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15.01.2011

à strasbourg, tous au hamman ; hamman du pauvre, hamman du riche

Strasbourg va nous permettre de mijoter, de suer, de dégager toutes les vilaines particules et d'avoir la peau douce, avec deux projets de hamman.

Qui n'a pas rêvé de s'enfermer dans un hamman, de se retrouver dans la chaleur qui y règne et d'oublier une heure ou deux le froid qu'il fait dehors. Qui ne rêve pas de se retrouver dans un cocon de bien-être et d'oublier un moment cette inquiétude permanente, née des incertitudes de ce monde fou, mensonger et hypocrite.

Une jeune femme dans un quartier de Strasbourg a obtenu un talent de cité et les trois clopinettes qui vont avec pour créer un hamman et ça lui suffit !!. Le projet a fait l'objet d'un mini article dans le 20 minutes, il y a un mois et est passé totalement inaperçu. La cité et tous ses magnifiques artistes, créateurs, tout le monde s'en branle. Et puis ça fait désordre dans la novlangue : cité = vols, arnaques, feu...

On a lu le projet, il est simplement rédigé, dans des termes clairs et précis, tout comme le budget. Un excellent projet porté par une jeune femme à l'hentousiasme formidable.

Je me dis que ce hamman de quartier est pour moi.

Par contre le palais des fêtes et son projet Babelle ça c'est du lourd bébé!!

Un super projet sorti de la pochette magique du conseil municipal tout entier : bravo!

Là, tu sens la différence de traitement. La ville a immédiatement offert le Palais des Fêtes, un lieu prestigieux, chargé d'histoire, puis une conférence de presse, une façon de dire "c'est acté", puis voté en conseil municipal "c'est voté"... Incroyable cette mobilisation de toute une ville sur ce projet là plutôt que l'autre.

L'opposition s'oppose nous dit-on, sur le lieu offert à Babelle, sinon le projet plaît. Celui là hein, car l'autre ils s'en foutent eux aussi.

Nous y voilà Hamman de cité et Hamman de riches.

Vous allez comprendre pourquoi toute une municipalité se reconnaît dans CE projet là : partage, solidarité, circuit court, écologie, bien-être, retour à la terre, formation, accompagnement social ... Tout y est.

Et comme c'est très con un pauvre, cet enrobage est ce qui nous inquiète le plus, ce qui nous rend méfiant.

Tout cela pour dire, que finalement, le paraître, le médiatique, va l'emporter sans souci, sans dialogue, sans cette démocratie participative, qui fonctionne par ailleurs, aux frais du contribuable.

Pourquoi le contribuable doit-il payé pour un projet commercial ? Que va t-il apporter à l'intérêt général ?

Qui s'interroge sur le fait que ce projet est commercial et rien d'autre et que sous couvert de "solidarité" il va faire mal-bosser une dizaine de pauvres pour faire suer les riches?. Car il est prévu pour vendre les produits de beauté, pour tendre les serviettes, faire le nettoyage, le ménage, servir la petite restauration, la création de 10 emplois précaires, équivalent à 6 temps pleins...

L'emploi des pauvres à la sauce des nantis-élus c'est des jobs précaires, c'est alimenter ce système dégueulasse qui nous maintient dans la précarité.

Les porteurs de ce projet parlent de 300.000 euros, de soutiens financiers ; alors pourquoi des boulots au rabais ? Et bien parce que le pauvre rapporte du fric. Ces emplois de merde seront à la charge des collectivités et le tour est joué. Vive la solidarité des riches pour les riches.

Et la démocratie participative se prend un sacré coup de ridicule, encore une fois.

Les cantonales se rapprochent, retenez le nom de celui qui "porte" ce projet pour la municipalité : Robert Hermann.

Pierre Méhaignerie et les allocations chômage : voici venue l'ère des "Rantanplan" de la politique

Source: actuchomage.org

Exister, en politique, c'est aligner les polémiques : des déclarations fracassantes truffées de contre-vérités. Après Manuel Valls et son "déverrouillage" des 35 heures, Christian Jacob et sa défense des députés tricheurs puis sa saillie sur "l’emploi à vie" des fonctionnaires, voici Pierre Méhaignerie et l'indemnisation du chômage, qu'il juge excessive.

Ils nous fatiguent !!!
Une chose est sûre : la campagne électorale des présidentielles a déjà commencé et colonisera toute l'année 2011, en dépit des préoccupations des Français. La bataille idéologique est engagée et, d'ici mai 2012, chacun défendra son bout de gras… comprenez : son emploi, ses privilèges et sa protection sociale à vie.

Pour l'instant, on assiste au spectacle affligeant d'imposteurs qui, en mal de visibilité, l'ouvrent pour se distinguer, quitte à dire n'importe quoi et passer doublement pour des cons : 1) en révélant leur profond dilettantisme quant aux sujets qu'ils abordent; 2) en s'imaginant que les Français sont, eux aussi, des imbéciles toujours prêts à tomber dans les panneaux qu'on leur tend. C'est négliger l'aspect positif du règne de Nicolas Sarkozy, qui leur a tant menti et les a tant de fois désavoués : grâce à lui, de la ratification du traité de Lisbonne à la réforme des retraites en passant par la "valeur travail" puis la crise, nombre de Français ont ouvert les yeux et se sont réappropriés le champ politique.

Dans le cas de Monsieur Valls, candidat aux primaires du PS, il s'agissait de tirer son épingle du jeu (c'est loupé). Chez quelques éminences grises de droite désireuses de justifier leur existence au sein de l'UMP, il s'agit d'enfoncer (grossièrement) le clou des multiples réformes particulièrement injustes et régressives adoptées depuis 2007. Deux stratégies de com’ vouées à l'échec. Car, d'un côté comme de l'autre, la confusion règne et nous assistons à un véritable sabordage. Tandis que le Parti socialiste montre son vrai visage — celui d'une fausse gauche qui ne cesse de se discréditer —, l'UMP sortante entonne un chant du cygne disgracieux, truffé de couacs. Mais nous y reviendrons en temps utile...

L'épouvantail des allocations chômage

Pas besoin de radoter : vous trouverez ici et là tous les éléments de la dernière polémique qui agite le Landerneau et à laquelle nous nous sentons, hélas, obligés de réagir...

• D'abord, nous vous invitons à prendre connaissance de l'interview vidéo de Monsieur Méhaignerie sur le blog de Marc Landré, du Figaro, à l'origine du "buzz"... "Décapante" et "instructive" ? De biens grands mots. Si certains n'ont pas "la langue dans leur poche", ils feraient mieux de la tourner sept fois dans la bouche avant de l'ouvrir.
Côté technique, notez le magnifique contre-jour digne d'un professionnel. Et n'oubliez pas de lire les commentaires qui suivent (car les lecteurs des “Dessous du social” ne sont visiblement pas dupes, ce qui est plutôt rassurant).

• Ensuite, lisez ce recadrage de Samuel Laurent pour Le Monde...

• Puis celui de L'Expansion, tout aussi bien envoyé.

Ce à quoi nous rajoutons :

• Depuis plus de dix ans, la plupart des pays membres de l'OCDE n'ont cessé de rogner sur leur système d'indemnisation en montant et en durée sous prétexte que, s'il y a des chômeurs, c'est de la faute… aux allocations. Le chômage a-t-il baissé pour autant ? Non, bien au contraire. Depuis trente ans, le chômage s'est massifié malgré les restrictions successives. Il n'y a donc aucune corrélation entre le taux de chômage et son niveau d'indemnisation.

Constat récemment confirmé par la DARES : en France, convention Unedic après convention Unedic, les exclus de l'emploi — qui n'ont même pas voix au chapitre, puisque les associations qui les défendent ne sont pas consultées et sont, au contraire, priées de rester sur le trottoir d'en face — demeurent les dindons de la farce... La prochaine révision de l'assurance chômage doit débuter le 24 janvier : en cela, Monsieur Méhaignerie joue les opportunistes et s'imagine, à tort, qu'il va pouvoir empiéter sur le champ de négociation des "partenaires sociaux"… qui lui ont adressé une fin de non-recevoir.

La norme, c'est le Smic

Il est prouvé que, plus les allocations chômage sont généreuses, moindre est l'intensité de la recherche, mais supérieure est la qualité de l'emploi retrouvé : ce sont les trois heureux gagnants du «prix [2010] de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel», les dénommés Diamond, Mortensen et Pissarides, qui l'ont dit. Or, pas question de faire du qualitatif, l'objectif est purement quantitatif : il faut que les chômeurs se remettent le plus vite possible au boulot, non seulement pour réduire les statistiques mais, surtout, accélérer la baisse du coût du travail. En les acculant financièrement, ils finissent par accepter des postes, des salaires et des conditions d'emploi dégradées, à la grande joie du patronat et de l'actionnariat.

Actuellement, 80% des chômeurs indemnisés perçoivent entre 1.000 et 1.200 € par mois, tandis que plus de 80% des emplois disponibles sont précaires et rémunérés au Smic. Pour Monsieur Méhaignerie, qui estime que c'est encore trop et que ça les dissuade d'accepter tous ces jobs de merde — ce qui est faux, puisque la moitié des 2,6 millions de chômeurs indemnisés par l'assurance chômage exerce une activité réduite ou occasionnelle (1,3 million d'inscrits en catégories B et C de Pôle Emploi) contre 20% des privés d'emploi non indemnisés par le régime —, il serait salvateur de les "inciter" davantage en abaissant cette moyenne sous le niveau du Smic : ainsi seraient-ils totalement disposés à ne pas faire la fine bouche. De création d'emplois dignes de ce nom, il n'est nullement question.

Monsieur Méhaignerie prétend viser les cadres, alors qu'ils sont moins touchés par le chômage que les autres : en réalité, il vise tout le monde. Monsieur Méhaignerie veut mettre le paquet sur l'emploi des jeunes… en encensant les stages. Augmenter le nombre de travailleurs pauvres, jeunes ou vieux, qualifiés ou non, tel est son rêve.

Monsieur Méhaignerie a fait carrière sous les ors de la République. Bien qu'il ait 71 ans, il s'accroche au pouvoir tel un vigoureux pthirus à un poil pubien. A l'image de cette oligarchie qui, de sa tour d'ivoire, décide de nos vies, il adopte le dangereux comportement d'une noblesse d'ancien régime, contribuant ainsi à creuser un peu plus la tombe de son parti. Qui en profitera en 2012 ? Telle est la question. (SH)

02.04.2008

Médico-social : Rémunération des stages : amorce de détente et démarche auprès de l'ADF

Après avoir mis dans la rue, le 27 mars, environ 2.000 étudiants des filières sociales et médico-sociales, la question de la rémunération des stages des étudiants inquiète dorénavant les représentants des établissements accueillant des stagiaires. Ils craignent notamment de ne disposer d'aucun financement nouveau pour assurer la rémunération des étudiants qu'ils accueillent. Regroupés pour une bonne part au sein de l'Union des fédérations et syndicats nationaux d'employeurs sans but lucratif du secteur sanitaire, médico-social et social (Unifed), ils estiment que de nombreux établissements ne seront pas en mesure de faire face à cette charge nouvelle.
Soucieux de déminer le dossier, le gouvernement a choisi de jouer la concertation, tout en réaffirmant que le principe de la rémunération des stagiaires - posé par l'article 9 de la loi du 31 mars 2006 pour l'égalité des chances et par un décret du 31 janvier 2008 - s'impose à l'ensemble des établissements. La direction générale de l'action sociale (DGAS) a ainsi reçu, le 25 mars, le Syndicat national au service des associations du secteur social et médico-social (Snasea) et le Syndicat général des organismes privés sanitaires et sociaux à but non-lucratif (SOP), deux des six organisations professionnelles membres de l'Unifed qui regroupe également la Fehap, la Croix-Rouge, la Fegapei et la FNCLCC (centres de lutte contre le cancer). Elles ont toutes deux demandé que le financement des stages soit pris en compte hors taux directeur ou fasse l'objet d'un financement compensateur spécifique. Sans donner directement satisfaction à ces deux demandes, la DGAS a néanmoins indiqué avoir pris "les dispositions nécessaires" afin que les Drass et les Ddass prennent en charge la rémunération des stagiaires pour ce qui relève de la responsabilité de l'Etat. Jean-Louis Trégoat a indiqué souhaiter que les collectivités territoriales fassent de même pour ce qui les concerne. Il s'est engagé à effectuer une démarche en ce sens auprès de l'Association des départements de France (ADF). Les départements participent en effet au financement d'un nombre important d'établissements du secteur social et médico-social, qui sont autant de terrains de stage pour les étudiants.
En dépit de ce début de détente, les fédérations d'établissements restent sur la défensive. Dans un communiqué du 28 mars, l'Unifed rappelle à nouveau - sans pour autant en contester le principe - que la rémunération des stages "risque de mettre en péril l'accueil des stagiaires dans les établissements privés à but non-lucratif de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale si aucun financement compensateur n'est mis en oeuvre". De leur côté, les étudiants continuent d'exiger que l'obligation de rémunération des stages s'applique aussi aux établissements du secteur public, qui ne sont pas visés par la loi de 2006 et le décret de 2008. Une revendication reprise par les fédérations d'établissements privés au nom de l'égalité de traitement. La Fehap s'étonne ainsi "qu'une fois encore l'Etat fixe une règle dont il s'exonère lui-même, en rendant l'indemnisation des stagiaires obligatoire, mais en dispensant le secteur public de son application".

Jean-Noël Escudié / PCA

 
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