24.08.2008
Deux tiers des Français seraient pessimistes pour leur avenir
PARIS (Reuters) - Deux tiers des Français sont pessimistes concernant leur avenir, contre la moitié seulement il y a un an, si l'on en croit un sondage Ifop à paraître dans Dimanche Ouest France.
Le sondage, réalisé les 21 et 22 août auprès de 1006 personnes, traduit aussi une baisse de confiance envers le gouvernement.
L'indice de confiance reste le plus fort dans le domaine de la lutte contre l'insécurité (61%, en baisse de 17 points par rapport à août 2007) et de la protection de l'environnement (55%, en recul de huit points).
Mais il passe sous la barre des 50% lorsqu'il s'agit de la lutte contre le chômage (38% contre 53% il y a un an), de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion (28% contre 45% en août 2007) et plus encore du pouvoir d'achat (18%, en baisse de 18 points).
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06.08.2008
LA FRANCE AU TRAVAIL ET AU CHOMAGE
La France compte 27,8 millions d’actifs dont 2,2 millions de chômeurs, soit 25,6 millions de personnes au travail, à la fin 2007.
Dans son étude du marché du travail en 2007, l'Insee synthétise les résultats de son enquête Emploi menée auprès d'un échantillon de 72 000 personnes de 15 ans et plus. Cette «photographie du marché du travail» de l'INSEE confirme enfin ce que beaucoup d'observateurs sérieux affirment depuis longtemps.
Cette Enquête emploi de l’institut statistique confirme deux tendances :
LE GOUVERNEMENT ET LE MEDEF FABRIQUENT DE LA PRÉCARITÉ
En effet, la hausse constante des formes précaires d’emploi, comme l’intérim, les stages, les CDD ou les contrats aidés représentent 12 % de l’emploi (11,1 % en 2004) ;
et l’importance du temps partiel, qui concerne aujourd’hui 17,2 % des salariés dont un tiers voudrait travailler plus.
LES FRANçAIS BOSSENT CONTRAIREMENT AUX AFFIRMATIONS DU GOUVERNEMENT
L’enquête se penche également sur le temps de travail : lorsqu’elles sont à temps complet, les personnes déclarent 41 heures en moyenne pour une semaine normalement travaillée, 23 heures pour les temps partiels.
Ce sont les agriculteurs qui travaillent le plus : 59 h /semaine travaillée
devant les artisans, commerçants et chefs d’entreprise : 55 h
les cadres et professions intellectuelles : 44 h
Les techniciens déclarent : 39,3 h
les employés : 38,2 h
les ouvriers : 37,8 h
TRAVAILLEZ PLUS : UNE INSULTE POUR CEUX QUI LE VOUDRAIENT...
Ce travail porte cependant un regard global sur l'état du marché de l'emploi dans notre pays qui souligne, une nouvelle fois, combien les Français sont inégalement touchés par le chômage, selon leur sexe, leur âge et leur niveau de diplôme.
PRÉCARITÉ, INÉGALITÉ : C'EST çA LA FRANCE
• en 2007, l'emploi précaire : contrat à durée déterminée, intérimaire, apprentissage, contrat aidé ou stage, est une réalité pour plus de trois millions de travailleurs.
• D'autre part, le temps partiel concerne 17,2 % de l'ensemble des salariés qui déclarent, en moyenne, 23,1 heures de travail par semaine. Un tiers d'entre eux souhaiteraient travailler plus. C'est ce que font déjà les salariés à temps complet qui déclarent 41 heures en moyenne pour une semaine normalement travaillée, chiffre qui n'a pas bougé depuis 2003.
L'étude vient aussi confirmer deux autres caractéristiques importantes de l'emploi en France.
• les entreprises recrutent peu de salariés ayant dépassé la cinquantaine,
• Ensuite, quel que soit l'âge, les femmes sont toujours plus touchées par le chômage que les hommes (8,5 % contre 7,4 %) et sont les premières victimes du temps partiel : huit emplois à temps partiel sur dix sont occupés par des femmes.
• Et, il y a trois fois plus de chômage chez les ouvriers que chez les cadres (9,9 % contre 3,3 %)
TÉLÉCHARGER L'ÉTUDE SUR LE SITE DE L'INSEE - CLIC
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16.07.2008
Les dossiers noirs du gouvernement : Dix angles d’attaque
Par Martine Bulard
Pouvoir d’achat en berne
Les supermarchés à la rescousse
Chômeurs sous pression
Droits sociaux contre salaire
Les riches empochent
Les pauvres paient
Code du travail « dépoussiéré »
Immigrés, tests ADN, quotas
Une justice plus loin du peuple
Toujours moins d’Etat
Et ce n’est pas fini...
À LIRE http://www.monde-diplomatique.fr/2008/06/BULARD/15964 - juin 2008
07:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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17.06.2008
Pouvoir d’achat : pour une échelle mobile des salaires et des allocations !
par Jérôme Méttelus
L’augmentation du coût de la vie frappe la masse de la population. Les plus pauvres sont aussi les plus durement touchés. Pour tous ceux qui survivent, qui n’ont aucune marge dans leur budget, l’augmentation en flèche des prix du logement, de l’énergie et des produits alimentaires a des conséquences désastreuses. Travailleurs pauvres, chômeurs, retraités, mères célibataires : ils sont toujours plus nombreux à fréquenter les soupes populaires et autres associations caritatives. D’autres – ou les mêmes – arpentent les marchés, en début d’après-midi, à la recherche de quelques fruits ou légumes abandonnés par les commerçants. Les dirigeants des hypermarchés demandent à leurs salariés d’asperger d’eau de javel les produits périmés qu’ils jettent, chaque jour, de façon à dissuader la masse croissante de pauvres qui tentent de les récupérer. Dans sa course aux profits, le capitaliste ne distingue pas l’homme du cafard.
En France, sixième puissance économique mondiale, la grande misère est de moins en moins confinée aux marges de la société : elle la ronge de toute part. Elle cesse d’être une exception. Plus de 7 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté (817 euros par mois). Parmi les travailleurs qui échappent à cet enfer, beaucoup se demandent avec angoisse : « pour combien de temps ? » Selon une enquête du Centre d’étude de la vie politique française (Cevipof), un Français sur deux éprouve des difficultés à vivre avec les revenus de son foyer. 15 % d’entre eux ont des problèmes pour rembourser leurs dettes. Les budgets familiaux sont amputés de tout le « superflu », aussi modeste soit-il. Il n’y a que le gouvernement et son armée de « spécialistes » pour nous expliquer que le pouvoir d’achat augmente et que les Français ont tout simplement l’impression d’avoir plus de mal à joindre les deux bouts.
Des chiffres publiés récemment par la CGT [1] donnent un bon aperçu de l’évolution du coût de la vie au cours des dernières années. D’après ces chiffres, le poids des dépenses « pré-engagées » – loyer, crédits, impôts, assurances, etc. – représentait 45 % du budget des ménages en 2006, contre 41% en 2001. Chez les travailleurs les plus modestes, l’évolution est brutale : pour les 20 % des ménages les plus pauvres, ces dépenses incompressibles absorbaient 75% de leur budget en 2006, contre 50% en 2001 ! Pour ces ménages, sur la même période, le logement est passé de 31 à 44% de leur budget, et les assurances de 9 à 15%. Il est clair que, depuis 2006, le phénomène s’est encore aggravé, surtout du fait de l’augmentation rapide des prix de la nourriture. Dans le même temps, les quelques centaines de parasites qui contrôlent l’économie du pays ont vu leurs fortunes colossales franchir de nouveaux pics d’obscénité.
Une crise profonde du système capitaliste
De nombreux facteurs contribuent à l’appauvrissement rapide de la masse de la population : le renchérissement de nombreux biens, la stagnation des salaires (et dans certains cas, leur recul absolu), le développement du travail précaire, le chômage, etc. Les politiciens de droite et leurs économistes s’efforcent d’isoler certains facteurs et de leur trouver une explication conjoncturelle. Il y a, bien sûr, des éléments conjoncturels. Mais ce que les apologues de l’ordre établi refusent d’admettre, c’est que ce phénomène économique, pris dans son ensemble, est l’expression d’une profonde crise du système capitaliste, quelles qu’en soient les variations conjoncturelles. Autrement dit, les travailleurs font face à une tendance de fond qui ne s’inversera pas de sitôt, d’autant que les attaques du gouvernement – contre les retraites, les indemnités chômage, la sécurité sociale, etc. – ne peuvent qu’alourdir le fardeau.
Cette situation place les organisations des travailleurs – à commencer par les syndicats – devant leurs responsabilités. Nous ne devons pas nous bercer d’illusions, espérer que la crise sera « passagère » ou qu’une simple « concertation » avec l’adversaire de classe règlera le problème. Il sera impossible, non seulement d’améliorer, mais même de défendre le porte-monnaie des travailleurs sans un grand mouvement de masse. Nous ne prétendons pas que ce sera facile.
Mais premièrement, la multiplication des grèves sur la question des salaires, y compris dans le secteur privé, montre le potentiel de mobilisation qui existe.
Deuxièmement, il faut rompre au plus vite avec la politique des innombrables « tables rondes » par laquelle Sarkozy cherche – avec succès – à impliquer les directions syndicales dans la mise en œuvre des contre-réformes.
Troisièmement, il faut engager une agitation systématique sur une plate-forme revendicative susceptible de mobiliser de larges couches du salariat.
Parmi les revendications indispensables figure un mot d’ordre traditionnel du mouvement syndical, qui n’aurait jamais dû être abandonné : l’échelle mobile des salaires. L’évolution de tous les salaires et des allocations doit être indexée sur l’évolution du coût de la vie, qui doit être calculé par les organisations syndicales. Dans le même temps, le SMIC doit être porté à 1500 euros net, de façon à rattraper le retard accumulé depuis des années.
Le partage du travail existant
L’autre question centrale est celle du chômage, qui voue des millions de travailleurs aux pires difficultés, tout en exerçant une pression constante sur les salaires de ceux qui ont un travail. Face à ce fléau que la crise économique ne manquera pas d’aggraver, il faut exiger la réduction du temps de travail, sans perte de salaire. Sous prétexte d’augmenter le pouvoir d’achat, le gouvernement Fillon augmente le temps de travail – au détriment des chômeurs. Dans les entreprises où les patrons veulent licencier, exigeons que le travail disponible soit partagé entre tous, sans perte de salaire. Cette répartition déterminera le temps de travail hebdomadaire.
Le poids écrasant des dépenses liées au logement, à la nourriture et à l’essence exige des mesures décisives : les grandes entreprises de ces secteurs – dont les actionnaires réalisent d’énormes profits – doivent être nationalisées sous le contrôle démocratique des salariés, et les prix soumis à la surveillance des organisations syndicales. Cela suppose également l’expropriation des capitalistes de la grande distribution. Par ailleurs, EDF et GDF, dont la privatisation a ouvert une interminable série d’augmentations tarifaires, doivent être réunifiés et intégralement re-nationalisés, sans indemnités pour les grands actionnaires. Enfin, ce programme de nationalisation – avec gestion démocratique – doit s’étendre à tous les organismes financiers qui vampirisent le budget des travailleurs : banques, assurances privées et entreprises de crédit à la consommation.
En ces temps de décomposition du système capitaliste, ces quelques mesures constituent le minimum nécessaire à la simple défense du niveau de vie des masses. Cependant, elles se heurteront à l’hostilité implacable de la classe dirigeante, qui leur opposera toute sa puissance économique et tout son pouvoir. Pour cette raison, ces revendications partielles ne peuvent avoir qu’un caractère transitoire. La mobilisation des travailleurs sur ces mots d’ordre doit être le prélude à une vaste offensive pour la nationalisation et le contrôle démocratique de tous les grands leviers de l’économie – c’est-à-dire de la lutte pour la transformation socialiste de la société.
Jérôme Métellus (PCF Paris 18e)
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04.06.2008
Contrat de travail: l'appel sera possible
Députés et sénateurs ont rétabli la possibilité pour les salariés de faire appel en cas de "rupture conventionnelle" (par consentement mutuel) du contrat de travail prévue par le projet de loi sur la "flexi-sécurité".
La possibilité de faire appel et de se pourvoir en cassation avait été supprimée par les sénateurs lors du passage du projet de loi de "modernisation du marché du travail" qui introduit la flexi-sécurité à la française, devant le Sénat le 7 mai.
La Commission mixte paritaire (CMP, 7 députés, 7 sénateurs) chargée d'obtenir un accord entre les deux chambres sur le texte a adopté mardi deux amendements identiques présentés par les élus communistes et socialistes rétablissant cette possibilité d'appel.
Source: AFP
06:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02.06.2008
A TÉLÉCHARGER code de l’action sociale et des familles
11:33 Publié dans À télécharger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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25.05.2008
CONFÉRENCE NATIONALE DU TRAVAIL SOCIAL À TORONTO
Du 22 au 25 mai 2008 se déroule la première Conférence nationale du travail social conjointe : Les droits de la personne dans une communauté plurielle.
Attention: Affectateur, Rédacteur municipal, Rédacteur de la santé, Directeur général et de l'information, Rédacteur aux affaires politiques et gouvernementales
TORONTO/ONTARIO/CONFÉRENCE DU TRAVAIL SOCIAL--(Marketwire - 22 mai 2008) - Cette conférence représente un partenariat entre l'Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux et l'Association canadienne pour la formation en travail social, et a pour hôte l'Association des travailleuses et travailleurs sociaux de l'Ontario. La Conférence rassemble des praticiennes et praticiens de première ligne et des employeurs de tous les services sociaux et services de santé, des éducatrices et éducateurs, des chercheuses et chercheurs, des étudiantes et étudiants et des responsables de politiques.
La Conférence, qui se tient à Toronto, l'une des villes les plus multiculturelles du monde, va approfondir une vaste gamme de préoccupations en matière de droits de la personne qui sont endémiques à notre société en évolution rapide et dont les ressources sont souvent limitées, et dans laquelle l'écart entre les riches et les pauvres se creuse et les pressions pour trouver un équilibre entre les droits des individus et ceux de la communauté posent des défis croissants.
La protection des droits de la personne est une pierre angulaire de la pratique du travail social qui porte une attention spéciale aux besoins des marginalisés et des groupes minoritaires. Cette conférence rassemble les travailleuses et travailleurs sociaux de tout le Canada, des États-Unis et d'autres pays, et ceux-ci vont discuter du rôle qu'ils peuvent jouer en s'attaquant aux questions actuelles et émergentes qui ont un impact sur nos communautés plurielles.
Les principaux conférenciers comprennent :
Marc Kielburger, jeudi 22 mai, 19 h 30, cofondateur de Enfants Entraide (a remporté quatre nominations pour le Prix Nobel de la paix) et de Leaders Today, et coauteur avec son frère Craig du best-seller du New York Times, Me to We: Finding Meaning in the Material World.
Martha Kuwee Kumsa, vendredi 23 mai, 8 h 30, ancienne journaliste éthiopienne dissidente, libérée par PEN et Amnistie Internationale, et universitaire hautement reconnue dans le domaine du travail social, va prendre la parole sur l'incidence locale de la mondialisation.
Cindy Blackstock, samedi 24 mai, 8 h 15, chef de file national d'avenir, lauréate de nombreux prix, défend les droits des enfants et des familles des Premières nations. Elle parlera du code de déontologie en travail social en se rapportant aux expériences des autochtones et le système du bien-être des enfants.
Margaret Trudeau, samedi 24 mai, 19 h 00, éminente porte-parole de la santé mentale au Canada, parlera de son expérience des stigmates sociaux associés à la maladie mentale qui touchent tous les secteurs de la société.
Ariane Brunet, dimanche 25 mai, 8 h15, avocate aux Nations unies, va se pencher à titre d'activiste des droits de la femme à l'échelle internationale, sur la brutalité dont sont victimes les femmes et les jeunes filles dans les pays déchirés par la guerre.
/Renseignements: numéro contact à la conférence: 647-202-8053/
14:13 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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