02.07.2008
Pénurie de stages pour les étudiants de l'IRTS Poitiers
Les étudiants prolongent leur occupation de l’IRTS. Une délégation doit être reçue cet après-midi à 14 h 15 par un représentant de la préfecture et de la DRASS. Un cortège partira en même temps de l’IRTS.
Les étudiants de l'IRTS de Poitiers sont mobilisés depuis quatre mois. Leur formation en alternance est remise en cause par la gratification de leur stage que certaines structures d'accueil ne peuvent honorer.
Pour la rentrée prochaine, 50 % des étudiants des filières ASS, ES et EJE (*) de l'Institut régional du travail social de Poitiers n'ont toujours pas de stage. « Pour les futurs 3e année ES, il en manque même 70 % », souligne Anne-Sophie Souchaud, étudiante ES et très impliquée dans le mouvement.
Ces manques sont la conséquence directe de la circulaire du 28 février dernier. Cette dernière a rendu obligatoire la gratification des stages de plus de trois mois en structures privées, pour les formations universitaires de niveau 3. 398,13 € mensuels qui devaient ravir les étudiants. Mais pour les étudiants en travail social, la joie fut de courte durée. Le secteur du travail social ne produit pas d'argent et aucune enveloppe budgétaire n'a été anticipée. C'est dans cette brèche que se nichent toutes les inquiétudes de l'IRTS et de ses étudiants.
Des enjeux politiques
« Les structures n'apprécient pas de se retrouver devant le fait accompli. Et si elles sont dans l'obligation de répondre à la loi, rien ne les oblige par contre à prendre des stagiaires », précise Virginie Gresser, directrice générale adjointe de l'IRTS de Poitiers. Si le conflit est avant tout économique (lire ci-dessous), d'autres points de la circulaire participent à la complexité du dossier. Les étudiants en cours d'emploi ou qui perçoivent des Assedic ne sont pas soumis à la gratification. La crainte est notamment affichée de voir des structures choisir ces stagiaires au détriment des autres étudiants.
La direction, comme les étudiants, regrette que les négociations soient si difficiles. « L'État nous renvoie aux interlocuteurs locaux qui, eux, en ont marre d'être sollicités pour des financements supplémentaires. Et puis, il y a des enjeux politiques. Le renouvellement des mandats et des équipes ne jouent pas en notre faveur », note Virginie Gresser. Cette dernière reste malgré tout confiante et assure que la situation devrait se débloquer à la dernière minute. « S'il manque 10 stages, on y arrivera ; s'il y manque 50, ce sera alors un problème plus large et national. » Une solution qui ne ravit pas les étudiant qui craignent que l'urgence de la situation fasse couler toutes leurs revendications et accentuent les discriminations qu'ils dénoncent depuis quatre mois. « Combien de personnes ont affaire à un travailleur social dans leur vie ? Beaucoup, pourtant, tout le monde reste indifférent. Notre combat, c'est aussi la défense des usagers », lance Anne-Sophie.
(*)AS : Assistants de service social ; ES : éducateurs spécialisés ; EJE : éducateurs de jeunes enfants.
Elodie MORISSET pour lanouvellerepublique.fr
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27.06.2008
GRATIFICATION : MOBILISATION NATIONALE DU 26 JUIN
Suite à la Manifestation Nationale autour de la Gratification des Stages qui s'est déroulée ce jeudi 26 juin à 13h00, Place de la République à Paris.
Une lettre de la Coordination Nationale des Travailleurs Sociaux en Formation (TSF) qui avait réuni 5 000 professionnels sur le bitume de Paris en mai dernier nous est parvenu grâce à 789... (voir ci-dessous).
Très bonnes vacances à Tous, et RDV sur 7.8.9 Radio Sociale
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Voilà quatre mois maintenant que les TSF se mobilisent pour sauvegarder leurs formations.
Après s'être rejoints en coordination nationale à 5 reprises, le mouvement s'est peu à peu organisé et les TSF ont pu participé à plusieurs instances importantes: commission du STAPRO, réunion multipartite (CG, CR, Préfet,...) en région... Néanmoins, lorsqu'il a été question de rencontrer les ministres Mme Bachelot et Mr Bertrand, les TSF ont été reçus par leurs conseillers ou chef de cabinet, qui, en plus de ne pas connaître le dossier, n'ont aucun pouvoir décisionnel. Mme Iborra, vice-présidente du Conseil Régional Midi-Pyrénées, avait obtenu un nouveau rendez-vous avec Mr Bertrand le 24 ou 25 juin. Celui-ci a été annulé la veille par le ministre, prétextant l'inutilité de cette nouvelle rencontre.
Au bout de quatre mois de réflexion et de mobilisation, les craintes des TSF ne cessent d'augmenter. A terme les TSF craignent que leur formation ne se retrouve incluse dans le cursus universitaire et perdre de sa qualité. La spécificité de nos formations repose sur le principe d'alternance et l'articulation théorie/pratique. Nous craignons que la gratification participe à la liquidation progressive des principes fondateurs de l'action sociale: réfléchir notre fonction avant de l'habiter.
Rappelons que le terme juridique de gratification signifie: libéralité en principe bénévole remise par un employeur à son employé. Autrement dit, c'est un don, une récompense qu'un patron remet à son salarié. Le secteur social, secteur non-marchand et à but non lucratif, ne semble pas épargné par une politique de résultats et de production. La gratification viendrait alors appuyer l'apport productif du stagiaire dans ces sites qualifiants et pourrait créer ainsi un sous salariat et mettre en concurrence celui-ci et les professionnels.
D'une manière plus générale, les TSF souhaitent réfléchir à un statut spécifique et à l'éthique et aux valeurs du social sur lesquelles nous pourrions appuyer nos métiers. Au delà de la gratification, des réflexions émergent également sur le cadre législatif de nos métiers et la tournure qu'il prend (création d'établissement pour mineurs, délation, réforme de la CC66...) Ainsi, les TSF cherchent le moyen d'être davantage représenté lors des réflexions sur le secteur social et ses formations.
De nouveaux rendez-vous ont été ou sont également à venir:
- Le 25/06 à Paris: Rendez-vous avec l'AFORTS (association qui regroupent les centres de formations du secteur social) qui soutient l'idée de faire une association représentative des TSF. En effet, l'AFORTS est très en demande d'avoir des interlocuteurs étudiants repérés administrativement.
Leur position reste la demande de déblocage de fonds. Après avoir interpellé l'Etat, ils ont également effectué des démarches auprès de l'ADF (Association des Départements de France). Ils demandent aux départements de formaliser leur engagement à financer la gratification.
L'AFORTS assure jouer son rôle pédagogique en engageant les centres de formations à assurer de bonnes conditions de mise en stage et d'apports qualifiants à leurs étudiants.
- Le 26/06 à Paris: Conférence du bureau de l'UNIFAF (organisme qui gère les fonds pour les formations professionnelles du social et médico-social)
Les syndicats proposeront le matin que nous y participions, nous aurons donc la réponse le jour même.
- Le 27/06 à Paris : Rencontre nationale de la branche sanitaire et sociale, avec des représentants salariés, employeurs, politiques des CG et CR.
La CFDT nous propose 6 invitations nominatives.
En ce qui concerne le contenu de ces rendez-vous, c'est la position votée en coordination nationale qui sera portée :
- demande la modification des conditions d'application du décret relatif à la gratification dans le secteur social
- demande d'une concertation multipartite pour trouver une solution financière pérenne et égalitaire pour tous, versée par un organisme tiers et respectant le principe de formation par alternance
la Coordination Nationale TSF
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21.06.2008
TS... comme "travailleur social": zoom sur un secteur en détresse
http://www.rue89.com/2008/05/25/ts-comme-travailleur-social-zoom-sur-un-secteur-en-detresse
Mathieu Rigard est en deuxième année d'études à l’IREIS de Bourg-en-Bresse. Il est aussi président d'Objectif O.N.E.S dans le département de l'Ain, l'organisation nationale des éducateurs spécialisés. Internaute de Rue89 basé dans le Jura, il nous a envoyé cette tribune le 21 mai, alors que la mobilisation va crescendo dans cette branche.
Trois mois de grèves, de manifestations, de marches, d'occupations d'écoles ou des Directions Régionales des Affaires Sanitaires et Sociales (DRASS). Un mouvement national regroupant des coordinations régionales structurées au long de dizaines d'AG. Un système de formation entièrement bloqué, des stages gelés par un décret sur la gratification des stagiaires issue de la loi sur l'égalité des chances. Pas une ligne dans la presse nationale, pas un mot dans les médias.
Nous qui sommes montés à Paris depuis Bourg en Bresse en "Social-Express" (en stop) pour la manifestation nationale du mardi 13, aujourd'hui, nous nous demandons si nous n'avons pas rêvé tout ça…
Un cercueil pour le social?
Un coup de gueule dans le "Contre-Journal" de Libération, posté par un étudiant le surlendemain (cinq lignes), je me suis dit: "Ca y est, il va y avoir un article sur ce qui se passe"… mais non. A Paris, notre cortège portait un cercueil, maintenant je me demande si le Social n'est pas vraiment mort, en France.
Pourtant, les aberrations ayant donné lieu au blocage total des filières du social sont édifiantes! Un cas d'école, un raté gigantesque doublé d'une "grogne" sociale conséquente (près de neuf étudiants de première année sur dix!).
Petit historique des évènements:
- Une loi (n° 2006-396) du 31 mars 2006 sur l'égalité des chances.
- Un décret du 12 février 2008 relatif à la gratification et au suivi des stages en entreprise doublé d'une circulaire du 27 février 2008 élargissant sa portée aux stages d'étudiants en travail social.
- Une seconde circulaire, de sauvetage envoyée aux préfets le 21 avril 2008 qui tente bien de donner des pistes pour le financement de ces décisions malheureusement inapplicables… mais ne sera (à ce jour) pas suivie d'effet sur le terrain.
Aujourd'hui, une gratification (d'environ 398,13 euros mensuels) doit être accordée à tout stagiaire à compter du premier jour d'un stage d'une durée supérieure à trois mois. Aujourd'hui, il n'y a plus de stages. ES, ASS, EJE en formation, directement touchés risquent aujourd’hui de perdre une année et l’on parle d’année blanche dans les couloirs des écoles depuis le début du mois de mars. Aujourd’hui, certains centres de formation ont décidé d’annuler tous les stages si un tiers des étudiants se retrouvent sans rien.
Le malaise est réel et la mobilisation étudiante ne s’est heureusement pas fait attendre.
Montpellier, Lille, Rouen, Poitiers, Lyon, Valence, Perpignan, Paris, Limoge, Rennes, Bourg en Bresse, Toulon… sont mobilisés depuis trois mois. Vous pourrez lire le détail des actions sur les sites des collectifs régionaux ou sur le site d'Objectif O.N.E.S.
Ni rigolote ni marginale, notre histoire…
Cette histoire serait rigolote si elle n'était pas dramatique pour nombre d'étudiants en grande difficulté financière, incapables de tenir trois ans d'études, ou pour les lieux de stages, coupé de leur base arrière de fraîcheur, de remise en question et de "bras" supplémentaires.
Cette histoire serait marginale si elle n'était pas la partie émergée d'un iceberg immense et glacé. Le système de prise de décision néglige le terrain.
Depuis deux ans, nombres de décisions fondamentales touchant au secteur social en France s'élaborent d'en haut, de très loin du terrain. Comme si le secteur était incapable de se penser ou pire incapable de comprendre la réalité sociale actuelle. Réforme des diplômes d'Assistant de service social (AS) et d'Educateur spécialisé (ES), lois sur la prévention de la délinquance, sur la protection de l'enfance, projet de loi sur le dépistage du "trouble des conduites" chez l’enfant dès le plus jeune âge et la semaine dernière Assises du Social, parangon de ce système vertical.
Dans ce contexte d'un législateur omniscient, le décret relatif à la gratification des stages dans le domaine du travail social (TS) aurait pu passer totalement inaperçu… s'il ne bloquait pas totalement les filières concernées. Pourtant, les consignes ont été passées par les préfets avec toute la bonne foi de l'évangéliste portant La vérité. Seulement toute vérité repose sur des postulats et des hypothèses.
Aujourd'hui les postulats et les hypothèses qui sous-tendent les prises de décisions sont élaborés dans une approche comptable, objective. Froidement mathématiques, ils peuvent faire l'économie de la confrontation avec la réalité du terrain. Ce dernier, nous le savons, est complexe et réchauffé continuellement par les frictions d'un contact humain, quotidien.
Ne faisons pas d'angélisme. Le temps d'un gaullisme d'après-guerre qui, pressé sur sa gauche par un Parti Communiste puissant, sur sa droite par une idéologie chrétienne humaniste et qui disait en substance, en ce qui concerne le champs du handicap: "familles et professionnels de terrain, vous savez mieux que nous ce qui est bon pour nos enfants: construisez vos projet, l'Etat vous donnera les moyens de les réaliser" est révolu.
Aujourd'hui les professionnels et les étudiants en travail social se regroupent. Aujourd'hui les professionnels et les étudiants en travail social (TS), de plus en plus souvent mis en porte-à-faux par des articles de lois ou des dispositifs maladroits ou inapplicables, s'organisent et se regroupent afin d'élaborer des solutions cohérentes et éthiquement viables.
L'A.N.A.S. représentant les Assistant de Service Social, la F.N.E.J.E., les éducateurs de jeunes enfants, l'O.N.E.S., les éducateurs spécialisés, sont en passe de se rassembler en une force de proposition alternative. Des métiers comme Moniteur-éducateur ou Aide médico-psychologique non encore organisés, pourraient rapidement rejoindre ce mouvement de représentation du travail social.
Voici la réalité d'un secteur méconnu, non rentable et qui est pourtant garant d'une partie de la cohésion sociale.
Les médias font la sourde oreille
Une réalité qui n'intéresse pas les citoyens? Pourtant les journalistes de la presse locale et régionale couvrent depuis plusieurs mois les actions de grèves, d'occupations de DRASS, de "manif' de droite", de "social express". Après la manifestation du 13 mai 2008 à Paris, ayant regroupé plus de 8 000 étudiants en travail social dont les formations sont en panne, pas une ligne dans la presse nationale. Pas un mot dans les journaux télévisés.
Une émission télé, de Marc Olivier Fogiel, puisqu'elle "réveille l'actu tous les mardis à 22h55", qui devait recevoir une délégation nationale du mouvement le jour de la manifestation a annulé au dernier moment. Seule "La matinale" de Canal plus a accepté de passer cinq minutes entières à informer du mouvement… Huit étudiants avaient campé devant les studios toute la nuit pour pouvoir se faire entendre.
A l'heure où il est mal vu de revendiquer un service public de qualité, où faire grève est assimilé à un acte terroriste (une prise d'otage d'usagers), quelle issue pourrait-il y avoir à la crise profonde qui bouleverse le système social français?
Nous avons coutume de dire aux jeunes qu'au lieu de se perdre dans des réponses violentes, à fleur de peau, il vaut la peine de prendre le risque de s'expliquer et de remplacer les poings par la parole. Nombre d'entre-eux le comprennent. Mais que leur dirons-nous si nous-même nous nous sentons bâillonnés?
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16.06.2008
Vers une revalorisation des stages dans la fonction publique...
C'est le dernier épisode en date dans l'imbroglio engendré par le décret du 31 janvier 2008 sur le suivi et la gratification des stages en entreprises : à l'issue d'une réunion du comité de suivi des stages consacrée, mardi 27 mai, aux stages étudiants dans la fonction publique, le gouvernement a en effet annoncé plusieurs mesures qui vont dans le sens de leur revalorisation mais peuvent aussi prêter à polémique.
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, Eric Woerth, et son secrétaire d'Etat, André Santini, ont ainsi introduit une distinction entre stages d'observation et stages à responsabilités.
Dans les premiers, l'étudiant occupé "pour l'essentiel à observer le fonctionnement d'un service, réaliser des comptes-rendus de réunion ou des travaux ponctuels, dans une optique de découverte des diverses facettes du service d'accueil", bénéficiera d'un simple défraiement et de facilités telles que l'accès aux restaurants administratifs.
Alors que dans les seconds, qui consistent en "la réalisation d'une tâche clairement identifiée, ou au cours desquels l'intéressé est investi de véritables responsabilités, avec un portefeuille d'attributions qui lui est propre, l'étudiant sera pris en charge comme s'il était agent public".
Il sera alors régi par les mêmes obligations et garanties, précise le communiqué commun des ministres, y compris pour ce qui de la rémunération, "c'est-à-dire au moins sur la base du SMIC".
La mise en oeuvre de ces orientations doit faire l'objet d'une concertation avec les syndicats de la fonction publique.
Elle soulèvent en tout cas nombre de questions, sur le distinguo entre stages d'observation et de réalisation, sur le maintien de systèmes différents entre le secteur public et les terrains de stages associatifs ou encore sur les menaces qui planent sur le statut des stagiaires et le caractère pédagogique de la formation en alternance.
... mais pas de certitudes sur les stages en travail social
Ces mesures ne devraient d'ailleurs pas s'appliquer dès cet été, mais plus vraisemblablement à partir de 2009, a précisé Eric Woerth, tandis que Valérie Pécresse jugeait "crucial que les stagiaires en travail social soient gratifiés au même niveau qu'un agent public en travail social".
Les ministres n'ont certes pas reçu de représentants de la coordination nationale des travailleurs sociaux en formation, par ailleurs réunie à Lyon les jeudi 29 et vendredi 30 mai pour faire le point de leurs revendications sur le sujet, mais un responsable de Génération précaire qui a relayé leurs revendications.
Car la situation n'en demeure pas moins confuse en ce qui les concerne, avec de fortes disparités régionales en fonction de l'environnement local, selon le degré d'implication des directions régionales des affaires sanitaires et sociales (DRASS) et des conseils généraux ainsi que la de coopération habituelle entre les acteurs des formations en travail social (écoles, collectivités, associations...).
Si certains stages ont été débloqués en urgence en mai et juin, comme en Ille-et-Vilaine, certains centres de formation pourraient être tentés, craignent par exemple des étudiants du Nord, de fractionner les stages pour ramener leur durée à moins de trois mois.
Le taux de réponses aux demandes de stages est enfin bien plus faible que d'habitude, ont constaté étudiants et formateurs auvergnats de l'ITSRA, dont le directeur de la formation et du développement, François Roche, a confié aux ASH qu'il comptait porter auprès du conseil supérieur du travail social (CSTS), une demande d'abrogation du décret sur les stages, à l'occasion de sa prochaine assemblée plénière, le 3 juin. Source ASH
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04.06.2008
Travailleurs Sociaux : danger sur la formation (pétition)
Lettre ouverte aux personnes en situation d’handicap physique ou mental, aux personnes touchées par la pauvreté, la maladie, la drogue, à leurs amis, frères et sœurs, parents, familles, voisins et collègues, ce message vous touchent tous et toutes, de près ou de loin.
La peur nous gagne et pourtant la pause estivale arrive, avec son lot de farniente, coups de soleil, et de décisions gouvernementales… Educateurs Spécialisés, Assistants de Services Sociaux, Educateurs Jeunes Enfants, nous sommes pris au piège par un décret d’une totale injustice.
Le 31 Janvier de cette belle année 2008, nos ministres François Fillon, Xavier Bertrand et son amie Valérie Pécresse, dans le cadre de la Loi sur l’Egalité des Chances ont brisé nos formations.
Notre présence en tant que stagiaire dans les Crèches, les Associations, les Instituts d’Education Motrice, les Centres Sociaux, les Clubs de Préventions, les Foyers Occupationnels,…est compromise. L’Etat a imposé à l’ensemble des structures privées, déjà sans grandes ressources financières, de nous « gratifier » à hauteur de 398,13 € par mois, lors de stage de plus de trois mois… Conséquences directes : 87% de ces établissements sont dans l’incapacité de nous accueillir ; notre formation est en danger.
Depuis trois mois que nous nous battons dans l’indifférence médiatique, l’Etat et ses nébuleuses se renvoient la patate chaude. 21 Avril 2008 : la circulaire de la DGAS, sûre d’elle, renvoie cette responsabilité à la D.D.A.S.S. et aux Conseils Généraux ; ces derniers, perplexes, ne sont pas tous informés et ne réagissent pas de la même manière. Où est l’égalité territoriale pour les étudiants ? Cerise sur le gâteau : ce décret, inscrit dans la loi sur l’Egalité des Chances, crée des inégalités entre le secteur privé et le secteur public. Les Hôpitaux de jours, les Hôpitaux tout court, les M.D.S.I, les Crèches publiques, les Conseils Généraux et Régionaux,… sont déchargés de cette gratification.
Mademoiselle, Madame, Monsieur, nos jours sont comptés. Il ne nous reste plus que quelques semaines pour trouver un stage validant notre formation. Une nouvelle balle vient encore d’affaiblir ces professions du social. Avec cette lettre, nous tirons la sonnette d’alarme.
Pétition en ligne
Contacts / Infos : tsfactifs@live.fr
http://tsfactifs.forumpro.fr/
L’Assemblée des Travailleurs Sociaux en formation de l’I.R.T.S. Aquitaine.
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01.06.2008
Saint-Lo : 150 travailleurs sociaux pertubent la séance du conseil général
150 travailleurs sociaux du département sont intervenus, vendredi, en ouverture de la session du conseil général. Les manifestants voulaient dénoncer de manière publique auprès des élus le projet de réforme des tutelles du gouvernement. Le président du conseil général, Jean-François Le Grand, ne leur a pas donné la parole et a préféré suspendre la séance. Tous les élus de la majorité départementale ont ensuite quitté l'hémicycle, à la différence des élus de l'opposition. Après avoir lu leurs revendications, les travailleurs sociaux sont à leur tour sortis de l'hémicycle. Source Ouest-France
12:38 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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18.05.2008
Les travailleurs sociaux en formation se battent pour leur avenir
Etudiants en travail social de l’IRTESS (Institut Régional Supérieur du Travail Educatif et Social) de Bourgogne, nous vous sollicitons afin de vous informer de notre situation. A l’heure actuelle, notre formation est entravée, les stages ne pouvant pas être assurés de façon égalitaire et suffisante. L’avenir du travail social en est par conséquent menacé.
La situation actuelle découle de l’application du décret n°2008-96 du 31 janvier 2008 relatif à la gratification et au suivi des stages en entreprise, issu de la loi européenne sur l’égalité des chances et la lutte contre la précarité étudiante du 31 Mars 2006.
D’après ce texte, les stagiaires des formations médico-sociales doivent percevoir obligatoirement une gratification (et non une rémunération) pour leurs stages de plus de trois mois dans le secteur privé uniquement. Le problème se pose notamment aux associations à but non lucratif qui n’ont pas pu anticiper cette dépense, leurs budgets étant déjà votés. Ainsi, ils ne peuvent se soumettre à cette obligation, et par conséquent ne peuvent plus accueillir de stagiaire.
Actuellement, des financements étatiques semblent se débloquer mais les montants ne suffisent pas à financer les formations de terrain des futurs travailleurs sociaux. De plus, les modalités de répartition des fonds ne nous ont pas été communiquées.
Nos craintes face à l’application de ce décret sont nombreuses :
- l’inégalité engendrant la division entre les étudiants (certains niveaux de formation et les personnes bénéficiaires des indemnités ASSEDIC sont exclus de ce dispositif).
- Le risque d’être affiliés par les sites qualifiants à un employé à moindre coût. Le rendement et la productivité risquent de primer sur l’apprentissage et le principe d’alternance.
- La gratification au détriment des usagers (la gratification prise sur les budgets alloués à l’accompagnement des personnes et à la formation continue des travailleurs sociaux en poste).
Pour ces raisons, nous revendiquons l’égalité de traitement pour tous et partout (pour les stagiaires dans le secteur public comme privé, quelque soit le niveau de formation, le statut des étudiants, en métropole et dans les DOM-TOM) quelle que soit la solution apportée. Celle-ci devra respecter le principe de l’alternance et les choix pédagogiques des centres de formation.
Depuis fin mars, nous nous mobilisons notamment par le biais de manifestations (26 mars 2008 à Nancy, 2 et 30 avril 2008 à Dijon, 13 mai à Paris). Nous nous sommes regroupés pour former un collectif Grand Est (villes de Besançon, Dijon, Metz, Mulhouse, Nancy et Reims) afin de nous fédérer.
A ce jour, la situation demeure problématique et nous avons besoin d’un relais médiatique afin d’alerter l’opinion publique des inégalités engendrées par ce décret.
Nous déplorons et regrettons en effet, que suite à la manifestation parisienne, où nous étions près de 5000 venus des quatre coins de la France, nous n’ayons fait l’objet d’aucun document télévisuel...
Nous essayons donc actuellement d’attirer l’attention de tous les médias possibles.
Espérant avoir pu sensibiliser les lecteurs d’AgoraVox, merci d’avance pour nous et pour tous les Travailleurs Sociaux en Formation de France !!!
Les étudiants de l’IRTESS de Bourgogne
SOURCE AGORA VOX http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=39981
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12.05.2008
Gratification des stagiaires en travail social - Manif nat le 13 mai
Fédération CNT santé social & collectivités territoriales 33 rue des Vignoles 75020 Paris Tel : 06 28 33 42 43 Courriel : fede.sante-social@cnt-f.org Site : http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/
Appel à la manifestation nationale du 13 mai 2008
Depuis le mois de février 2008, les travailleurs sociaux en formation sont fortement mobilisés à travers toute la France autour de la question de la gratification de leurs stages. En effet le décret du 31 janvier 2008, portant sur la gratification des stagiaires en entreprise et qui s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi sur l’égalité des chances, est rendu applicable par la circulaire du 27 janvier. Ce qui pourrait au premier abord paraître comme une mesure avantageuse n’a fait que susciter inquiétude et mécontentement chez les travailleurs sociaux en formation.
Cette gratification, dont le montant n’excède pas 398,13€, ne concerne que le secteur privé et ne s’applique pas à toutes les catégories de travailleurs sociaux en formation. C’est donc tout d’abord le caractère discriminatoire et profondément inégalitaire de cette mesure qui a été soulevé par le mouvement de protestation. Mais par la suite, au fil des assemblées générales, a surgi une réflexion plus vaste sur la précarité et sur un statut du travailleur social en formation pouvant lui assurer, bien au-delà de la gratification, les conditions matérielles nécessaires au bon déroulement de son parcours de formation.
Quelles que soient les revendications concernant l’application de la gratification des stages et les divergences d’analyse, il apparaît que la question de fond qui est réellement posée dans cette lutte est celle de la précarité, à laquelle le décret du 31 janvier ne répond pas.
Il s’agit donc de ne pas céder face à la stratégie de division opérée par l’Etat qui à tout gagner à laisser pourrir cette situation qu’il a lui-même créée.
A l’heure où le travail social subit de multiples offensives (loi prévention de la délinquance, réforme de la convention 66…), où la formation est mise à mal, où de nombreux travailleurs sociaux ne trouvent plus de stages pour valider leur formation…seule la convergence et la lutte permettront d’imposer un rapport de force efficace.
La fédération CNT santé social & collectivités territoriales appelle les travailleurs sociaux en formation, les formateurs, les professionnels du secteur sanitaire et social à rester unis et mobilisés dans les assemblées générales et dans les actions. Elle appelle à la grève pour exiger la création d’un statut permettant, outre la gratification des stages, de mettre fin à la précarité que vivent de nombreux travailleurs sociaux en formation.
La fédération CNT santé social & CT appelle à rejoindre la manifestation nationale le 13 mai 2008 à Paris
Place d’Italie à 14h pour départ en direction de la Sorbonne Métro : Place d’Italie
Seul-e-s, nous ne pouvons rien, Uni-e-s, nous pouvons tout ! Nous n’aurons que ce que nous prendrons !
http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/manifgratif-13.05.08...
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08.05.2008
Occupation des locaux de la Drass par les travailleurs sociaux en formation.
Rappel
Si le décret relatif à la gratification des stagiaires va pourtant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des étudiants, son application a généré une situation intolérable et inéquitable dans notre secteur.
Depuis plusieurs semaines, les pouvoirs publics se rejettent la responsabilité dans l’application d’un décret mettant en péril nos formations (département, région, Etat). La question n’est pas réglée et la situation devient urgente, certains étudiants se voient contraints d’accepter des départs en stage par défaut. Seuls les établissements dépendant de la fonction publique sont exemptés de payer la gratification. Or, un bon nombre de travailleurs sociaux se forment dans dans les secteurs associatif et privé, qui n’ont pas le budget pour accueillir des stagiaires à ce jour. Ainsi la question de la qualité du déroulement des formations est remise en question.
Après plusieurs semaines de mobilisation et de manifestation, rien n’a bougé, des étudiants se retrouvant sans terrain de formation. Cette mise en péril de la qualité des formation de travail s’ajoute à la longue liste des difficultés rencontrées par ce secteur : suppression de budget, loi encourageant le contrôle social, et criminalisation des personnes que nous accompagnons.
L’occupation de la Drass a été organisée afin de revendiquer l’organisation d’un table ronde réunissant différents acteurs décisionnaires : Drass, centre de formations, étudiants du Craets (collectif Rhône alpes des étudiants en travail social). Tant qu’une décision satisfaisante ne sera pas prise, un gel des stages de tous les étudiants niveau III est exigé.
Une Journée d’occupation...
9h, : les 36 étudiants occupant les services des formations sociales de la Drass ont été rejoint par une centaine d’étudiants et la Batucada des Résistances venus les soutenir.
Dès leur arrivée, les occupants, ayant investit les lieux de manière pacifique, ont été menacé d’être évacués, par le directeur de DRASS. Des RG sont rapidement arrivés et ont tenté de récupérer des informations concernant le mouvement. La majorité des salariés de la Drass se sont montrés réceptifs et attentifs aux revendications des étudiants, quand d’autres n’ont pas caché leur hostilité pour ce type d’action... Les tentatives de compromis du directeur de la Drass n’ont pas entamé pour autant la détermination des occupants. Les porte-parole du CRAETS ont été reçu pour relayer les revendications de cette action spontanée.
15h : La mobilisation ne fléchissant pas, le directeur de la Drass a contacté le préfet afin de faire évacuer les lieux sans daigner répondre aux attentes revendiquées. Le rideau de fer tombe, la Drass est fermée. Des groupes d’étudiants venus soutenir l’action se forment devant les différentes sorties afin de bloquer l’accès aux C.R.S.
16h : : 13 camionettes et 1 bus sont arrivés pour nous déloger aux entrées et à l’intérieur de la Drass. Venus en nombre, malgré la résistance et la détermination des étudiants, les CRS les ont évacué de manière expéditive et brutale, n’hésitant pas à frapper pour déloger les occupants. Provocations, insultes, coups et violences...Tout ça sous le regard indifférent et impassible du directeur et de la responsable des formations sociales de la DRASS.. Aucune arrestation n’a eu lieu.
18h : Une Assemblée générale improvisée s’organise place Guichard...La présence des RG la repousse au lendemain.
MANIFESTATION CRAETS
DEMAIN 7 MAI
A VALENCE
RDV à 13h à la Gare de Valence Ville
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06.05.2008
"Mobilisons-nous! Le travail social est en péril!"
Un article précédant présente la mobilisation des travailleurs sociaux concernant l'application de la loi sur l'égalité des chances et la gratification des stages sous le titre:
"Mobilisons-nous! Le travail social est en péril!"
http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&filtre=1&droiteA=1&numpageA=1&id=6605.
Si le travail social est en péril ce n'est pas à cause de cette gratification mais à cause des travailleurs sociaux.
Ceux-ci ont montré un corporatisme rare et grave pour des gens censé avoir pour outil principal la bouche.
En effet, malgrès de nombreux appels pour une convergence des luttes, seulement 2 étudiants sur 150 personnes mobilisées à 500m de marie curie sont allé aider à tenir les piquets de grève.
Une manifestation à Lyon à l'appel du CRAETS c'est séparé lorsque nous avons croisé un cortège lycéen parceque ses chers travailleurs sociaux craignaient de perdre toute crédibilité en se mélangeant aux jeunes.
Seule petite note positive, les militants de RUSF campé devant la préfecture pour Régis auront apprécié un passage solidaire de notre cortège je sais plus quel jour.
Nos AG également ont vu une frange croissante d'anti-gréviste qui ont finis par demandé le cul serré, le vote à bulletin secret ne pouvons assumer leur position face à un amphi de gens policé (qu'est ce que ça va donné dans la rue? Peut-être on jouera au foot avec des têtes d'assistante sociale)
Les TS ce seront donc montré capable de se mobiliser comme les instits, pour leur confort et leur salaire. La fin du mouvement aura montré que les quelques personnes restant sans stage (puisque les associations par manque de sous ne peuvent pas ou ne veulent pas assumer la gratification) ont étaient abandonné par les autres satisfait des miettes que notre département est parmis les seuls à avoir récolté (quelques enveloppes budgétaires débloquées).
Ce mouvement non content d'avoir laissé des gens sur le carreau n'aura pas était capable d'aborder les réels dangers qui menace le social :
La loi de prévention de la délinquance, les prisons pour mineur, expulsions de sans papier, précarité...
La limite entre travailleur social et flic se restreint de plus en plus face à un métier autrefois militant et autonome, maintenant professionalisé et dépolitisé.
Bref d'ici peu travailleurs sociaux et police marcherons main dans la main, matraque et cul serré s'assemble bien...
07:02 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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30.04.2008
LES TRAVAILLEURS SOCIAUX EN FORMATION SE MOBILISENT
LE COLLECTIF SDF ALSACE SOUTIENT L'ACTION DES TRAVAILLEURS SOCIAUX.
MANIFESTATION MERCREDI 30 AVRIL A 13H DE DENFERT à L'ASSEMBLEE NATIONALE
FORMATION MENACEE TRAVAILLEURS SOCIAUX EN DANGER LA SITUATION EST URGENTE
La loi sur l’égalité des chances n’a jamais aussi mal porté son nom. Le décret du 31 janvier 2008 et la circulaire de la DGAS du 27 février 2008, rendent obligatoire la gratification des travailleurs sociaux en formation préparant des diplômes de niveau III (ES, AS, EJE, ETS) lors des stages de plus de trois mois, uniquement dans les associations privées.
Malgré cette loi, l’Etat et les collectivités territoriales se désengagent du financement de cette gratification, laissant les associations dans l’incapacité financière d’accueillir des stagiaires.
RESULTATS :
Les formations en travail social sont bloquées. Les travailleurs sociaux en formations et au-delà le secteur social y compris ses usagers sont concernés.
SONT MIS EN DANGER :
• le principe d’alternance théorie/ pratique qui est la base de la formation
• le respect des usagers et la qualité du travail social
• le statut de travailleur social en formation sur son lieu de stage
NOUS DENONCONS :
• un dispositif discriminatoire, inégalitaire et inapplicable
• la sélection sociale à l’entrée en formation
• le démantèlement du secteur social
• les effets pervers de la réforme des diplômes et des lois relatives au secteur
C’EST DONC TOUS ENSEMBLE QU’IL FAUT AGIR ET REAGIR
TRAVAILLEURS SOCIAUX EN FORMATION, USAGERS, FORMATEURS, TRAVAILLEURS MEME COMBAT
Les Travailleurs Sociaux en Formation
13:21 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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La marche des travailleurs sociaux stagiaires s'arrête le 29 avril à Argenteuil
Partis depuis le 16 avril 2008 pour 334 Km de marche depuis Lille une vingtaine de travailleurs sociaux se dirige vers le ministère du travail en espérant être reçus par Xavier Bertrand le 30 avril 2008. Leur dernière étape avant Paris sera Argenteuil.
Ils arriveront à 16h à l’Hôtel de Ville le mardi 29 avril 2008. La municipalité leur proposera une rencontre sportive en présence des élus ainsi qu’un hébergement. Ils partiront pour le ministère depuis le parc de l’Hôtel de Ville à 7h le lendemain.
Les travailleurs sociaux en formation restent mobilisés contre les conséquences du décret du 31 janvier 2008 adopté par le gouvernement. La municipalité se joint à « la marche » de ces futurs éducateurs pour prier l’Etat de débloquer des fonds permettant la rémunération des stages dans ce secteur.
"Ce texte impose aux associations du secteur privé de verser une gratification aux stagiaires. Or de nombreuses structures ne peuvent pas rétribuer leurs travailleurs en formation et doivent se résigner à refuser l’aide de ces stagiaires faute de moyens, réagit la mairie d'Argenteuil dans un communiqué. Le pendant étant que les travailleurs sociaux en formation se retrouvent sans stage. Cela les met, pour certains, dans l’incapacité de valider leur formation. A terme, cela risque de pénaliser grandement les associations et de voir se restreindre le nombre de personnels qualifiés. Sans parler, bien sûr, des désavantages causés pour les personnes en attente de services. " SOURCE : http://www.vonews.fr/article_3179
06:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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18.04.2008
Travail social et stages : une marche pour rencontrer Xavier Bertrand
Mercredi 16 avril 2008, une vingtaine d’étudiants du collectif des Travailleurs Sociaux en Formation (TSF) du grand Nord ont entamé une marche de protestation de 15 jours entre Lille et Paris. Objectif : alerter les pouvoirs publics et trouver une solution au problème de la gratification des stages des formations du secteur social.
Un décret aux effets pervers
Depuis l’application du décret du 31 janvier 2008, qui oblige les employeurs à gratifier les étudiants effectuant des stages conventionnés de plus de trois mois, les étudiants du secteur social voient leurs demandes de stages refusées et les stages en cours suspendus : le secteur associatif, qui accueille une grande partie des stagiaires de la filière sociale, n’a tout simplement pas les moyens de gratifier ces stages. « Nous sommes favorables à ce décret, qui constitue une avancée importante pour les étudiants, explique Flore Martin-Caillard, future éducatrice de jeunes enfants et marcheuse du collectif TSF. Malheureusement, les modalités d’application de ce décret ne sont pas transposables au secteur associatif. Nous demandons donc aux pouvoirs publics de débloquer des fonds pour financer les stages en milieu associatif. »
Le collectif TSF souhaite également que la gratification des stages concerne tous les stagiaires, quel que soit le niveau du diplôme. « Contrairement aux futurs assistants de service social et aux éducateurs de jeunes enfants, les moniteurs éducateurs ne peuvent pas prétendre à cette gratification, au motif qu’il s’agit d’un diplôme de niveau IV. Pourtant, eux aussi sont concernés par la précarité », souligne Flore Martin-Caillard.
Mobilisation Nationale
Les futurs travailleurs sociaux du grand Nord ne sont pas les seuls à se mobiliser autour de la question de la gratification des stages des formations du secteur social. Des actions sont en cours à Paris, Grenoble, Perpignan, etc. Une coordination nationale se déroulera le 25 avril prochain à Limoges : elle devrait permettre de fédérer l’ensemble des actions locales, donnant ainsi une ampleur nationale au mouvement. Le 30 avril, jour de l’arrivée des marcheurs du grand Nord à Paris, des manifestations de travailleurs sociaux en formation auront également lieu dans plusieurs grandes villes en France. La balle sera alors dans le camp du ministre du travail, de la santé et de la solidarité Xavier Bertrand, que Flore Martin-Caillard et ses collègues demanderont à rencontrer.
Patricia Holl pour EDUC.PROS
09:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : travailleurs sociaux en formation, collectif TSF, gratification des stages, moniteurs éducateurs, secteur associatif, filière sociale |
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14.04.2008
334 KM DE MARCHE POUR RENCONTRER XAVIER BERTRAND !
Communiqué : Le 16 avril 2008 débute une marche de 15 jours entre Lille et Paris pour trouver une issue au problème de la gratification des stages dans les formations du social.
Suite à l’application du décret du 31 janvier 2008 relatif à la gratification des stagiaires, les stages d’un grand nombre de travailleurs sociaux en formation sont refusés ou suspendus faute de moyens dans le secteur associatif. Le fait de ne pouvoir effectuer ces stages remet en question l’obtention de leur diplôme. Les formations concernées par ce décret sont les assistants de service social (ASS), les éducateurs de jeunes enfants (EJE), les éducateurs spécialisés (ES), les éducateurs techniques spécialisés (ETS) et les Conseillers en économie sociale et familiale (CESF).
Depuis début mars, les travailleurs sociaux en formation se sont mobilisés dans toutes les régions de France pour lutter contre le danger de ne pouvoir valider leur diplôme d’Etat.
* Pour plus d’informations voir sur : www.tsfactifs.forumpro.fr
C’est dans la continuité des actions menées qu’une vingtaine de travailleurs sociaux en formation engageront une marche de protestation partant de la préfecture de Lille et allant jusqu’à Paris du 16 au 30 avril 2008.
Le but de cette marche est d’aller à la rencontre des élus locaux, des divers travailleurs sociaux, des étudiants et de la population afin d’informer et de mobiliser le plus de gens à notre action. Nous souhaitons faire étape dans les grandes agglomérations du Nord de la France telles que Lens, Arras, Amiens, Beauvais, Pontoise, Paris….
Chaque étape sera l’occasion d’une action (concert, rencontre d’élus, mise en place d’actions locales…) et d’une manifestation nationale le 30 avril lors de l’arrivée à PARIS.
La finalité de ce projet est l’arrivée à Paris pour rencontrer le ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, Mr Bertrand Xavier, et assister à une session de l’Assemblée Nationale afin de rencontrer et sensibiliser nos députés et de leur exposer nos revendications :
* Permettre l’application de ce décret par le déblocage des fonds par les Pouvoirs Publics.
* Gratifier les stagiaires par l’intermédiaire des centres de formation afin de favoriser l’égalité d’accès aux lieux de stages malgré les différents statuts.
* Harmoniser l’application de ce décret à tous les travailleurs sociaux en formation ainsi qu’aux secteurs public comme privé.
La marche débutera
Mercredi 16 avril 2008
à 10h00
Place de la république à Lille.
Le collectif des travailleurs sociaux en formation (TSF) du grand Nord mailto:collectif.tsf@gmail.com
17:18 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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