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27.01.2010

Toulouse : Les onze SDF devraient passer l'hiver à l'abri

Social. Squat dans l'ancien local de l'Armée du Salut.

Le collectif de SDF devrait passer l'hiver au chaud. Photo DDM, Michel Viala
Le collectif de SDF devrait passer l'hiver au chaud. Photo DDM, Michel Viala

« Nous sommes là depuis une quinzaine de jours », explique posément Hervé Brizay, porte-parole du collectif de SDF qui squattent l'ancien local de l'Armée du Salut et ancien compagnon d'Emmaüs qui a notamment soutenu le DAL (droit au Logement) pour l'acquisition d'appartements place Anatole-France. « Les locaux étaient vides, on s'est installé sans effraction ni dégradation. D'ailleurs, on a de très bonnes relations avec le voisinage ».

Il y a deux mois, l'Armée du Salut, située au 39 rue des Sept Troubadours, a déménagé à Negreneys. Onze personnes sans domicile fixe, âgées de 39 à 69 ans, dont trois sont handicapés lourds, se sont depuis installées dans les lieux, passant à l'abri les quelques jours de grand froid de début janvier : « L'ancien propriétaire a coupé l'eau et le gaz, reprend Hervé. Ce mercredi, ce doit être l'électricité. C'est la procédure normale ».

Il y a peu, l'ensemble du bâtiment a été vendu à un particulier : « Cette occupation pose donc problème », explique la responsable des transactions immobilières pour l'Armée du Salut à Paris.

SOLUTION

Le collectif de SDF aimerait trouver un accord à l'amiable avec le nouveau propriétaire et rester dans les lieux le temps que les devis de travaux soient établis. « C'est impossible, reprend la responsable. Pour le moment, on ne sait pas très bien ce qu'on va pouvoir faire de ces personnes dont certaines sont accompagnées de chiens. On a contacté la Croix-Rouge, appelé le 115 pour qu'ils puissent les prendre en charge. On leur a même proposé des nuits d'hôtels. L'Armée du Salut n'a pas de local d'hébergement sur Toulouse, nous n'assurons que les petits-déjeuners aux personnes précaires ». « Cette situation est intolérable, reprend l'ancien responsable de ce local de l'Armée du Salut, appelé par tous le Major. Au moment de la signature, on s'aperçoit que le lieu n'est pas vide. C'est très gênant pour nous. C'est au nouvel acquéreur de décider ».

Si ce week-end un avis d'expulsion était dans l'air, il semble pour le collectif pourrait rester dans les lieux le temps de la période hivernale.

• Source Silvana Grasso pour la depeche

15.09.2009

Des HLM d'un nouveau genre

L’habitat social est en pleine mutation. Les organismes HLM redoublent de créativité pour proposer des logements de qualité à bas coûts. Focus sur deux projets toulousains.

Parmi les innovations en vogue dans le logement social, les maisons en kit.

Parmi les innovations en vogue dans le logement social, les maisons en kit.

Photo : DR

Fini les barres d’immeubles ringardes des années 60. Depuis quelques années, le logement HLM s’est considérablement modernisé et se lance dans la construction de projets innovants qui mêlent qualité environnementale et maîtrise des coûts. « On n’est plus sur du « on remplit » les surfaces, mais sur une optimisation de la qualité de vie des locataires », estime Maryse Prat, directrice de la Cité Jardins. Illustration avec deux projets toulousains.

1. « CQFD » à Borderouge
Tout est dit (ou presque) dans l’appellation du projet de la Cité Jardins: Coûts, Qualité, Fiabilité, Délais maîtrisés, CQFD. Il s’agit de 49 logements collectifs qui seront livrés début 2011 à Borderouge et dont l’originalité vient du choix des matériaux de construction : la Thermopierre. « Ce procédé innovant nous permet de concilier délais plus court avec performance énergétique », commente Maryse Prat. Les locataires de ces appartements pourront en effet bénéficier d’une facture allégée en chauffage grâce à une meilleure isolation.

2. Les maisons en kit au Mirail
Un tout nouveau concept de « maisons modulaires » va débarquer dans le quartier du Mirail début 2010. Porté par Habitat Toulouse, le projet consiste à fabriquer en usine 99% des pavillons, avant de les assembler sur site. « Ce process industriel nous permet de mieux maîtriser la qualité tout en réduisant la durée du chantier », explique Hélène Magnes, responsable de l’opération. Le tout avec un label développement durable (chauffe-eau solaire, toiture végétalisée…) qui permettront aux futurs locataires de faire des économies sur les charges.

Julie Duquenne http://www.metrofrance.com/info-locale/des-hlm-d-un-nouveau-genre/piim!quYF2AFdvX6WQCoVwG1MaQ

01.06.2009

TOULOUSE : UNE MILICE "NETTOIE" LE CAMP DES ROMS

Excédés, des riverains nettoient le camp de Roms

Des riverains, excédés par les nuisances derrière la médiathèque, ont jeté du produit désinfectant.

Les familles vivent à même le sol. Certains riverains sont excédés.Photo DDM, archives Th. Bordas
Les familles vivent à même le sol. Certains riverains sont excédés.Photo DDM, archives Th. Bordas
Les familles vivent à même le sol. Certains riverains sont excédés.Photo DDM, archives Th. Bordas

L'affaire a dégénéré dans la journée du mercredi 20 mai, vers 13 heures.

Ils étaient trois riverains, vêtus de vêtements sanitaires, et armés d'un gros bidon pulvérisateur rempli de produit désinfectant. Devant une vingtaine de témoins, ils ont aspergé de liquide désinfectant le campement de ces immigrants d'origine roumaine, qui vivent sur place depuis plusieurs mois.

Ils ont jeté sur le trottoir leurs matelas et couvertures. «C'est la milice», ont-ils répondu à une mère de famille du quartier, qui a voulu s'interposer. Ils auraient également projeté du désinfectant près du visage d'une des Roms, âgée d'une soixantaine d'années, qui a été légèrement incommodée. La police municipale est intervenue pour mettre fin à l'opération.

Sur cette place de la Légion d'Honneur, derrière la médiathèque Cabanis, la situation des Roms stagne depuis plusieurs mois. Ils se sont installés là, car les petits halls d'entrée de ces bâtiments neufs leur permettent d'être à l'abri de la pluie. Certains ont trouvé refuge dans le parking souterrain réservé aux résidents.

«il faut Des sanctions exemplaires»

«C'en était trop, raconte une riveraine. Je n'ai pas participé directement à l'opération, mais je la soutiens. Personne ne nous a écoutés. Nous avons écrit à la mairie, au Grand Toulouse, à la préfecture. Ils préfèrent laisser pourrir la situation. Et qu'on ne dise pas que tout va bien, que ces Roms sont propres. C'est un bidonville. Nous faisons appel à des sociétés de nettoyage pour enlever leurs excréments, dans le parking et ailleurs. Ils jouent au foot et font du bruit, tard le soir. Ils font la manche partout.»

De son côté, la section toulousaine de la Ligue des Droits de l'Homme dénonce fortement cette action, et demande au parquet d'ouvrir une enquête. «Si la justice ne fait rien, c'est un feu vert qui est donné à la constitution de ce genre de milices. Il faut que le parquet prenne des sanctions exemplaires», explique un responsable. «C'est la première fois que de tels faits se produisent, dit un représentant du collectif SDF toulousain. Des riverains qui se réunissent, préméditent une telle action, ça fait peur.»

Hier, la communauté urbaine du Grand Toulouse a demandé, devant le tribunal d'instance, l'expulsion d'une vingtaine de ces Roms, en situation irrégulière. Une trentaine d'entre eux a déjà été ramenée en Roumanie le 11 mai dernier.


«J'assume totalement»

Il est à l'origine de l'opération. Ce responsable de conseil syndical, et résident de la place où se trouvent les Roms, «en a eu assez». «J'assume totalement mon geste. Il s'agissait avant tout d'attirer l'attention des pouvoirs publics. Ils ne font rien. Ce trottoir est devenu une zone de non-droit. Ces Roms ne sont pas agressifs, on a parlé avec eux, on leur a dit qu'ils ne pouvaient pas rester là, comme ça. Mais dans le quartier, les balcons sont visités, les poubelles fouillées. C'est devenu insupportable. Oui, nous avons aspergé le trottoir avec du désinfectant. Non, nous n'avons pas pulvérisé le visage d'une Rom. Nous n'avons touché personne. Et non, nous ne craignons pas les poursuites.»

LA DEPECHE http://www.ladepeche.fr/article/2009/05/30/614742-Excedes-des-riverains-nettoient-le-camp-de-Roms.html

10:19 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : toulouse, collectif sdf toulouse, roms, expulsions | | |  Facebook

25.04.2009

Guilhémery. Le Secours catholique veut expulser des squatteurs

L'association caritative a assigné le couple sans domicile fixe et sa fille de deux ans pour occupation illégale d'une maison, rue Raymond-Icart.

Guilhémery. Le Secours catholique veut expulser des squatteurs
DDM

Le Secours catholique pèche-t-il par manque de charité chrétienne ? Si la question se pose, c'est que le bureau toulousain de l'association caritative a lancé une procédure d'expulsion à l'encontre de deux SDF et leur fille de deux ans, au motif qu'ils squattent une maison lui appartenant, rue Raymond-Icart. Le plus fort, c'est que la maison a été léguée au Secours catholique moyennant le respect d'une clause d'action de type social ; elle a d'ailleurs longtemps hébergé une famille moldave. Comble du comble, le Secours catholique a fait couper l'électricité (1) et l'eau au jeune couple.

Mi-octobre, Sébastien, Natacha et leur fille Manon, 2 ans, entrent illégalement dans la maison de la rue Icart. « On voulait y rester le temps de nous retourner, explique Sébastien. On n'est pas là pour emmerder, notre but était de trouver un logement et de partir ». Rien pourtant ne laissait présager une issue judiciaire. Au début, le couple et le Secours semblaient s'entendre. L'association propose un premier relogement à Sébastien et Natacha. «Dans le 82, trop loin de Toulouse», explique Sébastien, où il a un projet associatif. Le couple refuse une deuxième solution - un appartement à Bagatelle pour six mois - car temporaire et conditionnée à l'abandon de leurs deux chiens. Le Collectif SDF entre alors en piste pour tenter une médiation. « Ils ont fait leur dossier DALO, sont suivis par les assistantes sociales du conseil général, une puéricultrice… Nous voulions établir une convention d'occupation précaire », précise son porte-parole, Jean-Marc Legagneux. Ce que l'association traduit par « convention de sortie à l'amiable au 1er avril», réplique Jean Coursimault.

Sur l'assignation en justice, le délégué de l'association s'explique : « Ce n'est pas de gaieté de cœur mais tout dialogue a été rompu. Nous leur avons fait trois propositions, ils les ont toutes refusées. Des travaux importants de mise en sécurité doivent être effectués dans ces locaux qui font l'objet d'un projet d'hébergement pour grandes familles. Les refus empêchent la signature d'une convention avec l'association Habitat et Humanisme qui développe ce projet».

Est-ce bien charitable ? « Le Secours catholique est dans une logique d'accompagnement social et de réinsertion. Pas dans la surprotection, ni dans l'accueil sauvage. Dans la mesure où ils bloquent un projet tout à fait conforme à notre éthique, après voir mûrement réfléchi, le 27 février, le bureau a décidé qu'il n'avait plus d'autre choix que de s'en remettre à la justice ». L'affaire devait être traitée hier au tribunal d'instance. L'audience a été reportée.

C'est d'ailleurs chez eux que les Robin des Bois d'ERDF ont rétabli le courant, la semaine dernière.

Jean-Louis Dubois-Chabert - LA DEPECHE.FR

• Sans remettre en cause ce qui se passe avec le Secours catholique, le collectif SDF Toulouse dénonce les méthodes (coupure d'électricité) et tente une médiation ...

Pour en savoir plus COLLECTIFSDFTOULOUSE@FREE.FR

20:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, toulouse, collectif sdf | | |  Facebook

05.01.2009

Dal Toulouse : à St-Sernin. Les squatters font déjà partie du quartier

Logement. Depuis samedi une vingtaine de sans abris squattent un immeuble ouvert par le DAL au centre de Toulouse.

Les militants du DAL filtrent les entrées pour éviter toute mauvaise surprise. Photo DDM, T.B.
Les militants du DAL filtrent les entrées pour éviter toute mauvaise surprise. Photo DDM, T.B.

15 h 30, dimanche devant la porte cochère de l'immeuble toulousain, réquisitionné depuis samedi par le DAL 31 : trois bonnes sœurs en tenue réglementaire interpellent le militant pour le droit au logement qui filtre les entrées.

- « C'est très bien ce que vous faites. Nous cherchons à entrer en contact avec des familles dans le besoin. »

- « Mais je vous en prie, passez ce soir, nous partagerons la soupe. »

Toute la journée les témoignages de sympathie se sont multipliés à l'égard de la vingtaine de sans-logis, dont quatre enfants, désormais installés pour l'hiver dans un vieil immeuble inhabité depuis 2002, situé en face de l'institut des sciences politiques de Toulouse. « Certains nous laissent leur téléphone pour que nous puissions les prévenir rapidement au cas où la police tenterait de nous évacuer. D'autres vont venir ce soir avec leur casserole de soupe. Un voisin nous a apporté un canapé clic-clac. Nous sommes vraiment bien soutenus par le voisinage. » Florian est un militant satisfait. Le nouveau squat est en passe de gagner la bataille de la sympathie de la population du quartier. À partir de ce matin, c'est en direction de la mairie de Toulouse et de la communauté urbaine du grand Toulouse que le DAL va concentrer ses efforts. « Nous allons leur demander officiellement de faire jouer leur droit de préemption sur l'immeuble et de le transformer en logement très social destiné aux travailleurs pauvres, aux RMistes et aux personnes privées d'emploi. » Pour le moment, hormis la visite impromptue et présentée comme rigoureusement informelle d'une élue Vert venue discrètement aux nouvelles, le Capitole dont l'adjointe responsable du logement n'était pas joignable hier, ne s'est pas encore positionné sur les suites qu'il compte donner à cette réquisition. En attendant, la vie collective s'organise pour durer dans l'immeuble réquisitionné. Hier après midi, s'est tenue la première réunion dans la grande salle commune, avec à l'ordre du jour la gestion du quotidien, la propreté des parties communes, l'eau, l'électricité : une vraie réunion de colocataires… mais sans loyer. »

04.01.2009

Un immeuble réquisitionné au centre de Toulouse

Un immeuble réquisitionné au centre de Toulouse

La réquisition d’un immeuble vacant au centre de Toulouse, occupé discrètement depuis le 20 décembre dernier, par plusieurs dizaines de familles sans logis et de sans abri, avec le concours du DAL Toulouse , a été rendue publique cet après midi à l’issue d’une marche dans le centre ville.

Ce grand immeuble situé 42 place Anatole France qui comporte 40 logements était vide depuis 2004, et appartient a une propriétaire privée détenant de nombreux logements à Toulouse.

Les occupants sont des sans abris, des jeunes en galère qui ont constitué l’association “la hutte ô Piafs”, des familles sans logis vivant une précarité permanente. La communauté Emmaüs d’Escalquens a livré des meubles dans l’après midi.

Depuis deux semaines, les occupants ont défriché et nettoyé les lieux. Les bâtiments sont anciens mais en bon état. Ils ne présentent aucun danger.

Deux banderoles ont été accrochées sur la façade :

Ministère de la Crise du logement – Annexe de Toulouse

“la hutte ô piafs”

Les occupants souhaiteraient en faire notamment un lieu d’accueil pour des familles en précarité, et des sans logis avec ou sans chiens. Ce grand immeuble pourrait accueillir des logements sociaux.

Tandis que la vague de froid s’abat sur le pays, nous exigeons l’application de la Loi de réquisition des logements vacants nombreux dans les centres villes des grandes agglomérations et l’arrêt de toute expulsion en particulier des habitants du 42 rue Anatole France.

03.01.2009

LE DAL TOULOUSE REVEILLE LES ELUS SUR LA SITUATION DES MAL LOGES EN RÉQUISITIONNANT

LE DAL TOULOUSE VIENT DE RÉQUISITIONNER

JEAN-BAPTISTE EYRAULT ÉTAIT PRÉSENT À L'OUVERTURE

Le dal de Toulouse vient d'ouvrir un squat dans le centre ville pour loger une dizaine de familles. Cet immeuble était vide et laissé à l'abandon par son propriétaire depuis 2002. Une manifestation avait été organisée  avant l'action pour rappeler aux éluEs que ce n'est pas parce que l'hiver est présent que ceux-ci doivent hibernés. Des centaines de personnes dorment dehors notamment dans le camp aménagé de la rue des raisin.. N'oublions que la température descend la nuit et une toile de tente n'est pas LA SOLUTION. De même, ce n'est pas parce que des gens ont un logement que leur demande de relogement ne doit pas être examinée et satisfaite (insalubrité, surpopulation, loyer trop cher, ...). Il faut qu'une vraie politique du logement soit entreprise  et qu'un arrêt de la spéculation immobilière soit engagé montrant ainsi une vraie volonté politique.

31.12.2008

manifestation du droit au logement toulouse (Dal) pour samedi 3 janvier 14h place du capitole

Trouver et garder un logement est déjà difficile et va devenir de plus en plus dur dans les circonstances économiques actuelles. C'est pourquoi je vous transmets cet appel à manifestation du droit au logement toulouse (Dal) pour

samedi 3 janvier 14h place du capitole

Nous avons absolument besoin de monde pour faire pression sur les élus, alors si vous sentez concerné par  la cause du logement merci de diffuser ce message ...

DAL Toulouse : http://www.daltoulouse.org/

07.06.2008

Goûtez à Tv Bruits...

Le mot du jour :
"La culture c'est produire des rapports sociaux qui font sens." (Maurice Godelier)

En résumé :

1) Vendredi 13 juin solidarité : CONCERT DE SOUTIEN A RESF 31 au Bikini à partir de 19 Heures...
Les sous, entre autres, c'est le nerf de la résistance : http://tvbruits.org/spip.php?article926

2) Jeudi 12 : Boire un verre (un ou plusieurs) ensemble :
Vous désirez rencontrer Tv Bruits, discuter avec nous, peut-être voir comment participer à notre projet grandiose de télé libre et indépendante, montrer une de vos vidéos et ce, sans chichi... C'est le jeudi 12 juin à 21 Heures chez Friture.
Mathieu fait le punch (il est terrible) : http://tvbruits.org/spip.php?article953

3) Hop faire un pas avec Tv Bruits...
Stop conso et vive l'autogestion : http://tvbruits.org/spip.php?article890

4) Bilan passager Tv Bruits :
- Environ 300 films en accès libre ;
- De plus en plus de visites sur le site, de plus en plus de films regardés entièrement ;
- Ont adhéré ces derniers mois à Tv Bruits : Attac 31, RESF 31, DAL Toulouse, Association ESMA, Vivre en Comminges... ainsi que plusieurs personnes qui ont fait des dons et adhéré... Alors qu'attendez-vous ?

5) Les 5 dernières vidéos mises en ligne :
- "Simplicité volontaire et décroissance" : http://tvbruits.org/spip.php?article950
- "Eloge du conflit" - Vidéo de la rencontre avec Miguel Benasayag : http://tvbruits.org/spip.php?article951
- "Les Casseurs de Pub" : http://tvbruits.org/spip.php?article948
- "GRELE" : http://tvbruits.org/spip.php?article937
- "Les pavillons sauvages" : http://tvbruits.org/spip.php?article941

Voilà et à bientôt,
Tv Bruits

06:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tv bruits, pavillons sauvages, resf, toulouse | | |  Facebook

22.04.2008

Un SDF sur les écrans de cinéma : une toile pour un toit

LIBE TOULOUSE

Jean-Henri Meunier, 58 ans, réalisateur du film «Ici Najac à vous la terre» sélectionné à Cannes en 2006 et pour les Césars en 2007, vit à Toulouse depuis deux ans. L'’hiver dernier, il a suivi, caméra à l’épaule, quelques-uns des SDF du campement des Enfants de Don Quichotte installés sur les allées François Verdier.

Résultat : un documentaire façon road movie et sans commentaires intitulé «Rien à perdre».

Le cinéaste «élevé à la musique des Doors et aux textes d’Henry Miller et de Kerouac» qui avoue avoir commencé à «faire du cinéma pour échapper à l’usine et ne pas devenir prolo comme (son) père» a reçu LibéToulouse dans sa salle de montage. Entretien

Libé Toulouse : Qu'est-ce qui a inspiré ce film dont le héros est un SDF ?

Jean-Henri Meunier : Une rencontre avec un SDF, justement. Un dénommé Fakir croisé rue du Taur. Il se baladait son sac sur le dos avec une coupe sportive à la main en criant à la cantonade : «j’ai 43 ans aujourd'’hui, je suis SDF mais je m’en fous. Ce soir je vais faire la fête !». Il est passé devant moi. Je l’ai rattrapé et nous sommes allés boire un verre ensemble.

Huit jours après, je l’ai revu sous le Pont Neuf. J’avais ma caméra avec moi car je pensais faire un film sur Toulouse. J’ai commencé à le filmer. Il y avait beaucoup d’humanité dans ses yeux. Une semaine plus tard il faisait la grève de la faim avec d’autres SDF devant le Capitole pour protester contre le harcèlement de la police municipale.

Début janvier 2007, je l’'ai à nouveau retrouvé sur le campement monté par les Enfants de Don Quichotte sur les allées François Verdier. Je me suis retrouvé à le filmer lui et d’autres pendant les 5 mois et demi de leur occupation. A partir de ce moment là, je ne pouvais plus faire autre chose. Je suis comme ça. Je me laisse embarquer par les gens. Ce qui m’intéresse c’est le chemin que je parcours avec eux plutôt que le but à atteindre.

Qui sont les SDF de «Rien à Perdre» ?

Jean-Henri Meunier : Quand on dit SDF cela ne veut rien dire, car ce terme sous entend des cas de figures et des parcours individuels différents. Sur le campement des Enfants de Don Quichotte, il y avait des individus très jeunes en rupture sociale pour qui c’était juste un moment de vie avant de rentrer dans le rang.
Et puis il y avait les plus nombreux pour qui le fait de se retrouver la était dû à un accident de parcours. Ce sont des monsieur et madame tout le monde qui d’un coup accumulent les galères : la perte de leur emploi, un grave problème familial, un divorce et qui finissent par se retrouver à la rue très vite. Ils sont représentatifs de la société dans laquelle nous vivons.
De la même manière que tous les SDF ne sont pas alcooliques ou drogués, il n’'y a pas de SDF type. L'’époque des clochards célestes et des routards de la «beat generation» est terminée.

Il n'y a aucune violence dans vos images. C'est un choix ?

Jean-Henri Meunier : J’'ai volontairement zappé plein de choses dans la vie du camp des allées François Verdier notamment les bastons, les tensions, les mecs défoncés. La plupart du temps c’est à cela que les médias s’intéresse. Je ne voulais pas apporter de l’eau à ce moulin. J’'ai voulu monter des gens qui ne méritaient pas d’en être arrivés là et qui se battaient pour obtenir un logement décent.

En cela mon film est un parti pris qui n’est pas représentatif des Enfants de Don Quichotte.

Quel regard portez-vous maintenant sur la société française ?

Jean-Henri Meunier : Cette société est très individualiste, elle est écoeurante. Les écarts entre les gens sont trop grands. Quand je vois les salaires des footballeurs qui sont payés des fortunes pour jouer à la baballe et quand j’entends qu’on augmente le SMIC de 1 ou 3 pour cent cela me révolte. Jusque où cela va t-il durer ? Quelle est la goutte d’eau qui va faire déborder le vase ?

Plus largement, le côté vicieux de notre système capitaliste est qu’il distribue des miettes qui permette de maintenir la chappe. Le RMI, la CMU sont des pansements qui permettent que ça n’'explose pas trop. Pour l'’instant, les gens n’ont pas assez faim pour tout foutre en l’'air mais ça peut venir.

Ce film illustre vos intentions militantes ?

Jean-Henri Meunier : Son but en tout cas était d’essayer de toucher le plus de gens possible. D'aider à éveiller les consciences. En même temps je ne me fais pas d’illusions. Ce ne sont pas les artistes qui déclenchent les révolutions.

Recueilli par Jean-Manuel Escarnot

10.12.2007

On veut expulser et détruire les Pavillons Sauvages !

Il y a quelque temps, à Toulouse, avenue Dagnaux, l’Etat rénove des locaux pour 400 000€. Laissés vides pendant plusieurs années, il décide à présent de les détruire et de remplacer les petits pavillons entourés de jardins par un bloc de 5 étages.
Janvier 2007, un collectif d’individus et d’associations réquisitionne les lieux.
Cette occupation a pour origine le besoin urgent de se loger et de développer des activités culturelles, sociales et écologiques. Ce lieu alternatif se veut ouvert sur le quartier et aux initiatives de ses habitants.

Moins d’un an après leur création, Les Pavillons Sauvages c’est aujourd’hui :
- 1 espace collectif d’habitation pour 23 personnes dont 3 enfants.
- 1 mini crèche en attente d’agrément.
- 1 collégiale de 25 associations.
- 1 salle de rencontres musicales Rock Métal Garage Folk Pop Punk Noise
- 10 musiciens et 5 artistes en résidence.
- 2 studios de répétition en accès libre.
- 1 local associatif de théâtre, de vidéo.
- 1 square écologique public, 1 jardin potager bio.
- 1 accès internet public gratuit.

Après une longue bataille juridique, les occupants sont désormais expulsables.
Lundi 17 décembre, les bulldozers et la force publique envahiront les lieux pour les démolir.
Les jardins, poumon vert de ce quartier, sont également menacés.
Et une expulsion jettera à la rue en plein hiver habitants et associations.

C’est pourquoi nous avons besoin de votre aide, du soutien du quartier.
Interpellez nos élus, écrivez à la mairie, à la préfecture, parlez-en autour de vous.
Portes ouvertes à partir de 16h les mercredi 12, samedi 15 et dimanche 16 décembre, présentation du projet à 19h.
Venez nombreux nous manifester votre soutien !


LES PAVILLONS SAUVAGES
avenue Jean Dagnaux et rue de Chaussas
Les minimes Toulouse
Métro : Canal du midi
Tél 06.77.58.53.62
Tél 06.30.71.52.59
Courriel : frichette(at)olibanum.org
Site : www.olibanum.org

 
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