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24.07.2008

L'Etat officialise sa prise de contrôle sur le 1 % logement

Dans un communiqué diffusé hier, la ministre du Logement, Christine Boutin, a annoncé que l'usage des fonds collectés auprès des entreprises serait désormais fixé par la loi.

Cette fois, c'est la guerre. En pleine négociation entre partenaires sociaux sur la réforme du 1 % logement, la ministre du Logement, Christine Boutin, a publié hier un communiqué sans appel : dorénavant l'usage des fonds collectés auprès des entreprises (1,5 milliard d'euros par an, à quoi s'ajoutent 2,5 milliards de remboursements de prêts par les SA d'HLM) sera déterminé « par la loi », après simple « avis » des partenaires sociaux. Par ailleurs, l'Etat prendra le pouvoir à l'Union d'économie sociale pour le logement (UESL), l'organe gestionnaire du 1 %, au moyen d'un « droit de veto » des représentants du gouvernement y siégeant. Enfin, « l'Etat considère que le 1 % logement doit apporter une contribution supplémentaire » à la politique du gouvernement. Il était envisagé de ponctionner 1 milliard d'euros, ce seront finalement 800 millions : 320 millions pour l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) et 480 millions pour l'Agence nationale de l'habitat (Anah).

Le patronat et les syndicats sont furieux. Certes, la ministre se donne jusqu'à « fin septembre », c'est-à-dire la présentation du budget 2009 de l'Etat, pour convaincre du bien-fondé de son arbitrage. Mais l'affaire semble entendue.
Négociation express

« Si le gouvernement veut tout décider tout seul, il en tirera les responsabilités. Il devra dire qu'il nationalise le 1 % et on se retirera », a déclaré hier Jérôme Bédier, responsable de cette question au Medef. La pression politique s'ajoutant aux avertissements de la Cour des comptes et au scandale financier de l'UIMM, le patronat a mené une négociation express avec les syndicats. Un texte comportant neuf propositions de réforme vient d'être bouclé. Mais dans le contexte actuel, il a peu de chances de porter ses fruits. Surtout que la CFTC a refusé de le signer, et que la CGPME et la CFDT sont en désaccord sur la population ciblée par le 1 % logement.
G. D. Les Échos

11:24 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christine boutin, 1 % logement, medef, syndicats, patronat, anru, anah | | |  Facebook

06.07.2008

LES SYNDICATS EN FRANCE !

Lors du Conseil national de l'UMP ce samedi matin, Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil européen depuis le 1er juillet, s'est adressé à ses partenaires européens: "Je veux leur dire que la France est en train de changer", et cela "beaucoup vite, beaucoup plus profondément qu'on ne le croit. Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit". Ces derniers mots lui attirant les applaudissements des quelque 2000 cadres et conseillers nationaux de l'UMP qui composaient l'assistance.

• Une pétition ( http://tous-ensemble.dyndns.org/ ) tourne depuis quelques temps sur interne. Signée pour l’instant majoritairement par des personnes syndiquées (la base), elle s’adresse à leur bureau pour demander une convergence des luttes face au rouleau compresseur de l’état. Tous ensemble est leur mot d’ordre, seul moyen de lutter efficacement. Cette pétition s’adresse à tous les citoyens puisque nous sommes tous touché de près ou de loin par les réformes de démantèlement du modèle social français.

27.06.2008

LETTRE OUVERTE DE MASSE aux états-majors syndicaux

Signer la pétition - Voir les signataires

Face à la casse généralisée des acquis populaires, seule la construction d'une action déterminée « tous ensemble et en même temps » permettra de stopper la rupture sarkozyste et de remettre la France sur la voie des libertés démocratiques et du progrès social !

Blocage de fait des salaires et pensions, démantèlement de la Fonction publique, de l’Education nationale, et des autres services publics (hôpital, SNCF, EDF-GDF, poste, F.T., impôts…), casse et délocalisation de l’emploi industriel, démolition des conventions collectives, du droit du travail, des statuts publics, étranglement des retraites à répartition et de la Sécu, traque des chômeurs, harcèlement contre les ouvriers sans papiers tout juste bons à payer des impôts, destruction du CNRS, privatisation rampante de l’Université… la « rupture » sarkozyste s’attaque avec brutalité à l’ensemble des acquis sociaux, républicains, laïques et démocratiques du peuple français sous l’impulsion du MEDEF et de l’Union européenne, qui ne cesse de sommer la France de réduire dépenses publiques et sociales. En ce début d'été 2008, la France subit une contre-révolution euro-libérale de grande ampleur et une régression sociale sans précédent depuis 70 ans.

Face à cette offensive mortelle, les Français rejettent massivement la politique socio-économique du gouvernement. Une large majorité de salariés se dit prête à participer à un mouvement d’ensemble pour arrêter le rouleau compresseur de l’UMP et du MEDEF. Des luttes nombreuses et résolues ont lieu (salariés du public et du privé, chômeurs, lycéens, retraités et assurés sociaux, mais aussi travailleurs indépendants écrasés par une politique entièrement au service des grands actionnaires). Notre peuple, sa jeunesse et ses travailleurs, ne se résigne à devenir un peuple d’esclaves !

Pourtant la plupart des états-majors syndicaux continuent d'accompagner la « rupture ». Au lieu de dénoncer l'ensemble de la politique antipopulaire d'un gouvernement qui s'attaque au droit de grève et refuse tout compromis, ils entretiennent la fiction de « négociations » sujet par sujet et signent des accords régressifs, sous prétexte d'obtenir un « moindre mal »... qui débouche toujours sur le pire. Car signer avec Sarkozy, c'est lui donner de l'oxygène pour continuer à casser ensuite (le dernier épisode en date étant la signature du désastreux accord sur la « représentativité syndicale » par les directions CGT et CFDT, sur laquelle le gouvernement s'est immédiatement appuyé pour annoncer que le temps de travail serait désormais « discuté » par entreprise).

Parallèlement, les directions confédérales, pourtant censées coordonner les luttes et les revendications à l'échelle inter-pro, s'appliquent à multiplier les ripostes dispersées, chaque secteur étant appelé à son tour à de grandes journées d'actions isolées et sans perspective. S'agirait-il alors d'organiser des barouds d'honneur à la seule fin de donner des gages à une base combative ? En tout cas, le chef de la CFDT vendait récemment la mèche, en s'inquiétant dans le Monde de ce que le gouvernement « nous entraîne dans une mobilisation globalisante, ce contre quoi j'ai toujours résisté, y compris dans la CFDT » ...

Dans ces conditions, le choix est aujourd'hui plus que jamais pour chaque profession de perdre séparément en plongeant pour longtemps dans l’enfer de l'exploitation sans limite, ou de construire démocratiquement et d’urgence une action « tous ensemble et en même temps » pour gagner et ré-ouvrir enfin des perspectives progressistes.

Les signataires de cette lettre s’engagent à tout faire pour faire monter cette exigence dans leur entreprise, leur quartier, leur syndicat. La balle est dans le camp des directions syndicales nationales qui doivent cesser « d’accompagner » la rupture afin de reprendre le seul chemin gagnant : faire le lien entre toutes les contre-réformes, travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l’affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l’unité dans l’action des travailleurs et de la jeunesse.

Premiers signataires :
René BARTHES (Fsu,05), Jean-françois DEJOURS (Fsu,62), Giovanni DI MINO (Fsu,13), Aurélien DJAMENT (Cgt,44), Vincent FLAMENT (Fsu,59), Benoît FOUCAMBERT (Fsu,28), Marion GANDIGLIO (Fsu), Georges GASTAUD (Fsu,62), Sylvie GUDUK (Fsu,81), Jacques LACAZE (Cgt,62), Annie LACROIX-RIZ (Fsu,75), Olivier LEFEVRE (Cgt,02), Jacques MAGNIN (Cgt,74), Jean-françois MAISON (Cgt,62), Michelle MALLET (Cgt,75), Bernard PARQUET (Cgt,94), Pascal ROLANDO (Fsu,28), Jacques TOURTAUX (Cgt,51)

Signer la pétition - Voir les signataires

24.05.2008

Fonction publique: cinq syndicats signent un accord sur le dialogue social

PARIS - Plus de la moitié (53%) des personnes âgées de 25 à 39 ans ont connu le chômage au moins une fois dans leur vie professionnelle, et 31% disent même avoir vécu une période de recherche d'emploi supérieure à un an, selon une enquête du CREDOC rendue publique vendredi.

Cette enquête a été réalisée pour le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. Elle témoigne également de la lassitude vécue par les personnes les plus précaires -les allocataires des minima sociaux- face aux difficultés de recherche d'emploi: 49% disent avoir été découragées "au point d'arrêter de chercher pendant plusieurs mois".

"La majorité des personnes interrogées (53%) a connu le chômage au moins une fois dans sa vie professionnelle", et "15% l'ont même connu au moins trois fois", souligne le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC) dans cette enquête réalisée en avril dernier.

L'enquête précise que "près du tiers des personnes ayant été concernées par le chômage (31%) ont connu au moins une période de recherche d'emploi de plus d'un an".

Par ailleurs, 15% des personnes interrogées qui travaillent se considèrent "dans une situation professionnelle précaire ou très précaire", et 10% déclarent bénéficier ou avoir déjà bénéficié de contrats aidés.

Interrogées sur le revenu de solidarité active (RSA) lancé par Martin Hirsch, 55% des personnes interrogées disent ne pas en avoir entendu parler.

L'enquête apporte également un éclairage sur la situation des ménages en matière de revenu: 57% des personnes interrogées "s'estiment dans une situation financière tendue ('c'est juste, il faut faire attention'), voire délicate" avec l'impossibilité de joindre les deux bouts "sans faire de dettes".

Le surendettement concerne au total 4% des personnes, majoritairement des familles monoparentales (24%) et des ouvriers (18%).

- enquête réalisée en avril 2008 auprès d'un échantillon de 2.028 personnes "représentatif de la population âgée de 25 à 39 ans en termes de sexe, d'âge, de taille d'agglomération, de région d'habitation, de catégories sociaux professionnelles et de situation par rapport au travail", selon le CREDOC. AP

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Fonction publique: cinq syndicats signent un accord sur le dialogue social

PARIS (AFP) - Cinq organisations syndicales de fonctionnaires sur huit représentant plus de 65% des agents, ont accepté vendredi de signer un texte sur le dialogue social dans la Fonction publique, qualifié d'accord "historique" par le ministère du Budget et de la Fonction publique.

"C'est le premier accord fruit d'une négociation sur le dialogue social et son organisation au sein de la Fonction publique depuis sa fondation en 1946", ont indiqué vendredi dans un communiqué le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth et le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini qui l'ont signé.

Selon les ministres, cet accord est "historique pour le dialogue social dans la Fonction publique".

La CGT, la FSU, l'Unsa, Solidaires ont donc accepté de signer le texte, se joignant à la CFDT qui avait déjà donné son accord mardi, a précisé le ministère à l'AFP.

A l'issue d'une ultime séance de négociation début mai, le gouvernement avait remis deux relevés de conclusion aux syndicats qui avaient jusqu'à ce vendredi pour se prononcer.

Le premier texte prévoit de renforcer le poids des élections pour mesurer la représentativité des syndicats, sur le modèle de l'accord récent dans les entreprises privées, et de mieux prendre en compte les voix des agents non titulaires.

Il fixe aussi des critères pour définir la validité d'un accord, une première dans la Fonction publique, qui emploie 5,2 millions de personnes.

Désormais, un accord sera considéré comme valide s'il recueille la signature de deux syndicats représentant au moins 20% des voix et s'il ne rencontre pas l'opposition d'organisations représentant une majorité de voix.

Et à partir de 2013, un accord sera valide seulement s'il est signé par des syndicats représentant une base électorale de plus de 50% de votants.

Le projet prévoit aussi la création d'une instance consultative commune aux trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) qui sera appelée à se prononcer sur les sujets "transversaux".

Enfin, désormais, seuls les syndicats voteront dans les instances consultatives et en cas d'opposition unanime à un texte, une nouvelle discussion devra se tenir.

"Portées par les mobilisations qui ont eu lieu de manière très forte depuis des semaines, les organisations syndicales ont obtenu des avancées importantes dans ce texte" et "certaines revendications portées depuis des années par la CGT ont été reprises", s'est félicité Jean-Marc Canon (CGT).

Se félicitant que "des négociations avec le gouvernement aient enfin eu lieu" sur ce sujet dans la Fonction publique, la FSU estime que les dispositions du texte "vont dans le sens d'un renforcement de la démocratie et d'une plus grande légitimité syndicale".

Dans un communiqué, l'Unsa a cependant indiqué qu'elle signait "avec réserves", critiquant les dispositions de l'accord relatives aux "négociations et à la valeur des accords".

La CFTC a refusé de signer tandis que ni FO ni la CFE-CGC n'avaient fait connaître leur position vendredi en fin d'après-midi.

14:27 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : syndicats, cgt, fo, cfe-cgc | | |  Facebook

13.05.2008

Trop d'organisations syndicales, pas assez de syndiqués, selon Bernard Thibault

PARIS (AFP) - Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé dimanche qu'il y avait "trop d'organisations syndicales et pas assez de syndiqués", se félicitant que l'accord sur la représentativité syndicale permette, s'il est traduit dans la loi, de changer la donne.

"Une chose est certaine, en tout cas pour moi, il y a trop d'organisations syndicales et pas assez de syndiqués", a déclaré M. Thibault interrogé lors du "Grand Rendez-vous" Europe 1/le Parisien-Aujourd'hui en France/TV5 monde.

"Je pense que les salariés ont un intérêt commun à avoir moins d'organisations syndicales pour les représenter" et "l'important est que ces organisations syndicales soient bien le résultat du choix des salariés à partir des résultats des élections professionnelles", a-t-il ajouté en référence à la position commune récemment conclue par le Medef, la CGT et la CFDT au terme d'une négociation.

"Un des rares motifs de satisfaction - mais j'attends quand même une confirmation dans les faits - c'est que le Premier ministre nous a dit que normalement une loi devrait reprendre les modifications concernant la représentation syndicale et les conditions de validité des accords" issues de cette négociation, a ajouté M. Thibault.

Concernant l'audience de la CGT, son secrétaire général a rappelé qu'elle était "en bonne place", avec environ 700.000 adhérents. "Mais nous ne sommes pas satisfaits", a-t-il ajouté, car la confédération est "malheureusement" encore loin "du cap de 1 million" qu'elle s'était fixé.

Après un an de présidence de Nicolas Sarkozy, M. Thibault a estimé que le dialogue social avait "régressé".

"Le président aime d'abord écouter ce que lui a à dire", a-t-il ironisé. "Nous voudrions être entendus" et que cela se traduise par "des inflexions" dans la politique gouvernementale.

Interrogé sur le rapport entre mai 1968 et mai 2008, Bernard Thibault a noté "quelques similitudes", notamment le fait que les Français soient "confrontés à un pouvoir assez autoritaire, centralisateur, qui a du mal à intégrer le mot négociation". "Il y a une grogne sociale, d'intensité différente", a-t-il ajouté.

Enfin, interrogé sur l'état de la gauche aujourd'hui, il a déclaré: "la gauche a besoin d'être en meilleure santé, elle n'apparaît pas comme une force suffisamment audible et crédible".

09:42 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dialogue social, syndicats, sud, cgt, cfdt, sarkosy, bernard thibault | | |  Facebook

14.04.2008

DAL 31 « Assez de vivre au-dessous du seuil de pauvreté »

Manifestation . Profitant de la venue de Martin Hirsch, des militants du DAL, d’Act Up et de Ni pauvres ni soumis ont dénoncé la politique sociale de Sarkozy.

Toulouse (Haute-Garonne), correspondant régional.

Les uns, à l’extérieur, derrière une grande banderole, « Mal logés, sans logis. Droit au logement ». Les autres, dans l’amphithéâtre, munis de panneaux et d’autocollants « Ni pauvres, ni soumis ». Des militants du DAL, d’Act Up et d’associations de handicapés ont interpellé jeudi le haut-commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, venu à Toulouse pour une conférence à l’École supérieure de commerce. Au nom des mal-logés, Isabelle Bricaud renouvelle l’exigence d’un moratoire sur les expulsions locatives. « Ça redémarre fort, au contraire de ce que nous avait promis la préfecture… » Thérèse vit avec sa fille de quatorze ans dans un appartement « réquisitionné » par le DAL. « Je viens d’achever une mission d’intérim et je suis à la recherche d’un emploi, il m’est impossible d’accéder à des locations allant de 600 à 800 euros par mois. » Demande sans cesse répétée aussi, celle d’améliorer les conditions d’accueil des SDF. Jean-Marie vient de passer un mois et demi dans une halte de nuit dans le quartier toulousain de Saint-Cyprien, contraint de dormir à même le sol dans un sac de couchage.

Quelques instants plus tard dans l’amphithéâtre, alors qu’une étudiante présente l’invité, les militants de Ni pauvres ni soumis et d’Act Up brandissent des panneaux : « Les franchises médicales sont passées et Hirsch est resté », peut-on lire sur l’un d’eux. Ils prennent la parole : « Nous en avons assez de vivre avec 628 euros mensuels, toujours en dessous du seuil de pauvreté, Sarkozy n’a pas tenu ses promesses et nous n’avons aucune raison de le croire de nouveau, dénonce Yannick Martin. La loi de 1987 prévoyant l’embauche de 6 % de handicapés dans les entreprises de plus de vingt salariés n’est pas respectée, il faut arrêter de nous mépriser. » Discutant avec eux, Martin Hirsch revient sur sa proposition d’un revenu minimum d’activité (RMA), ajoutant qu’il n’était pas l’otage de la politique de Sarkozy. Quelques instants plus tard, alors que quelques étudiants de la « business school » sifflent les militants associatifs, Martin Hirsch leur répond : « Cet incident doit vous servir à quelque chose : quand demain vous serez dans les entreprises, sachez qu’autour de vous il y a des gens pauvres et des gens handicapés. »

Alain Raynal - L'HUMANITÉ

17:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCE, DROITS DE L'HOMME, SYNDICATS, MILITANTS, DAL 31, ACT UP | | |  Facebook

17.03.2008

Les syndicats européens dénoncent la montée des emplois "précaires"

Plus d'emplois mais de "moins bonne qualité" : "more but not better jobs". Tel est le constat, et l'inquiétude, de la Confédération européenne des syndicats (CES), qui a étudié l'emploi dans les vingt-sept pays de l'Union européenne, à travers les observations de ses membres - 82 syndicats nationaux et "60 millions de syndicalistes".

A l'occasion de la rencontre des chefs d'Etat et de gouvernement européens des 13 et 14 mars à Bruxelles, qui ont abordé les objectifs sociaux et économiques de la stratégie définie à Lisbonne pour accroître la compétitivité de l'Europe, la CES a publié un rapport qui souligne la montée de la précarité.

Plusieurs millions d'emplois nouveaux sont créés chaque année (4 millions en 2006 dans l'Union ; plus de 300 000 en 2007 en France). Mais de plus en plus de salariés se voient proposer des contrats à durée déterminée, à temps partiel, bien souvent non choisis.

Trente-deux millions de personnes, soit 14,5 % des travailleurs européens, ont un contrat à durée déterminée, alors qu'ils n'étaient que 22 millions en 1997 (11,5 %). De plus, 40 millions sont à temps partiel (18 %), contre 32 millions il y a dix ans. Et sur ce nombre, la proportion de ceux qui se voient contraints de travailler à temps partiel "parce qu'ils n'ont pas trouvé de temps plein" est aussi en augmentation, 20 % contre 15 % en 2002.

Enfin, note la CES, le problème des travailleurs "pauvres", qui reçoivent un salaire faible, c'est-à-dire inférieur aux deux tiers du salaire médian de leur pays, concernerait 31 millions de salariés. L'augmentation des salaires sera la revendication centrale de l'"euro-manifestation" qui se doit se dérouler dans la capitale slovène, Ljubljana, le 5 avril, à l'occasion de la réunion des ministres de l'économie et des finances.

Selon Ronald Janssen, conseiller économique de la CES et auteur de l'étude, "les patrons usent et abusent de l'argument de la mondialisation pour justifier d'embaucher sur des durées courtes". Bien souvent, ajoute M. Janssen, "cela permet de transformer des postes à durée indéterminée en une succession de contrats à durée déterminée".

DE PLUS EN PLUS DE CDD
Pour chaque problème identifié, M. Janssen cite des exemples. L'"explosion" des contrats à durée déterminée ? "Ils représentent 30 % du total en Espagne et concernent 6 millions de salariés", avance-t-il, en citant aussi la Pologne. La France n'est pas en reste puisque 75 % des embauches s'y font sous la forme de contrats temporaires. "Surtout, argumente M. Janssen, ce sont les jeunes qui, partout en Europe, sont les plus touchés par ce type de contrats, avec des taux de 40 %, 50 % chez les 16-25 ans ; en Suède, 68 % des jeunes sont en CDD."

Pour l'augmentation des temps partiels, le syndicaliste cite des abus dans tous les pays. Il évoque la Grèce, l'Italie, la Pologne sur le problème des "faux indépendants", ces salariés travaillant pour un employeur avec le statut d'"indépendant", ce qui évite à celui-ci de payer des charges et des cotisations sociales. Ce phénomène touchait 40,7 % des salariés en Grèce en 2006, selon des chiffres de la Commission européenne.

Les mobilisations en Allemagne soulignent l'importance qu'a pris le problème des bas salaires dans le pays : 6 millions de salariés, soit 22 % du total, touchent des "salaires pauvres". Une situation qui s'explique, note M. Janssen, par l'absence de salaire plancher de référence. L'instauration d'un tel minimum est une revendication de la CES.
Rémi Barroux - LE MONDE

16.03.2008

Les propositions de M. Sarkozy en matière de logement sont insuffisantes

Dans un communiqué de presse, la Confédération nationale du logement déclare ne pas avoir été convaincue par le Plan Banlieue.
Pour la CNL, seules des mesures fortes : "pause" des loyers dans le secteur social et le secteur privé, limitation de la récupération des charges locatives, augmentation substantielle des aides personnelles au logement pourraient alléger le poids de la charge logement - premier poste de dépense des familles - qui ampute de plus en plus fortement leur pouvoir d'achat.

La CNL n'est pas convaincue et nous non plus ! Le gouvernement Français est sourd et aveugle. Il reste sur ses positions, il continu sa route... La machine à broyer les hommes est en route : emplois précaires, franchise médicale, impôts, taxes, spéculations, magouilles en col blanc autorisées, banalisation du Livret A, criminalisation des syndicalistes et des militants, droits des hommes et des enfants bafoués...
REFUSEZ ! ALLEZ VOTER ET POUR LES MUNICIPALES VOTEZ À GAUCHE

09:31 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCE, DROITS DE L'HOMME, SYNDICATS, MILITANTS | | |  Facebook

12.12.2007

GREVES GENERALES ET RASSEMBLEMENT PAR REGIONS

Voici un dernier appel à la mobilisation générale voire même grève générale de toute la population Française devant le Palais de l'Elysée mais aussi devant l'Assemblée Nationale.

Citoyennes Françaises, Citoyens Français, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Ceci est un message destiné à toute la population

Ce que nous désirons, c'est de réunir un maximum de gens tels que SDF, mals logés, sans papiers, travailleurs du public et privé, étudiants, enseignants, LCR, PCF, PS, Verts, travailleurs de la SNCF, RATP, EDF GDF, et tous ceux qui veulent y participer. Aussi, nous voudrions manifester les quelques jours avant Noël devant le Palais de l'Elysée, Matignon mais aussi devant l'Assemblée Nationale.
J'appelle les ouvriers de la SNCF à arrêter le travail à partir du mercredi 13/12/2007 à partir de 20h00 et ne reprendre que quand ils auront gagné. J'appelle les ouvriers de la RATP à cesser le travail à partir du mercredi 13/12/2007 à partir de 20h00 et ne reprendre que quand ils auront gain de cause. J'appelle les étudiants et enseignants à cesser le travail dès ce soir, et ne reprendre qu'au moment de l'abrogation de la loi sur la LRU. J'appelle les salariés de la Justice à cesser le travail dès ce soir et de recommencer qu'au moment où Rachida DATI aura enlevé sa loi sur les cartes judiçiaires. J'appelle les salariés du public et privé à cesser le travail dès ce soir et ne retravailler que quand la question sur les Régimes Spéciaux de Retraites seront gagnées pour tout le monde et pas avant. J'appelle les fonctionnaires à cesser le travail dès ce soir et ne reprendre qu'apres les questions traitées sur les Régimes Spéciaux de Retraites et pas avant. J'appelle les salariés de l'Education Nationale à cesser le travail et demander de ne pas supprimer autant de postes et de recommencer le travail quand vous aurez gagné. J'appelle tous les partis politiques qui veulent vraiment faire avancer les choses à prendre contact avec nous afin de voir nos propositions. J'appelle tous les syndicats de vrais travailleurs à nous contacter afin de savoir ce que l'on peut vraiment faire pour aider les gens. J'appelle toutes les associations à aider les gens qui ont vraiment besoins d'être aidé. J'appelle les SDF à se rassembler dans tout Paris afin de pouvoir nous contacter afin de savoir ce que nous pouvons faire ensemble.

Voici un bref récapitulatif du rassemblement à faire tous ensemble.
site internet : http://www.coucou22.com

05:40 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : grèves générales, sdf, immigrès, lru, syndicats | | |  Facebook

 
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