gonfler le nombre de ses usagers. Usagers que l'on maintient dans un système d'urgence couteux et inadapté qui participe à les fragiliser encore davantage.

Le Dr Xavier EMMANUELLI, fondateur du Samu Social de Paris ainsi que les membres du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées et le comité de suivit Dalo ont exprimé leur mécontentement face a ce désengagement de l'Etat.
lien pour lire la lettre du comité : http://federationsamusociaux.typepad.com/files/lettre-du-... <http://federationsamusociaux.typepad.com/files/lettre-du-...>

La mairie de Paris, dans une lettre ouverte du 10 juillet dénonce les manquements de l’Etat, en prévenant que 15 000 personnes (uniquement des familles) se retrouveront à la rue dans la région de Paris à la fin du mois d’aout, et viendront grossir le nombre des personnes sans toit.
La semaine dernière, nous avons eu 2 rassemblements :

-
Le 6 juillet, une manifestation devant l'hotel de ville a rassemblée 400 personnes. (une délégation a été reçue à la Mairie de Paris qui nous soutiens)
-
Le 9 juillet une manifestation de l'hotel de ville de Paris au ministère du logement a rassemblée 350 personnes. (RDV la semaine prochaine)
-
Le nombre d'associations présentes témoigne du problème partagé par tous les travailleurs et usagers.

Mgr Jacques GAILLOT, Mr Albert JACQUARD, des adjoints et des conseillers municipaux
étaient présents le 9 juillet.

Au delà du Samu Social de Paris, le mouvement intègre maintenant de nombreuses associations ainsi que des salariés d'institutions publiques de la région parisienne, et de province.

Ce mouvement des acteurs de l'urgence sociale vous invite à venir les rejoindres
SAMEDI 16 JUILLET à 14h sur le pont Léopold Senghor
.

Soutiens : la fondation Abbé Pierre, le comité des sans logis, les enfants de don quichotte, les enfants du canal, le collectif des morts de la rue, le D.A.L, l'association Primo Lévi, l'Amicale du nid Paris, Baggagérue, MSH Paris, Advocacy, Jeudi noir, Association halte aides aux femmes battues (HAFB), collectif SDF alsace, la coordination des professionnels de l'urgence sociale, les collectifs des travailleurs de l’urgence sociale des départements de la région paris, SUD santé sociaux, l'union syndicale de la psychiatrie, le syndicat de la médecine générale, l'union syndicale solidaires, la Mairie de Paris, de nombreux élus de tous les partis de gauche (ELV, le front de gauche, le PC, le Ps, le NPA).....

CONTACTS :
Mairie de Paris : Mr GUEGUEN Florent (conseiller technique en charge de la lutte contre l'exclusion et la protection de l'enfance)
Ministère du logement : Mr METAYER fabien (chef de cabinet auprès du secrétaire d'Etat, benoist APPARU)
Ministère de l'écologie : Mr CHOUTET Martin (conseiller technique au cabinet de la ministre de l'écologie - Mme Kosciusko-Morizet Nathalie)
Directrice générale S.S.P : Stéfania PARIGI
Médecin coordi au S.S.P et médecin du SAMU75 : (elle fait le lien AP-HP / SSP) Suzanne TARTIERE

Pour toutes informations : sspsolidaires@gmail.com <http://fr.mc256.mail.yahoo.com/mc/compose?to=sspsolidaire...>
ou Laurent : laurentdakar@yahoo.fr <http://fr.mc256.mail.yahoo.com/mc/compose?to=laurentdakar...>  / 06.28.84.61.7

10.07.2011

La guerre aux pauvres s’intensifie : nous ne crèverons pas de la rue !

Une marche de 300 personnes à l’appel des salariés du SAMUsocial de Paris, soutenue par de nombreuses associations, avec la participation d’Albert Jacquard et Mgr Jacques Gaillot, Présidents d’honneur du DAL et de nombreuses familles sans logis ou à l’hôtel s’est déroulée cet après midi. Le mouvement va continuer sans doute dans les prochaines jours

La guerre aux pauvres s’intensifie : nous ne crèverons pas de la rue !


L’Etat vient de décider de réduire les hébergements hôteliers pour plusieurs milliers de sans logis, familles avec enfants, femmes, malades, handicapés, jeunes, personnes âgées, migrantEs, avec ou sans papiers, françaisE, chômeurs, salariés pauvres, personnes expulsées de leur logement, tous et toutes, à commencer par les plus vulnérables sont frappés par cette décision  qui fera économiser quelques dizaines de millions d’Euros à l’Etat.

Laisser une personne dans la rue c’est le condamner à mort :
Ainsi, vivre dans la rue, face au stress, la violence, la dureté des conditions de vie ou du climat, l’abaissement moral, l’addiction à l’alcool, c’est  vivre deux fois moins longtemps que les humains logés. L’âge moyen de décès d’unE sans abris est de 45 ans, alors que les hommes vivent jusqu’à 84 ans en moyenne en France et les femmes 90 ans.

L’État hors la loi :
Une circulaire du préfet vient expliquer au SAMU social qu’ils ne doivent plus porter assistance à la plupart des sans logis, y compris les plus vulnérable. Or cette décision est illégale, et contredit le Code de l’action sociale. C’est la raison pour laquelle nous avons saisi le conseil d’Etat et que nous demandons le retrait de cette circulaire et la mise en œuvre de l’obligation d’accueil inconditionnel qui pèse sur l’État.

Sur fond de campagne électorale, la guerre aux pauvres s’intensifie :
Sur fond de conflit de compétences sur l’hébergement , qui incombe d’abord à l’État mais aussi, en ce qui concerne les familles avec enfants, aux Conseils généraux (au titre de l’Aide Sociale à l’Enfance), cette décision justifiée par des économies de « bouts de chandelle », est sans commune mesure avec les conséquences dramatiques sur des humains vulnérables, frappés par la crise et les mauvaises politiques du logement , a peut être d’autres objectifs : stigmatiser et criminaliser les plus précaires, encourager les raisonnements xénophobes, à des fin électorales.

Résistons tous ensemble, …
La grève des salariés du SAMU social,  en solidarité avec les « sans » est un acte créateur. Des sans logis, des hébergés dans les hôtels, des mal-logés, des DALOs laissés pour compte sont solidaires et participeront à cette marche et aux initiatives  à venir.
Des associations et des organisations soutiennent le mouvement.
Même si c’est l’été, il y a encore de la force et de l’énergie pour lutter et résister à la guerre aux pauvres engagée par le Gouvernement, les riches, les banques et les spéculateurs qui le soutiennent. Tous ensemble nous avons gagné contre l’article 32 ter A, qui autorisait les Préfets à expulser, en 48h et sans jugement, les occupants d’habitats non conformes au code de l’urbanisme, et de les détruire. Sans abri, camps de mal logés en lutte, Roms, Voyageurs, habitants de quartiers auto construits dans les DOM TOM ou habitant de yourtes ou tipis étaient menacés. Le Conseil constitutionnel l’a censuré. C’est une victoire qui a de nombreuses conséquences.


… Pour que l’État applique et respecte les lois:
- Retrait immédiat de la circulaire SAMU social
- Rétablissement des crédits suffisants pour héberger toute personne à la rue, dans des logements plutôt que des hôtels de marchands de sommeil
- Application et respect de la loi DALO et de la Loi de réquisition
- Arrêt des expulsions sans relogement
- Baisse immédiat des loyers, des charges et sanction contre les spéculateurs

Un toit c’est un droit !


DAL est un syndicat des mal logés et des sans logis, qui lutte depuis 20 ans pour que le logement devienne un droit concret et appliqué.
Des dizaines de milliers de familles et de ménages ont été relogés grâce aux action de l’association : campement, manifestations, occupation, réquisitions …de nombreuses personnalités ont apporté leur soutien à ce combat vital. Des avancées ont été obtenues, mais la cupidité des milieux de l’immobilier et du logement soutenus par les politiques publiques freine considérablement la réalisation de cet objectif.


CONTACT : Droitaulogement.org – 01 40 27 92 98 – 01 42 78 28 00 – 24 rue de la Banque Paris 2e

30.04.2011

SIAO : l'annonce d'un échec

Un détenu de l'Elsau reçoit la visite au parloir de "son AS".
C'est l'association qui l'héberge qui via une "antenne RSA" gère son fric. Pratique pour lui faire signer un papier de règlement du loyer et des charges qui assèche le compte du gars.
Il passe donc directement à la case "indigent".
Dans la foulée la gentille AS lui dit ceci "Nous ne vous garderons pas votre place et à votre sortie nous ne pourrons pas vous reprendre. À partir de maintenant ce n'est plus nous qui décidons des places, c'est une nouvelle super structure qui décide en commission".
Nous supposons que cette aimable AS parle du SIAO ou système intégré d'accueil et d'orientation.

Quel va être le rôle de ce SIAO ?
À Strasbourg la situation est particulière. Dernièrement un article publicitaire sur l'ESTES mettait en avant les pratiques scandaleuses de cette école de formation aux métiers du "social". Ceux qui sortiront de cette école seront prêts à choisir sur dossier ce qui "sera bon" pour le SDF et bien formés à TRIER les SDF...

Une semaine avant le même journal faisait de la pub pour la fondation auteuil qui est justement et comme par hasard "impliquée" dans cette soit-disant école... La fondation auteuil : un paquet de pognon venu du privé qui lui permet de rafler tous les marchés de la misère... Tu peux tomber dans son filet dès l'enfance et y rester jusqu'à ta majorité, ta vie d'adulte... Ça ressemble à une secte non?.

Mais qui en parle à Strasbourg, qui dénonce ? Les associations de Strasbourg ont, depuis longtemps, laissés de côté "tous esprit associatif", elles sont devenues clairement "politiques". Il suffit de voir le travail fait par celles de Mulhouse pour se faire une idée, sans parler de l'école de Mulhouse... Le service social et de la solidarité de Mulhouse est également beaucoup plus impliqué.

Il y a fort à parier, que le SIAO va gérer les échecs de la non politique d'hébergement et pratiquer la "sélection".

En début d'année nous dénonçions le tri pratiqué par le 115. Nous étions bien seuls à nous étonner du nombre croissant de refus d'hébergement alors que nous savions qu'il y avait des places libres, notamment dans les logements mis à disposition par la Ville.

Lorsque nous contactions les associations à ce sujet, en leur présentant des gens en danger, toutes nous répondaient "c'est le 115 qui gère"... QUINZE MORTS depuis Octobre et personne n'est responsable ?

La loi Molle (Mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion) crée l'obligation de créer une place d'hébergement pour 1 000 habitants. Qui fera respecter la loi, le Préfet ? Il y a fort à parier que le futur SIAO de strasbourg ne viendra pas l'ennuyer...

Dans cet échec annoncé, que vont devenir les : sortants de prison, les personnes avec addiction, les malades et les étrangers en attente ou sans titre de séjour ?

23.04.2011

CES EXPULSIONS DONT ON NE PARLE PAS

• un sans-abri expulsé de son bout de trottoir ;

• une femme et son gosse de 11 ans expulsés du foyer d'accueil d'urgence pour "femmes en danger" ;

• un vieux monsieur expulsé de son logement parce que le propriétaire privé veut y loger son neveu ;

• une famille expulsée de son logement social pour une dette de 700 euros ;

• les sans-abri expulsés des lieux publics ;

• et les autres

08:03 Publié dans Actualité | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans-abri, sans domicile fixe, expulsions locatives | | |  Facebook

SANS CONVERGENCE DANS LES LUTTES, PAS DE LUTTES !

À la rue et l'espoir d'un droit au logement qui se rétrécie et d'un refus d'hébergement avoué

En Rhône-Alpes, en Paca, en Alsace, en Bretagne en Ile-de-France…, chaque soir, en France, de nombreux sans-abri pour qui l’on ne trouve pas de solutions pour la nuit restent sur le carreau.


Pour Strasbourg tout le monde semble accepter l'idée d'un chiffre approximatif de 400 personnes sans solution.
Les autorités parlent de SDF de droits communs, SDF demandeurs d'asile, SDF sans-papiers…

Le droit à l'hébergement est valable pour tous. Qui a envie d'une société où le gouvernement ne porte pas assistance comme il le doit? Et où vos "élus" vous disent froidement qu'ils ne substitueront pas à l'État ?


Chômeurs en fins de droit, personnes retraitées, jeunes, réfugiés, demandeurs d'asile, enfants… Même honte et pourtant...
Les effets de la crise économique commencent en parallèle à se faire sentir. Les salariés licenciés depuis 2008/2009 arrivent en fin de droits, et certains viennent grossir les rangs des précaires. Par ailleurs, les demandeurs d’asile, de plus en plus nombreux, ne trouvent plus de places dans les centres d’accueil qui leur sont réservés (centre d’accueil des demandeurs d’asile, Cada). Du coup, ils se retrouvent dans le système commun.


Allo le 115 ?
Après la publication en novembre dernier, dans Libération de documents administratifs encourageant à donner la priorité aux personnes en situation régulière nous avons espérer une convergence des luttes entre associations militantes.


• Depuis octobre 15 personnes sont mortes à Strasbourg dans l'indifférence totale ;
Hébergements d'urgence, 20 % des appelants du 115 sont des jeunes entre 18 et 24 ans ;
10 % de la population pénale est SDF, sans solution à la sortie et souffrant de discrimination (double peine) ;
Une personne sans-abri sur trois est une femme. Une femme sur trois est accompagnée d'enfants ;


SANS CONVERGENCE DANS LES LUTTES, PAS DE LUTTES !

Dernièrement Resf67 et Dal67 se sont associées pour réquisitionner ...

Le maire de Strasbourg interpellé lors de sa réunion mi-mandat de neudorf a dit ceci "nous ne nous ssubstituerons pas à l'état pour loger les sans-abri... nous avons une réunion demain avec le préfet pour quelques familles avec enfants en bas-âge"

L'opération de réquisition qui a suivie (hasard?) cette rencontre, a abouti au relogement des familles présentes dès le premier moment... Les mêmes que celles soutenues par la mairie ?

Doit-on comprendre derrière ce flou pourquoi une femme enceinte a été refoulée ?

Pourquoi, avoir si rapidement lâché des lieux qui auraient pu accueillir d'autres personnes ?

Pourquoi avoir fait ce "coup" sans appeler au soutien les autres associations et sans avoir tenu informés les quelques soutiens présents des négociations ?

Pourquoi cette discrimination "acceptée" par des associations et qui déjà fait le lit de la droite et de l'extrême droite ?

Les élus Verts impliqués dans ces deux associations sont-ils derrière cette ... opération ?

11.04.2011

NON AU FICHAGE DES SANS-ABRI ! LES TRAVAILLEURS SOCIAUX DU 67 DISENT NON

 

SYNDICAT DÉPARTEMENTAL DE L’ACTION SOCIALE
FORCE OUVRIÈRE DU BAS-RHIN

Secteur PRECARITE
________________________________________________________________________
A LIRE ET FAIRE SUIVRE,
au delà de toute considération d'affiliation syndicale
Pour recevoir directement les informations sur cette mobilisation :
sdasfo67.precarite@mail.com
________________________________________________________________________
« NON à Paxtel »

Appel intersyndical aux travailleurs sociaux du 67
CONTRE l’utilisation du logiciel Paxtel
POUR signifier ce refus en se faisant décompter par l’envoi d’un mail à :
nonapaxtel@gmail.com

DU FICHAGE AU FLICAGE IL N’Y A QU’UN PAS…
Les travailleurs sociaux doivent retrouver leur pouvoir de dire « NON » :
NON, NOUS NE SERONS PAS COMPLICES !

DEJA : des équipes de plusieurs établissements d’hébergement
ont décidé de ne faire aucune saisie d’information.

DEJA : la DDCS et les directions d’établissements ont décidé de revenir à une position plus prudente
et de ne pas utiliser Paxtel tant que les agréments CNIL n’auront pas été obtenus.



La question est importante. Depuis l’année dernière sont mis en place les « SIAO », organismes destinés à améliorer l’attribution des places d’hébergement pour les personnes sans domicile fixe . Il s’agit de mettre en œuvre l’application d’un droit constitutionnel : «  La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence . »

Malheureusement, s’il est bienvenu que soit posée la question des manquements de l’Etat à l’égard de la protection des plus démunis, la mise en place des SIAO est l’occasion d’un fichage nominatif comportant une collecte extensive de données personnelles , qui va bien au-delà de ce qu’il est nécessaire de savoir au sujet d’une personne pour déterminer la solution d’hébergement ou de logement qui lui conviendrait le mieux.

Notamment, dans le Bas-Rhin, le logiciel « Paxtel » qui a été choisi suscite l’effarement des travailleurs sociaux.

Les branches Action Sociale des syndicats CGT, CNT, FO et SUD du Bas-Rhin ont décidé de lancer un appel inter-syndical « non à Paxtel » : non à un  fichage qui va très au-delà de son objectif affiché, qui matérialisera la possibilité d’intercepter facilement des populations jetées en pâtures à la médiatisation sécuritaire : roms, sans papiers, …

Par ailleurs la branche Action Sociale de FO du Bas-Rhin, SDAS-FO-67, adresse ce jour un courrier à la CNIL concernant le logiciel Paxtel.



Ci-joint :

-           L’appel intersyndical « non à Paxtel »


Pour plus d’informations sur la dénonciation de Paxtel :

-           http://www.fnars.org/images/stories/evenement/mobilisatio...

-           http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/fichagesiao-cnt87-oc...

-           http://www.alsacelibertaire.com/wp-content/uploads/Héberg...

Voir également sur le site de l’ANAS :

-           www.wmaker.net/anas/attachment/258414/

-           www.wmaker.net/anas/attachment/258415/

____________________________________________________
SDAS-FO-67 Syndicat Départemental de l'Action Sociale - Force Ouvrière - 67
sdasfo67.precarite@gmail.com / sdas67@free.fr

Téléphone : 03 88 36 50 15  -  06 15 75 23 82
Adresse : Maison des syndicats - 1 rue Sédillot - BP 12 - Strasbourg cedex
Permanences juridiques spécialisées
: chaque 2ème mardi du mois, 14-17h, 4ème étage



02.04.2011

5 QUESTIONS À ROLAND RIES

Encore une fois notre maire à tous propose une consultation en ligne ouverte à tous. Encore une fois le Collectif ne va pas se priver de cette occasion de poser des questions.

Généralement les Strasbourgeois l'interroge sur l'actu: la vitesse à 30, le tram là-bas avant là-bas, la sécurité, le logement, le foot... Les personnes concernées par la précarité se tiennent à l'écart, autant les professionnels que les pauvres. Alors n'hésitez pas à reprendre nos questions car seuls nous nous craignons que nos questions ne fassent pas le poids...

http://www.strasbourg.eu/actus/formulaires/mi-mandat

QUESTION 1
Êtes-vous favorable à des lieux d'accueil adaptés aux personnes à la rue qui travaillent et qui touchent de faibles revenus. Ce qui permettrait de  désengorger les centres d'hébergement d'urgence de personnes qui n'y ont pas leur place et qui n'ont pas besoin d’accompagnement social.

QUESTION 2
Que pensez-vous de l'ouverture des centre d’hébergement d’urgence de proximité, à taille humaine, dans chaque commune et chaque quartier, pour répondre aux besoins des personnes à la rue qui ne peuvent se déplacer ou qui sont attachées à un territoire.

QUESTION 3
Plus de 300 personnes sur le Bas-Rhin sont sans solution d'hébergement ou de logement. Trouvez-vous cela trop insurmontable a régler pour que seuls des projets rustines soient financés alors que la situation s'aggrave ?

QUESTION 4
Seriez-vous favorable à un projet d'auto-gestion et d'entraide proposé par des personnes ayant connues la rue et encore à la rue ?

QUESTION 5
Que pensez-vous de la création des SIAO? Des raisons qui font que sa mise en place soit si "hésitante" à Strasbourg ? Et pourquoi la présence des personnes concernées n'est-elle pas en place comme le préconisait M. Apparu ?

18:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, ries, strasbourg, sans-abri, concertation | | |  Facebook

26.03.2011

La Rochelle : Dernier espoir avant la rue

La Rochelle - Dernier espoir avant la rue. Être expulsé de son logement, ça peut arriver à tout le monde. Même à La Rochelle. L’association Droit au logement est venue le rappeler hier au préfet.

Vingt-sept dossiers. Un monceau de papiers entassés les uns sur les autres. À l’intérieur, le désarroi de familles rochelaises, menacées de devoir quitter à tout moment leur appartement ou leur maison depuis le 16 mars, date de la reprise des expulsions locatives. Leur sort n’est plus entre leurs mains, mais leur espoir réside entre celles des bénévoles de l’association Droit au logement.

Depuis de nombreuses années, le DAL bat le pavé pour défendre les mal logés et les sans-abri, en dénonçant au passage l’apathie des pouvoirs publics. Hier, profitant d’une tournée nationale du porte-parole national et fondateur du DAL Jean-Baptiste Eyraud, la délégation rochelaise est allée administrer une piqûre de rappel au préfet de la Charente-Maritime. Une visite courte et néanmoins courtoise, durant laquelle la délégation locale a porté à la connaissance du haut fonctionnaire les problèmes locaux.

« Nous avons fait part de nos doléances au sujet des expulsions sans solution de relogement. Nous devons nous revoir pour avoir des réponses plus précises », explique Mehdi El Bouali, responsable du DAL à La Rochelle.

Des travailleurs expulsés.
Ce dernier n’a pas manqué d’alerter le préfet sur la situation des 27 familles de l’agglomération rochelaise expulsables.

« Elles vivent avec la peur au ventre, dans l’angoisse de voir arriver brusquement l’huissier et les policiers, chargés de les forcer à partir. Elles habitent pour la plupart à La Rochelle, principalement en centre-ville et dans les quartiers. Nous en connaissons aussi à Aytré, Périgny. La grande majorité des dossiers concerne des bailleurs privés. Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, il ne s’agit pas de chômeurs, de personnes qui profitent du système, mais de travailleurs. Ce sont simplement des familles qui ne peuvent plus faire face aux charges locatives », remarque Mehdi El Bouali.

Le responsable soupçonne l’existence de nombreuses familles en grande difficulté, qui ne se sont pas encore fait connaître. Surtout dans une ville de bord de mer, où les loyers sont parmi les plus chers de la région.

« La part du loyer dans le budget des ménages est plus importante qu’ailleurs. Il y a aussi énormément de logements vides. Nous en avons recensé un bon millier. Par ailleurs, nous savons que les bailleurs sociaux travaillent à flux tendu, dès qu’une place se libère, elle est aussitôt prise. »

Le DAL dispose d’un local à La Rochelle… au domicile de Mehdi El Bouali. Composé uniquement de bénévoles, la délégation locale manque de main-d’œuvre pour monter les dossiers, mais aussi, c’est déjà ça, pour offrir une écoute au public.

Droit au logement : La Rochelle, 51, avenue d’Oslo. Permanence le lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures, le samedi de 9 heures à 18 heures. Tél. 07 86 83 93 69.

  • sudouest.fr

07:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans-abri, droit au logement, expulsions locatives | | |  Facebook

09.03.2011

invitation

Poésie du texte et poésie de la danse s’enrichissent mutuellement et nourrissent l’imaginaire du spectateur.
Les dits et ressentis de Monique Maitte, poète de la rue, sont le fil conducteur du spectacle ; les très belles poésies de Claude Vigée sur l’exil et la force spirituelle de l’être humain, mêlées à l’expérience de transformation intérieure d’Abd Al Malik, et à l’extrême sensibilité de Nathan Katz à la nature, s’intègrent très bien dans ce parcours de vie. Gérard Leser a traduit certains de ces poèmes en alsacien, et avec l’idée que l’Alsace peut être un pont entre les gens d’origines diverses, il ajoute une précieuse touche de savoir vivre ensemble…

Avec Anne-Florence Dauchez, danseuse-chorégraphe, Gérard Leser et Monique Maitte, poètes

07:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans-abri, monique maitte, poème, poésie, poète de la rue | | |  Facebook

12.02.2011

Lyon: la Maison de Rodolphe accueille les sans abris et leurs animaux

Une nouvelle maison d'accueil, pour les familles mais aussi pour les hommes sans abri accompagnés de leurs chiens, vient d'être inauguré ce vendredi 11 février à Lyon

"Nous voulions construire quelque chose qui soit chaleureux tant au niveau de la construction qu'au niveau de l'accueil" explique Alain  Merieux, l'homme à l'origine de ce projet.

En effet, la maison de Rodolphe est un ensemble constitué de trois bâtiments et d'un chenil, 105 rue Villon au coeur du 8ème arrondissement de Lyon. Au total, elle offre une capacité d'hébergement de 40 places, soit 30 places pour les familles et 10 places pour les personnes avec des chiens.

C'est une première à Lyon! Puisque que ce soit en accueil de jour comme en accueil de nuit, aucun lieu d'hébergement ne permettait de recevoir des sans abris accompagnés de leur animal. L'animal est une cause d'exclusion supplémentaire pour ces personnes qui ont bien souvent de graves problèmes sociaux et/ou des problèmes d'addiction. La Maison de Rodolphe se veut l'iniatrice d'une réponse adaptée à ce type de public.

Deux partenaires de choix

Alain Merieux, Président du Fonds de dotation de "La Maison de Rodolphe" a par conséquent choisi deux partenaires pour la réalisation de ce projet. Tout d'abord, le Foyer Notre Dame des Sans-Abris qui sera gérant de cette nouvelle maison d'accueil. Rappelons que l'association lyonnaises gère et anime déjà une trentaine de structures d'accueil, d'hébergement, d'accompagnement et d'insertion à destination des personnes isolées et de familles en très grande difficulté.

Le deuxième partenaire est l'agence internationale d'architecture, d'urbanisme et d'ingénierie Patriarche&Co. En effet, les bâtiments ont été spécialement pensés et aménagés de manière à répondre au mieu au besoin d'hébergement "temporaire" pour les personnes mais aussi à des critères respecteux de l'environnement.

En conséquence, les bâtiments ont été construits grâce à une structure en poteaux poutres en bois dans les quels des caissons tridimensionnels, assemblés et équipés en usine qui viennent ensuite se glisser et se fixer.

Accueil et confort pour les personnes sans abri

La Maison de Rodolphe est composée de trois bâtiments distincts. Les deux principaux comportent deux étages et sont dédiés à l'hebergement et aux bureaux à l'exemple des services d'orienatation, infirmerie, espace conseil, espace conseil vétérinaire...

Le dernier bâtiment, en rez de chaussée, est réservé à l'accueil et aux parties communes. Ces espaces collectifs conviviaux mais distincts selon les populations accueillies, ont été conçus pour animer et faciliter les conditions de vie dans la maison.

On peut trouver des entrées et accueils séparés, une cuisine, des salles à manger, des salons de télévision, des salles de jeux pour les enfants, un jardin, un potager... Dix boxes ont également été aménagés pour recevoir les chiens dans les meilleures conditions.

Lyon Web zine

 

 

06:43 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans-abri, sans domicile fixe, hébergement d'urgence | | |  Facebook

Fichage des personnes SDF dans le 67 (SIAO)

Fichage des personnes SDF dans le 67 :
Appel à la mobilisation des travailleurs sociaux et des citoyens
Par décision gouvernementale, un SIAO (Service Intégré d'accueil et d'Orientation) doit être mis en place dans chaque département : il s'agit d'organiser "un véritable service public de l'hébergement et de l'accès au logement" ; il s'agit d'une sorte de "guichet unique" pour l'accès des personnes SDF à l'hébergement puis au logement.
Dans le 67, le SIAO est en cours d'organisation. Un logiciel a été choisi pour permettre sa gestion : il s'appelle Paxtel.
La mise en place du SIAO est très obscure, il n'y a aucun débat publique, alors qu'il y a de vraies questions politiques qui sont en jeu, concernant les plus précaires.
Paxtel est un logiciel qui pose de très nombreux soucis de légalité et d'éthique : contraire à la loi Informatique et Libertés, il implique le fichage de données personnelles sensibles pour les personnes en demande d'hébergement ou en hébergement... des personnes qui sont éminemment susceptibles d'être la cible de "coups médiatiques" sur des thèmes sécuritaires.
IL Y A UN VRAI RISQUE DE MISE EN DANGER PERSONNELLE DES PERSONNES EN GRANDE PRECARITE.
Déjà, dans le Nord en décembre, le préfet a demandé une extraction de la liste nominative des Roms ! 
Ci-joint l'appel aux travailleurs sociaux, avec un argumentaire descriptif de la situation dans le 67. C'est un appel :
•     à ce que les travailleurs sociaux exigent des débats en équipe avec leur hiérarchie ;
•    à ce qu'ils transmettent des comptes-rendus de ces débats aux syndicats.

Il s’agit d’étoffer les débats et de les mutualiser. Il s’agit qu’une culture du débat et de la mobilisation soit ré‑instaurée dans le social, et que les syndicats s’accordent entre eux pour la soutenir.
C’est le préalable nécessaire à toute possibilité d’action concertée.
C’est à cette condition que les travailleurs sociaux peuvent exercer leur rôle d’information publique : rapporter les faits inquiétants dont ils ont connaissance, solliciter des mobilisations citoyennes.
Par là passe la possibilité pour qu’ils sortent de leur impuissance et infléchissent la vie politique.
Il est important que les travailleurs sociaux se mobilisent et reçoivent un large soutien public. Il est important que ce mail circule.
SDAS-FO-67 secteur Précarité.
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SYNDICAT DÉPARTEMENTAL DE L’ACTION SOCIALE FORCE OUVRIÈRE DU BAS-RHIN
Secteur PRECARITE
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A LIRE ET FAIRE SUIVRE, au delà de toute considération d'affiliation syndicale
Pour recevoir directement les informations sur cette mobilisation : sdasfo67.precarite@mail.com
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SDAS-FO-67 Syndicat Départemental de l'Action Sociale - Force Ouvrière - 67
sdasfo67.precarite@gmail.com / sdas67@free.fr
Téléphone : 03 88 36 50 15  -  06 15 75 23 82
Adresse: Maison des syndicats - 1 rue Sédillot - BP 12 - Strasbourg cedex
Permanences juridiques spécialisées : chaque 2ème mardi du mois, 14-17h, 4ème étage

15.01.2011

Vive le pessimisme

je ne supporte pas les gens aux discours culpabilisants, moralisateurs et compassionels. Ce n'est pas parce que tu t'intéresses ou milites pour une cause voire deux que tu es respectable.
Ceux qui voudraient ressentir ma douleur, se marquer de mes cicatrices m'emmerdent bien plus que l'indifférent.

Une conne d'extrême gauche que j'ai virée de mon profil facebook me hurlait régulièrement dessus en prêchant la révolte contre le vilain capitaliste qui a l'impudence d'avoir un appart, un boulot, une bagnole, une famille ; quel salop!
Quelle conne!!! Je te fiche un billet de 5 que cette pétasse ne lâcherait pas ses biens pour le mien. Ma névrose n'est pas identitaire, surtout avec le passé qui figure dans mon CV de vie.
C'est extraordinaire, depuis 5 ans je rencontre sans cesse des militants, tous coincés dans "leur" combat : les sans-abri, les sans-papier, les roms, les enfants, les chiens, et depuis peu, la neige et les crottes de chiens… Chacun ne s'intéressant qu'à "sa" cause, celle de son clan. Et peu importe son impact, sa force, sa véracité. Tous sont capable d'une extraordinaire violence et d'un mépris immense dès lors qu'on exprime un avis différent.
Je constate que pas un ne se remet en question, trop installé dans leur catégorie ; t'as une cause t'as tout bon, l'autre non. Pour eux le principal est d'avoir des trucs à revendiquer.
Forcément ils sont bien dans l'air du temps et le temps est pourri.

En ce moment l'autre sport à la mode est de taper sur son camps ou le plus approchant. Pas nouveau hein, déjà vu. Et du coup te voilà privé de la critique juste ; faut rester dans la ligne.
La situation n'est-elle pas assez mauvaise ou ils s'en foutent carrément des 15 millions de crèves-la-faim?

Je suis une pessimiste et je crois dur comme fer qu'il n'y a que le pessimisme qui me permet d'agir.
C'est sans doute pourquoi je crois dur comme fer que vos clivages partisans sont votre seule raison d'exister et que pour moi l'échéance de 2012 c'est le retour à Pôle Emploi. (MM)

14.01.2011

Et si vous habitiez un conteneur ?

JOINVILLE-LE-PONT - Kab’in : Adapter des conteneurs maritimes à l’habitat.

Le Parisien jeudi 13 janvier 2011 ANNE-LAURE ABRAHAM

conteneur

Et si vous habitiez un conteneur ?

Une entreprise de Joinville met en vente ses Kab’in, des conteneurs maritimes transformés en studios. Une idée pour agrandir la maison…ou loger des personnes en urgence.

Adapter des conteneurs maritimes à l’habitat. Le concept existe dans le nord de l’Europe depuis plus de dix ans, il s’étend désormais de plus en plus en France. Une société joinvillaise, Stratègéco Enéovia, spécialisée dans le photovoltaïque et le conseil en efficacité énergétique, vient de se lancer dans la vente de ce produit.

La mairie a autorisé l’entreprise à installer un show-room place Mozart, à partir d’aujourd’hui et pendant trois mois. Pascal Benveniste, le PDG, a un discours commercial bien rodé pour vanter les atouts de ses Kab’in, nom de baptême maison, également marque déposée : « C’est rapide, la livraison se fait en vingt-quatre heures. Il n’y a pas de nuisance de chantier. Comme tout est assemblé en usine, c’est très bien isolé, et en plus c’est moins cher qu’une habitation en parpaings… »

Faciles à installer, résistants et bien isolés

1000 € le mètre carré de la cabine vide vide contre 1500 € à 2000 € pour une maison en parpaings, selon le responsable. L’idée est la suivante : permettre aux propriétaires de s’équiper d’une pièce supplémentaire de 13 m2 ou 25 m2 pour y créer un bureau ou une chambre, ou bien carrément installer un mini- studio tout équipé afin, par exemple, d’y loger l’ado de la famille, pour qu’il ait son indépendance, ou bien le louer à un étudiant…

« Le Kab’in studio de 13 m2 coûte 26300 € TTC (NDLR : pour la coque vide, comptez 19000 € environ). Quand on sait qu’on peut le louer 400 € par mois environ, c’est vraiment intéressant », estime Pascal Benveniste, tout en remarquant que les surfaces inférieures à 20 m2 sont généralement dispensées de demande de permis de construire à la mairie.

Habiter dans des conteneurs, l’image peut freiner, mais le PDG défend son idée et la qualité de son produit : « Les conteneurs sont extrêmement résistants. Ils ont une durée de vie de cinquante ans minimum, quand les mobile homes et les bungalows durent dix ans environ. Notre isolation thermique et phonique est très performante, avec de la laine minérale du sol au plafond, du double vitrage… Nous anticipons les futures normes en les appliquant aux bâtiments basse consommation. En plus, on propose quelque chose de joli, avec du bois à l’extérieur et un style paquebot à l’intérieur… »

Pour David Rodrigues, juriste à la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV), la location de ce type de logement ne pose pas de problème à partir du moment où il respecte toutes les caractéristiques légales en termes d’isolation, de superficie, de présence d’un point d’eau, de sanitaires… « S’il fait froid quand on rentre, ça n’est pas bon. On peut également vérifier l’étanchéité des fenêtres en passant la main… » Autre conseil du juriste, cette fois aux propriétaires : « Il faut bien qu’ils prennent en compte les coûts supplémentaires que représentent le raccordement à l’eau, le tout-à-l’égoût… »

12.01.2011

à l'eau le 115 ? tu m'as tué

Strasbourg. Lorsqu'une "personne isolée" téléphone au 115 sa demande est-elle traitée de la même façon qu'un appel émanant d'une association?

Nous en doutons. Comme chaque année nous demandons aux citoyens strasbourgeois d'essayer le 115 dont les médias leur rabâche les oreilles sur un ton optimiste.

Tous on fait le même constat :

• inutile de téléphoner avant 18 heures à un standard qui annonce du 24H/24 ;

• temps d'attente de 45 minutes minimum ;

• il est souvent demandé de rappeller plus tard, vers 20H/20H30. A cette heure là, il est trop tard! Par les températures de -18° les gens cherchent rapidement un coin où se mettre à l'abri. Une fois installé il devient difficile de demander une place, d'autant plus que si le 115 en propose une, elle peut être éloignée géographiquement ou dans le temps.

Que feriez-vous à leur place? Tout est fait pour décourager les gens... Pour le 115 lorsqu'une personne ne rappelle pas alors qu'on lui a bien demandé de le faire, elle est considérée comme casée... Voilà en partie d'ou viennent les "bons" résultats.

Par moins 18 degrés faut-il se poser la question de la nationalité, alors que l'état a obligation de protéger tout le monde?

• questionnaire plus que dirigé sur la nationalité et contrairement à ce qui a été claironné via les médias complaisants, refus d'hébergement pour beaucoup d'étrangers.

Dans le même temps nous savons qu'environ 150 personnes étrangères sont à l'abri jusqu'au 31 mars. Les pouvoirs de notre Préfet sont finalement bien limités lorsqu'un ordre tombe d'un ministère. Un quota d'étrangers serait-il imposé?

Nous avons constaté de nombreux refus "faute de places" alors que nous savons que des appartements d'urgence restent vides !! Est-ce du à une mauvaise organisation ? Que devient le SIAO auquel participe le sempiternel même groupe d'associations? Pourquoi la présence des personnes concernées dans ce truc n'est-elle pas appliquée à Strasbourg, malgré la volonté de Benoist Apparu? On nous dit que ce sont les associations qui freinent et refusent notre venue...

Sans la mise à disposition d'appartements voués à la démolition par la Ville de Strasbourg, et les bailleurs sociaux gagnés par la rencontre entre notre collectif et Philippe Bies, les conditions d'accueil auraient continuées avec des solutions indignes.

Nous avons eut a déplorer le "plan chaises". Face à cela les associations remplacèrent la chaise en jetant des matelas au sol, dans des lieux pas du tout conçus pour accueillir des gens la nuit. Que faut-il en penser? Est-ce là leur mission que d'accepter tout et n'importe quoi "parce que c'est mieux que rien"?. Et de vouloir nous faire avaler la couleuvre de leur bonne conscience en posant des matelas au sol est indigne et insultant.

Ces appartements ont-ils changés la donne?

Cette expérience reconduite pour la 2e année montre bien que si la volonté politique s'exprime, des solutions sont possibles. Malheureusement ça reste temporaire, il faudrait transformer l'essai en pérenne et stable.

Ces appartements permettent aux gens de se poser dans d'excellentes conditions et d'entamer plus sereinement toutes les démarches administratiques, de se soigner, d'apprendre à vivre en collectivité et non en collectif... Ces appartements ont sauvé des vies et permettent d'envisager un avenir...

L’attitude de la Ville a également changé vis à vis des squatts. Un dialogue est installé et débouche vers d'autres expériences (Projet Mimir). Nous espérons que tous jouerons le jeu du dialogue et de l'écoute car la LOPPSI2 nous porte à tous un coup fatal.

Face à ces situations dramatiques créées par l'absence d'emplois, par les emplois très précaires, par le désengagement de la Région Alsace (UMP) dans des formations adaptées aux besoins, par le manque de logements accessibles par les plus pauvres, nous constatons amèrement qu'autorités et "acteurs" se renvoient la balle de la responsabilité.

Tous "s'accordent" à dire que c'est le manque de moyens financiers qui serait seul responsable. Une manière de refuser le dialogue constructif, d'envisager des solutions alternatives et même de péréniser des expériences qui donnent d'excellents résultats.

Pour faire court, à nos yeux, ils sont tous coupables.

11.01.2011

fait chier

la neige, le verglas et maintenant la pluie. Remarque l'été aussi est chiant, on transpire, on pue...

ouais à bien y réfléchir toutes les saisons sont merdiques pour le sans logement.

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10.01.2011

2011 sera pire

Les entreprises du CAC 40 font des records de dividendes, les banques responsables de la crise sont aidées avec l'argent du contribuable à qui le gouvernement prend, prend, prend sans discontinuer...

Vivre quelque part

• Hausse des loyers

• Hausse de l'électricité et du gaz

• Hausse des assurances et des mutuelles

Manger

• Hausse des denrées alimentaires : lait, blé, céréales, huile, sucre, viande, ...

• Hausse du prix de l'eau

S'habiller

• Hausse du coton

Se soigner

• Hausse des franchises médicales, des actes médicaux,

• Non remboursement de beaucoup de médicaments et des transports en ambulance

Se déplacer

• Hausse des transports

• Hausse des carburants : gasoil, essence, ...

S'informer, s'inscrire à Pôle-emploi, ...

• Hausse des offres triplay (tel, internet, tv)

L'avenir des enfants

• Hausse de la papeterie

• Hausse des inscriptions en Fac

Et puis

• Hausse du tabac,

• Hausse de la taxe d'habitation

• Retraite volée

Plus d'emploi à plein temps! Partout la création d'emplois est précaire...

08.01.2011

Jeudi Noir à Matignon / victoire mais la préfecture assiège illégalement le bâtiment

Rassemblement de soutien et de ravitaillement, samedi 8 janvier à partir de 15h, 22 avenue Matignon.

Bonsoir,

ce mail pour vous tenir informés de la situation dans le bâtiment avenue Matignon réquisitionné par Jeudi-Noir depuis fin décembre 2010 et de l'illégalité de l'attitude de la préfecture de police à l'égard des habitants (voir caméra cachée "home made" http://www.dailymotion.com/video/xggysj_les-squatteurs-de...)

La journée du 7 a été décisive pour l'occupation. Après moult rebondissements, Jeudi-Noir obtient sur le fil une énorme et inespérée victoire avec le démarrage d'une procédure au civil. Les habitants sont soulagés, le Matignon des mal-logés tiendra au moins 15 jours jusqu'à la décision de justice, voire plus si AXA le propriétaire, continue dans la voie constructive de la recherche d'une solution par le haut via une convention de bail précaire... De quoi réconcilier droit au logement et droit de propriété...

Mais depuis vendredi 7 janvier à 10h la préfecture organise - littéralement - le siège du bâtiment : les forces de l'ordre empêchent quiconque de rentrer et les habitants qui souhaitent sortir ne peuvent revenir. La préfecture essaie d'avoir "à l'usure" ce qu'elle ne peut obtenir légalement . Cela reste illégal. La demi-douzaine de policiers empêchent même tout ravitaillement : pas de nourriture, pas de produits de première nécessité.

Ainsi, les 30 militants-habitants de Jeudi-Noir qui occupent le Matignon des mal-logés sont assiégés illégalement.

Pourtant, cette occupation est légitime. Deux constats d'huissier (celui des habitants en date du 3 janvier et celui établi par Axa le propriétaire) attestent de notre présence et font de ce bâtiment de standing le domicile des 30 mal-logés militants.

Pendant ce temps, les loyers continuent d’augmenter, les prix à l’achat ont plus que doublé en 12 ans mais le gouvernement s’embourbe dans sa politique idéologique de soutien à l’accession et de mépris pour les locataires. Dernier exemple de la contre-politique du logement : en supprimant la rétroactivité des Aides personnalisées au logement (APL), il économise 240 millions d’euros en 2011 sur le dos des plus mal-logés.
Jeudi-Noir comprend que la préfecture et le gouvernement se sentent gênés aux entournures que des citoyens puissent pointer du doigt l'inaction des pouvoirs publics en réquisitionnant un bâtiment abandonné depuis 2006, avenue Matignon, à cinquante mètres de la place Beauvau et de l’hôtel Bristol, avec vue sur le palais de l’Elysée, et mettent ainsi le gouvernement sous surveillance... (voir communiqué "Jeudi-Noir s’installe à Matignon, avec vue sur l’Elysée" http://www.jeudi-noir.org/?p=1291)

En bloquant le ravitaillement en nourriture (Vidéo caméra cachée à l'appui... http://www.dailymotion.com/video/xggysj_les-squatteurs-de...), en empêchant les habitants d'acheter à manger, de circuler librement, d'accueillir leurs nombreux soutiens, et de se procurer des produits de première nécessite, la préfecture joue mesquin. "C'est illégal... et petit" ironise Maxim.

Jeudi-Noir appelle à un rassemblement de soutien et de ravitaillement (riz, pates, conserves, pain, esquimaux, chocolats, kinder délice, pq, mousseux, confettis..) , samedi 8 janvier à partir de 15h.
merci de faire tourner !

06:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réquisition, jeudi noir, sans-abri, mal logement | | |  Facebook

04.01.2011

Quatre chalets Emmaüs

Henri Tilhet, ganadero et chef d'entreprise, a acquis quatre de ces constructions en bois pour l'hébergement d'urgence. Deux pour Dax, deux pour Mont-de-Marsan

Il aurait pu signer un chèque à l'une des nombreuses associations qui travaillent avec et pour des personnes en difficulté. « Non ! Dans le reportage que j'avais vu à la télévision, ce qui m'a plu, c'était de voir que des gens en insertion travaillaient avec la finalité d'aider des personnes dans la difficulté, sans abri. C'était une vraie chaîne de solidarité. » Alors, la semaine dernière, Henri Tilhet, ganadero, à la tête de la Sopecal à Saint-Sever, a signé un chèque de plus de 70 000 euros à Emmaüs Gironde, pour l'achat de quatre chalets en bois. Deux sont destinés à Dax et deux autres à Mont-de-Marsan.

Ce geste généreux d'une personnalité atypique a évidemment séduit Pascal Lafargue, le président d'Emmaüs Gironde. « Ce sont plutôt des collectivités locales qui commandent nos chalets. Comme Philippe Madrelle, le président du Conseil général de la Gironde, qui a signé un partenariat pour 1,5 million d'euros pour 50 chalets. Que ce soit l'initiative d'un chef d'entreprise, c'est une première ! »

L'affaire de tous

C'est en 2006 qu'Emmaüs Gironde s'engageait dans un véritable défi. L'association rachetait une usine de transformation du bois à Saint-Seurin-sur-l'Isle. Une entreprise adaptée qui allait désormais fabriquer des chalets d'urgence pour les sans-abri. Le 22 janvier 2008, pour le premier anniversaire du décès de l'abbé Pierre, un chalet était construit place de la Mairie à Bordeaux. « Notre idée, c'était de promouvoir ce type de construction pour l'hébergement d'urgence par rapport aux foyers collectifs ». Emmaüs a donc travaillé sur la qualité du produit fait avec du bois issu du massif landais, et pourvu de hautes performances énergétiques.

« Il y a un an, raconte Pascal Lafargue, nous avons rencontré Henri Emmanuelli, pour lui proposer de développer chez lui ce produit et de créer une nouvelle unité de production dans les Landes, toujours en gardant le même concept d'économie sociale et solidaire. Il nous a largement ouvert sa porte. Et nous sommes toujours en train de travailler sur cette idée. L'affaire est sérieuse mais les financements sont lourds. »

Cette première en France, initiée par Emmaüs Gironde, soutenue par « Sud Ouest Solidarité » a suscité de nombreux reportages. C'est dans ce contexte qu'Henri Tilhet a rencontré Pascal Lafargue, qui a été séduit. « C'est un homme très attachant, qui estime que la lutte contre la grande exclusion est l'affaire de tous. » L'intéressé reste très discret sur les raisons intimes qui l'ont poussé à cette action. Ou à d'autres. En 2008, il avait signé un chèque de 3 000 euros pour qu'une association montoise CaféMusic puisse organiser un réveillon solidaire. Il ajoute simplement : « Il ne faut pas sortir très loin pour se rendre compte qu'il y a des gens en difficulté. » Reste qu'évidemment, en chef d'entreprise peu rompu aux lourdeurs administratives, il aurait voulu que tout aille plus vite que ne l'impose la gestion de ce type de dossiers. Or, il y a moult conventions à signer avec les villes qui les reçoivent, et les associations ou communautés qui en assurent la gestion, et définissent la destination des chalets.

Le Grand Dax signe

Le 22 décembre dernier, lors du dernier conseil communautaire du Grand Dax de 2010, un premier pas administratif était franchi, avec la présentation du projet et de la convention tripartite entre Henri Tilhet, la Communauté d'agglomération et l'association Emmaüs Développement. Encore faut-il que la communauté d'agglomération détermine le lieu d'implantation des deux chalets dacquois de 16 m² et 24 m². Plusieurs pistes sont étudiées par les services du Grand Dax : leur inscription dans la pérennisation de l'accueil de jour pour l'accompagnement des SDF. Ceci nécessitant l'aménagement d'un terrain et la recherche d'un partenaire pour la gestion de cet accueil. On peut aussi envisager leur utilisation dans le cadre de l'accueil des gens du voyage, en voie de sédentarisation. La communauté d'agglo est en effet engagée dans une « Maîtrise d'œuvre urbaine et sociale » (Mous) en faveur de cette insertion.

Le président de la communauté d'agglomération, Jean-Marie Abadie, apprécie en tout cas le geste. « Le Grand Dax se félicite du caractère social et environnemental exemplaire de cette action qui conjugue l'effort en faveur des plus démunis et le développement de l'écoconstruction en bois. » Une quarantaine de chalets a été fabriquée en 2010. La production devrait être triplée cette année.

SOURCE : http://www.sudouest.fr/2011/01/04/quatre-chalets-emmaus-2...

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03.01.2011

Dr Pierre Francès : « Les SDF sont de plus en plus jeunes »

Depuis combien de temps donnez-vous des consultations auprès de SDF et comment êtes-vous arrivé à l'étude que vous avez tirée de cette expérience ? 
Cela fait 13 ans qu'une fois par semaine, de 21 h à minuit environ, je donne des consultations gratuites auprès de sans domicile fixe, à l'hôtel social Solidarité 66. Pendant un an, d'avril 2009 à avril 2010, j'ai dressé une étude sur cette prise en charge. L'objectif était de confronter les résultats obtenus à une étude précédente, faite par un médecin à Nantes, et de voir l'évolution de la population des SDF et de leurs problèmes. 

J'ai pu présenter mon étude au congrès de recherche de médecine générale de Rouen, en novembre ; elle a fait partie des 60 articles retenus sur 250 proposés. Je pense que mon travail a été retenu pour son originalité.

Ce qui suppose que peu de médecins se livrent à ce type de consultations et d'études...

Il n'y en a pas beaucoup qui vont au-devant des SDF mais j'en connais plusieurs qui acceptent de les recevoir dans leur cabinet. Mes confrères ne sont pas dénués d'humanité...

Votre travail porte sur un panel de 629 individus. Pourquoi ce chiffre ?
Ce sont tout simplement les gens que j'ai vus en une année.

En dehors des pathologies, votre étude fait ressortir des éléments importants sur la population des SDF : l'âge, la provenance...

Oui, le facteur de l'âge est important. On voit des gens de plus en plus jeunes dans la rue, des mineurs, du fait de l'éclatement de la cellule familiale ou de galères financières liées à la crise. Le problème dans le cas des mineurs, c'est qu'ils ne peuvent être accueillis par aucune structure, la loi l'interdit. Tout ce que l'on peut faire, c'est appeler un médiateur mais souvent ils sont replacés dans leur famille alors qu'ils l'ont quittée.

On rencontre des jeunes qui ont déjà un passé de placements en foyers et de plus en plus qui viennent de la région parisienne, souvent pour organiser des réseaux de commerces parallèles. Et puis nous voyons aussi des vieux, fréquemment des Algériens qui ont travaillé en France, qui doivent attendre 65 ans pour toucher un peu plus que 100 euros par trimestre. Ceux-là ne sont pas faits pour la rue, ni pour les structures d'accueil où ils sont les proies faciles des voleurs, car personne ne se fait de cadeau. Enfin, il y a ceux qui viennent d'autres régions, poussés par l'héliotropisme.

Quelles sont les pathologies les plus fréquentes chez les SDF ?
Les pathologies psychologiques, les affections respiratoires et pulmonaires car ce sont de gros tabagiques, et des affections cutanées par manque d'hygiène, notamment aux pieds. On note aussi des addictions à la drogue et quand ils ne peuvent pas acheter autre chose, ils ont recours au subutex.

Que peut un généraliste face à des gens atteints d'affections de type psychologique ?
A part les orienter, les cadrer, c'est très difficile car les structures ne sont pas adaptées à ce type de patients. D'autant qu'ils peuvent constituer un danger pour les autres. Un parano, par exemple, vous démolit un système en un rien de temps. Et les éducateurs ne sont pas formés à cet accueil.

Pour les autres pathologies, quand le besoin s'impose, je peux les envoyer à la PASS, la permanence d'accès au service de soins de l'hôpital, ou à la structure de l'Arc-en-ciel. Par chance, j'ai de bons interlocuteurs très fiables.

Comment les SDF accueillent-ils vos consultations ?
Il faut aller à leur rencontre, les apprivoiser car ils sont désocialisés. Ensuite, pour me voir ils s'inscrivent sur une liste. Il y en a qui viennent simplement me raconter ce qu'ils ont fait dans la semaine car ils ont besoin d'être écoutés et que quelqu'un leur dise qu'ils existent. 

Quand ils nécessitent des médicaments et qu'ils n'ont aucune couverture sociale, qui les fournit ?
Je me débrouille avec ce que j'ai en antalgiques ou en anti-inflammatoires, ce que mes patients m'apportent et quand c'est urgent, Solidarité 66 fait une avance à la pharmacie en face de la structure.

Qu'est-ce qui vous a poussé à commencer à vous occuper de SDF, et à continuer ?
Au départ, je n'étais pas « très social » mais le directeur de Solidarité 66 m'a lancé un défi que j'ai relevé. Ensuite, j'ai pu aider quelqu'un à s'en sortir et ça m'a donné envie de continuer. 

Ce qui m'inquiète le plus, ce sont ces jeunes qu'il faudrait pouvoir tirer de la rue. Et puis j'aimerais que mes jeunes confrères soient conscients de la précarité, des pathologies qu'elle entraîne, de l'importance de travailler de façon pluridisciplinaire et avec humanité.

Propos recueillis par Josianne Cabanas

Source : http://www.lindependant.com/articles/2011-01-03/dr-pierre...


02.01.2011

dans le fond, vous détestez les sans-abri !?

Les articles sur les conditions d'accueil l'hiver des personnes abandonnées à la rue le restant de l'année sont rares, ils attirent donc notre attention.

Aujourd'hui les dna proposent de découvrir un lieu "bien connu des sans-abri" ; les "lieux" sont toujours connus et la liste n'est pas si longue qu'on ne puisse la retenir.

Ce lieu est un accueil de jour qui se transforme en accueil d'urgence rudimentaire pour l'hiver ; effectivement nous avons un lieu pas du tout prévu pour que des gens y dorment qui devient un lieu indigne quoiqu'en disent les "organisateurs". Et ce n'est pas en remplaçant les chaises initialement prévues par des matelas jetés au sol que ça change quoi que ce soit au résultat...

Les associations font de la mise à l'abri, comme vous le faite pour vos bagnoles, mais les garages sont souvent moins confortables. Car c'est devenu clair; nous valons moins pour la société que vos objets accumulés.

Cette façon de nous traiter alors que la vie ne nous a pas épargnée est proche du sadisme, c'est en tous cas une immense hypocrisie à laquelle la société toute entière participe.

Que devrions-nous penser des associations dont la mission première est de nous accompagner et de nous soutenir pour sortir du cercle des précarités et qui "acceptent" de faire de la "mise à l'abri"? Est-ce vraiment "mieux que rien" ?

Nous pensons que ça nous enterre et nous pesons le mot, dans plus de précarité, que ça participe à nous plonger dans le renoncement et accentue la méfiance légitime que nous avons envers ceux qui pratiquent le double langage.

Vivre à la rue est une torture. Ceux qui acceptent de nous y renvoyer des hypocrites pour le moins, à l'éthique bien élastique.

Car tout le dispositif d’aide actuel est inacceptable. Proposez un coin pour dormir au chaud, remplir les estomacs, filer des fringues, ... tout cela ne nous empêchera pas de crever dans l'indifférence, épuisés, éreintés, humiliés...

 

 

 

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