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17.07.2009

Des squatteurs londoniens rénovent une villa de luxe

(Lavieimmo.com) - Rien ne pouvait préparer Lakshmi Mittal et Richard Desmond à de tels voisins… Trois squatters ont récemment élu domicile dans une maison abandonnée de Bishop Avenue, à Hampstead, quartier chic du nord de Londres plus habitué aux milliardaires qu’aux sans-abri.

Les nouveaux occupants – deux Roumains et un Français - représentent la société Protection and Revenue for Empty Properties (PREP) Ltd. Dans un entretien au quotidien The Guardian, ces « squatteurs professionnels » se définissent comme des « gardiens » et assurent agir dans l’intérêt du propriétaire des lieux en réalisant les travaux nécessaires à l’entretien de la maison, laissée à l’abandon depuis une dizaine d’années. « L’endroit était dans un état déplorable », explique Eduard, l’un des squatteurs. « Maintenant, il y a l’eau courante et l’électricité. Et si les sanitaires fonctionnent, c’est uniquement parce que nous les avons réparés ».

PREP n’en est pas à son coup d’essai. Calin Ciufudean, l’un des deux fondateurs de la société explique au Guardian qu’il s’est spécialisé dans la recherche de maisons abandonnées à remettre en état. L’équipe de squatteurs fait son possible pour prévenir les propriétaires avant leur intervention. « Nous apportons une solution qui ne coûte pas beaucoup d’argent, même si nous conservons les facture des travaux que nous sommes susceptibles de faire », indique Ciufudean. Et si le propriétaire est dans l’incapacité de payer, « nous trouvons une autre solution », poursuit-il, « comme simplement occuper les lieux plus longtemps ». Un service gagnant/gagnant ? Le propriétaire de la maison de Bishop Avenue ne s’est pas encore prononcé sur la question…

E.S.

18:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : squat, squatteurs, logements vacants | | |  Facebook

10.03.2009

Menacés d’expulsion et endettés jusqu’au cou

Huit jeunes qui squattent un immeuble vacant à Paris faute de trouver un logement encourent une amende de 53.000 euros.

C’est une histoire rocambolesque qui se trame au 69, rue de Sèvres, dans le chic VIe arrondissement de Paris. En avril dernier, quatre étudiants et quatre actifs précaires investissent un immeuble vacant de 250 m2, qui appartient à une riche dame de 74 ans, Clothilde Quéru. Selon le voisinage, l’immeuble serait à l’abandon depuis une dizaine d’années. « Lorsque Jeudi noir (NDLR : association spécialisée dans la réquisition de logements vacants pour les précaires) en a entendu parler, il nous a aidés à y habiter », explique Jean-Marc, 22 ans. Comme ses compagnons d’infortune (lire témoignages ci-dessous), il n’a pas choisi volontairement ce mode de vie. « Je suis étudiant, boursier à taux zéro, mes parents habitent à Angers et m’aident du mieux qu’ils peuvent, et il n’y a pas de place en cité universitaire », résume-t-il.

Droit à la propriété privée

Loin de vouloir vivre dans un lieu insalubre, les huit squatteurs rénovent dès le début l’immeuble, refont la plomberie, l’électricité, la peinture, et le meublent avec des objets de récupération. Etagères, plantes vertes, le lieu est tout sauf dégradé. Le 12 août dernier, la propriétaire les assigne à comparaître au tribunal d’instance. « Nous l’avons appris une semaine avant. En plein milieu de l’été, nous n’avons pas réussi à trouver d’avocat », regrette Jean-Marc. Ils seront condamnés à partir sous huit jours et à payer 18.000€ d’indemnités d’occupation, plus 6.000€ par mois supplémentaire. Actuellement, l’amende s’élève à plus de 53.000€. « C’est très dur moralement de vivre avec cette dette que nous réclame la justice », craque Jean-Marc. Depuis la semaine dernière, leurs comptes personnels sont bloqués.

Pour le maire de l’arrondissement, Jean-Pierre Lecoq (UMP), la résolution du problème ne dépend que des squatteurs. « Ces jeunes, très sympathiques au demeurant, sont dans une situation où ils sont hors la loi. S’ils acceptent de partir, je m’engage à les aider pour obtenir la remise de cette amende. J’ai déjà essayé de proposer à cette dame le rachat de l’immeuble pour en faire un logement social, mais elle a refusé et c’est son droit. » Une affirmation que confirme le ministère du Logement, joint hier par téléphone. « Nous ne pouvons pas nous exprimer sur une décision de justice en cours. Même si cette affaire peut paraître scandaleuse, le droit de propriété en France est protégé. »

Fin de trêve hivernale

Aujourd’hui Clothilde Quéru va plus loin. Elle les poursuit devant le tribunal de grande instance pour réclamer 150.000 euros pour « immobilisation de son bien ». Selon son avocat, Me Lacan, « une situation à l’amiable pourra être trouvée si les jeunes partent et laissent l’immeuble à ma cliente, qui souhaite le revendre à une entreprise ». Dans le quartier, les gens restent perplexes face à cette affaire. Beaucoup se réjouissent que l’immeuble ait repris vie et soit entretenu depuis que les squatteurs y vivent. La fin de la trêve hivernale, le 15 mars prochain, les en chassera peut-être.

Alexandra Gonzalez, Nassima Delci, pour France Soir

07:08 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : squatteurs, trêve hivernale, logements sociaux | | |  Facebook

30.07.2008

Lyon: Trois squats expulsables... La résistance s'organise

Le festival des expulsions continue ! Trois squats sont expulsables en ce moment : le Boulon, le Rictus et la DkDance.

Les dernières informations c'est que le Boulon se fera expulser entre le 1er août et le 15 août [2008], alors vous savez maintenant ou passer les prochaines deux semaines !

Surtout qu'on vient de concocter un super programme !
Vous pourrez venir faire trempette de notre piscine DIY, ou alors jouer à la pétanque en sirotant un pastaga ou bien faire bronzette sur les transats, tenir la vigie en jouant à la belotte.
Egalement prevu : foot en salle, tournois de ping pong, projections, discussions, ... et, vendredi : bal musette du 1er août, à ne pas manquer !

A très bientôt au Boulon, 69 rue Paul Verlaine, Villeurbanne, métro A - Gratte Ciel

grandmereflingue@no-log.org

07:08 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : squatteurs, squat, expulsion locative, la rockette paris | | |  Facebook

25.07.2008

Pantin : la mairie négocie avec les familles expulsées

Mercredi matin, cinq familles ont été expulsées des logements HLM qu'elles squattaient. Elles ont installé un campement dans la cité des Courtillières à Pantin pour protester.

Julia Tissier (avec AFP) - LIBERATION.FR : jeudi 24 juillet 2008

Suite à l'installation, mercredi soir, d'un campement par les cinq familles expulsées, des négociations ont été engagées avec la mairie de Pantin.  

La mairie de Pantin vient de proposer dix nuits d'hôtels (au lieu de six auparavant), «le temps de réfléchir à des solutions», indique Philippe Bon, le directeur de cabinet du maire PS Bertrand Kern. Pour l'instant, les familles n'ont pas accepté et continuent le campement.

Selon les familles, le dénouement ne sera pas le même. Sur les cinq, une sera accueillie dans un centre d'accueil en attente d'un relogement à Pantin. Pour une autre, le préfet sera saisi et un relogement est envisageable. En ce qui concerne les trois autres familles, aucune proposition ne pourra être faite par la mairie.

Les familles concernées ont installé un campement mercredi soir dans la cité des Courtillières à Pantin (Seine-Saint-Denis) pour protester contre leur expulsion survenue le matin.

D'origine sénégalaise, camerounaise et malienne, elles occupaient sans autorisation depuis plusieurs années des logements HLM situés dans la cité.

Mercredi matin, elles ont été expulsées très tôt dans la matinée par les forces de l’ordre en présence d’un représentant de la mairie.

Refusant les six nuits d’hôtels proposées par la mairie de Pantin en attendant, la trentaine de personnes concernées s'était ensuite rassemblée dans la Maison de quartier des Courtillières.

De jeunes habitants de Pantin les avaient rejoint et la police étaient intervenue sur les lieux pour évacuer, de manière musclée, les squatteurs.

Cette expulsion intervient alors que les logements sociaux sont en passe d’être réhabilités dans le cadre d’un projet de rénovation urbaine de la cité des Courtillières.

La position de la mairie est claire : «On ne reloge pas les squatteurs de logements sociaux», a indiqué Philippe Bon. «Nous avons 3947 dossiers d'attente de logement et ce sont des personnes en situation critique», a-t-il poursuivi.

Les familles avaient l’intention de camper «jusqu’à obtenir trois mois minimum» d’hôtel, certains proposant de payer une partie de la facture, selon l’AFP.

09.06.2008

La petite Rockette à Paris est menacée

Par Julie Azémar, Politis.fr : http://www.politis.fr/La-petite-Rockette-menacee,3916.html


Les membres du collectif La petite Rockette, à Paris, exhortent la préfecture à geler l’avis d’expulsion du squat artistique. Depuis le lundi 3 juin, ses habitants vivent dans la peur d’être jetés dehors.

« Quand on a ouvert le squat en 2005, il n’y avait aucun équipement culturel dans le quartier, alors si la pref nous expulse, on en ouvrira un autre. Avec tout ce qu’on a monté ici, on va pas tout arrêter », explique Joackim Bourneuf, co-président et fondateur de l’association la Petite Rockette, qui organise les activités du squat. La rue, il connaît. Il a déjà donné. Quand il a débarqué à Paris en 1997, Joackim a enchaîné les missions d’intérim. Mais sans cautionnaire, impossible de louer un appartement. Les mois de galère dans la rue, il s’en souvient : « Tu vas bosser comme les autres à 5h du matin sauf que toi t’as dormi dehors. »

Julie Azémar

C’est d’une rencontre avec des squatteurs de Clichy que le projet de La Petite Rockette va naître. Avec Delphine, Aurélien et Renald, ils ouvrent le squat en octobre 2005 pour transformer cet immense bâtiment vide en un lieu ouvert à tous ceux qui veulent s’exprimer : ateliers d’artistes, salles d’expositions, de danse et de répet’ pour les musiciens, … Au numéro 6 de la rue Saint Maur, dans le XIe arrondissement de Paris, Joackim, animateur socio culturel d’éducation à l’image, tient à nous faire visiter. De la cuisine au jardin, en passant par les trois étages, le squat est « clean ». Depuis trois ans, La Petite Rockette fonctionne sur le principe de l’autogestion. Pour les habitants du quartier, c’est la possibilité de prendre des cours de yoga, d’arts martiaux, de théâtre ou d’informatique. Médecins du monde y assure une permanence socio-médicale chaque mercredi.

Pour combien de temps ?

Lundi 2 juin au matin, les habitants de la Rockette ont été réveillés par un huissier. « Il nous a demandé les clés. On a refusé », se rappelle calmement Joackim, bien décidé à rester dans les lieux jusqu’au bout. Expulsables depuis mars 2008, les dix habitants du squat ne se laissent pas intimider. Ils ont entamé des négociations avec la mairie qui, selon eux, se dit prête à racheter le bâtiment. Mais tout dépend du ministère des Finances, propriétaire de l’immeuble, qui refuse de révéler ses intentions. Une situation qui ne surprend pas Joackim : « Comme d’hab, on attend. On a organisé une réunion avec le maire, Patrick Bloche. Le ministère était convié mais personne n’est venu. Le seul moment où on voit son représentant, c’est quand on est assigné en justice ».

Le porte-monnaie de la mairie est insuffisant

Après avoir obtenu du tribunal de grande instance de Paris deux délais successifs, le squat est désormais sur la sellette. À tout moment, la préfecture peut ordonner l’expulsion. « Le 14 (mai), six camions de CRS ont débarqué au squat de l’Impasse pour le vider. Maintenant, ils peuvent faire pareil ici », lance Joackim, imperturbable et lucide quant aux pratiques répressives du gouvernement.

Le collectif demande pourtant à la préfecture de geler sa décision jusqu’à la réponse du ministère. Si ce dernier cesse de faire la sourde oreille, ce sera au tour de la mairie de tenir ses promesses. Toutefois, le maire du XIe, Patrick Bloche, joint par téléphone, tient à nuancer l’espoir des squatteurs : « C’est vrai que nous les avons reçus et que nous les soutenons. Mais ce n’est pas la mairie du XIe qui a les moyens de racheter cet immeuble à l’Etat. Dès qu’il sera mis en vente, ce que je suppute, je saisirai la mairie de Paris pour le rachat. Mais la décision finale ne m’appartient pas. » Dans cet imbroglio juridico-administratif, ce sont les squatteurs qui, une fois encore, risquent de trinquer. Et ce n’est pas la loi DALO qui les protègera.

 

21.04.2008

Dijon: Toboggan 2, l'occupation continue !

Article en ligne et photos sur:
http://www.brassicanigra.org/contributions/toboggan-2-l-o...

Toboggan 2, l’occupation continue !

Réoccupé une année après avoir été expulsé par la mairie, et plein de nouveaux projets le Toboggan 2 n’en finira pas de si tôt !

A l’occasion des journées internationales de résistance des squats et espaces autogérés, les 12 et 13 Avri 2008l, des actions, manifestations, ouvertures, fêtes se sont déroulées dans plus de trente pays.

A Dijon, samedi en fin d’après midi, après une zone autonome temporaire place Dauphine (zone de gratuité, infokiosque, expo photo, détournement de pub) une manifestation a amené une centaine de personnes sur les lieux de l’ancien squat dijonnais « Le Toboggan » pour permettre sa ré-ouverture.

Cette maison vide depuis une dizaine d’années, avait été ouverte une première fois en août 2006 par une dizaine de personnes qui l’avaient restaurée et avaient développé des activités de quartier gratuites et ouvertes à tou-te-s : atelier de peinture, repas de quartier, ciné-club, concerts, débats...

En mai 2007, la mairie faisait expulser ce lieu par un peloton de CRS sur le pied de guerre en prétextant que des projets urgents devaient être réalisé ssur les bâtiments. Comme à l’habitude, ces projets se sont révélés être de simples mensonges... Un an après l’expulsion, le lieu était toujours vide. Aujourd’hui il revit !

Le « Toboggan 2 » (62-64 rue Charles DUumont) le retour a été inauguré samedi et dimanche avec de la musique, des pizzas, des films, des débats et des jeux... Et parce qu’une maison vide ça ne sert vraiment à rien, certaines personnes ont décidé dimanche soir, de continuer l’occupation et de refaire vivre cette grande maison.

En réoccupant le Toboggan, nous comptons dénoncer la politique de la mairie de Dijon, qui a expulsé il y a un an les habitant-e-s de ce lieu et a préféré laisser vide cet espace auparavant réapproprié par les habitant-e-s du quartier. Nous entendons aussi protester contre la gestion capitaliste du logement, et contre l’accumulation de biens sans usage par des propriétaires ou institutions. Face à ces politiques, nous proposons de libérer des espaces vides pour en faire des lieux de vie et d’activités autonomes, hors des logiques de profit et de consommation.

Rappelons qu’un autre squat dijonnais, le Mât-Noir, ouvert en décembre 2007 au 19 rue de l’Île est lui aussi menacé d’expulsion par la mairie. Le quartier du Mât-Noir est plein de maisons vides alors que nombre de personnes sont en galère de logement, à la rue ou recherchent des espaces pour développer des activités. Rappelons aussi qu’il y a quelque 2500 logements vides à Dijon, dont bon nombre appartiennent à la mairie, et 8000 logements vides dans le grand Dijon.

D’ores et déjà, un restaurant végétalien à prix libre aura lieu tout les dimanches, un potager démarre et de nombreux projets germent. Faites les pousser avec nous ! Cultivons la résistance !

tobogga at @squat.net

06:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : squats, squatteurs, dijon, toboggan 2, squat.net | | |  Facebook

16.04.2008

Les squatteurs pragois dans la rue pour la Journée internationale de défense des espaces autonomes

SOURCE RADIO PRAGUE - Par Anne-Claire Veluire

Le week-end du 11 et 12 avril a été marqué dans plusieurs villes d’Europe par des manifestations célébrant la journée internationale des squats et des centres autonomes. A Prague, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur les bords de la Vltava, au lieu dit Náplavka, entre la place Palacký et Výtoň. Les manifestants sont venus soutenir un mode de vie qu’ils jugent injustement réprimé.

La ville de Prague n’est pas une ville connue comme d’autres villes européennes telles que Berlin ou Copenhague pour héberger des squats, ou « maisons occupées ». Logiquement, la capitale tchèque n’a pas pu connaître ce phénomène apparu dans les années 70 chez ses homologues européennes, mais on pouvait quand même y compter une petite dizaine de squats au début des années 90, avec par exemple le squat « U divýho muže » (« Chez l’homme sauvage »), à Malostranská, qui n’a fonctionné que quelques mois après la révolution de Velours avant que le bâtiment ne soit récupéré par le siège du gouvernement tchèque.
La question des squats pose évidemment un problème juridique puisqu’il s’agit de lieux occupés par des personnes dans un but de logement sans titre de propriété ni bail de location. Pourtant, pour les squatteurs, les squats ont aussi une fonction culturelle importante, comme le commente un des organisateurs de la manifestation, Honza P., qui a préféré conserver l’anonymat :
Photo: CTK Photo: CTK
« Les squats, ou centres autonomes, ne sont pas seulement des lieux où l’on habite. Ce sont des endroits où l’on propose des évènements culturels, des infoshops, des conférences, comme sur l’anarchie ou sur le mode de vie végétarien et sur beaucoup d’autres sujets. Et il n’y a aucun problème pour que chaque personne qui le souhaite puisse s’organiser par exemple avec des gens du squat Milada ou d’autres squats pour réaliser des infoshops ou des conférences. C’est ouvert à tous les gens, sans différences, peu importe leur position dans la société. »
Samedi après-midi, les manifestants ont effectué une marche à travers la ville. Ils ont ainsi déployé quelques banderoles devant des immeubles vides tels que « Vos ruines sont nos maisons » ou encore « nous ne voulons pas vos appartements délicats, nous sommes heureux avec nos rats ».
Depuis l’année dernière, la volonté d’éradication des squats se fait de plus en plus ressentir dans plusieurs Etats européens ; certains lieux symboliques comme le quartier hippie de Christiana à Copenhague est actuellement en train d’être démantelé et les bâtiments squattés sont progressivement rendus au marché immobilier.
Photo: CTK Photo: CTK
En République tchèque, les squatteurs estiment que la situation est particulièrement difficile pour eux et que la répression est plus forte que dans d’autres pays européens comme l’Allemagne, la France ou l’Espagne. Honza P, un des organisateurs de la manifestation :
« Le squat est lié au fait que ces bâtiments n’appartiennent à personne. Mais très souvent, beaucoup de gens, notamment les propriétaires, ont des projets différents avec ces bâtiments, et ils assimilent les squatteurs à de la racaille, à des rebelles et à des drogués, ce qui, à notre avis, n’est pas vrai. La plupart ne consomment pas de drogues, sont au contraire végétariens, et ont un style de vie sain, ce que les propriétaires de ces maisons ne savent pas. Par exemple ces bâtiments sont achetés par de grandes compagnies qui décident que les gens doivent déménager. La plupart du temps ce sont de grandes entreprises ou de grandes compagnies qui possèdent ou qui achètent ces endroits et ce sont eux qui donnent l’impulsion pour la répression. »
A Prague, il n’existe plus qu’un seul squat, le Milada, situé au nord de la ville, dans le quartier d’Holešovice ; dans l’ensemble du pays, ils se comptent sur les doigts d’une main. Un nouveau « centre autonome » vient d’être créé en Silésie, près de la ville d’Ostrava. Le squat Viktorie a également célébré cette journée européenne de soutien aux squats et à la sous-culture autonome en organisant notamment des concerts. La police a débarqué mais l’existence du squat ne semble pas remise en cause.

25.03.2008

construction d'un mouvement européen squat à la villa MONBROUPF

ETRE ENSEMBLE S'organiser pour la bagarre
Un incendie et la mort de Jonathan SACCO ont mené à l'expulsion de l'élaboratoire et de la villa Monbroumpf.
Mais ce n'est pas qu'un lieu, mais toute une culture et l'ensemble des espaces autonomes qui est menacé : c'est à dire nos valeurs de liberté sous toutes ses formes et la solidarité humaine.

Le but est de réunir au plus vite un maximum de monde à l'élabo pour défendre ces idées et non de donner l'occasion de se discréditer. C'est pourquoi nous demandons aux gens qui se sentent concernés de s'autogérer au maximum et d'apporter un soutient quel qu'il soit (moral, matériel, alimentaire...) dans le but de ré/AGIR

Soyez présents dès mardi 25 mars 2008 pour organiser la suite... ! merci de diffuser l'info

plus d'info : http://elaboratoire.free.fr

Continuez à envoyer vos réactions à : mairie de rennes - place de la mairie 35000 Rennes ville.rennes@ville-rennes.fr http://www.rennes.fr

ETRE ENSEMBLE CROIRE EN CE QUI NOUS RASSEMBLE

Un incendie et la mort de Jonathan SACCO ont mené à l'expulsion de l'élaboratoire et de la villa Monbroumpf.

Mais ce n'est pas qu'un lieu mais toute une culture qui est menacée : c'est à dire nos valeurs de liberté sous toutes ses formes et la solidarité humaine.

Le but est de réunir au plus vite un maximum de monde à l'élabo pour défendre ces idées et non de donner l'occasion de se discréditer. C'est pourquoi nous demandons aux gens qui se sentent concernés de s'autogérer au maximum et d'apporter un soutient quel qu'il soit (moral, matériel, alimentaire...)

En savoir plus

05:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SQUATTS, SQUATTEURS, LUTTE DE CLASSE | | |  Facebook

18.03.2008

Barcelone: Quand les squatteureuses donnent dans la lutte de classe...

Barcelone, 15 mars 2008

Rappelons quelques faits: Dans le quartier de Sants, un squat autonome résiste encore et toujours au capital : c'est Can Vies. Squatté en mai 1997 par de jeunes communistes, il est devenu une référence des luttes autonomes à Barcelone, savoureux mélange d'indépendantistes et anarchistes. Or, en 2007, une plainte est déposée par le propriétaire des lieux, qui n'est autre que l'entreprise des transports publics de Barcelone TMB (Transports Metropolitans de Barcelona). Le 22 janvier a lieu le procès qui est finalement gagné par les squatteureuses le 1er février 2008.

Or, depuis octobre 2007, des travailleureuses de TMB sont en lutte. Ce sont les conducteurs d'autobus de Barcelone (environ 3000) qui demandent 2 jours de repos par semaine. Le conflit est mené par une assemblée de travailleureuses qui décident la suite à donner a leur lutte. C'est-à-dire une lutte menée non par des syndicats mais par les travailleureuses eux-mêmes.

Et il y a pourtant des syndicats à la TMB: le comité d'entreprise est composé de 27 délégués syndicaux, 5 UGT et 5 CC.OO (genre FO ou CFDT), 5 SIT (corporatiste à la solde des patrons), 5 ACTUB (corporatiste combatif), 7 CGT (branche séparée de la CNT espagnole, anarcho-syndicaliste très présente à Barcelone dans les transports et l'industrie). Or seuls deux syndicats soutiennent le conflit: CGT et ACTUB. Les autres dénigrent.

Le conflit larvé éclate juste avant Noël : 4 jours de grève suivis de trois autres après le jour de l'an. Or à ce moment déjà, en vue du procès de Can Vies, des contacts se nouent entre conducteurs en lutte et squatteureuses. Des réunions rasssemblant différents collectifs soutenant la lutte des conducteurs se font à Can Vies, la "presse" squatteuse comme le Contra Infos ou l'Info Usurpa appelle à la solidarité active avec les grévistes. La solidarité active prend la forme de tags dans toute la ville, de collage d'affiches, d'actes de soutien devant les mairies de quartier, de sabotages (environ 200 autobus sabotés durant les différentes périodes de grève, des pneus troués, tags sur le pare-brise ou boules de pétanques lancées sur les bus circulant en dehors des minimums établis), de participation aux piquets de grève... et des conférences-débats dans les squats avec des conducteurs de bus (à Can Vies, au Blokes Fantasma, à l'Ateneu Popular de l'Aixample, la Teixidora, la Revoltosa et plein d'autres que j'oublie).

Le summum survient après la victoire de Can Vies. Le quartier de Sants commence alors une campagne : on a gagné le procès et maintenant on va gagner les deux jours de repos par semaine. Le 9 février 5000 personnes défilent dans les rues de Barcelone en solidarité avec les conducteurs de bus en lutte. Dont nombres de squatteureuses répartis selon les tendances derrière les pancartes indépendantistes, de la CNT ou encore de Can Vies.

Et la lutte continue. La direction ne plie pas, persiste ... et signe : déclarations de guerre aux grévistes, envoi des forces de police pour escorter les bus à la sortie des garages, charges et détentions de deux conducteurs, campagne de presse diffamatoire (articles comme "l'escalade de la violence"), contre-campagne de propagande de l'entreprise pour isoler les grévistes et retourner l'opinion...

Et pourtant, les conducteurs ne cèdent pas. Après une nouvelle semaine de grève début mars (du 3 au 7 mars), ils continuent de faire grève chaque jeudi. Et ce bien que 50 d'entre eux soient sanctionnés pour action de sabotage et comme par hasard 10 des 11 délégués de l'assemblée de travailleureuses.

Plus d'infos : http://comitedescansos.blogspot.com/
le blog de l'assemblée de conducteurs

06:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SQUATTS, SQUATTEURS, LUTTE DE CLASSE, BARCELONE | | |  Facebook

30.01.2008

Genève: 200 manifestants ont défilé dimanche pour défendre les squats.

Plus de 200 manifestants ont défilé dimanche après-midi à Genève pour soutenir les squats. Les sympathisants à vélo ou en rollers ont fait halte devant des anciens squats. La manif s'est terminée par un jeu du chat et de la souris avec la police. Ce rassemblement non-autorisé était fortement encadré par la police.La première partie de la manifestation s'est déroulée dans une ambiance bon enfant. Les manifestants ont ensuite voulu occuper une maison vide au 5 rue des Falaises, en vain. Ils ont dans la foulée bloqué la circulation sur plusieurs gros carrefours du centre ville. Aucun débordement n'a été signalé. (SWISS TXT)

06:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : squat, squatteurs, crise du logement | | |  Facebook

22.01.2008

Dijon : Parution d'un "bonus juridique" au "Squat de A à Z"

Une annonce pour dire que le bonus juridique du "Squat de A à Z" a été mis à jour dans sa version texte sur http://infokiosques.net/ et surtout qu'il y a maintenant une version mise en page qui peut être photocopiée et donnée avec le "Squat de A à Z" ou séparément.

C'est là en version texte à la fin :
http://infokiosques.net/imprimersans2.php?id_article=41
et là en version mise en page à imprimer/photocopier:
http://infokiosques.net/IMG/pdf/SquatAZ-bonus.pdf

Il contient une analyse un peu détaillée des différents articles de loi auxquels on a affaire et de leur mise en pratique, ainsi qu'une chronologie synthétique des processus légaux depuis l'arrivée dans le squat jusqu'à l'expulsion.

On attend vos commentaires, ajouts et autres pour la prochaine version. On voudrait notamment faire un point sur les procédures pénales pour violation de domicile et dégradation qui deviennent malheureusement un peu plus courantes, dans certaines villes au moins, ainsi que sur ce qui se passe quand on essaie réellement de nous faire payer des amendes suites à des occupations et comment s'en tirer le mieux possible à ce niveau là.

A noter à ce sujet que le squat de la M3zon a obtenu la relaxe dans leur histoire de violation de domicile et dégradation la semaine dernière.

Par ailleurs, j'en profite, toujours sur le plan de la mise en commun des ressources juridiques, pour redire que l'on a une activité d'aide locale et extra-locale sur les procédures de squats aux Tanneries et que l'on cherche à ce titre à collecter les histoires et jurisprudences intéressantes et réutilisables par d'autres (en gros quand il y a des relaxes, délais, annulations de procédures, argumentaires nouveaux et efficaces qui apparaissent).

Donc c'est hyper bien si vous prenez le temps de nous envoyer (Les Tanneries - 17 bvd. de Chicago - 21 000 Dijon) des photocopies de vos dossiers juridiques, des notes ou même juste des photocopies des jugements lorsque vous obtenez des trucs intéressants.

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19.01.2008

Bruxelles: Soirée sur les squats et la gestion publique des logements

Rencontre "DROIT DE GESTION ET SQUAT"
Mardi 22 Janvier 2008 - 19h
Droit de gestion publique et squat - Alternative à la crise du logement?

Bruxelles compte 15000 logements vides. Le squat semble apporter un réponse temporaire, là ou le droit de gestion publique ne s'applique toujours pas.

Conférence-débat avec José Garcia (Syndicat des locataires) et Thomas Dawance (Chercheur à l'ULB) et projection du documentaire "Heron City" de Fréderic Guillaume.

"Heron City" - un film documentaire de Fréderic Guillaume (Production: AJC! - Querelle - CVB / Belgique / 2002 / 30 min)

Une multinationale achète un ensemble d'immeuble à XL dans le but d'y construire un méga-complexe de loisir et du logement de haute-gamme. Des squatters prennent possessions de quelques immeubles pour y revendiquer une autre manière de vivre ensemble et revendiquer le droit au logement.

Le film est dédié à Igor, peintre plasticien ukrainien, victime de l'incendie criminel qui mit fin à l'occupation d'une des maisons.

COLECTIVO GARCIA LORCA COLLECTIF
Société coopérative à finalité sociale
47/49, Rue des Foulons
1000 Bruxelles
ul_saintgilles at yahoo.fr

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