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05.05.2009

La régionalisation va à l’encontre de l’exercice effectif du droit d’asile

Source / auteur : Cimade

Communiqué de la Coordination française pour le droit d’asile (CAFDA)

Depuis 2006, une réforme des conditions de dépôt d’une demande d’asile en France a concerné toutes les régions de France à l’exception de l’Île de France et de l’Alsace. Désormais, seuls un ou deux préfets sont compétents pour enregistrer la première demande d’asile de chacune des personnes présentes dans une région administrative.

Une nouvelle vague de régionalisation entre en vigueur à compter du mois d’avril 2009 : après la Haute-Normandie et la Bretagne, l’Aquitaine, la Basse-Normandie et la région Champagne Ardennes, en 2006-2007 puis l’Auvergne, la Franche-Comté, le Limousin, la Picardie et le Poitou Charentes en 2008, ce sont les autres régions de France métropolitaine, à l’exception de l’Île de France et de l’Alsace, qui sont concernées. Par plusieurs arrêtés des 19 et 20 mars 2009, cette régionalisation est entrée dans une phase d’expérimentation selon deux modalités :

- l’admission se fait dans un seul département (Bourgogne, Centre, Languedoc Roussilon, Nord Pas de Calais, Pays-de-Loire) ;

- l’admission se fait dans deux préfectures pour trois ou quatre départements (Midi Pyrénées, PACA, Rhône Alpes).

Ce mouvement de concentration vers les métropoles régionales s’accompagne de la fermeture totale ou partielle des plates-formes d’accueil associatives ; ces plates-formes créées dans les années 2000 pour assurer le premier accueil des demandeurs d’asile sont remplacées par l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l‘Intégration), agence dépendant du ministère de l’Immigration qui a une approche purement administrative des « stocks » de demandeurs d’asile qui auraient accepté une demande d’admission en CADA.

Celle-ci se résume à un entretien souvent unique durant lequel sont expliqués : la procédure d’asile en France avec le remplissage sommaire du formulaire OFPRA, les droits sociaux des demandeurs d’asile, la demande d’admission en CADA via le logiciel DN@, l’aide au retour volontaire.

Alors que le dispositif national d’accueil dans les CADA est saturé, il n’est pas prévu que l’OFII fasse une orientation vers un hébergement d’urgence.

Cette réforme va affecter encore plus les autres demandeurs, ceux qui ont refusé l’offre de prise en charge (souvent par méconnaissance), ceux qui sont en procédure « prioritaire » ou sous le coup de l’application du règlement Dublin, tous ceux qui ne bénéficient déjà plus de l’accompagnement indispensable inhérent à leur droit :

* ils ne bénéficient pas d’un hébergement d’urgence ;
* ils ne bénéficient plus des aides financières indispensables aux traductions de leur récit en français, exigence réglementaire pour l’enregistrement de la demande d’asile en préfecture puis à l’OFPRA ;
* ils ne bénéficient plus des aides financières indispensables à l’envoi des dossiers en recommandé à l’OFPRA et à la CNDA ; ni d’un accompagnement socio-juridique nécessaire, notamment pour leur droit au recours ;
* ils ne bénéficient plus des aides financières indispensables à l’achat de billets de transport pour se rendre dans leur préfecture de région, à l’OFPRA ou à la CNDA, tous les deux en région parisienne ;
* dans certaines villes, ils ne peuvent même plus y être domiciliés alors qu’une domiciliation est obligatoire pour déposer la demande d’asile.

Sous couvert de réductions budgétaires, l’effectivité du droit d’asile est remise en cause par la régionalisation de l’admission au séjour des demandeurs d’asile et la suppression des financements aux plates-formes d’accueil associatives, alors même que le Conseil d’Etat vient d’admettre que les conditions matérielles d’accueil et l’accès effectif aux droits sociaux constituent une part intégrante du droit constitutionnel d’asile.

LA CFDA rappelle que pour que le droit d’asile soit réel, il faut que les frais de procédure soient pris en charge par l’Etat (traduction de documents, frais de transport, aide juridictionnelle revalorisée) et que les aides financières et l’accès à l’assurance maladie soient assurés pour tous les demandeurs d’asile.

Cette prise en charge doit être assurée dès la première démarche de demande d’asile et pendant toute la procédure, être d’un niveau respectant la dignité de chaque personne et permettre de vivre dignement (au moins équivalentes au RMI avec prise en compte de la composition familiale et du mode d’hébergement).

Premiers signataires : Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT -France) ;Amnesty International, Section Française (AISF), Association d’accueil des médecins et personnels de santé réfugiés en France (APSR) ; Association Primo Levi ;, Comité d’aide aux réfugiés (CAAR), La CIMADE ; Comité médical pour les Exilés (COMEDE),, Comité de vigilance des Alpes Maritimes(COVIAM) ; Coordination Sarthoise pour le Droit d’asile (CSDA), Fédération de l’Entraide Protestante (FEP) ;Groupe Accueil et Solidarité (GAS), Groupe d’information et de soutien aux Immigrés (GISTI) ; Association Montgolfière, Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les Peuples (MRAP) ; Secours Catholique, Toit du Monde Poitiers ; Toits du Monde Orléans.

28.04.2009

Le DAL Toulouse assigné en justice

Logement. La propriétaire de l'immeuble qu'il occupe depuis 4 mois, place Anatole-France veut les faire expulser.

La justice va-t-elle contraindre le comité Droit au logement (DAL) et le collectif La Hutte aux Piafs à quitter l'immeuble du 42, place Anatole-France ? L'audience de vendredi dernier, au tribunal d'instance, a été reportée au 6 mai. Mais cet épisode judiciaire marque un tournant dans une affaire qui semble aujourd'hui bloquée.

Début janvier, le DAL et la Hutte aux Piafs « réquisitionnent » un immeuble, place Anatole-France, qu'ils rebaptisent « Ministère de la crise du logement ». Une quarantaine de personnes - douze familles soutenues par le DAL et une quinzaine de personnes côté Hutte aux Piafs, toutes sans logement - s'installent dans les nombreux appartements laissés vacants depuis 2002 par leur propriétaire. La mairie souhaite acheter l'immeuble pour les transformer en logements sociaux et la propriétaire est donne son accord de principe.

Toujours pas de protocole de relogement

La ville fait alors intervenir le service des Domaines, seul habilité à estimer la valeur de l'ensemble. Ce qui est fait, mais avant de conclure l'affaire, l'adjointe chargée du logement, Martine Croquette souhaite connaître le montant des travaux de réhabilitation à réaliser. Or, déplore-t-elle aujourd'hui, « le DAL a refusé que la société des Chalets se rende sur place ».

Au DAL, Yannick Martin conteste : « Nous, nous voulons faire les choses dans l'ordre. Cela fait quatre mois que les familles sont là, la mairie traîne des pieds pour signer un protocole d'accord sur leur relogement. Sans ce protocole, on ne peut pas accepter. On devait avoir une réunion le 29 avril, Mme Croquette l'a fait reporter au 7 mai. » Soit le lendemain de l'audience au tribunal.

Officiellement, la propriétaire de l'immeuble n'a pas demandé l'expulsion en raison de ces atermoiements. Mais pour des raisons de sécurité dans l'immeuble. « Il n'y a pas de caractère d'urgence, sinon pourquoi avoir attendu quatre mois ? » interroge le DAL.

Quoi qu'il en soit, que la justice demande l'expulsion ou non, le comité Droit au logement campe sur une invariable position : pas d'expulsion sans relogement.

J.-L. D.-C. - LADEPECHE.FR

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15.04.2009

LES GUEUX

 

LES GUEUX par Janine Thombrau

- Les Gueux ne parlent presque plus ou alors , seulement, du bout du cœur…

- Même pauvres, ils sont riches : ils ont de l’Amitié , de l’Amour et de l’Humanité pour tous ceux, celles qui ont glissé dans la peur, puis dans le malheur.

- Dans leur fort intérieur ça pue bon l’Adversité, l’ attente des droits retrouvés et du Labeur respecté, de la Dignité tant espérée.

- Qu’is vivent à Paris, en Alsace, dans le midi ou ailleurs, on est tous à la rue quand on a tout perdu, même sa fierté.

- Est-ce parce qu’on les nomme les « Sans rien » qu’ils ont ce tout, qu’en vain, on aimerait retrouver en ce début d’une triste ère?

- Est-ce parce qu’ils semblent si tant déshérités qu’ils sont condamnés à perpette à tant de misère ?

- Et s’ils tremblent de froid, de faim, de soif, de l’indifférence ou du mépris qu’osent afficher nantis et dirigeants…

Qui ronronnent, repus et cousus d’or, sur des matelas d’argent, tout en sachant que nos rues attendent encore des milliers d’indigents.

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- Les Gueux ne rêvent plus . Leur passé sommeille dans un coin de leur présent qui , toutes les nuits, les hantent.

- Leur devenir semble moribond. Sans pour autant avoir trop chanté, ils déchantent

- Les Gueux ne bougent que pour trouver de quoi survivre , manger, se mettre à l’abri. Leurs bras, leurs jambes leurs têtes sont usée et las.

- De la rue au foyer, du foyer à la rue puis de rues en rues , s’ils sortent encore vêtus de misère, de chiffons et de fatras

- C’est pour suivre au grand jour des manifs, arpenter des avenues pleines de rebelles et de leurs belles

- Et le temps de quelques Slogans Epars Pimentés de musiques actuelles.

- Oublier tout un jour l’homophobie, la xénophobie, l’handiphobie et autres sévices subis…

De la part d’un gouvernement plus préoccupé d’insécurité de la versabilité boursière, de profits pour ses amis , de croissance de la finance et autre délits.

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- Les gueux ne meurent pas . Ils s’endorment au froid et lévitent souvent vers quelque étoile luisant au firmament.

- Ils se serrent les coudes, restent solidaires. Ils ont peur des ignares , des gyrophares et de bien d’autres sordides évènements.

- Ils restent là pour voir sillonner des foules multicolores qui parlent, rient, crient, d’hier , d’avant-hier cet enfer et pour eux, c’est l’enfer

- Dont ils ont franchi le seuil, sans y croire ni comprendre que tout décor, si beau soit-il , a un envers de gravats , de tuiles et d’armatures de fer.

- Vous les verrez alors, en pluie et en chagrin, croiser vos regards , en s’excusant de n’être pas plus loin.

Et fuir encore de cet étrange chemin.



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10.04.2009

Délit de solidarité Strasbourg, la fédération de l'entraide Protestante vous remercie

Merci à tous pour votre participation à la manifestation qui a connu un grand succès.
Vous trouverez ci-dessous un  lien vous permettant de visualiser une vidéo du rassemblement d’hier.

http://www.dailymotion.com/video/x8x1vg_delinquants-solidaires-a-

Bien à vous tous

07:43 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : délit de solidarité, sans-papier, sans-abri | | |  Facebook

01.04.2009

Si la solidarité devient un délit, les sans-abris sont coupables ...

Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit !

Rassemblement le 8 avril, à 10h00, devant le palais de justice de St Etienne

http://www.droits-sociaux.fr/spip.php?article318

06:30 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans-papier, sans-abri, strasbourg | | |  Facebook

22.12.2008

Des Sans Papiers se battent pour leur dignité dans l'indifférence générale !

Appel à solidarité de la de la coordination des Sans-Papiers 75

"...Nous occupons la Bourse du travail de Paris depuis près de huit mois... En dépit de deux mois de pourparlers, les syndicats et la ville de Paris refusent toujours de nous donner le chauffage...et la nourriture manque. Ils veulent (nous)faire plier... Mais malgré le ventre vide et le corps malade et glacé, nous irons jusqu'au bout de notre lutte..."


Apportez-nous de la chaleur et votre soutien !

Pour tout don d'argent, prière d'apporter les chèques directement à la   : Bourse du travail, 85 rue Charlot, 75003 Paris (métro République) ou bien écrivez-nous un mail : bourse.occupee@free.fr

A lire dans le blog des ASTI 26/07 : http://astidrome-ardeche.blogspirit.com/

08:57 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans-papier, sans-papiers, bourse du travail | | |  Facebook

04.11.2008

Conférence de Vichy : l’intégration est une politique au long cours

Paris, le lundi 3 novembre 2008 - La construction d’une politique commune d’immigration est l’une des priorités de l’Union européenne. Les 15 et 16 octobre, le Conseil européen a adopté le Pacte européen sur l’immigration et l’asile. La gestion des frontières et la lutte contre l’immigration clandestine y tiennent une place prépondérante, et l’intégration, qui fait l’objet d’une conférence ministérielle se tenant à Vichy les 3 et 4 novembre 2008, est pensée comme une injonction faite au seul migrant. Il nous semble regrettable que cette conception tende à s’imposer au niveau européen.

La suite sur France Terre d'Asile

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28.10.2008

LE QUOTIDIEN DES SANS-PAPIER

QUELQUES EXTRAITS

Informations sur le sommet et le contre-sommet de Vichy
>25 octobre 2008
Sur le sommet officiel et le contre-sommet de Vichy, les informations sont au final assez rares et difficiles à trouver sur Internet. Le Quotidien des sans-papiers a donc décidé de réunir un maximum d'informations. (Cet article est mis à jour régulièrement.)
Le sommet de l’Europe forteresse à Vichy
Le sommet de Vichy (officiellement, troisième Conférence ministérielle européenne sur l'intégration) débutera le lundi 3 novembre à 14h30 et se terminera le lendemain en début d’après-midi. Il aura lieu au (...)
Lire l'article entier

Centre de détention de Val-de-Reuil : un détenu subit une coloscopie dans des conditions humiliantes
>23 octobre 2008
La section française de l'OIP informe des faits suivants : Au mois de juillet dernier, un détenu du centre de détention de Val-de-Reuil a subi, à l'hôpital d'Elbeuf, une coloscopie sous les yeux d'un surveillant pénitentiaire. Un traitement attentatoire à la dignité humaine et au principe de la confidentialité des soins susceptible de se renouveler, une nouvelle coloscopie devant intervenir prochainement.
T. J., âgé de 55 ans, est suivi par l'Unité de consultation et de soins ambulatoires (...)
Lire l'article entier

Rétention : un chargé de mission UMP serait à la tête du ministère de Immigration et à la tête du collectif Respect ayant répondu à l'appel d'offres
>23 octobre 2008
Hallucinant. Dans un communiqué de presse publié ce soir le ministère de l'Immigration annonce que le collectif "Respect", dirigé par un membre de l'UMP, figure dans la liste des personnes morales qui ont d'ores et déjà répondu à l'appel d'offres du marché de l'information juridique auprès des étrangers reconduits au sein des centres de rétention.
http://combatsdroitshomme.blog.lemonde.fr/2008/10/22/marche-de-la-retention- le-collectif-respect-dirige-par-un-membre-de-lump-repond-a-lappel-doffres/ 22 (...)
Lire l'article entier

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05.09.2008

Rétention administrative : Une atteinte majeure aux droits des étrangers et au rôle des associations

Communiqué de presse – 4 septembre 2008 - LA CIMADE
Rétention administrative
Une atteinte majeure aux droits des étrangers et au rôle des associations

La Cimade a pris connaissance avec stupéfaction du nouveau décret et du nouvel appel d’offres relatif à la défense des droits des étrangers dans les centres de rétention administrative.

Le ministère de l’Immigration semble engager un processus de démantèlement de toute possibilité
sérieuse d’accompagnement et de défense des droits des étrangers en rétention- en ouvrant la mission à toute « personne morale »,
- en émiettant par la concurrence cette mission en huit lots distincts,
- en bloquant la possibilité pour les associations d’y répondre en concertation dans le cadre d’un groupement,
- en supprimant ainsi toute vision et cohérence d’ensemble.

Innovation particulièrement choquante, les textes veulent contraindre les associations à un devoir de neutralité et de confidentialité, interdisant de fait la fonction – fondamentale - de témoignage  sur une question aussi sensible en matière de respect des droits humains.

Les textes diffusés par le ministère de l’Immigration apparaissent ainsi comme une remise en cause majeure de l’effectivité des droits des étrangers et comme la volonté de supprimer tout regard et expression de la société civile sur la réalité des centres de rétention.

Au-delà des inquiétudes que la Cimade avait pu exprimer, les textes contredisent ainsi de nombreux engagements que Brice Hortefeux lui avait donnés au début de l’été. En lien avec le Secours catholique avec lequel un partenariat était projeté et annoncé, la Cimade demande à  rencontrer le ministre dans les meilleurs délais afin d’obtenir les éclaircissements indispensables.
Une fois ces clarifications obtenues, la Cimade déterminera la façon dont elle poursuivra, en tout état de cause, son action de soutien, de solidarité et de défense des droits des étrangers placés en rétention.

Contacts presse :
Julie Chansel 01 44 18 60 77 / 06 82 24 03 47
Jeanne Planche 01 44 18 72 62 / 06 42 15 77 14

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Pour comprendre le texte "appel d'offre" est là

http://www.journal-officiel.gouv.fr/jahia/Jahia/marches-p...

Le marché est ouvert à toutes les personnes morales : les associations toujours, et les sociétés privées ainsi que les structures parapubliques peuvent également se porter candidates.

La France est divisée en huit zones territoriales, chacune comprend de trois à cinq centres de rétention.

Une seule "personne morale" pourra gérer "un lot". Donc, des structures différentes, des méthodes différentes pour gérer l'ensemble des centres. Avec cette méthode découpée et décousue nous n'aurons plus la vision d'ensemble que nous donnait la Cimade. Car il n'y aura pas de coordination entre toutes ces structures bien sûr.

L'état à trouvé le moyen d'obtenir la discrétion et la neutralité éxigées par ses prestataires

29.08.2008

disparition

UNE VRAIE BONNE IDEE : LE SITE DISPARITION, FAITES-LE CONNAITRE !

http://www.disparitions.eu

L'opacité des arrestations , l'éloignement des centres de rétention, l'anonymat des expulsions, rendent invisible dans notre quotidien et dans notre mémoire collective la disparition, temporaire ou définitive, des « personnes sans papiers ».

Cette absence de mémoire collective des personnes sans papiers retenues ou expulsées est grave. C'est pourquoi nous avons créé un système informatique, accessible par internet, qui permet une représentation cartographique de l'histoire des personnes « sans-papiers » arrêtées, retenues et parfois déportées hors de France. Nous inscrivons sur cette carte les lieux de la disparition et l'histoire des personnes interpellées.

La carte générale est disponible ici http://www.disparitions.eu/carte.php

Notre volonté est double :
- rendre visible la disparition en ancrant l'arrestation dans un espace quotidien, c'est à dire en inscrivant une marque sur une carte,
- redonner la parole à ceux qui vivent ce « processus déshumanisant », en associant un récit à cette marque dans l'espace.

Il s'agit donc à la fois d'offrir un droit de regard sur la rapidité et la violence du processus de disparition (interpellation/rétention/expulsion) et de combattre une vision statistique et déshumanisante des personnes « sans papiers ».

Aujourd'hui, pour collecter l'information nécessaire – le lieu de l'interpellation et le récit de la personne (histoire, expérience de l'arrestation et de la rétention, projets,...) - nous nous appuyons à la fois sur les personnes "sans papiers" et sur ceux qui les connaissent et les soutiennent. Nous comptons sur vous...

N'hésitez pas à nous joindre sur disparitions@disparitions.eu si vous souhaitez rejoindre notre combat.

Note: aucune donnée nominative n'apparaît dans notre système. Les noms indiqués sont TOUJOURS des surnoms fictifs. Les histoires racontées ne contiennent aucun élément permettant d'identifier les personnes. Ces histoires doivent être comprises comme des illustrations de ce que vivent les personnes sans papiers. Ce positionnement nous permet d'être en conformité avec le droit français et les licences de googlemap.

Dernièrement...
Nous sommes en phase de test. Toutes les bonnes volontés sont bienvenues! N'hésitez pas à nous faire part de vos réactions en nous écrivant à disparitions@disparitions.eu ou, si vous souhaitez contribuer au projet, rendez-vous sur Contribuer.

• merci à JUSTICE ET LIBERTÉS pour l'info

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01.07.2008

Cercle de silence d'hier à Strasbourg

Des médecins rallient le « Cercle de silence »
Entre 150 et 200 personnes se sont rassemblées en cercle silencieux hier à 18 h place Kléber, en signe de solidarité envers les étrangers menacés d’expulsion. Parmi les manifestants regroupant une vingtaine d’associations bas-rhinoises, des médecins.

Au gong, les manifestants forment un cercle - presque - silencieux, sous un soleil de plomb vers 18 h place Kléber. Pendant une heure, ils resteront là à l’appel d’une vingtaine d’associations du département pour protester contre une directive européenne sur l’expulsion des personnes étrangères. Mais aussi pour manifester contre la politique d’immigration « comptable » menée par la France.
Chaque 30 du mois depuis avril, le Cercle de silence donne ainsi rendez-vous entre 18 h et 19 h place Kléber pour que chacun puisse faire part de sa solidarité envers les personnes étrangères menacées d’expulsion.

Le 30 de chaque mois

Hier, le corps médical a gonflé les rangs. « Les médecins sont les témoins impuissants de la détresse de ces populations », indique ainsi Simone Fluhr, membre du Casas. « Depuis un ou deux ans à Strasbourg, c’est comme si l’administration soupçonnait les médecins de faire des certificats de santé de complaisance », rapporte par ailleurs Jean-Maurice Salen, délégué régional de Médecins du monde (lire ci-dessous).
Comme lui, le docteur en psychiatrie Bertrand Piret, président de Parole sans frontière - association créée il y a 18 ans pour favoriser l’accès aux soins en psychiatrie aux étrangers - déplore « la détresse de tout demandeur d’asile dès le début de sa demande. Il existe un stress psychologique provoqué par la manière dont la procédure est conduite en France. Or, il faut rappeler que beaucoup d’entre eux ont été persécutés, traumatisés par des violences dans leur pays. Et que l’asile politique est une disposition démocratique ».
Parmi les manifestants, des élus de la majorité. Déplorant une décision du tribunal administratif, dans l’après-midi, de reconduire à la frontière un Marocain qui allait se marier avec une Strasbourgeoise, l’adjoint au maire Alain Jund a alors confié : « Je crois que nous sommes condamnés à venir ici le 30 de chaque mois pendant des années. »
B. R. pour DNA

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CIMADE Alsace - Lorraine

13, quai Saint-Nicolas - 67000 Strasbourg

tél: 03 88 36 94 56 - fax : 03 88 25 76 63
strasbourg@cimade.org

Permanences sans RDV (pré-accueil) :
mardi 9h à 12h
Permanence sur rdv :
lundi de 14h à 17h - mercredi de 9h à 12h

 

Cercle de silence : Les professionnels de la santé au chevet des sans-papiers

Pour la première fois, des médecins sont ouvertement appelés à participer à un « cercle de silence », ce soir à 18 heures, place Kléber, en soutien aux étrangers menacés d'expulsion. Selon les organisateurs du rassemblement, leur présence tend à apporter un témoignage supplémentaire sur la souffrance des migrants.
« Ils subissent une banalisation de la violence psychologique et institutionnelle », déplore le psychiatre Bertrand Piret, président de l'association Parole sans frontière. Selon lui, ils sont victimes d'une image d'« escrocs », et d'une non-reconnaissance de « leurs parcours traumatisants ». Une situation d'autant plus dure à vivre à Strasbourg que, précise Bertrand Piret, la capitale européenne est considérée dans « la conscience collective des réfugiés comme la cité des droits de l'homme ».
Claire Ricard - ©2008 20 minutes

28.05.2008

CERCLE DE SILENCE LE 30 MAI 18h place KLEBER

À Strasbourg comme dans les autres villes de France, des hommes, des femmes et des enfants vivent dans la peur constante d'être arrêtés par la police. Ils se cachent, sursautent dès qu'on frappe à la porte. Ils ont peur chaque fois qu'il leur faut se déplacer et sortir, pour accompagner leurs enfants à l'école ou chez le médecin, pour chercher leur courrier ou de quoi se nourrir…

Tout près de chez nous, à une dizaine de kilomètres de Strasbourg, se trouve le Centre de Rétention de
Geispolsheim où on les enferme en attendant d'exécuter leur renvoi vers leur pays d'origine. La loi prévoit
qu'on peut les enfermer durant 32 jours dans l'attente de leur expulsion.

Quel est donc leur crime ? Être démuni de papiers car ils n'ont pas pu obtenir d'autorisation de séjour (au titre du droit d'asile, de leurs liens familiaux en France, de la gravité de leur état de santé…) ou, alors qu'ils étaient entrés sur le territoire français en toute légalité, le renouvellement de leur titre de séjour a été interrompu, souvent après des années de séjour régulier.

Au plan national, l'objectif fixé par le gouvernement de 25 000 reconduites à la frontière en 2007 a été porté à 26 000 reconduites en 2008.

En 2007, 839 personnes ont été enfermées et 475 personnes ont été expulsées de Geispolsheim.

De véritables tragédies humaines ont lieu quotidiennement à Strasbourg et elles ne cessent de se multiplier et de s'aggraver. Nous avons la conviction qu'elles sont largement méconnues d'un très grand nombre.

Désormais, c'est en notre nom et arbitrairement que des personnes sont expulsées loin de leurs lieux d'asile, de leurs lieux de vie, de leurs lieux de travail, de leurs cercles d'amis.
C'est en notre nom et arbitrairement que des demandeurs d'asile sont renvoyés dans leur pays d'origine dont ils cherchaient à fuir les persécutions.

C'est en notre nom et arbitrairement qu'un père ou une mère est arraché à ses enfants.

C'est en notre nom et arbitrairement que des enfants, des personnes âgées, des personnes gravement malades sont enfermées dans des centres de rétention dans l'attente de leur expulsion.

L'objectif du chiffre opère une véritable entreprise de déshumanisation qui cache le drame des êtres humains frappés par son application aveugle. Les agents, administratifs, judiciaires, policiers, sont de plus en plus nombreux à exprimer leur malaise de devoir incarner un des maillons d'une chaîne d'exécution dont personne ne se tient vraiment pour responsable.

Nous croyons que nous sommes tous responsables.
Le respect de la Loi a pour finalité de nous permettre de vivre les uns avec les autres. Jamais la loi ne devrait être convoquée pour anéantir les plus faibles d'entre nous. Derrière le chiffre à atteindre disparaissent le visage et l'histoire réelle de ces autres qui voudraient tant être des nôtres.

Lorsqu'on les enferme et qu'on les expulse, c'est notre propre humanité qu'on détruit.
Parce que le cercle de silence est une action non-violente de protestation qui rassemble des hommes et des femmes de divers horizons et convictions philosophiques, politiques ou religieux, nous appelons toutes celles et ceux qui souhaitent s'associer à notre protestation non violente et silencieuse à nous rejoindre le 30 de chaque mois, de 18 à 19 heures, Place Kléber à Strasbourg

cercledesilence.strasbourg@gmail.com

CLAPEST

26.05.2008

POUR AVOIR VOULU DÉFENDRE LE DROIT AUX SOINS ET À LA PROTECTION D’UN DE SES PATIENTS ÉTRANGER RÉFUGIÉ, UN MÉDECIN PSYCHIATRE EST DÉNONCÉ PAR LE CONSEIL DE L’ORDRE

Le Docteur Francis REMARK exerce en libéral et il est également Directeur Médical du Centre Médico Psycho Pédagogique de Périgueux. Dans son activité libérale, il reçoit des étrangers réfugiés souffrant de pathologies liées à des violences subies dans leurs pays d’origine. Un de ses patients réfugié s’est vu refuser par la préfecture la possibilité d’accès à un dossier pour que soit examiné son droit au statut d’étranger malade. Après avoir sollicité en vain la préfecture, la DDASS et le Conseil de l’Ordre des Médecins, le Dr F. REMARK a adressé à une cinquantaine de ses confrères, sous le couvert du secret médical et, bien sûr, avec l’accord de son patient, un compte-rendu clinique de façon à organiser par une pétition une pression sur les services de la préfecture.

Sur plainte du Conseil départemental de l’Ordre des Médecins de la Dordogne, la Chambre Régionale Disciplinaire d’Aquitaine a prononcé la peine du blâme contre le Dr F. REMARK, pour avoir par cette action de communication violé selon elle le secret médical, alors que l’article R.4127-4 du code de la santé publique est bien « institué dans l’intérêt des patients », et que ce patient a ensuite été reconnu comme « étranger malade ».

Aussi, nous estimons que la communication d’éléments médicaux, à des confrères soumis au secret médical, pour soutenir les droits aux soins et à la protection que les services de l’Etat ont voulu refuser à un sans papiers, n’est pas une violation du secret médical mais un moyen médical respectueux de la dignité d’un étranger malade, et nécessaire pour obtenir une protection et la garantie des soins nécessaires à une situation médicale reconnue.

Nous, militants de la cause des demandeurs d’asile, refusons le sort trop souvent réservé en France à celles et ceux qui ont fui leurs pays, abandonnant tout ce qu’ils possédaient, laissant leurs familles proches ou amis derrière eux, à cause de la violence, de la misère, ou de toutes autres causes propre aux pays qui n’ont aucun respect pour les droits de l’homme. Toutes les associations de soins pour les étrangers réfugiés expriment leurs profondes inquiétudes ou réprobations quand aux manques de moyens de soins psychiques nécessaires et aux manques de reconnaissance de ces souffrances profondes.

De trop nombreux étrangers sont expulsés, ce qui représente pur eux un risque de mort. De trop nombreux militants font aujourd’hui les frais d’une répression de la part d’un gouvernement qui n’a d’autres objectifs que le chiffre des expulsions et le silence de celles et ceux qui s’y opposent. Que le Conseil de l'Ordre des médecins participe à cette répression est encore plus insupportable.

C'est pourquoi nous vous proposons de signer la pétition ci-dessous qui sera remise au Conseil National de l'Ordre des médecins.

« Nous, soussignés, affirmons que :

La défense des droits aux soins et à la protection des étrangers réfugiés fait partie de la défense des droits de tous les étrangers. Elle fait aussi partie de la défense des droits de tous les sujets qui nécessitent des soins dans la solidarité, le respect et la prise en compte de toutes les situations.

Nous soutenons la démarche courageuse du Dr Francis Remark pour défendre le droit d’accès aux soins et la protection des étrangers demandeurs d’asile.

Nous vous demandons d'intervenir auprès de Monsieur le Ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale afin de protester pour qu'il mette un terme à l’obstruction à l’accès aux soins pour tous les demandeurs d’asile. »

Signer la pétition : http://www.lapetition.be/en-ligne/soutien-au-docteur-f-re...

 
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