30.07.2011
Manifestation contre les expulsions: dimanche 31 juillet à 11h à Montreuil
LA VILLE N'EST NI AUX SPECULATEURS,
NI À LA POLICE,
ELLE EST A CEUX QUI L'HABITENT.
Le 74 rue des Caillots est une maison occupée depuis 2007. Jamais les occupants n'avait été inquiétés jusqu'à ce que le nouveau propriétaire Hafid Hafed et son collègue Mehdi Ibanez, agents immobiliers chez IAD France, viennent avec des hommes de main pour tenter de les déloger très violemment les 23 et 24 juillet dernier. À chacun de leur passage, la police les protège alors qu'ils saccagent la maison. D'ailleurs, les flics ont essayé de faire porter la responsabilité des troubles aux occupants, par exemple en tentant d'arrêter l'une des personnes blessées lors de l'attaque ou en transformant une plainte contre Hafid Hafed en interrogatoire accusatoire. Néanmoins grâce à la solidarité du voisinage, des amis et soutiens du 74 rue des Caillots, la maison est défendue et les assaillants repoussés. L'information se diffuse et les pouvoirs publics sont obligés de réagir. Hafid Hafed se voit obligé de déclarer qu'il va passer par les voies légales pour !
récupérer son bien.
Il y a un enjeu à agir contre ces pratiques de harcèlement et de terreur, dont les squatteurs ne sont pas la seule cible. L’histoire récente est remplie d’exemples où les hommes de main des promoteurs et des marchands de biens s’en prennent à tous ceux qui ne peuvent payer leur loyer ou rembourser leur crédit, ou encore à ceux qui ont le malheur de gêner des projets immobiliers en refusant de quitter leur logement volontairement.
VIVE LA LUTTE DU 94 RUE DES SORINS !
Le 94 rue des Sorins est une usine occupée par plus de 300 personnes dont la plupart sont sans papiers. Il y a des jeunes travailleurs, des familles avec des enfants... Menacés d'expulsion et harcelés par la police, les occupants de la rue des Sorins exigent que les autorités les entendent afin d'être régularisés et relogés.
Certains habitants sont venus soutenir les occupants du 74 rue des Caillots: c'est d'ailleurs à leur arrivée que les assaillants ont fini par partir. Suite à leur venue, 5 d'entre eux ont été arrêtés dans la cour même de chez eux. 4 ont été placés en centre de rétention. Puis le commissaire de Montreuil et des agents de la préfecture sont passés pour annoncer l'imminence de leur expulsion.
Ces actions concomitantes des vigiles et de la police contre les squats s'inscrivent au coeur d’enjeux urbanistiques majeurs (prolongements des lignes de transports, écoquartiers, grand Paris...). Il s’agit de se débarrasser de tout ce qui peut gêner ou entraver l’action des promoteurs et des spéculateurs. L’enjeu dépasse donc de beaucoup la seule question de l’occupation des maisons vides.
Ce que nous refusons c'est votre enfer, et vous ne parviendrez pas à nous faire cesser de croire à la beauté et à la puissance de la solidarité.
MANIFESTATION CONTRE TOUTES LES EXPULSIONS :
Dimanche 31 Juillet, 11h, rue piétonne Croix de Chavaux, Montreuil. M. Croix de Chavaux.
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09.01.2011
Incendie et magouilles autour du squat La Friche RVI
Episode numéro 1
Frichards sur le parking, la lutte s’organise ! >> Récapitulatif !
Comme vous le savez surement un incendie a ravagé une partie de nos locaux il y a peu… et donc notre voix fut portée par d’autres canaux … mais dès aujourd’hui vous pouvez à nouveau suivre les aventures resoparking sur le blog :D
Récapitulatif :
Dans la nuit du 19 au 20 décembre, un incendie dont la cause reste a identifier à ravagé 2000m² du site de la friche RVI, lieu autogéré pluridisciplinaire et unique qui pendant 8 ans a accueilli nos pratiques, nos rêves et nos vies.
Dans les heures qui ont suivi le sinistre, un important dispositif policier a bouclé le site, matraques à la main, pendant que les commissions d’experts envoyées par le grand lyon, propriétaire du site, posaient un arrête de péril sur toute la friche, interdisant toute utilisation des 33 000 metres carrés qui n’ont pas été détruits…
De nos affaires, créations, matériaux et outils, nous n’avons pu récupérer que le strict minimum, sous l’étroite et insupportable surveillance de la flicaille. Les portes se sont fermées dernière nous, soudées au fur et a mesure que les derniers camions sortaient.
Cet incendie en arrange plus d’un.e: une procédure d’expulsion était en cours depuis cet été, et la mairie blessée dans son orgueil n’avait toujours pas digérée que la mobilisation des frichard.e.s ait pu arracher un délai de 6 mois à un tribunal particulièrement clément. De même, la promotion immobilière rode autour de ce site gigantesque, en partie classé, dans un quartier en pleine restructuration. D’ailleurs ce 5 janvier on a vu apparaître Rue Feuillat un permis de démolir signé le 17 décembre…
Depuis ce 20 décembre nous voilà exilé.e.s sur notre parking, avec charrettes et camions, casseroles et bidons, chiens et chats, et comme les chantiers collectifs tiennent chaud, nous avons rebati.e.s une miette de friche a l’ombre de notre vieille usine maintenant silencieuse. Nous essayons d’y rebâtir un avenir sur les cendres, car nous ne souhaitons pas en rester là. On ne peut ignorer la manière étrange dont résonne ensemble cet incendie, la menace de la loi LOPPSI et notre nouveau village de camions et de cabanes, que nous voudrions une occupation de l’espace publique.
Nous sommes convaincu.e.s que la période est cruciale et que si nous n’agissons pas maintenant nous le regretterons amèrement, nous ne voulons pas que le déchirement que nous avons vécu.e.s a voir nos vies détruites par les flammes et piétinées par les bottes des keufs soit peine perdue et fasse les beaux jours des promoteurs immobilier qui transforment nos villes en prisons.
Peu à peu, le camp s’est ‘organisé et aurait voulu proposer des activités publiques, remettre en route certains ateliers et intercaler des temps de réunion pour définir la suite, que l’on voudrai aussi flamboyante que la nuit où nous avons du quitter notre lieu de vie et d’échange.
Entre-temps, nous avons besoin de soutien humain et matériel, et invitons cordialement au peuplement de notre nouvelle petite zone de non droit, accès à l’eau et à l’électricité aléatoire,
vue privilégiée sur 8 ans de graff sur les murs, abondance de bouffe de récupe et de chaleur humaine autour des braséros.
VOIR LES TEMOIGNAGES DES HABITANTS DE LA FRICHE :
http://www.friche-rvi.org/V3/?s=videos
***
Episode numéro 2
Enquête en cours sur les causes officielles de l’incendie
Selon le fonctionnaire de la république en charge de l’enquête, la police privilégie largement la cause accidentelle même si les fastueuses fêtes de fin d’année ont donné une (di)gestion lente de ce qui a pu se passer.
Selon eux donc un problème électrique du à des compteurs électriques surchargés (ndlr: dans un endroit peu peuplé). Nous n’aurons les résultats finaux qu’apparemment dans deux mois, des auditions doivent avoir lieu d’ici la fin de semaine et fin janvier.
****
Episode numéro 3

Ci-dessus les permis de démolir affichés ce 6 janvier 2011
Incroyable mais vrai
Ce matin même, c’est-à-dire le 5 janvier 2011, 2 permis de démolir ( attribués par monsieur le maire de Lyon respectivement à la S.E.P.R – Société d’Enseignement Professionnel du Rhône – pour 12736,13m2 et à la F.C.M.B – Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment – pour 8643 m2) ont été affichés rue feuillat, sur les murs de la friche… Qu’y-a-t-il d’exceptionnel ? Les deux permis ont été délivrés ( ce que les frichards et frichardes ont donc appris le jour même de l’affichage ) le 17 décembre 2010, soit 3 jours avant l’incendie de la Friche dont les causes restent indéterminées…
On a déjà dit à quel point la procédure de sécurisation du lieu et l’absence de communication de la mairie normalement due aux sinistrés nous était apparues comme l’administration minutieuse d’une énième expulsion de squat, lors même que nous n’avons jamais été sans droit ni titre. On a déjà dit également que la mairie et la S.E.P.R étaient de toute évidence particulièrement « ennuyées » (pour ne pas dire plus) d’avoir « perdu » leur procès, laissant 6 mois de délai aux frichards et frichardes, ce qui, de fait, allait ralentir l’édification de leurs projets sur le site. Ce qui est assez surprenant, c’est que la mairie, par l’affichage de ces permis de démolir à l’évidence non-antidatés, ne semble pas s’inquiéter outre mesure d’alimenter elle-même le climat de suspicion entourant cet incendie et par là même alimenter notre sensation d’être traiter comme de la merde ou des rats à chasser.
La mairie est grande, la mairie se sent forte, pleine de son bon droit, la mairie n’en a strictement rien à branler de nous autres, pauvres déchets dont « le squat à brulé » (dixit le maire du troisième dont on se demande bien d’où il tire ses informations). La nouveauté ici c’est qu’elle nous le dit explicitement.
Dont acte.
Sources :
http://www.friche-rvi.org/
http://reso.dontexist.org/
05:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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27.01.2010
Toulouse : Les onze SDF devraient passer l'hiver à l'abri
Social. Squat dans l'ancien local de l'Armée du Salut.
« Nous sommes là depuis une quinzaine de jours », explique posément Hervé Brizay, porte-parole du collectif de SDF qui squattent l'ancien local de l'Armée du Salut et ancien compagnon d'Emmaüs qui a notamment soutenu le DAL (droit au Logement) pour l'acquisition d'appartements place Anatole-France. « Les locaux étaient vides, on s'est installé sans effraction ni dégradation. D'ailleurs, on a de très bonnes relations avec le voisinage ».
Il y a deux mois, l'Armée du Salut, située au 39 rue des Sept Troubadours, a déménagé à Negreneys. Onze personnes sans domicile fixe, âgées de 39 à 69 ans, dont trois sont handicapés lourds, se sont depuis installées dans les lieux, passant à l'abri les quelques jours de grand froid de début janvier : « L'ancien propriétaire a coupé l'eau et le gaz, reprend Hervé. Ce mercredi, ce doit être l'électricité. C'est la procédure normale ».
Il y a peu, l'ensemble du bâtiment a été vendu à un particulier : « Cette occupation pose donc problème », explique la responsable des transactions immobilières pour l'Armée du Salut à Paris.
SOLUTION
Le collectif de SDF aimerait trouver un accord à l'amiable avec le nouveau propriétaire et rester dans les lieux le temps que les devis de travaux soient établis. « C'est impossible, reprend la responsable. Pour le moment, on ne sait pas très bien ce qu'on va pouvoir faire de ces personnes dont certaines sont accompagnées de chiens. On a contacté la Croix-Rouge, appelé le 115 pour qu'ils puissent les prendre en charge. On leur a même proposé des nuits d'hôtels. L'Armée du Salut n'a pas de local d'hébergement sur Toulouse, nous n'assurons que les petits-déjeuners aux personnes précaires ». « Cette situation est intolérable, reprend l'ancien responsable de ce local de l'Armée du Salut, appelé par tous le Major. Au moment de la signature, on s'aperçoit que le lieu n'est pas vide. C'est très gênant pour nous. C'est au nouvel acquéreur de décider ».
Si ce week-end un avis d'expulsion était dans l'air, il semble pour le collectif pourrait rester dans les lieux le temps de la période hivernale.
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| Tags : toulouse, collectif sdf toulouse, squat, réquisition, plan grand froid, sdf, sans abri |
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01.11.2009
CE N'EST PAS LA TRÊVE HIVERNALE POUR TOUT LE MONDE
PAS DE TRÊVE POUR LA MORT DANS VOS RUES !
280 MORTS DE LA RUE RECENSÉS DEPUIS LE DÉBUT DE L'ANNÉE : morts de froid, morts de faim, morts de maladie, ...
Combien doivent mourir pour qu'enfin les personnes privées d'un hébergement ou d'un logement soient prises en compte ?
PAS DE TRÊVE POUR CEUX QUI S'INSTALLENT DANS DES MAISONS, DES BÂTIMENTS POURTANT ABANDONNÉS ;
PAS DE TRÊVE POUR CEUX QUI VIVENT EN CARAVANE ;
ET POUR CEUX QUI RENCONTRENT UNE DIFFICULTÉ (perte d'emploi, maladie, décès, divorce...) LA TRÊVE EST DE COURTE DURÉE.
Le nombre de sans-abri en France est difficile à évaluer, en partie en raison de l'absence d'outils statistiques appropriés.
La crise du logement est l'une des causes principales expliquant l'absence d'accès à un toit.
Qui somme nous ?
* 22 % des personnes privées de logement, sont des femmes ;
* 1 femme sans-abri sur 3 est accompagnée d'enfants ;
* 25 % des personnes sans-abri travaillent, en CDD, en intérim ou autre petit boulot, les emplois précaires dominent, et font augmenter le nombre de personnes jeunes sans-abri ;
Ce sont le coût du logement et l'insuffisance des logements sociaux à prix très modérés qui les maintiennent à la rue, et l'absence totale de solutions alternatives.
Pourtant, en 2008 il y a eu 11.294 expulsions effectives avec le concours de la force publique. Un chiffre en augmentation de plus de 150% en dix ans.
En 2009 en France : 3,5 millions de mal logés, 1,8 million de ménages ont des difficultés à s'acquitter de leur loyer et, parmi eux, 500.000 sont aujourd'hui en situation d'impayés.
Le pire est à venir : la crise financière mondiale et ses conséquences sur tous les secteurs, notamment l’immobilier, aggravent encore la situation.
La loi DALO : En juin, plus de 7.000 ménages pourtant désignés comme prioritaires pour un logement n’avaient pas reçu d’offre dans le délai légal.
Que font nos municipalités, nos départements, nos régions pour pallier au désengagement réel de l'État ?
Des solutions existent ...
"notre seul tort, est d'être pauvre"
08:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : morts de la rue, squat, expulsions locatives, trêve hivernale, sans-abri, logement social, loi dalo, crise du logement |
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21.07.2009
Depuis une semaine, une vingtaine de jeunes occupent le 7 rue des Lilas à Hendaye
«Quand se loger est un luxe, squatter est un droit», dit une banderole fixée au 7, rue des Lilas, à Hendaye. Située dans un quartier tranquille, près du stade, cette maison, jusque-là vide, est devenue un «espace libre» comme l'appellent les jeunes occupants. La villa a été occupée il y a huit jours.
Maintenant, ils sont une vingtaine de jeunes hendayais à donner vie au 7, rue des Lilas. Ils ont réuni une cinquantaine de personnes le premier jour de l'occupation et autant le jour de l'ouverture officielle, samedi dernier. «Nous avons étudié plusieurs possibilités avant de nous installer dans cette maison. Celle-ci était vide depuis des années. Elle était ouverte et nous sommes donc rentrés», explique Mathieu ont des jeunes présents au 7, rue des Lilas.
Une occupation sans effraction qui ne peut être interrompue que par une procédure administrative d'expulsion, selon ces jeunes. Du reste, la police leur a rendu une petite visite dimanche dernier. «Notre occupation est illégale, mais elle est légitime», affirme Mathieu.
Ouvert à tous
Alors que c'est la croix et la bannière pour obtenir un logement accessible, les habitants du 7, rue des Lilas n'admettent pas que de nombreuses résidences soient vides à Hendaye. La maison qu'ils occupent va loger trois personnes en permanence et servira également d'auberge gratuite, car ce lieu est «un espace libre».
Ouverte à tous, cette villa aura un potager de quartier et pour le public y seront organisés des projections de vidéos, des conférences et des débats. Des cours de soutien et de basque gratuits vont même être dispensés. Peu à peu, elle se dotera d'une bibliothèque libre. «Ce sera un lieu d'échanges, un lieu dans lequel on ne vient pas que pour consommer», expliquent les jeunes qui ont pensé à tout, même aux toilettes sèches.
Les riverains n'ont pas émis d'objection à leur installation, et les nouveaux venus souhaitent préserver ces bonnes relations. «Nous allons peut-être organiser des concerts, mais nous ne voulons nuire à personne», précise Mathieu. Du reste, mercredi, lui et ses camardes vont organiser un repas de quartier.
La revendication d'un gaztetxe a traversé les trois dernières décennies à Hendaye. Pour le moment, malgré les promesses, la municipalité n'a pas trouvé de solution, selon ces jeunes. Le projet de l'ancien local des pompiers ne serait pas adapté à leurs besoins. Et l'autogestion est un principe auquel ils tiennent. Une façon de créer des alternatives sans «rentrer dans le système».
Le Journal du Pays Basque - Goizeder TABERNA
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17.07.2009
Des squatteurs londoniens rénovent une villa de luxe
(Lavieimmo.com) - Rien ne pouvait préparer Lakshmi Mittal et Richard Desmond à de tels voisins… Trois squatters ont récemment élu domicile dans une maison abandonnée de Bishop Avenue, à Hampstead, quartier chic du nord de Londres plus habitué aux milliardaires qu’aux sans-abri.
Les nouveaux occupants – deux Roumains et un Français - représentent la société Protection and Revenue for Empty Properties (PREP) Ltd. Dans un entretien au quotidien The Guardian, ces « squatteurs professionnels » se définissent comme des « gardiens » et assurent agir dans l’intérêt du propriétaire des lieux en réalisant les travaux nécessaires à l’entretien de la maison, laissée à l’abandon depuis une dizaine d’années. « L’endroit était dans un état déplorable », explique Eduard, l’un des squatteurs. « Maintenant, il y a l’eau courante et l’électricité. Et si les sanitaires fonctionnent, c’est uniquement parce que nous les avons réparés ».
PREP n’en est pas à son coup d’essai. Calin Ciufudean, l’un des deux fondateurs de la société explique au Guardian qu’il s’est spécialisé dans la recherche de maisons abandonnées à remettre en état. L’équipe de squatteurs fait son possible pour prévenir les propriétaires avant leur intervention. « Nous apportons une solution qui ne coûte pas beaucoup d’argent, même si nous conservons les facture des travaux que nous sommes susceptibles de faire », indique Ciufudean. Et si le propriétaire est dans l’incapacité de payer, « nous trouvons une autre solution », poursuit-il, « comme simplement occuper les lieux plus longtemps ». Un service gagnant/gagnant ? Le propriétaire de la maison de Bishop Avenue ne s’est pas encore prononcé sur la question…
E.S.
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09.07.2009
(SQUAT) EXPULSION DE "LA CLINIQUE" À MONTREUIL ... ET FLASH-BALL
Mercredi 8 juillet à 6H du matin, la police et le Raid ont procédé à l’expulsion de la Clinique occupée, 42 boulevard de Chanzy à Montreuil, un immeuble vide situé place du marché qui, depuis janvier 2009, avait été investi par de nouveaux habitants et accueillait de nombreuses activités collectives, ouvertes à la population, ciné club, radio de rue, cantine, et permanence pour rompre l’isolement des ayant droit face aux institutions sociales et s’organiser sur les problèmes de logement.
Le soir du 8 juillet, une cantine de rue et un rassemblement contre cette expulsion étaient organisés rue du capitaine Dreyfus. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la Clinique, allumant des feux d’artifice avant de dialoguer avec les 3 vigiles chargés de garder l’immeuble expulsé. Lors de l’arrivée des forces de l’ordre, celles-ci ont violemment chargé les manifestants en utilisant à de nombreuses reprises des flash ball et en visant les manifestants à la tête. Parmi eux, un participant à la coordination des intermittents et précaires a été atteint à un œil par l’un de ces tirs. Il est actuellement hospitalisé et a été opéré. Le pronostic médical est des plus réservé : il n’aurait que très peu de chances de ne pas perdre cet œil.
Au moins trois personnes sont depuis maintenues en garde à vue.
Nous ne saurions recenser l’ensemble des blessures irréversibles dues à l’utilisation de ces armes dans le maintien de l’ordre. Rappelons toutefois qu’en moins d’un an, au moins trois manifestants ont été grièvement atteints à l’œil : ce fut le cas d’un lycéen Nantais lors d’une manifestation à l’automne dernier et d’un Toulousain qui participait à une autoréduction dans un supermarché ce printemps.
La dotation en flash ball de la police a été appuyée par l’argument que ces armes seraient non létales et que leur usage serait rigoureusement encadré. Les faits démontrent qu’il n’en est rien : assurée de son immunité, la police utilise quotidiennement ces flash ball de façon offensive en ignorant délibérément les principes supposés régler leurs interventions dont celui de « proportionnalité de la riposte » , et sans hésiter à s’en servir de manière à occasionner le maximum de dégâts (tirs à bout portant, tirs à la tête).
Comment la presse, les responsables politiques, les porte parole policiers peuvent-ils encore s’étonner, lorsque le maintien de l’ordre social s’attaque brutalement aux pauvres, aux précaires et aux contestataires de toutes sortes et que ses agents haussent le tir en visant les têtes, que ceux qui sont en butte à ces tirs policiers envisagent, et parfois décident, d’utiliser eux aussi des armes à feu ?
Le débat public s’est récemment fait l’écho de l’énorme multiplication des mises en garde-à-vue comme des procédures pour « outrages, rébellion, violences à l’encontre d’agents dépositaires de la force publique ». Une autre face de l’activité policière est maintenant clairement mise en lumière : pour terroriser les anormaux, les opposants, pour dissuader toute insoumission, on tire à la tête.
Nous ne l’acceptons pas et appelons à s’opposer partout à cette nouvelle surenchère de la violence policière
Rdv dimanche à 15h pour la réunion de la Clinique en exil, marché Croix de Chavaux
Manifestation lundi 13 juillet à 18h, rdv à l’entrée de la rue du capitaine Dreyfus, m° Croix de chavaux
Coordination des intermittents et précaires
19:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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08.07.2009
URGENCE MONTREUIL : EXPULSIONS DE 2 SQUATS
Pas de nouvelles de la Demi-Lune, mais la Clinique a été expulsée ce matin dès 6h. Voici deux brefs récits trouvés sur internet:
https://squat.net/fr/news/
Mercredi 8 juillet 2009
Le squat "La Clinique" vient de se faire expulser
A 5 h45, il y avait déjà un fort déploiement de flics, ils ont commencé à expulser vers 6h, en rentrant par la porte. Près de trois cent CRS, vingt types du RAID, dans une ville qui se réveille sous la pluie.
Beaucoup de flics devant le lieu, mais besoin de monde autour de Croix de Chavaux, rien que pour aider à récupérer des affaires perdues à l'intérieur...
L'alerte est aussi lancée pour la Demi-Lune, à la Boissière, qui risque d'être le prochain sur la liste.
Tou-te-s à Montreuil aujourd'hui, en solidarité avec les squats expulsés ou menacés.
https://nantes.indymedia.org/
Mercredi 8 juillet 2009
Expulsion de la clinique à Montreuil
Bonjour,
ce matin à 5:59 les coups de bélier on commencé à 6:30 les flics cagoulés du RAID étaient sur le toit pour nous faire descendre tant bien que mal.
Quelque petite blessure de notre coté lors qu'une altercation sur le toit, et quelques dernière affaires perdu mais rien de très grave.
Communiqué à venir dans la journée et réunion à midi à la demi-lune occupée pour s'organiser.
Expulsion imminente pour la demi-lune aussi.
A plus tard, la lutte continue ici ou ailleurs!!
http://laclinique.over-blog.
laclinique93 AT gmail POINT com
L'actualité francophone des squats à travers le monde, c'est sur
http://squat.net/fr/news/
17:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : squat, expulsion de squat, squat "demi lune", squat "la clinique" |
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Ainsi squattent-ils
MCS INFO http://mcsinfo.u-strasbg.fr/article.php?article_id=11248&...
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| Anastasia LEVY Vincent RUCKLY |
13:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : strasbourg, squat, sans-abri, mal-logés, expulsions locatives, réquisitions |
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05.03.2009
Histoires de squat, réquisition ...
Toulouse - une personne sans-abri ayant trouvé un emploi, s'installe dans un appartement visiblement vide.
Un jour, le locataire "officiel" arrive, et lui donne les coordonnées du propriétaire, car il déménage, en effet. Ce dernier accepte la reprise de l'appartement, et au moment de signer le bail ... dépose plainte. Police, préfecture, ville ... tous se posent la même question : s'agit-il d'un squatteur ou a t-il fracturé ? le "délit" qui sera "choisi", n'aura pas les mêmes conséquences face à la justice.
• Pas de nouvelles sur son emploi mis en péril, ni sur un relogement.
Strasbourg - "Énervé" par les lenteurs d'un bailleur social qui devait reloger une famille, ne voulant pas attendre que les membres de l'association dont il est membre, se décident enfin à agir ... Un homme fracture un appartement pour y loger la famille ... qui venait de se voir attribuer un appartement. Le plus extraordinaire est que cet homme s'est trompé d'appartement et de bailleur... Il a fracturé le voisin.
Aucune plainte ne sera finalement déposée contre lui, il devra rembourser la serrure (au frais de l'association ?).
• Pas de nouvelles sur la situation de cette femme, espérons qu'elle a quand même obtenu son logement, et sera, elle aussi, tenue à l'écart de toutes poursuites.
Chateauroux - Une soeur et un frère se déchirent depuis 8 ans au sujet d'un immeuble hérité. Découvrant par une annonce de spectacle parue dans la presse, que l'immeuble est squatté depuis 4 ans par "une bande d'artistes" ... ils décident d'un commun accord de laisser les "charmants artistes" dans les lieux.
• Les nouvelles de l'exposition, des artistes et de la fratie réunie sont : tout va bien ...
05:54 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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24.02.2009
La dure vie dans un squat à Cahors
Les locaux désaffectés de la plaine du Pal devrait devenir une auberge. Ce qui excluerait à terme trois sans domiciles fixes qui les squattent.
Lors de sa visite lundi des anciens locaux de l'imprimerie, le maire a annoncé devant les présidents de la région et du département le projet d'y créer une auberge de jeunesse. Avant d'accueillir les touristes de toute de l'Europe, ce lieu héberge déjà des sans-toits.
Un lieu habité, où vit Fred (1) « depuis deux hivers et demi ». Alain et Julien ont aussi aménagé depuis quelques mois dans le plus grand squat de la ville, qui a compté jusqu'à douze occupants. Sur le mur de sa chambre, Alain a suivi à la lettre Paul Eluard. « Liberté » écrit en lettre rouge domine une chambre de 12 m2, décorée et parfaitement ordonnée. La radio allumée sur France Info, un livre sur un lit bien fait, une table de chevet, un tableau encadré laisse penser qu'il s'agit d'une chambre comme une autre. Les murs tapissés de couverture de survie et la lumière à la bougie éclairent pourtant sur les difficiles conditions de vie. « L'eau, on va la chercher devant le Pont Valentré », précise Fred qui a la chance d'avoir un chauffage au pétrole. Un étage plus bas, Alain « a un chauffage au gaz, mais les associations ne veulent plus m'en fournir pour prévenir les risques d'intoxications. Acheter des bouteilles ? Je n'ai pas assez d'argent ». Avec sept degrés au thermomètre à 19 h 30 mardi soir, le plan grand froid est toujours activé. « Ce qui n'était pas le cas lorsqu'il a fait moins sept ce week-end » s'indigne Maryvonne Augogué, venue avec la Croix Rouge apporter un peu de soupe et beaucoup d'échanges. Sept ou moins sept, Julien ne voit pas de différence. « Vous avez déjà dormi dans le froid ? », interpelle-t-il alors que le vent et l'humidité glacent déjà les orteils. « Je dormais dans mon camion, poursuit-il, jusqu'à ce que la fourrière le saisisse. »
En cas d'évacuation, la seule porte ouverte serait l'accueil de nuit. Un accueil qui serait menacé aux dires des travailleurs sociaux (voir encadré). Trop attaché à son autonomie, Fred « ne veut pas entendre parler de l'accueil de nuit, ni de leurs problèmes ! Moi ce que je veux, c'est un logement ».
(1) Certains prénoms ont été modifiés.
Les salariés de l'AHIS appelent à un rassemblement
Située place des Consuls, l'association AHIS s'occupe à Cahors de l'accueil de nuit et de jour des sans domiciles fixes. Son budget, financé en totalité par l'État, va connaître une baisse de 25 % en 2009.
Face à cet état de fait, la décision a été prise de fermer l'accueil de l'après midi, assuré pendant la période hivernale.
Reçus le mardi 24 février par leur administration de tutelle, les salariés ont appelé tous les bénéficiaires et le public à se rassembler à 9 h 30 devant la DDASS. La Préfecture devait également les recevoir d'ici la fin de la semaine. Ils dénoncent le risque d'une suppression de postes et surtout la menace pour les plus démunis. Certains SDF, à l'image Jean-Claude Van-Thuong, appelé « l'Indien », critiquent « la prise en otage des SDF pour défendre des emplois trop nombreux » et « un gaspillage » dans le fonctionnement de cette association.
La Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS) n'est en tout cas pas de cet avis et viendra de toute la région soutenir les travailleurs sociaux de Cahors.
Source http://www.ladepeche.fr/article/2009/02/19/561743-La-dure...
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23.02.2009
Réquisition populaire municipale à Saint Denis
Inauguration officielle de l’immeuble de La Poste réquisitionné à Saint Denis. Le Maire Didier Paillard, le Comité de Soutien et les familles ont inauguré samedi 21 février la réquisition d’un immeuble de logements de fonction de la Poste de Saint Denis (Seine Saint Denis), situé 12 Rue Jean Mermoz, face au commissariat. Occupé depuis une semaine avec l’appui d’un comité de soutien unitaire, de nombreux élus dont le Maire de Saint Denis, Didier Paillard, le DAL et 8 familles sans logis, l’immeuble était voué à une opération immobilière à caractère privé. En début de semaine, le maire de Saint Denis devrait prendre un arrêté de réquisition sur ce bâtiment, compte tenu de la gravité de la crise du logement, et de l’existence de nombreuses personnes sans abris et d’un nombre élevé de logements inoccupés. Affaire à suivre... pour cette première « réquisition populaire municipale ».

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21.02.2009
Menace d'expulsion sur le squat des demandeurs d'asile et Sans domicile fixe
Depuis plusieurs jours des demandeurs d'asile et des sans domicile fixe ont ouvert un squat à Angers dans un bâtiment appartenant à la mairie. Quinze policiers sont venus une première fois pour tenter de les expulser, ce qui n'a pu avoir lieu car les occupants s'étaient bien barricadés.
Les négociations avec la mairie n'aboutissent pas, les occupants sont donc toujours menacés d'être délogés et ils appellent donc à un soutien effectif : des personnes prêtes à défendre ce lieu de vie avec eux.
Contact : 06 83 87 32 28
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France : Une personne sur 20 déjà privée de logement personnel
2,5 millions de personnes, soit près de 5% de la population de 15 ans ou plus, bénéficiant d'un logement, ont déclaré avoir vécu au moins une période, au cours de leur vie, sans logement personnel ; soit une personne sur vingt, qui se sont retrouvées sans logement personnel au cours de leur vie. Voilà ce que montre une étude de l'Insee publiée vendredi 20 février.
Sur ces 2,5 millions de personnes, 1,9 million ont été hébergées par un proche - 2 millions si l'on compte ceux qui n'ont pas pu partir de chez leurs parents - et 543.000 se sont retrouvées sans domicile et ont séjourné dans un service d'hébergement ou/et dans un lieu non prévu pour l'habitation (rue, parcs, voitures...). La quasi totalité de ces personnes (92%) ont connu une seule de ces situations.
Parmi les personnes qui ont connu un épisode sans logement personnel, employés et ouvriers sont surreprésentés: ils constituent 65% de cette population, contre 55% de celle qui n'a jamais connu de période sans logement personnel. Il en est de même pour les hommes (52% contre 47%), les personnes d'âge moyen (49% de 30-49 ans contre 35%) et les étrangers (11% contre 5%).
Employés et ouvriers
Si l'on exclut ceux qui sont restés chez leurs parents, la durée totale des périodes sans logement personnel est allée de 3 mois ou moins (24%) à trois ou plus (18%). Parmi ceux qui ont connu la rue, 38% y sont restés 3 mois ou moins et 16%, soit environ 22.000 personnes, y ont vécu 3 ans ou plus.
Parmi les personnes qui ont connu un épisode sans logement personnel, employés et ouvriers sont surreprésentés: ils constituent 65% de cette population, contre 55% de celle qui n'a jamais connu de période sans logement personnel. Il en est de même pour les hommes (52% contre 47%), les personnes d'âge moyen (49% de 30-49 ans contre 35%) et les étrangers (11% contre 5%).
Les anciens sans domicile
Comparés à ceux qui ont toujours eu un logement personnel, les anciens sans domicile sont deux fois plus souvent locataires et habitent plus fréquemment en Zus et dans des quartiers où le chômage est élevé (19% contre 7%). Malgré cela, leurs logements disposent à peine moins que les autres du confort de base (97% ont à la fois wc et baignoire ou douche contre 99%).
Dans les DOM, 84.000 personnes ont déclaré une période sans logement personnel, soit un peu plus de 6% de la population des 15 ans et plus. Comme en métropole, il s'agit surtout de personnes qui ont été hébergées chez des tiers (près de 57.000 personnes).
- L'enquête Logement 2006 de l'Insee, a été menée sur un échantillon de quelque 37.000 ménages, a-t-on précisé à l'Insee.
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CNL : Le logement, grand oublié
Le président de la République a annoncé le déblocage de 2,6 milliards d’euros censés aider les ménages à faire face à la crise, soit dix fois moins que ce qui a été consacré au premier plan de relance. La CNL dénonce la faiblesse des moyens mis en œuvre et juge inadmissible que le logement soit le grand oublié de ces mesures.
Dans un contexte social dégradé où la hausse du chômage se poursuit depuis des mois et que le pouvoir d’achat est attaqué de toute part, le gouvernement s’obstine à ne pas mettre en place une véritable relance de la consommation. Ce ne sont pas les quelques mesures annoncées hier et la faiblesse des budgets accordés qui vont améliorer le pouvoir d’achat des familles, notamment les plus modestes.
Pour la CNL, soutenir les ménages, c’est, en priorité, s’attaquer au premier poste de dépense : le logement. Aujourd’hui, de plus en plus de ménages n’arrivent plus à faire face au poids que représentent, dans leur budget, le logement et les charges qui y sont liées. Pourtant, des mesures, d’application immédiate, permettraient de soulager la pression sur le pouvoir d’achat des familles.
La CNL demande ainsi la mise en place du gel des loyers, seul moyen de « laisser souffler » les ménages. Il faut ensuite revaloriser de 20 % les aides personnelles, en particulier celles au logement. Enfin, il faut aider les ménages à maîtriser leurs factures d’énergie par la diminution des tarifs réglementés du gaz, de l’électricité.
Parce que le logement, y accéder, y rester, est un souci majeur pour des millions de ménages, la CNL organise une semaine d’action nationale du 6 au 15 mars portant à la fois sur le refus des expulsions et la lutte contre la politique actuelle du logement.
La CNL demande :
Le gel des loyers, pas de hausse en 2009.
L’arrêt des saisies et des expulsions.
La non application des décrets sur les charges de gardiennage et le supplément de loyer de solidarité.
La construction annuelle de 180 000 logements véritablement sociaux à un loyer modéré.
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19.02.2009
La très libérale loi Boutin est adoptée aujourd’hui, tandis que N. Sarkozy fait l’impasse sur les loyers et le logement cher
Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 • E-mail: fededal@wanadoo.fr
COMMUNIQUE
Paris le 19 février 2009
La très libérale loi Boutin est adoptée aujourd’hui, tandis que N. Sarkozy fait l’impasse sur les loyers et le logement cher
1 - La Loi Boutin est adoptée aujourd’hui :
Elle contient des dizaines de mesures qui vont aggraver la crise du logement, et favoriser le désengagement financier de l’Etat.
Sous des dehors techniques, cette loi n’est accessible qu’aux experts, et annonce des réformes structurelles profondes dans le logement social, les rapports locatifs, et les politiques publiques du logement, dont les conséquences sociales seront dramatiques.
Elle est adopté en vertu de la déclaration d’urgence, en l’absence d’un véritable débat démocratique.
Elle est manifestement influencée par la vision néo conservatrice du Président de la république, en matière notamment de politique du logement.
Dans les grandes lignes :
· Elle précarise les locataires modestes, en multipliant les statuts dérogatoires au droit commun, aussi bien en HLM que dans le parc locatif privé,
· Elle privatise le logement social et confisque des moyens de financement dans le but d’alimenter un budget du logement en baisse,
· Elle vient au secours des promoteurs, des bailleurs privés et des trusts du BTP, au détriment des locataires et des ménages modestes,
· Elle vient censurer des mesures favorables aux mal-logés , notamment en amputant les bonus de la Loi DALO …
En savoir plus sur la loi Boutin : http://www.droitaulogement.
2 – Plan pour le pouvoir d’achat : impasse sur le logement cher, les locataires, et les expulsions
N Sarkozy a détaillé hier ses mesures en faveur du pouvoir d’achat. Aucune ne prévoit de s’attaquer au « logement cher » qui grève de plus en plus lourdement le budget des ménages modestes, des classes moyenne affaiblies par la crise et les inégalités sociales, des jeunes.
Or, la masse des loyers, c’est à dire l’addition de tous les loyers perçus en un an, a été multipliée par 4 ces vingt dernières années. Les allocations logements sont grignotées chaque année au détriment des locataires. L’année 2009 s’annonce catastrophique en matière d’expulsions locatives.
Tandis qu’OBAMA débloque 75 milliards de dollars pour empêcher que 3 millions de familles ne soient jetées à la rue aux USA, le Gouvernement français accélère les expulsions, précarise les locataires et les loyers chers, vient secourir la spéculation immobilière, et ceux qui en tirent profit.
Nous appelons à nous mobiliser contre cette politique du logement qui entame les droits des locataires et des mal-logés, qui rafle l’argent du logement social, qui accroît la crise du logement et renforce les inégalités.
- Grande manifestation unitaire Dimanche 15 mars, à 14h30 à Paris, Place de la République, pour le dernier jour de la trêve hivernale des expulsions ...
- Soutien aux luttes dans les DOM-TOM pour le pouvoir d’achat dont la baisse des loyers
- Procès en appel mercredi 4 mars à 13h30 – palais de justice, 13e chambre, contre la condamnation du DAL à 13 000 euros d’amende
Concert de soutien, le 20 février au New Morning :
<http://www.concertdal.org>
En savoir + sur la loi Boutin, le site du DAL : <http://www.droitaulogement.
Pétition de soutien au DAL :
http://www.droitaulogement.
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ANGERS : menace d'expulsion sur le squat des demandeurs d'asile et Sans domicile fixe
Depuis plusieurs jours des demandeurs et d'asile et des sans domicile fixe ont ouvert un squat à Angers dans un bâtiment appartenant à la mairie.
Quinze policiers sont venus une première fois pour tenter de les expulser, ce qui n'a pu avoir lieu car les occupants s'étaient bien barricadés.
Les négociations avec la mairie n'aboutissent pas, les occupants sont donc toujours menacés d'être délogés et ils appellent donc à un soutien effectif : des personnes prêtes à défendre ce lieu de vie avec eux.
Contact : 06 83 87 32 28
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Toulouse : Rififi autour d'un nouveau squat place Esquirol
Dépêche du midi - Le DAL Toulouse est venu apporter son soutien squatteurs. Gros attroupement, hier en fin d'après-midi, au 10, place Esquirol. Depuis le 3 février, trois jeunes gens, Soudjaï, Guillaume et Aurélie, squattent des appartements dans cet immeuble qui en compte huit, sur quatre étages, vacant depuis plus de dix ans. Hier, alors que des ouvriers arrivent pour murer l'entrée, le ton monte. Soudjaï raconte : «Ils ont donné des coups de pieds dans la porte, ils l'ont défoncée. J'ai pris des coups derrière la tête, je suis tombé dans l'escalier, j'ai une entorse à la cheville. J'ai appelé la police et le 115.»
«C'est des conneries tout ça !, dément Raphaël Abitbol, dont la société immobilière Esky a racheté l'immeuble il y a un an et demi. On a vu un black, on lui a dit que les travaux de rénovation commençaient jeudi. Il nous a dit : je pars mercredi. Pendant ce temps, la fille me demande 1000 € pour partir. C'est du racket.»
Le propriétaire va déposer plainte
Parole contre parole, difficile de savoir qui dit vrai. Car les squatteurs affirment, eux, que c'est Raphaël Abitbol qui a tenté d'acheter le départ d'Aurélie pour 1000 €. Parole contre parole, l'un dit que les jeunes gens sont entrés par effraction, les autres non. Quoi qu'il en soit, en fin d'après-midi, alors que la police bloque désormais l'entrée, le comité Droit au logement est sur place.
La discussion qui s'ensuit remet une nouvelle fois en lumière les intérêts contradictoires entre droit à la propriété et droit au logement. Et repose le cruel déficit de logements et de logements sociaux. Florian Bricaud, membre du DAL, rappelle les 22000 logements vacants à Toulouse où 34000 personnes attendent un HLM. Raphaël Abitbol,dit comprendre. Mais ne cache pas son écœurement : «Vous entrez chez les gens par effraction et vous êtes chez vous... c'est comme ça en France.»
S'il n'a pas demandé à la police de déloger les squatteurs hier soir, ce matin, il déposera plainte pour dégradation volontaire de bien d'autrui.
Le prix du squat d'Anatole-France bientôt fixé
Pendant ce temps-là, dans l'immeuble réquisitionnédébut janvier place Anatole-France, le comité Droit au logement et le collectif la Hutte aux piafs attendent la suite des événements. Le service des Domaines, chargé par la mairie d'estimer la valeur de cet ensemble immobilier de 48 appartements vacants depuis 2002, devrait donner son verdict d'ici peu. Indispensable avant que la ville négocie le prix de rachat avec la propriétaire, disposée à vendre, avant de transformer l'immeuble en logements sociaux, rappelle Martine Croquette, l'adjointe au logement à qui le DAL va demander un nouveau rendez-vous. « Nous voulons discuter d'un protocole d'accord pour reloger toutes les familles, explique Yannick Martin, du DAL. Nous resterons dans l'immeuble jusqu'au relogement de tous. » Pas hostile sur le principe, l'adjointe juge qu'il faut quand même « s'entendre sur le contenu de ce protocole. D'autres citoyens attendent. » Pas de privilège. Par ailleurs, le 20 février, une réunion se tiendra à la préfecture entre les représentants de l'État, des collectivités et des bailleurs sociaux (mais sans les associations) pour définir les modalités de mise en place du « solibail ». Le dispositif lancé par la ministre du Logement, Christine Boutin, consiste à rassurer les propriétaires de logements vides en leur garantissant le loyer par l'intermédiaire des associations. Et permettre ainsi aux personnes hébergées dans des hôtels ou des centres d'hébergement de retrouver un logement.
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16.09.2008
Ouverture du squat Canot à Besançon
C’est avec plaisir que nous vous annonçons l’ouverture d’un nouvel espace de vie autogéré, d’expression libre, d’émancipation privilégiant des rapports de solidarité, d’entraide et de partage des savoirs.
L’ancienne cité universitaire Canot, d’une superficie de 7000 m2, était laissée ouverte et à l’abandon depuis juillet 2007 ; pourtant ce lieu n’est pas insalubre et ne menace pas de s’effondrer. Alors que de plus en plus de personnes rencontrent des problèmes de logement, des centaines de bâtiments restent vides et sont laissés à l’abandon, profitant ainsi à la spéculation immobilière. Aucun projet de rénovation n’est en cours puisque le CROUS n’a nullement l’utilité de ce bâtiment.
Nous occupons ce lieu depuis le vendredi 5 septembre dans le but de le réhabiliter en un espace de vie pour tous, permettant la mise en commun de nos expériences, nos savoirs, nos moyens, nos envies pour résister, créer, échanger et se réapproprier nos modes de vie. Nous rappelons que nous n’en sommes pas expulsables sans procédure légale devant un tribunal où il sera laissé la possibilité aux résidents de se défendre.
Notre volonté est de construire un espace autogéré, sans hiérarchie, sans domination, sans discrimination (ni sexisme, ni racisme, ni
homophobie, ni agisme… et la liste est longue). Nous voulons un lieu non marchand et favorisant la gratuité.
Les locaux et notre projet sont ouverts aux individus, groupes, collectifs et associations respectant nos principes autogestionnaires et
de vie collective. Nous invitons à venir nous rencontrer toutes les personnes qui comme nous veulent se réapproprier leur vie dans un espace de convergence loin de l’isolement, l’individualisme, la résignation et la dépolitisation actuels qui ne mènent nulle part.
Les canotiers, 11 septembre 2008.
Vous pouvez nous contacter par e-mail : squatcanot@gmail.com ou en
venant nous rendre visite au 73 quai Veil Picard à Besançon.
http://juralibertaire.over-
--
Communiqué pour le squat Canot
Ancienne cité universitaire, Canot est désaffectée depuis plus d'un an, avec un projet de rénovation qui ne verra pas le jour avant au moins 2012. Ces 7000 m2 de logements potentiels étaient donc laissés à l'abandon jusqu'à ce que vendredi soir ils soient enfin réhabités.
On ne peut nier que les précaires (étudiants, étudiants étrangers, Rmistes, travailleurs pauvres…) rencontrent à Besançon, comme partout ailleurs, des problèmes pour trouver des logements décents et à un prix abordable.
C'est pourquoi réquisitionner Canot apporte une solution pragmatique et réaliste face à cette situation.
Pour que ce ne soit pas qu'un projet avorté, une aide matérielle et tout particulièrement humaine est indispensable.
Nous vous invitons à venir nous rencontrer et nous soutenir lors d'une réunion qui aura lieu le *mercredi 10 septembre* à *20h* au *Squat Canot*.
Faites passer l'info dans vos réseaux !
Pour nous contacter : squatcanot@gemail.com
Canot, Quai Veil Picard, 25000 Besançon.
06:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : squat, squat canot, besançon, précaires (étudiants, étudiants étrangers |
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30.07.2008
Lyon: Trois squats expulsables... La résistance s'organise
Le festival des expulsions continue ! Trois squats sont expulsables en ce moment : le Boulon, le Rictus et la DkDance.
Les dernières informations c'est que le Boulon se fera expulser entre le 1er août et le 15 août [2008], alors vous savez maintenant ou passer les prochaines deux semaines !
Surtout qu'on vient de concocter un super programme !
Vous pourrez venir faire trempette de notre piscine DIY, ou alors jouer à la pétanque en sirotant un pastaga ou bien faire bronzette sur les transats, tenir la vigie en jouant à la belotte.
Egalement prevu : foot en salle, tournois de ping pong, projections, discussions, ... et, vendredi : bal musette du 1er août, à ne pas manquer !
A très bientôt au Boulon, 69 rue Paul Verlaine, Villeurbanne, métro A - Gratte Ciel
grandmereflingue@no-log.org
07:08 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : squatteurs, squat, expulsion locative, la rockette paris |
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09.07.2008
Tours : La Victoire, le logement et vous !
« Il se passe de droles de choses ces dernieres semaines au 28/30 place de la victoire... »
En effet depuis le 9 juin dernier des sans logis tourangeaux ainsi que plusieurs militants du Droit au logement (DAL) ont requisitionne des logements abandonnes depuis plus d'un an appartenant a La Tourangelle (société HLM sous tutelle de l'Opac de Tours).
Loyers trop élevés (1/3 du SMIC pour un T1bis/T2) demandes de garanties toujours plus exigeantes, cautions difficiles a fournir, délai d'attente de 6 mois a 2 ans pour accéder a un HLM sont autant de choses qui sont a l'origine de millions de mal logés et d'une centaine de milliers de SDF en France.
La ville de Tours n'est épargnée par ces situations révoltantes mais compte pourtant au minimum 2000 logements vides ! Car nous avons tous le droit d'avoir un logement décent et que les pouvoir publics ne sont toujours pas enclins a faire appliquer les différentes lois de réquisitions (de logements vides).
Aussi, nous Collectif de La Victoire (habitants et soutiens) vous invitons a :
- un apéro suivi d'une projection débat sur le thème du logement mercredi 9 juillet a 19h,
- venir soutenir les habitants cités a comparaitre le jeudi matin a 9h00 au tribunal de Tours
La Victoire, 28/30 Place de la Victoire la-victoire@laposte.net 06-62-37-84-27
06:48 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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08.07.2008
Grèves : Voynet propose une manifestation en "réponse" à Sarkozy
La sénatrice de Seine-Saint-Denis Dominique Voynet (Verts) a estimé lundi que "la plus belle réponse" aux propos de Nicolas Sarkozy sur les mouvements de grève serait d'organiser "une belle journée de manifestations unitaires" à la rentrée. "Nicolas Sarkozy confond l'action et la provocation. Il adore désigner à la vindicte populaire des ennemis, il provoque, il asticote, il aiguillonne en espérant une réaction", a déclaré Dominique Voynet sur RMC.
"Il considère que la réforme c'est prendre de face, tour à tour, tous ceux qui essaient de moderniser la société française et qui considèrent que sa façon de le faire n'est pas la bonne", a ajouté la maire de Montreuil. Selon elle, "la plus belle réponse que l'on pourra apporter à Nicolas Sarkozy, c'est une belle journée de manifestations unitaires à la rentrée pour lui montrer que ses propositions en matière de pouvoir d'achat, de réforme des retraites ou de réforme de l'assurance maladie ne sont pas les bonnes". Il y aura "manifestation et grève" car "pour aller à la manif il faut d'abord être en grève", a-t-elle dit. (lepoint.fr)
---------- LE COLLECTIF SDF ALSACE SOUTIENT L'APPEL DE "TOUS ENSEMBLE"
"Suite aux déclarations de Sarkozy, "la France est en train de changer beaucoup plus vite, beaucoup plus profondément qu'on ne le croit. Désormais quand il y a une grève personne ne s'en aperçoit". !!! Une provocation de plus.Tous les jours nous avons droit, en rafales, aux mesures de Sarkozy et de son gouvernement, des mesures qui sont des attaques sans précédent contre le monde du travail ; retraites, sécurité sociale, salaires, liberté de la presse, chasse aux sans papiers etc...
Il est grand temps que la riposte s'organise face à de telles mesures, et pas en organisant des actions un jour sur les retraites un autre sur les 35 heures ... Il faut un mouvement unitaire de masse reconductible en opposition contre toutes ces mesures.(...)"
Où sont les dirigeants syndicaux ?
La pétition "Tous Ensemble" http://tous-ensemble.dyndns.org/ qui tourne depuis quelques temps sur interne est plus que jamais d'actualité.
Signée pour l’instant majoritairement par des personnes syndiquées (la base), rejointe par quelques associations et des citoyens, elle s’adresse à leur bureau pour demander une convergence des luttes face au rouleau compresseur de l’état.
Tous ensemble est leur mot d’ordre, seul moyen de lutter efficacement. Cette pétition s’adresse à tous les citoyens puisque nous sommes tous touché de près ou de loin par les réformes de démantèlement du modèle social français.
10:13 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : contrôle social, guerre de classe, histoire des luttes, logement, squat, luttes sociales |
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09.06.2008
La petite Rockette à Paris est menacée
Par Julie Azémar, Politis.fr : http://www.politis.fr/La-petite-Rockette-menacee,3916.html
Les membres du collectif La petite Rockette, à Paris, exhortent la préfecture à geler l’avis d’expulsion du squat artistique. Depuis le lundi 3 juin, ses habitants vivent dans la peur d’être jetés dehors.
« Quand on a ouvert le squat en 2005, il n’y avait aucun équipement culturel dans le quartier, alors si la pref nous expulse, on en ouvrira un autre. Avec tout ce qu’on a monté ici, on va pas tout arrêter », explique Joackim Bourneuf, co-président et fondateur de l’association la Petite Rockette, qui organise les activités du squat. La rue, il connaît. Il a déjà donné. Quand il a débarqué à Paris en 1997, Joackim a enchaîné les missions d’intérim. Mais sans cautionnaire, impossible de louer un appartement. Les mois de galère dans la rue, il s’en souvient : « Tu vas bosser comme les autres à 5h du matin sauf que toi t’as dormi dehors. »
Julie Azémar
C’est d’une rencontre avec des squatteurs de Clichy que le projet de La Petite Rockette va naître. Avec Delphine, Aurélien et Renald, ils ouvrent le squat en octobre 2005 pour transformer cet immense bâtiment vide en un lieu ouvert à tous ceux qui veulent s’exprimer : ateliers d’artistes, salles d’expositions, de danse et de répet’ pour les musiciens, … Au numéro 6 de la rue Saint Maur, dans le XIe arrondissement de Paris, Joackim, animateur socio culturel d’éducation à l’image, tient à nous faire visiter. De la cuisine au jardin, en passant par les trois étages, le squat est « clean ». Depuis trois ans, La Petite Rockette fonctionne sur le principe de l’autogestion. Pour les habitants du quartier, c’est la possibilité de prendre des cours de yoga, d’arts martiaux, de théâtre ou d’informatique. Médecins du monde y assure une permanence socio-médicale chaque mercredi.
Pour combien de temps ?
Lundi 2 juin au matin, les habitants de la Rockette ont été réveillés par un huissier. « Il nous a demandé les clés. On a refusé », se rappelle calmement Joackim, bien décidé à rester dans les lieux jusqu’au bout. Expulsables depuis mars 2008, les dix habitants du squat ne se laissent pas intimider. Ils ont entamé des négociations avec la mairie qui, selon eux, se dit prête à racheter le bâtiment. Mais tout dépend du ministère des Finances, propriétaire de l’immeuble, qui refuse de révéler ses intentions. Une situation qui ne surprend pas Joackim : « Comme d’hab, on attend. On a organisé une réunion avec le maire, Patrick Bloche. Le ministère était convié mais personne n’est venu. Le seul moment où on voit son représentant, c’est quand on est assigné en justice ».
Le porte-monnaie de la mairie est insuffisant
Après avoir obtenu du tribunal de grande instance de Paris deux délais successifs, le squat est désormais sur la sellette. À tout moment, la préfecture peut ordonner l’expulsion. « Le 14 (mai), six camions de CRS ont débarqué au squat de l’Impasse pour le vider. Maintenant, ils peuvent faire pareil ici », lance Joackim, imperturbable et lucide quant aux pratiques répressives du gouvernement.
Le collectif demande pourtant à la préfecture de geler sa décision jusqu’à la réponse du ministère. Si ce dernier cesse de faire la sourde oreille, ce sera au tour de la mairie de tenir ses promesses. Toutefois, le maire du XIe, Patrick Bloche, joint par téléphone, tient à nuancer l’espoir des squatteurs : « C’est vrai que nous les avons reçus et que nous les soutenons. Mais ce n’est pas la mairie du XIe qui a les moyens de racheter cet immeuble à l’Etat. Dès qu’il sera mis en vente, ce que je suppute, je saisirai la mairie de Paris pour le rachat. Mais la décision finale ne m’appartient pas. » Dans cet imbroglio juridico-administratif, ce sont les squatteurs qui, une fois encore, risquent de trinquer. Et ce n’est pas la loi DALO qui les protègera.
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09.05.2008
communiqué du Collectif des Mal-logés en Lutte
La mairie du 18ème ne recule devant rien.
Le collectif des mal-logés en lutte a occupé aujourd'hui la mairie du 18ème. Nous avons choisi d'informer les travailleurs et les différentes personnes en visite en cette mairie de la façon dont nous avions été reçus précédemment. Il y a 15 jours, son directeur général avait frappé deux déléguées pendant les négociations. La diffusion de cette information a mis en rage les élus. La police est intervenue en moins d'une demi-heure. Les occupants du rez-de-chaussée ont été violemment éjectés de la mairie, quant à ceux qui s'agitaient sur la terrasse, scandant des slogans et interpellant les passants, pour certains,plaqués et battus au sol. Une mal-logée est actuellement à l'hôpital. Le photographe du collectif s'est fait interpeller. La police a supprimé les clichés démontrant les brutalités policières durant l'évacuation avant de le relâcher. Nous ne comptomps pas relacher notre vigilance et cette répression sera l'objet de vives réactions de notre part. La police n'a pas reculé à la vue des mères et de leurs berceau, d'une femme enceinte, en très mauvais état de santé. Tous et toutes avons été brutalisés pendant l'évacuation. Nous réoccuperons cette mairie et continuerons les collages d'affiches dans ce quartier relatant les mauvais traitements que nous y subissons. Nous exigeons encore et davantage notre logement dans des conditions décentes, et avec cela, la démission du maire et de son adjoint logement. BIen à vous, le collectif des mal-logés en lutte.
le mercredi 7 mai 2008
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07.05.2008
Les Pavillons Sauvages - Droit de réponse
Les Pavillons Sauvages sont cités dans l'article du 1er mai 2008 sur "les nouveaux combattants de l'ultragauche", cela entre deux paragraphes parlant de terrorisme, nous entendons exercer un droit de réponse afin d'éclaircir ce qui pourrait passer pour un amalgame légèrement hâtif.
Les Pavillons sauvages sont un squat qui réunit la plèbe universelle ! Cette même plèbe qui, depuis plus d'un an que le lieux existe, a crée :
Une crèche parentale gratuite que l'on nous empèche toujours d'ouvrir sous prétexte que le lieu n'est pas légal, "si vous l'ouvrez on vous met en prison", quand Toulouse compte environ 3000 demandes non satisfaites de places supplémentaires dans les crèches, que nos locaux sont aux normes et attendent des mêmes pouvoirs publics une officialisation, que nous disposons du personnel qualifié, que malgré ce que peut croire l'opinion véhiculée le plus souvent par les grands médias, certains voisins, ou la police, nous payons nous aussi nos factures..
Une salle de 4 ordinateurs connectés, libres d'accès, trois espaces d'exposition, une salle de rencontres musicales qui compte bientôt la centaine d'évènements gratuits, deux locaux de répétition, une salle polyvalente, des ateliers d'arts plastiques, de photo, de vidéo, une fripe, deux potagers, un parc rendu public, un compost de quartier, etc. Tout cela dans la liberté et la gratuité.
C'est évident, ce sont les gens le plus à gauche qui sont dangereux, et non pas les centuries de mercenaires humanoïdes surarmés.. Les loups se font encore passer pour des brebis. Et la société civile achèvera-t-elle sa lobotomie au hurlement des sirènes du chantage social ? Qui fait seulement le compte ? Toutes les maladies apparaissent aujourd'hui en occident de la surconsommation et de l'organisation du travail, non de la faim. Le cancer de nos vies provient de cette dette infinie qu'est l'organisation économique. Notre planète toute entière en crève.
Qui fait seulement le compte ? Les acquis sociaux fondent au soleil, les pauvres sont maintenant exclus même du RMI, les associations mettent la clé sous la porte. Une MJC disparaît, une prison pour mineurs se construit.
La justice ne peut consister qu'à relier enfin dommages et réparation. Ces quelques centaines de milliers d'activistes amoureux de justice et de vérité, certes légèrement excitables par les injustices sociales représentent évidemment un danger pour l'oligarchie - mais qui s'en plaindrait ?
En France, nous disposons de 2 millions de logements vides, et d'encore 300 000 personnes dehors.Vous ne voyez rien de choquant à cela ? Nous si , alors nous occupons. Nous violons cette sacro-sainte propriété ; celle-là même qui dicte que l'armée rénove pour 400 000 € des locaux qu'elle détruit 3 ans plus tard ; qui préfère à une joyeuse friche sociale, culturelle et écologique, une nouvelle résidence-barre en crépit, éradiquant l'actuel îlot de verdure, désertant la rue, et enfin installant l'anonymat dans lequel croît si bien l'insécurité.
Notre initiative est "autonome", en ce sens qu'elle " se donne son sens". Le capitalisme ne peut-il rien tolérer qui ne soit son émanation propre ? Devrait-il se sentir en péril s'il n'imposait pas toutes ces mesures coercitives ? Doit-on taper sur les manifestants, expulser toute zone échappant encore au Contrôle ? Et combien de temps appellerons-nous encore cela démocratie ?
Notre justice crée elle-même les criminels, car le même acte peut recouvrir un sens diamétralement opposé selon le contexte. Et le contexte, c'est, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, que le monopole de la violence revient aux états, aux mafias (qui ne sont d'ailleurs plus si différentiables), et au monde du travail. À quoi peut-on s'attendre lorsque l'on organise l'exploitation généralisée ? La violence n'est précisément jamais gratuite.
Pour conclure, permettez-nous une petite citation de ce cher Albert Cossery, "personne n'ignore que les pauvres sont capables de tout. Depuis des temps immémoriaux, c'était là le seul principe admis et cautionné par les classes possédantes. Mais ce principe outrageant procéde d'une imposture car, si les pauvres sont capables de tout, ils seraient déjà riches à l'instar de leurs calomniateurs. D'où il découle que, si les pauvres persistent dans leur état, c'est tout simplement qu'ils ne savaient pas voler."
Il y a cependant une différence entre pauvreté et misère. On "misère" aussi bien à 3000 € par mois ; la frugalité, elle, est davantage un signe de puissance, de "résorption dans l'essentiel" comme qui dirait.
À bon entendeur
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| Tags : contrôle social, guerre de classe, logement, squat, luttes sociales, répressions, violences policières |
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28.04.2008
La mairie veut évacuer le squat incendié
SEINE SAINT-DENIS. Marjorie Corcier | Le Parisien
Après le sinistre accidentel qui a fait un mort et trois blessés, la ville demande l'hébergement d'urgence des résidants de l'immeuble Charles-Michels.
DEUX CENT cinquante à trois cents personnes à reloger. C'est l'épineuse situation à laquelle la ville de Saint-Denis doit faire face après l'incendie qui a partiellement détruit samedi l'immeuble du 59-61, rue Charles-Michels, le plus gros squat de la ville, faisant un mort et trois blessés dont un grave.
Hier, Stéphane Peu, maire adjoint (PC) en charge du logement, jugeait « trop dangereux » le retour des familles dans le squat.
Ce week-end, 105 résidants dont les appartements ont été touchés ont refusé les offres de relogement provisoires proposées par la mairie et la préfecture dans des centres d'hébergement de la région parisienne. Ils ont choisi d'installer un campement de fortune dans la cour de l'immeuble.
Un projet de réhabilitation en trois étapes
« Nous allons solliciter l'Etat pour évacuer ce campement et reloger l'ensemble des squatteurs au fort de l'Est à Saint-Denis qui, durant l'hiver, est utilisé pour accueillir des SDF parisiens », explique le maire adjoint qui attend aussi un geste de la préfecture pour la régularisation des occupants en situation irrégulière. « Les deux tiers n'ont pas de papiers mais tous ont un travail dans l'hôtellerie ou le gardiennage », souligne-t-il. Une réunion doit se tenir cet après-midi à la sous-préfecture de Saint-Denis.
C'est samedi, peu avant 4 heures du matin, que l'incendie s'est déclaré dans l'un des trois bâtiments de ce vaste paquebot vétuste. Dans les décombres, le corps de Bemba, un jeune homme de 24 ans employé dans la restauration, a été retrouvé sans vie. Il aura fallu deux heures aux pompiers pour éteindre le feu qui s'est déclaré au 2 e étage, vraisemblablement causé par un réchaud à gaz. Edouard Traoré, le porte-parole des habitants, souligne que le bilan « aurait pu être pire ». Rassemblées devant le foyer Bachir-Souni à Saint-Denis et pris en charge par la Croix-Rouge samedi matin, les familles de squatteurs oscillaient entre inquiétude et colère. « C'est la troisième fois qu'un incendie arrive, on ne peut pas nous laisser vivre comme ça ! » s'emportait l'un d'eux.
L'immeuble insalubre de la fin du XIX e siècle avait été racheté en 2000 par la mairie. Répertorié au patrimoine des bâtiments de France, il est, selon la ville, l'un des premiers édifices construits en béton armé par l'architecte Edmond Coignet. Depuis 2001, les 72 logements sont occupés par plus de 260 squatteurs. Une situation qui a conduit la commune à s'engager dans un ambitieux programme de résorption de l'habitat insalubre. Fin 2007 et début 2008, la municipalité a investi 92 000 € pour des travaux destinés à éviter toute contamination par le plomb. Une convention a même été signée en février entre l'Etat, la ville et Adoma (ex-Sonacotra) pour réhabiliter l'immeuble en trois étapes. Le temps des travaux, les habitants de chaque cage d'escalier devaient être temporairement relogés dans un bâtiment provisoire construit sur le terrain d'à côté. Un projet que l'incendie vient aujourd'hui remettre en cause, d'autant que les logements temporaires encore en travaux ne seront pas prêts avant septembre.
07:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : SQUAT, HÉBERGEMENT D'URGENCE, CAMPEMENT DE FORTURE, SANS DOMICILE, IMMEUBLE INSALUBRE |
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26.04.2008
175 ans au service des plus démunis
«Aimer, partager, servir», telle est la devise (ici dans le désordre) de la société de Saint-Vincent-de-Paul.
Dès demain, 1 000 à 1 200 membres de la Société de Saint-Vincent-de-Paul vont converger de la France entière pour le congrès national à Lille Grand Palais. Portrait de Christian Verheyde, bénévole lillois depuis 13 ans.
C’est le chef d’orchestre dans l’organisation de ce congrès national. Il a peaufiné sa partition pour qu’il n’y ait aucune fausse note. Mais ne comptez pas sur lui pour se reposer sur ses lauriers lundi soir. Il préfère mettre en avant le « formidable travail d’équipe des bénévoles » plutôt que son propre rôle.
Christian Verheyde intervient à la Société de Saint-Vincent-de-Paul depuis 13 ans. À 73 ans, son enthousiasme est intact : « Ça apporte aussi beaucoup à soi-même ! Ça m’a permis de connaître concrètement des situations de pauvreté... Avant, pour moi, c’était Les Misérables de Victor Hugo. Je ne l’avais jamais approchée. Heureusement, ça a quand même un peu évolué depuis : aujourd’hui, on ne meurt plus de faim, mais on meurt toujours de froid. Et ce n’est pas pour autant qu’on mange bien ! » Et de citer les travailleurs précaires, dont le revenu ne permet pas de joindre les deux bouts, et la solitude, « qui n’est pas réservée aux personnes âgées en période de canicule et peut atteindre toutes les couches sociales, du curé à l’artiste ». Deux destins auxquels il avait pensé quand il avait 20 ans, avant de choisir une autre voie, comme représentant en vin.
Il n’a pas attendu la retraite, prise le dernier jour du millénaire à 65 ans, pour s’engager comme bénévole. D’abord dans le domaine culturel, pour défendre le cinéma d’auteur, puis à la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Une fibre qui lui tient à coeur : « Ce n’est pas juste un petit service, c’est un véritable engagement, vis-à-vis de soi-même et de l’association. Moi, je l’ai toujours fait en couple. On a tout fait en couple, même nos enfants », plaisante-t-il en regardant d’un oeil complice son épouse Geneviève.
C’est grâce à ces bénévoles que la Société oeuvre depuis 1833 au service des plus démunis. Au départ, c’est le chrétien Frédéric Ozanam qui, houspillé par des étudiants athées, fonda la première conférence de Saint-Vincent-de-Paul à 20 ans.
Une aide précieuse
175 ans plus tard, la société est présente sur les cinq continents. À Lille, elle dispose d’un centre d’accueil de jour qui porte justement le nom de Frédéric Ozanam. Six salariés y travaillent, bien épaulés par une centaine de bénévoles. Beaucoup de retraités bien sûr, mais aussi des mères de famille et quelques jeunes en activité. « Notre mission première, c’est d’accompagner les personnes en difficulté sur leur lieu de vie, en général un logement, souvent insalubre, mais ça peut aussi être le squat, la rue, l’hôpital ou la prison. » Le signalement de ces situations peut provenir d’une assistante sociale, d’un curé ou encore d’un voisin. Ces bénévoles qui ont la charité chevillée au coeur interviennent partout où ils peuvent se rendre utiles. Une aide précieuse et appréciée. •Source Nord eclair
07:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : centre d'accueil de jour, travailleurs précaires, logement social, squat, assistante sociale |
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08.04.2008
Une quarantaine de jeunes actifs occupent un immeuble du IIIe arrondissement.
Métro : L’Impasse, 5 000 mètres carrés squattés
Les occupants ont aménagé l’immeuble, vide depuis plus de dix ans.
Niché au fond de l’impasse Saint-Claude, le bâtiment est vide depuis plus de dix ans. Avant, Pierre Cardin et Cacharel y avaient leurs ateliers, et d’autres entreprises occupaient les lieux. Depuis leur départ, les cinq étages ont été occupés par différents squatteurs, rapidement expulsés pour nuisances. Fin janvier, un groupe de trentenaires s’y est installé. Avec un état d’esprit très différent de leurs prédécesseurs, qui avaient pris les murs du site pour des toiles de peinture et qui n’hésitaient pas à improviser des soirées bruyantes.
Etudiants ou jeunes actifs
Depuis deux mois, ils sont une quarantaine à vivre ici. Il y a Julien, économiste, Claire, jeune maman de 23 ans qui termine ses études en littérature, José, développeur Web, Malik, diplômé en communication et en droit, Aurélie, maman d’une petite fille de six ans qui gagne quelque 1 000 euros par mois… Avant, ils vivaient en colocation, en sous-location, en squat ou en appartement excédant rarement les 10 m2 par habitant. “Pour trouver un appartement à Paris, il faut des revenus équivalant à trois salaires, un garant, une caution… Pour des étudiants ou des jeunes actifs, se loger est impossible. Alors quand des immeubles sont laissés vides…”, explique José.
Comme pour la rue de la Banque, les squatteurs veulent faire de l’impasse Saint- Claude une plateforme de revendications. “Nous demandons le blocage des loyers, l’implication de la collectivité dans l’aide au logement, le doublement de la taxe sur les logements vacants et son application sur les bureaux vacants”, indique Manuel.
L’indivision divise
A Paris, où la pénurie de logement est très forte, il est impensable de laisser un immeuble en déshérence”, estime José. Ils se disent prêts à partir, à la condition que l’immeuble soit repris en main. Pour eux, l’idéal serait que des logements sociaux y soient construits. “On ne fera pas d’histoires si on nous demande de partir quand les travaux commenceront. En restant ici pour l’instant, ça nous permet de mettre de l’argent de côté pour un futur logement”, commente Aurélie.
Pierre Aidenbaum, maire (PS) du IIIe, reconnaît n’avoir reçu aucune plainte des voisins concernant ce nouveau squat. “Je suis très vigilant sur la situation de cet immeuble. Comme il est en indivision, l’achat est compliqué. Je vais demander une procédure à la Ville pour abandon manifeste afin de pouvoir le préempter.” Quant aux occupants, le maire affirme qu’il étudiera de près les dossiers des demandeurs de logements sociaux qui y vivent.
Aurélie Sarrot
06:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : SQUAT, JEUDI NOIR, L'IMPASSE |
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20.03.2008
Saint-Brieuc : Enceinte de huit mois, Alex habite un squat
SDF, Alex vit avec l'angoisse de voir son futur bébé confié aux services sociaux. Entamées en décembre, ses recherches de logement restent vaines.
Rangers, pantalon treillis soutenu par des bretelles et longue veste kaki, Alex, 29 ans, écume les squats depuis mai 2007. « À l'époque, j'ai rencontré mon copain, un Polonais. Et je l'ai suivi dans la rue. » Son logement de fortune, « une maison pas loin de la Croix-Rouge, déjà squattée donc assez abîmée. On vit là à cinq. Sans eau, chauffage, ni électricité ». En décembre dernier, la Briochine réalise qu'elle est enceinte. De cinq mois. « Impossible de le détecter avant de sentir les mouvements. Le traitement médical que je subis perturbe mon cycle, même si l'ovulation est normale. Et puis, j'ai bientôt trente ans. Je rêve d'avoir un enfant. »
Du coup, l'annonce de la grossesse sonne aussi l'heure de dénicher un toit, un vrai. En vain. « Je devais emménager dans un appartement fin janvier. Le propriétaire avait donné son accord trois semaines avant. Entre temps, il m'a croisée dans la rue avec mon copain et mon croisé-boxer. Et il a changé d'avis, soi-disant parce que j'avais un chien. Je crois surtout qu'il craignait que sa propriété devienne un refuge de punks. Moi, je veux juste accueillir mon bébé. »
« Les moyens de payer »
Seconde tentative infructueuse, deux semaines plus tard. Alex lorgne sur un 30 m2, place de la Liberté, à 400 € mensuels. « J'ai les moyens de payer, mais l'agence du bailleur a posé ses conditions : il fallait que je gagne trois fois le loyer. Or, je vis des Assedic, soit 800 € par mois. S'il prend des cours, mon copain ne parle pas encore français. Il n'a donc pas de boulot pour compléter mes revenus. De plus, l'agence a exigé que j'aie deux cautionnaires, en plus de mes parents. Avec de telles garanties, tout le monde va se retrouver à la rue. »
Déterminée, la SDF aux cheveux courts pousse les portes de l'office HLM. « Je suis toujours sur liste d'attente. Pourtant, la plupart des gens qui attendent ont déjà un logement. À la rue, enceinte, j'estime être prioritaire. Par conséquent, aidée par des travailleurs sociaux, j'appelle souvent les HLM. Et on me répond qu'ils ne constituent pas des hébergements d'urgence. À chaque fois, on me redirige vers le foyer. »
Le foyer d'accueil en question ? L'Adalea, rue du Docteur-Rochard. Là où Alex se douche, dispose d'une boîte aux lettres et d'une consigne pour entreposer quelques affaires, dont les vêtements de son futur enfant. « Hélas, l'hébergement est destiné aux personnes en situation de réinsertion sociale et professionnelle. Je ne rentre pas dans ces critères. » Quant à la famille et les amis, « je ne me vois pas squatter chez quelqu'un avec mon copain, mon chien et un bébé qui passe ses nuits à pleurer ».
Toujours est-il que Maïwenn verra le jour mi-avril. « J'ai acheté le lit et la poussette. Mais si je n'ai pas d'adresse, la maternité confiera ma fille aux services sociaux », s'inquiète Alex, la voix tremblante. Avis aux loueurs...
Donatien HUET. - Ouest-France
07:31 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : squat, hébergement, crise du logement |
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30.01.2008
Genève: 200 manifestants ont défilé dimanche pour défendre les squats.
Plus de 200 manifestants ont défilé dimanche après-midi à Genève pour soutenir les squats. Les sympathisants à vélo ou en rollers ont fait halte devant des anciens squats. La manif s'est terminée par un jeu du chat et de la souris avec la police. Ce rassemblement non-autorisé était fortement encadré par la police.La première partie de la manifestation s'est déroulée dans une ambiance bon enfant. Les manifestants ont ensuite voulu occuper une maison vide au 5 rue des Falaises, en vain. Ils ont dans la foulée bloqué la circulation sur plusieurs gros carrefours du centre ville. Aucun débordement n'a été signalé. (SWISS TXT)
06:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : squat, squatteurs, crise du logement |
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