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20.11.2011

Voulez-vous nous aider à mourir plus vite ?

AVL, accès vers le logement pour tous... Quel cynisme dans ce gouvernement qui ne cesse de faire des annonces toutes plus criminelles les unes que les autres.

Le PARSA a été pondu sans les moyens indispensables pour un accueil inconditionnel bla bla bla, la loi DALO est un échec complet. Les TI prononcent des expulsions à tour de bras sans relogement effectif, la pile hebdomadaire des dossiers DALO au Tribunal administratif en est la preuve, si besoin était.

Mais bon, venant d'un type capable de faire une promesse sur un sujet aussi grave ... "je veux si je suis élu que plus personne ne dorme à la rue" ...
De plus les associations ferment de plus en plus les lieux d'hébergement collectif pour se diriger vers le "logement éclaté" ça coûte moins cher. Les personnes "élues" sont triées sur le volet. Il faut des gens proches de l'emploi, proches de la sortie "vers le haut". C'est bon pour les quotas, bon pour les subventions. Et la FNARS dans tout ça ? Elle participe à des colloques et entasse les rapports inutiles.

Les plus fragiles d'entre nous sont totalement abandonnés.

D'ailleurs cet hiver ils n'auront même pas d'hébergement, ils sont "oubliés" du plan hivernal (*). Et lorsqu'il fera -10° la Préfecture lâchera quelques nuitées d'hôtel.

Vous avez bien lu, voilà le projet planqué dans les cartons que les gentilles associations ont semble t-il accepté, comme le reste.

Rien de pérenne donc et tout se calculera sur les températures. C'est-à-dire que dès qu'elles baisseront les nuitées disparaîtront.

Celui qui a eu cette idée de génie pour faire semblant de nous maintenir en survie et donner bonne conscience à tous, sait-il qu'à Strasbourg pendant le marché de Noël les hôtels sont complets ?

Écoutez, la vérité est celle-là nous sommes des centaines condamnés à mourir à petit feu. Alors, je ne vois plus que ça comme solution : Voulez-vous nous aider à mourir plus vite ?

Les parkings, les portes-cochères, les caves sont protégés, la ville n'achète que du mobilier urbain "anti-clochards", la vidéo que vous appréciez tant sert à nous chasser, même les abris bus nous sont interdits alors qu'ils ne protègent que du vent.

De plus en plus de riverains se montent en association pour nous chasser des parcs, sans s'inquiéter du sort qui nous est réservé.

Alors, je vous repose la question, Voulez-vous nous aider à mourir plus vite, parce que là, ça va être trop long, trop douloureux.

Collectif SDF Alsace "Indigné"

(*) PLAN HIVERNAL PRÉVU À STRASBOURG

Contrairement à d'autres régions il n'est pas encore déclenché. Les températures sont pourtant descendues à 0, -1°. Une brume humide persiste, elle s'infiltre partout. L'impression est glaciale, paralysante.

Mais il faudra attendre -5 ou -10° pour :

• 260 places réservées exclusivement aux familles avec enfants ;

• 80 à 90 places supplémentaires pour les demandeurs d'asile, là aussi exclusivement les familles avec enfants ;

• Peut-être quelques places pour les femmes ;

Rien pour les couples sans enfants, rien pour les personnes seules (les isolés).

Et puis ce projet immonde qui consistera à filer d'improbables nuitées à l'hôtel...

15.01.2011

L'UMP et le Panier du pauvre

je découvre avec stupeur la nouvelle idée de Frédéric Lefebvre UMP "le panier du pauvre". Personne pour réagir à cela? Personne pour y voir un désaveu, un aveu d'échec?

"je souhaite obtenir des distributeurs la mise en place d'un panier de première nécessité, avec une viande, un poisson, un fruit, un légume, un laitage, pour que les consommateurs les plus modestes puissent manger équilibré et à un coût raisonnable".

‎3 millions de paniers au minimum ! à quelle cadence? un pauvre est-ce que ça doit manger "équilibré à un cout raisonnable" tous les jours, une fois par semaine? Et les distributeurs qui sont-ils, que disent-ils?

et tous ceux qui tentent de survivre à la rue comment feront-ils ?

ce panier est une insulte de plus, l'acceptation d'une régression sociale supplémentaire ; le travailleur pauvre et son panier utopique...

Réveillez-vous, exprimez-vous... (MM)

23.07.2010

Nous sommes les SANS ! Sans parti, sans syndicat, sans logement, sans emploi, sans santé, sans écoute MAIS PAS SANS VOIX. LE 07 SEPTEMBRE TOUS DANS LES RUES

LA TARTUFFERIE UMP DU JOUR : Wauquiez : Pôle emploi va consulter les chômeurs

10:44 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, pôle emploi, wauquiez, chômage, retraites, chômeurs | | |  Facebook

07.09.2009

Interdite ! La Marche des SDF vers l’université d’été des jeunes UMP a été interdite

Interdite ! La Marche des SDF vers l’université d’été des jeunes UMP a été interdite. Dax : C’est avec deux heures et demi de retard qu’un petit groupe d’une quinzaine de personnes a démarré, depuis le campement du pont des arènes, la marche revendicative en direction de Seignosse Le Penon et de l’université d’été des jeunes de l’UMP. Après un court arrêt au forum associatif de Saint Paul les Dax, c’est par l’avenue de la Résistance que les sept plus motivés ont prit la route sous un soleil de plomb, quatre autres étant dans le véhicule « d’assistance ». Un fourgon d’appui les attendait 15 kilomètres devant. Au bout de dix kilomètres, première intervention de la gendarmerie en voiture banalisée accompagnée de deux motos : vérifications d’identités, explications (la marche était déclarée la veille à la Préfecture), puis conseils pour notre sécurité. Tous équipés de gilets et de fanions, les marcheurs reprirent la route. Quatre kilomètres plus loin, sur l’aire de la première halte prévue par les marcheurs, ce sont deux motards, deux voitures et un fourgon de gendarmerie qui les attendaient. Le contrôle allait porter sur les deux véhicules d’assistances (en règle). Cette fois les gendarmes ont clairement signifié les (...)

30.10.2008

SRU: sanctions financières atténuées ?

Le gouvernement déposera un amendement visant à "atténuer" les sanctions financières des communes qui ne disposent pas de 20% de logements sociaux mais qui s'engagent dans des programme d'accession à la propriété, a annoncé aujourd'hui le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé.

Cette décision, arbitrée hier à l'Elysée au terme de plusieurs réunions au sein de la majorité, devrait permettre de surmonter le désaveu infligé au gouvernement par les sénateurs qui ont refusé d'intégrer l'accession sociale à la propriété au calcul des 20% de logements sociaux comme le proposait le gouvernement.

"Le gouvernement déposera un amendement" lors du débat à l'Assemblée du projet de projet de loi de Christine Boutin, a annoncé M. Copé. Selon lui, le dispositif prévoit de "conserver le principe (du) seuil de 20% de logements sociaux, avec des pénalités pour (les villes) qui sont en-dessous du seuil de 20%".

"Néanmoins, cette pénalité serait atténuée si les maires concernés faisaient de l'accession sociale à la propriété". Le texte, adopté mercredi dernier par les sénateurs, sera examiné en décembre à l'Assemblée.

Le gouvernement a déclaré l'urgence sur ce texte, ce qui implique une seule lecture dans chacune des deux chambres.

SOURCE LE FIGARO

07:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loi sru, boutin, france, logement, ump, logement social | | |  Facebook

18.08.2008

La gazette de LA GAUCHE CACTUS est sortie

Sur notre site http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/ le numero 72 (aout) de Réchauffer la Banquise, la gazette pour tropicaliser la gauche congelée. Et tous les articles au sommaire :

- Orient en larmes, Mer Noire en feu, Pékin en fête (guindée), par Joao Silveirinho (édito)
- L'impolitique et le bien commun, par Jacques Broda
- Je veux être réalisateur - Quoi ? Ah, tu veux dire comme Youssef Chahine ?, par Amir Ramses
- Chahine, Amir Ramses, l’Egypte, l Oum ed donia, par Florence Bray
- Le cinquantenaire de la constitution de la Vème République : la reforme Lang-Sarkozy, par Gérard Belorgey
- La gauche et le pouvoir : éléments de réflexion, par Jean-Luc Gonneau
- Une espèce en voie d'extinction : les socialistes, par Jacques-Robert Simon
- Barbara Bouley fait (bien) du cinéma, par Jean-Luc Gonneau
- Les chroniques du sarkozysme et autres, par Jacques Franck
- Marina Petrella : Justice ou Vengeance ? par Jean-Michel Arberet

Bonnes lectures
Jean-Luc Gonneau

et n oubliez pas, si vous passez par la Bretagne les 21 et 22 aout

2e RENCONTRES DE VENTS D'OUEST A LORIENT

avec MARIE GEORGE BUFFET, FRANCOIS DELAPIERRE, JEAN-CLAUDE GAYSSOT, DANIEL GILLES, THIERRY GOYET, JEAN-LUC GONNEAU, BENOIT HAMON, MARYLISE LEBRANCHU, JEAN-YVES LE DRIAN, JEAN-CHRISTOPHE LE DUIGOU, CHRISTIAN PICQUET, MICHEL ROLLAND, FRANCIS WURTZ
Contact et renseignements : Corinne (06 77 51 75 90) ou François (06 07 24 25 75)

07:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche cactus, sarkosysme, la gauche, ps, ump, france, régression | | |  Facebook

08.07.2008

La Caisse des dépôts va changer de stratégie... et de patron

sous l'impulsion de SARKOZY...

Par Laurent Mauduit - Mediapart.fr

Plongée dans des turbulences sans fin depuis plusieurs mois, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) pourrait connaître dans les prochains mois une nouvelle crise avec l'éviction probable de son directeur général, Augustin de Romanet. Selon de très bonnes sources, recueillies par Mediapart, l'Elysée envisage en effet de prendre prétexte de la réforme de la gouvernance de l'institution et de sa transformation en un fonds souverain, pour mettre à sa tête un nouveau patron.

En théorie, l'Elysée n'a pas les moyens de pousser sur la touche l'actuel patron de la CDC. Même si l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée a été nommé par Jacques Chirac au poste de directeur général de la très puissante institution financière juste avant l'élection présidentielle -ce qui a été, à l'époque, vivement critiqué-, il est maintenant quasi inamovible pendant cinq ans. Et la CDC occupe une place singulière : statutairement, elle est placée sous la tutelle non pas du pouvoir exécutif mais du Parlement

Pourtant, l'Elysée a bien l'intention de passer outre et de mettre dans la place un proche du chef de l'Etat. La loi dite de modernisation de l'économie, qui sera bientôt entérinée par le Parlement, prévoit une modification des règles de gouvernance de la CDC et un élargissement de sa Commission de surveillance. L'Elysée pourrait donc prendre prétexte de ces modifications pour changer, à la fin de l'été, le patron de la maison.

Parmi les noms envisagés par la présidence pour diriger la CDC - dont tous n'ont pas encore fait l'objet de démarches d'approche -, l'un d'eux revient avec insistance, celui de Pierre Mariani. Ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à l'époque où il était ministre du budget (1993-1993), l'intéressé est aujourd'hui l'un des «barons» de BNP Paribas, dont il dirige la division «services financiers et banque de détail à l'international». Ami et confident du chef de l'Etat de très longue date, il a, dans les coulisses, joué un rôle important dans la confection du programme économique du président de l'UMP pendant la campagne présidentielle. Il n'est pas sûr pourtant que l'intéressé accepte de délaisser son métier de banquier pour revenir dans l'orbite publique, même si Nicolas Sarkozy le lui demande. Auquel cas, le choix devra se porter sur un autre postulant.

Transformation de la CDC en fonds souverain

Ce mouvement, s'il se confirme, constituera une nouvelle secousse pour la caisse, qui en a connu beaucoup ces derniers temps. Augustin de Romanet, lui-même, en a suscité de nombreuses. Multipliant depuis un an les embauches de cadres proches de Jacques Chirac, il a même demandé à l'Elysée -et obtenu- la tête de son numéro deux, Dominique Marcel, l'ancien directeur adjoint du cabinet de Lionel Jospin à Matignon. Le piquant de l'histoire, c'est qu'Augustin de Romanet risque d'être envoyé à la tête de l'une des principales filiales de la caisse, la CNP ; poste qu'il a refusé, sur ordre, de confier à Dominique Marcel, sans savoir qu'il lui était à son insu... réservé.

Si Nicolas Sarkozy envisage ce jeu de chaises musicales, c'est pour transformer les missions de la CDC. Lors de son voyage au Creusot, le 3 juillet, le chef de l'Etat l'a dit clairement : « J'ai bien l'intention de faire de la Caisse des dépôts et consignations un fonds souverain.» Le projet présidentiel, dont le détail n'est pas connu, soulève de nombreuses interrogations. Car si le but est de permettre à un organisme public ou para public français de disposer d'une force de frappe financière sinon équivalente aux grands fonds souverains arabes ou asiatiques, la CDC n'y suffirait pas. Il faudrait envisager de constituer un fonds beaucoup plus large, regroupant par exemple - c'est l'idée du socialiste Laurent Fabius - la CDC et le Fonds de réserve des retraites ; et y adosser d'autres alliés, telle la CNP.

Or, à l'évidence, on n'en prend pas le chemin. Le Fonds de réserve des retraites (FRR) gère avec précaution les actifs qui lui sont confiés. Et de surcroît, l'Etat a cessé depuis longtemps de lui apporter des recettes importantes, comme celles générées par les privatisations. L'idée d'abord lancée par Edouard Balladur puis reprise par la gauche de faire du FRR une immense puissance financière est depuis longtemps en déshérence. Par ailleurs, le petit milieu des banquiers d'affaires murmure depuis plusieurs mois qu'un projet de privatisation de la CNP verra tôt ou tard le jour ; et que la puissance publique y est favorable.

Soupçons de connivence
Alors, que pourrait être ce fonds souverains français, si sa puissance financière est limitée ? Les interrogations que suscite le projet élyséen sont d'autant plus fortes qu'au cours des dernières années, la Caisse des dépôts, sous la houlette de l'ancien directeur général, Francis Mayer, décédé en décembre 2006, et de son numéro deux, Dominique Marcel, était sortie de sa politique traditionnelle de neutralité, et avait choisi de devenir un investisseur beaucoup plus actif dans le capital des firmes françaises, allant jusqu'à participer aux organes de surveillance des entreprises. Ce changement de stratégie était intervenu bien avant que les politiques, de gauche comme de droite, ne se saisissent de nouveau de ce débat sur le rôle et l'utilité de la CDC.

On en connaît le résultat : la CDC est ainsi devenue un acteur clef du CAC 40, au travers notamment de Dexia (où elle contrôle près de 14% du capital avec CNP et compte deux administrateurs), dans Veolia (11% du capital et un administrateur), dans Schneider (7% et un administrateur), dans Michelin (environ 5%), dans Suez (environ 4% et un administrateur), dans Saint-Gobain (près de 5% et un administrateur), dans Vivendi (près de 4,8%) ou encore dans Accor (près de 9,5% et deux administrateurs, sans parler de nombreuses entreprises non cotées comme Quick (restauration rapide) racheté à Albert Frère. Le dernier épisode est encore plus éclairant: la Caisse a volé au secours d'Eiffage et des relations franco-espagnoles en acceptant de racheter 10% du capital à l'espagnol Sacyr au-dessus du prix du marché.

Faut-il vraiment aller au-delà ? C'est ce que suggèrent les conseillers de Nicolas Sarkozy: la CDC doit délaisser au moins partiellement ses autres missions (financement du logement social ou des grandes infrastructures publiques...) pour se recentrer sur cette mission d'investisseur actif, tout à la fois pour défendre les entreprises françaises qui pourraient être des proies, mais aussi dans le cadre d'une stratégie offensive. Pour investir dans le nucléaire ou d'autres secteurs stratégiques...

Mais si tel est le cas, pourquoi n'avoir pas inscrit le projet dans la loi de modernisation de l'économie, au lieu de se limiter à une simple réforme de la gouvernance de la CDC ? Pourquoi n'avoir pas saisi l'occasion pour lancer un débat public sur les missions de la CDC ? On devine le procès que la gauche ne manquera pas d'instruire contre cette manière de faire : alors que l'affaire EADS fait toujours des vagues, Nicolas Sarkozy veut mettre un de ses hommes à la tête de la plus puissante institution financière française, pour une politique dont les objectifs semblent mal définis, ou entâchée de soupçons de connivence et de renvois d'ascenseur.

10:14 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : caisse des dépôts, sarkosy, france, cdc, ump, ps | | |  Facebook

26.06.2008

La Direction des Affaires Criminelles voit des terroristes partout

« Il y a de la méthode dans leur folie » Hamlet

Le 13 juin dernier la Direction des affaires criminelles et des grâces du Ministère de la Justice a publié une note à destination des parquets afin de faire face à « la multiplication d'actions violentes commises sur différents points du territoire national susceptibles d'être attribuées - ça n'est donc même pas sûr - à la mouvance anarcho autonome», notion dont il convient
d'observer l'absence de contours précis. On y apprend que, «outre des inscriptions sur des bâtiments publics (en clair, des tags), cette mouvance s'est manifestée par la commission d'actions violentes en différents points du territoire national au préjudice de l'Etat et de ses institutions » et que « c'est aussi à l'occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d'étrangers en situation irrégulière (nous y voilà) que ses membres s'expriment, parfois avec violence ».
Le zèle développé à cette occasion par la Chancellerie prêterait presque à sourire s'il n'était ensuite demandé aux magistrats « d'informer dans les plus brefs délais la section anti-terroriste du parquet de Paris pour apprécier de manière concertée l'opportunité d'un dessaisissement à son profit» et, par voie de conséquence, de permettre une extension quasi illimitée d'une législation d'exception.
Cette manière de procéder devrait ainsi permettre, au prétexte bien commode et très consensuel de lutte contre le terrorisme de renforcer la répression à l'encontre des différents acteurs du mouvement social.

A n'en pas douter, la philosophie générale de cette note singulière est à rapprocher des propos récemment tenus par le porte-parole de l'UMP à l'encontre du Réseau Education Sans Frontières et autres collectifs « faiseurs de provocations» et «semeurs de désordre » qui - bientôt suspects d'appartenir à cette fameuse « mouvance anarcho autonome » - pourront bénéficier d'un traitement judiciaire de faveur.
Le Syndicat de la magistrature dénonce avec force ce procédé et invite les magistrats à faire preuve du plus grand discernement dans la mise en oeuvre de cette scandaleuse dépêche.

13:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : resf, ump, syndicat de la magistrature | | |  Facebook

19.06.2008

A.D.R. mouvement pour un monde plus juste

ces petits riens qui me gonflent ce n’est pas le coût c’est le principe.

L’Assemblée rend obligatoire l’installation de détecteurs, à la charge des locataires.(en même temps toujours sur le même principe gilet plus triangle pour la bagnole, l'état vous protège à vos frais mais les industriels pas de petits profits combien leur rapportent ces deux obligations?)

Cette proposition de loi a en effet été adoptée hier en seconde lecture par l’Assemblée. Les débats ont montré un consensus : l’UMP a voté pour, le PS s’est abstenu.(j’aurai préféré qu’il vote contre mais bon, du PS je n’attend plus rien depuis longtemps)

En revanche si je conçois volontiers que cinq cents morts peuvent être évités et que cette installation peut partir d’une bonne intention, il est apparu sur la question de la prise en charge du coût de l’appareil. Le texte sorti de l’Assemblée nationale stipule que c’est l’occupant du logement qui sera tenu d’installer le détecteur de fumée. Ce qui veut dire que les locataires devront payer pour leur installation. Cela «pose un réel problème pour les locataires modestes», hé oui toujours les mêmes. Un argument que relativise le député UMP du Territoire de Belfort Damien Meslot, co-auteur de la proposition de loi avec Pierre Morange (UMP, Yvelines). «Un détecteur de fumée coûte en moyenne 15 euros et ne nécessite pas de frais d’installation. Ça se fixe au plafond avec deux vis», fait valoir le député .

Mais, selon nos informations, l’USH (Union sociale pour l’habitat) qui regroupe les organismes de HLM (4 millions de logements) comme l’UNPI (Union nationale de la propriété immobilière) qui représente les bailleurs privés (5 millions de logements) ont fait pression pour que la charge des détecteurs incombe à leurs locataires.

il est désormais indéniable que le PS et l'UMP sont unis a la contribution d'un système qui contribue à notre perte car leurs fantasmes à propos du thème de l'insécurité dans ses grandes largeurs quand vont ils nous imposé pour nous prémunir contre leurs conneries qui nous placent en état d‘insécurité permanente ( OGM, farine animales, amiante, pesticides, insécurité sociale, insécurité terroriste, etc....) on fait payer 15 € à tous les ménages de France ? 300 millions qui tombent dans la poche des fabricants, en voilà qui vont se frotter les mains ! Et puis, c'est pas tout de la détecter, la fumée, mais il faut réagir... Rendons bien vite les extincteurs obligatoires ! Sur le budget d'un RMIste, d’un chômeur , d’un retraité ou d’un smicard ça va faire super, l'extincteur et sa vérification annuelle, on a oublier dans le texte de savoir si cela était aussi obligatoire chez les propriétaires.

Alors je vous invite a envoyer un petit mail sympathique a nos deux députés qui doivent sans aucun doute dans cette histoire des intérêts non avoués, voici leurs adresses et le mail que je leur ai envoyé, cela leur fait toujours plaisir de se savoir entendu.

damien.meslot@wanadoo.fr

pierre.morange@noos.fr

combien avez vous touché pour faire passer la loi qui porte votre nom? Et ou est le texte sur votre site c'est la page blanche? MAIS surtout pourquoi à la charge du locataire, vous avez peur que vos amis qui encaissent les loyers soit démunis? si ils doivent perdre ces 15€uros sur un mois? PAR CONTRE, vous n'êtes pas trop alarmé par le fait que 15 €uros pour celui qui travaille au SMIC et a qui une fois tous les frais enlevés sur son salaire n'a plus que 100 ou 120 €uros pour s'alimenter se vêtir, non celui là n'a rien a craindre ces 15 €uros, ce n'est jamais que trois ou quatre jours de nourritures

mais vous avez a raison continuez a mépriser le peuple car celui ci vous le rendra un jour. Monsieur le Député recevez mon mépris.

06:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : détecteurs de fumée, france, ump, ps, locataires, hlm, social | | |  Facebook

12.06.2008

LES DÉPUTÉS UMP ET NOUVEAU CENTRE ONT VOTÉ POUR LA MORT DU LOGEMENT SOCIAL ET LA FIN DU DROIT AU COMPTE

L'Assemblée vote la généralisation du livret A

Reuters

Les députés, qui poursuivaient mercredi l'examen du projet de loi de modernisation de l'économie (LME), ont adopté les dispositions relatives à la réforme du livret A.

L'Assemblée a adopté l'article du projet de loi qui, répondant à une décision de la commission européenne de mai 2007, prévoit de généraliser la distribution du livret A à toutes les banques.

Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour. Les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la gauche démocrate et républicaine (GDR) on vote contre, estimant que cette réforme "menace le financement du logement social".

Les députés ont adopté plusieurs dispositions de la commission des Finances qui visent à mieux encadrer le dispositif comme l'amendement qui prévoit que les sommes collectées au titre du livret A et non centralisées à la Caisse des dépôts et consignations soient affectées au financement des PME.

Le livret A, qui est né le 22 mai 1818 avec la création de la Caisse d'épargne de Paris, était jusqu'ici distribué par la Caisse d'épargne et la Banque postale, le Crédit mutuel distribuant depuis décembre 1975 le livret bleu.

Selon un rapport de la commission des Finances de l'Assemblée, le livret A -et son frère jumeau le livret bleu- demeure le produit d'épargne préféré des Français du fait de ses nombreux attraits (défiscalisation, hauteur du plafond de dépôt etc.).

Aussi compte-t-on aujourd'hui 45 millions de détenteurs de livret A ou bleu et en mars 2008, les encours du livret A atteignaient 124,7 milliards d'euros, soit 7,9% de hausse en un an, tandis que ceux du livret bleu atteignaient 21,7 milliards d'euros.

Le principe de l'affectation des sommes collectées au titre du livret A au financement du logement social s'est confirmé au cours des décennies, et notamment au lendemain de la seconde Guerre mondiale, en même temps que la Caisse des dépôts se voyait confier des responsabilités pour gérer ces sommes.

Dans la soirée, l'Assemblée devait engager l'examen du titre II du projet de loi -"mobiliser la concurrence comme nouveau levier de croissance" qui comporte notamment des mesures concernant l'urbanisme commercial.

Comme celle qui porte de 300 à 1.000 mètres carrés le seuil de déclenchement de la procédure d'autorisation d'implantation de nouvelles grandes surfaces.

L'examen de ce texte devrait s'achever au plus tard lundi prochain, l'Assemblée devant se prononcer par un vote solennel mardi prochain sur l'ensemble de ce projet de loi que le Sénat examinera à son tour à partir du 30 juin.

Emile Picy, édité par Pascal Liétout

10:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, nc, france, sarkosy, ultra libÉralisme, livret a, hlm | | |  Facebook

07.06.2008

Millau donne la recette du « fauchage légal » d'OGM

http://www.ladepeche.fr/article/2008/06/03/457499-Millau-...

Arrêté municipal. Guy Durand, le maire (PS), explique à qui veut comment il faut procéder.

Millau donne la recette du « fauchage légal » d'OGM

Guy Durand, le nouveau maire (PS) de Millau, a présenté, hier, à la faveur d'une conférence de presse, l'arrêté municipal « portant interdiction de la culture des organismes génétiquement modifiés ».
La dite culture est donc bannie, « sur tout le territoire de la commune », « pour l'année en cours », soit jusqu'au 31 décembre 2008. Sur ce caractère provisoire de l'arrêté, le premier magistrat et juriste précise que le droit exclut en effet « une interdiction générale et absolue puisque le principe est la liberté et que la mesure adoptée en vertu du pouvoir de police constitue l'exception. » En clair, un nouvel arrêté devra être pris pour interdire les cultures d'OGM en 2009 et ainsi de suite.
Il est patent que l'élu et le politique à la fois veulent utiliser le symbole qu'est Millau, cité popularisée par le combat du Larzac et, plus récemment, par le « démontage » du Mc Do par José Bové et ses amis - action qui a fait le tour du monde -, pour faire prospérer la lutte contre les OGM.
groupons-nous et demain…
Plus précisément, Guy Durand et la nouvelle majorité municipale font tout afin de faire savoir au plus grand nombre de communes les moyens de mettre des bâtons dans les roues aux OGM, d'opérer ce que le maire de la sous-préfecture du sud Aveyron appelle « un fauchage légal ». Les maires et élus municipaux que démange l'idée de proscrire les cultures OGM du territoire communal peuvent en clair se référer à l'arrêté municipal millavois. Les « vu » et « considérant » s'y succèdent, déroulant les textes qui fondent l'arrêté : préambule de la constitution « selon lequel la Nation garantit à tous la protection de la santé », Charte de l'environnement de 2004, articles du Code général des collectivités territoriales chargeant « le maire de prévenir, par des précautions convenables, les pollutions de toute nature », jurisprudences de la Cour de justice des communautés européennes et du Conseil d'état, etc.
Pour Guy Durand, il « suffit de se doter des moyens juridiques » ad hoc pour interdire les cultures OGM sur une commune. Et de confier communiquer bien volontiers à ceux qui en font ou feront la demande, copie de la délibération et de l'arrêté millavois. Le maire, qui espère que l'exemple fera « tache d'huile » comme le lui laissent à penser les nombreux mails et contacts alors qu'un « réseau des villes propres » est en gestation, insiste cependant sur la nécessité de légaliser l'arrêté en invoquant des « circonstances locales ». Millau met ainsi en avant un classement en zone Natura 2000, la fabrication de fromages AOC, l'appartenance au parc naturel régional des grands causses… Bref, il appartient à chaque commune désireuse de mettre en œuvre un fauchage légal d'adapter l'arrêté au contexte du cru.
Publié le 03 juin 2008 à 10h01 | Auteur :J.-P.L.

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02.06.2008

Que s’est-il donc passé le 6 mai 2007 ?

Une autre histoire de la présidentielle

Moins d’un an après la nette victoire de M. Nicolas Sarkozy, les Français ont massivement accordé leurs suffrages aux candidats de gauche lors des municipales de mars 2008. Les électeurs seraient-ils versatiles ? Faut-il désespérer de la démocratie ? Une relecture des événements conduisant à la présidentielle de 2007 fait apparaître d’autres éléments d’explication. Ils éclairent les dysfonctionnements d’un système politique à bout de souffle, qui ne sait plus représenter la réalité de la société.
Par Anne-Cécile Robert

À lire sur le MONDE DIPLOMATIQUE

09:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkosy, royal, ump, ps | | |  Facebook

MONSANTO POURRAIT REMERCIER L'UMP !

Reçu de "Michel la fourmi"
Comme quoi il y a bien un système qu'on nomme ultra capitalisme où ça paie de polluer les cerveaux, les reins et les champs, d¹apporter le cancer via les PCB, d'inonder le Vietnam de l'agent orange, d¹acheter les chercheurs et le silence de la FDA (agence gouvernementale US de mise sur le marché) et 90% des OGM et avec de vendre du Roundup (glyphosate).

Et de vendre cette hormone transgénique de croissance bovine qui fait pisser 20% de lait en plus aux vaches US traitées...mais qui, selon une étude (MM R p 113) a provoqué un accroissement du taux de cancers du sein aux USA de plus 55% entre 94 et 2002 parmi les femmes de plus de 50 ans.

Elle est pas belle la vie des riches actionnaires ?

"Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre un dollar de business" Monsanto 16-2-70
Et dire que le Rhône est pourri de PCB et qu'on en a pour 50 ans ou plus de cancers induits
Bon, faudrait-y pas qu'on en finisse ?

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Après l'émission d'ARTE
Lire Marie Monique ROBIN
"Monsanto : une multinationale qui vous veut du bien"
Arte La découverte - 20 euros
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OGM et herbicide, produits phares de Monsanto qui double son bénéfice
LEMONDE.FR avec AFP et AP

Au deuxième trimestre de son exercice décalé 2007-2008, le groupe agrochimique américain Monsanto a enregistré un bénéfice net plus que doublé par rapport à l'année précédente. Il atteint 1,129 milliard de dollars (723,5 millions d'euros), en hausse de 107 %, explique le groupe dans un communiqué diffusé mercredi 2 avril.

De fait, l'an passé, le bénéfice de l'entreprise s'élevait à 543 millions de dollars (348 millions d'euros).

Le bénéfice par action s'affiche à 2,02 dollars (1,29 euro), nettement plus que les prévisions des analystes. Un expert de Thomson Financial estimait par exemple que l'action devait être valorisée à 1,72 dollar (1,10 euro). Au total, le chiffre d'affaires du groupe américain est en hausse de 44 %, à 3,779 milliards de dollars.

L'entreprise, située à Saint Louis, dans le Missouri, explique ses résultats par une forte demande de ses semences génétiquement modifiées, ainsi que par ses herbicides.

"La performance de notre activité semences nous met sur la voie d'une nouvelle année exceptionnelle", a déclaré son PDG, Hugh Grant.

Les bénéfices de cette activité, qui représente les deux tiers du chiffre d'affaires de Monsanto, ont progressé de 36 % au deuxième trimestre.

ESSOR DES MARCHÉS AMÉRICAIN ET BRÉSILIEN
Les semences génétiquement modifiées ont été particulièrement utilisées aux Etats-Unis et au Brésil. La demande de l'autre grande famille de produits du groupe, l'herbicide glyphosate, affiche une croissance encore supérieure à celle des semences génétiquement modifiées, avec un bénéfice triplé et des ventes presque doublées.

Le groupe américain se montre également optimiste pour les mois à venir.

Monsanto prévoit que les deuxième et troisième trimestres seront les "principaux moteurs" des résultats annuels, précisant que "le quatrième trimestre se solde souvent par une perte", du fait de la saisonnalité de l'activité agricole.

Le marché a toutefois fraîchement accueilli la publication des résultats : l'action Monsanto a abandonné 1,28 % vers 14 h 50 (heure de Paris) dans les échanges électroniques, préalables à l'ouverture de la Bourse de New York.

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2...

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12.05.2008

Groupe Caisse d'Epargne: 4.500 postes supprimés d'ici 2012

<em><strong>Une communication des Caisses d'épargne un samedi en fin d'après-midi
durant un week-end de 3 jours quand les syndicats reprennent leur activité mardi prochain : la grande classe ...</strong></em>
 
Groupe Caisse d'Epargne: 4.500 postes supprimés d'ici 2012
PARIS (AFP) — Le groupe Caisse d'Epargne va supprimer 4.500 postes d'ici 2012, a-t-on appris samedi auprès d'une porte-parole de la direction, qui a précisé que cette restructuration se fera "sans aucun départ contraint".

"Il n'y a pas de licenciements prévus, pas de plan de suppression d'emplois", a déclaré la porte-parole à l'AFP, confirmant une information parue dans le Figaro économique samedi. "Cela se fera par la gestion des départs naturels et la favorisation de la mobilité fonctionnelle, des fonctions de siège aux fonctions commerciales", a-t-elle précisé.

L'annonce a été faite aux représentants du personnel mercredi lors d'un comité de groupe.

"Tout cela participe d'un projet mis en oeuvre depuis plusieurs années pour renforcer notre efficacité, qui s'est déjà traduit par des fusions de caisses (de 26 Caisses d'Epargne à 21, ndlr), par une informatique unique que nous aurons d'ici à 2012", a souligné la porte-parole.

"Nous avions déjà annoncé ces risques de suppressions de postes, et les contraintes dues à la banalisation du Livret A sont un accélérateur de ce projet".

Le projet de loi de Modernisation de l'économie prévoit de généraliser au 1er janvier 2009 à toutes les banques la commercialisation du Livret A, réservée actuellement uniquement aux Caisses d'épargne, à la Banque postale et au Crédit Mutuel (pour le Livret Bleu).

Fin janvier, les syndicats avaient fait part de leurs inquiétudes en cas d'application "à la lettre" du rapport Camdessus, paru en décembre et préconisant une banalisation du Livret A, qui pourrait, disaient-ils à l'époque, entraîner la suppression de 4.000 emplois.

La direction du groupe a démenti que ces suppressions de postes soient motivées, comme l'affirme Le Figaro, par "une dynamique commerciale qui s'est essoufflée avec des revenus en baisse de 2%" en 2007.

"Ce chiffre de baisse de 2% du produit net bancaire ne reflète pas la dynamique commerciale, qui n'est pas en berne", a affirmé la porte-parole, soulignant que la collecte d'épargne était en hausse de 32% et les encours de crédit en hausse de 16%.

"La tendance pour le premier trimestre est encore meilleure", a-t-elle assuré.

Le groupe Caisse d'Epargne compte 52.000 salariés.

03.05.2008

La majorité traîne les pieds

LA PETITE PHRASE de Nicolas Sarkozy au cours de son émission télévisée du 24 avril, dans laquelle il regrettait de n'avoir pas toujours eu l'appui de sa majorité pour faire passer ses réformes, n'aura guère eu d'effet ! A peine revenus d'une semaine de vacances, les députés UMP se déchaînent de nouveau : contre la loi facilitant l'implantation des surfaces commerciales, contre le mode de financement du RSA (revenu de solidarité active), mais aussi et surtout contre le projet, cher au président de la République, sur la réforme des institutions. Mercredi matin, au cours d'une réunion qualifiée par les participants de « très houleuse », les députés UMP ont exigé des modifications substantielles au texte du gouvernement, certains allant jusqu'à demander (à l'instar du PS) son report à l'automne, voire son abandon.

« Il est clair que ce texte ne peut être adopté en l'état », a prévenu le patron du groupe, Jean-François Copé, à l'issue de la réunion.

Pas question, par exemple, pour les députés, de renoncer au contrôle et à l'évaluation des politiques publiques par le Parlement, disposition passée à la trappe dans le texte, qui confie cette mission à la seule Cour des comptes. Certains d'entre eux jugent que le texte est « affaibli et abâtardi » par rapport aux promesses présidentielles, aux propositions du comité Balladur, et même à l'avant-projet de loi. Quelques-uns, notamment de sensibilité gaulliste, s'opposent même à l'expression du chef de l'Etat devant les assemblées. « De nombreux députés UMP commencent à se dire qu'ils sont les dindons de la farce, et que la réforme n'est là que pour habiller la possibilité pour le président de s'exprimer devant le Parlement », affirme l'un d'entre eux.

« Son fonctionnement clanique l'isole beaucoup »

« Cette réforme pouvait encore se justifier il y a six mois, mais aujourd'hui, l'urgence, ce n'est pas le fonctionnement du Parlement, c'est le pouvoir d'achat », s'agace un autre.

Pour vaincre les réticences de ses collègues, Copé a appelé au secours Edouard Balladur, « père » de la réforme : l'ancien Premier ministre viendra la défendre devant le groupe mardi prochain. Et redira sans doute ce qu'il a fait valoir, mercredi soir en commission des Lois, à l'intention de l'opposition : « Pareille proposition de rénover les institutions est une chance à saisir. Elle risque de ne pas se représenter de sitôt si vous la rejetez. Et ce ne serait pas compris par l'opinion. »

Car, ce qui n'arrange rien à l'affaire, la gauche, dont l'abstention (au minimum) est nécessaire pour faire passer la loi, entend bien peser. Jean-Marc Ayrault, patron du groupe PS, interpellé lundi dans nos colonnes par Copé, a finalement accepté de le rencontrer. Les deux hommes se verront mardi en fin de journée. « Les choses sont en train de se débloquer, y compris avec l'opposition », veut croire Copé.

Si Sarkozy rencontre tant de difficultés dans son propre camp, c'est surtout que les parlementaires « ne lui font pas confiance », analyse un député UMP, qui enfonce le clou : « Ils ne croient pas que ses réformes marcheront, et la personnalité du président, autant que ses méthodes, les inquiète. Son fonctionnement, qui reste clanique, l'isole beaucoup. » Et il n'est pas certain que la rencontre entre le président et sa majorité, mercredi prochain, remédie à cette crise de confiance.

03.04.2008

Sarkosy-Fillon : le cynisme...

A l’instant où les Restos du cœur tirent les leçons de leur campagne 2007/2008, avec une hausse des demandes alimentaires, le Premier ministre ose qualifier le dispositif du RSA de « trop coûteux ». Ce complément de ressources destiné aux travailleurs pauvres a pour but d’accompagner l’activité professionnelle des personnes issues du RMI. Ce Revenu de Solidarité Active prévu dans la loi du 21 août 2007 devait entrer en vigueur début 2009. Le gouvernement n'évoque plus désormais que l’objectif « d’essayer de le généraliser en 2009 ». Un report sans limite d’un volet central d’une loi décrite « en faveur du travail et du pouvoir d’achat » par le gouvernement. Alors que les Restos du Cœur soulignent la hausse des demandes d’aides émanant de salariés en situation de précarité - faute de revenus suffisants - les propos de François Fillon ressemblent au mépris. Ce revirement paraît même constituer une première étape vers une politique d’austérité sociale dans le pays. Une austérité pourtant démentie ces derniers jours par le duo Sarkozy-Fillon. Après avoir distribué plusieurs milliards d’euros en août 2007 aux populations les plus fortunées avec le paquet fiscal, le gouvernement estime désormais que les Français en situation de précarité ne méritent aucune dépense publique. Après s’être engagé à prendre en compte le message des Français entre les deux tours des dernières élections, le président de la République et sa majorité UMP sont une nouvelle fois pris en flagrant délit d’imposture. Pas étonnant que cette politique économique là soit rejetée majoritairement par les Français dans les sondages.
Pierre BASTIEN pour LA MARSEILLAISE

Et comme disait Josiane Balasko, rue de la Banque à Paris : ELLE EST Où LA GAUCHE ? ELLE EST OU L'OPPOSITION ?
Et bien, nous venons de lui redonner du pouvoir avec les municipales... Que va t-elle en faire ?

06:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkosy, Fillon, Plan de rigueur, UMP, Paquet fiscal | | |  Facebook

 
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