01.08.2011
Arrêt des expulsions et plan d'urgence
Les expulsions se multiplient en plein milieu de l’été ,
tandis que les hébergement manquent:
Arrêt immédiat des expulsions et mise en place d’un plan d’urgence
L’été 2011 est marqué par une recrudescence des expulsions, sans relogement, mais aussi des expulsions sans hébergement.
Jeudi dernier le 19 rue Caillé, Paris 18e, propriété d’un particulier, insalubre, est évacué à la suite d’un arrêté du préfet de Police de Paris de péril imminent. 20 célibataires et 4 familles y logent depuis parfois 20 ans, souvent des anciens locataires.
Ce matin, l’hôtelier a mis à la porte les célibataire, d’un hôtel situé à Arcueil.
En cas de péril, l’État doit les héberger jusqu’à leur relogement. Ils ont des papiers et travaillent.
Ils rejoignent dans l’après midi le square Boucicaut, Paris 7e occupé depuis 2 semaines à Sèvre Babylone.
Samedi, une armada de policiers conduite par le Préfet de Seine Saint Denis expulse les squatters de la rue des Sorins, et s’acharne sur eux lorsqu’ils se regroupent sur une place à proximité, ou lorsqu’ils manifestent le lendemain pour exiger un relogement.
Une femme avec deux enfants en bas âge, chassée de l’hôpital Kremlin Bicêtre ou elle était accueillie depuis début Juillet échoue aujourd’hui au square Boucicaut. Elle avait été expulsée d’un hôtel d’Ivry fin juin, avec d’autres familles dont elle a perdu la trace.
De nombreuses familles du square Boucicaut sont menacées d’expulsion dans les tout prochains jours, et un premier siège de solidarité est organisé chez une des familles qui attend l’intervention de la police depuis ce matin.
Ce soir, de nombreuses familles seront à la rue, et les locaux du DAL sont désormais trop petits pour héberger tout le monde.
Nous demandons un plan d’urgence, le respect et l’application des lois :
- L’hébergement immédiat, sans condition, décent,et durable de toute personne à la rue, conformément à l’article L345-2 et suites du code de l’action sociale et des familles,
- Le relogement des prioritaires DALO, dans les délais, et un programme de rattrapage sur 6 mois pour les 20 000 prioritaire DALO non relogés en ile de France, laissés pour compte par l’Etat et le Gouvernement, dont les 300 familles du square Boucicaut
- Un grand plan de mise à disposition ou réquisition de logements et bureaux vacants appartenant aux grands propriétaires publics et privés, pour tenir ces objectif à moindre coût et dans des délais rapides.
- L’arrêt immédiat des expulsions sans relogement, la réalisation massive de logements sociaux accessibles, la baise des loyers et des charges, l’abrogation des mesures de marchandisation du logement social...
Agenda :
Nuit de lundi à mardi : Familles à la rue / répression policière ?
Mardi 2 août 12h30 : manifestation avec les salariés de l’urgence sociale, départ square Boucicaut
Du 21 au 28 août, coupe du monde de foot des sans abris, au champs de mars, les sans toit seront là pour soutenir leurs équipes et faire savoir que la situation se dégrade en France
D’autres manifestations et mobilisations tout au long du mois d’août ...
Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/
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Hébergements Alsace : Appel national à la grève le 2 août
Cette année, les fermetures de places d’hébergement , voire les fermetures d’établissements, se multiplient : à Paris, ce sont 5000 places qui ont été fermées alors que 13000 demandes n’étaient pas pourvue ; à Toulouse, des travailleurs sociaux ont ouvert des squats pour les personnes remises à la rue ; …
C’est la grande hypocrisie du programme « un logement d’abord » : les places d’hébergement sont fermées au motif que ce qui est nécessaire, c’est le logement ; c’est vrai pour une part des personnes qui sont hébergées, mais pas pour la majorité… et les places d’hébergement sont fermées alors qu’il n’y a pas de logements en nombre suffisant.
L’Alsace est relativement épargnée pour l’instant,
mais ça ne durera pas
L’année dernière le projet départemental pour l’accueil, l’hébergement et l’insertion a été rédigé : planification prévoyant, scandaleusement, 0 création de place pour les 5 années à venir, alors que plusieurs centaines de personnes toujours sont à la rue, et sans possibilité d’ajustements selon les besoins durant plusieurs années.
Cette année, les baisses de budget sont là, moins importantes en Alsace que dans d’autres régions, mais, d’ores et déjà, il y a des suppressions de postes et la DDCS met le couteau sous la gorge aux associations pour qu’elles ferment les collectifs, annonçant une année 2012 très difficile d’un point de vue budgétaire.
Démolir dans certaines régions plus que dans d’autres :
c’est une stratégie pour éviter une mobilisation nationale
NE SCIONS PAS LA BRANCHE SUR LAQUELLE NOUS SOMMES
IL FAUT ETRE SOLIDAIRE DU MOUVEMENT NATIONAL !!!
Depuis un mois, le SAMU Social de Paris, dont 25% des budgets ont été coupés, lance des grèves et des manifestations. A Lille un collectif Alerte a été créé, qui regroupe les associations et les syndicats. Les mobilisations se multiplient, le collectif Coordination Nationale des Professionnels de l’Urgence Sociale, dont l’appel national à la grève est soutenu par la FNARS, dénombre 30 départements engagés pour demain.
Il faut aussi que nous nous organisions localement :
RDV à la Maison des Syndicats le 2 août à 10 h
Dans le Bas-Rhin, un premier mouvement inter-syndical a été initié en février : il a permis de bloquer la mise en place de Paxtel, ce n’est pas rien. CGT-Mosaïque du Bas Rhin propose aux salariés et syndicats de venir faire le point et préparer les prochaines mobilisations. Nous y serons, et nous invitons chacun à s’y rendre.
Cordialement,
SDAS-FO-67 secteur Précarité.
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15.07.2011
atelier de poésie de la rue 2
Ma cavale n'a pas de fin,
Même si je suis dans un chemin,
Ce qui est tapi en moi,
Ne sera jamais effacé.
J'avance dans des impostures,
Qui cachent mes blessures.
07:12 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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atelier de poésie de la rue
Empilés, entassés jusque dans les cages d'escalier.
Je rêvai seulement d'espace.
Quand d'autres se réveillent au chant des oiseaux,
Pour moi c'est le son des chasses d'eau qui noient tous les rêves
Et des portes qui claquent ; seuls soubresauts de mon coeur
Pour aller à l'école je traversai un champ de poubelles puantes,
Flâner le nez en l'air était bien trop dangereux.
Il vaut mieux voir où tu poses les pieds, et qui tu vas croiser,
En évitant de croiser les regards.
Jusqu'à tes 10 ans, t'es relativement peinard, mais après?
Te voici une mule, un cadi, un guetteur
Ton enfance est déjà celle d'un prisonnier
Alors la prison qu'on t'a déjà raconté
Devient un moment de repos, de vacances du silence.
Jusqu'à ce que quelqu'un te montre un autre chemin
Et te donnes les moyens de voir les émotions, de les reconnaître
Et d'en faire des alliées pour construire ta vie
07:01 Publié dans Témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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14.07.2011
APPEL AU RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE. UN TOIT C’EST UN DROIT !
APPEL AU RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE
UN TOIT C’EST UN DROIT !
Les salariés du Samusocial de Paris, soutenus par de nombreuses associations, fondations et institutions d’Ile de France et de Province, des élus et des personnalités, se sont mis en grève du 6 au 10 juillet 2011 pour crier leur indignation face aux mesures concernant la prise en charge des usagers et leurs conséquences immédiates sur les personnes les plus vulnérables.
A ce jour, ce sont des travailleurs sociaux indignés et en colère, touchés par la crise du secteur social, qui se mobilisent contre le désengagement de l’Etat en matière d’hébergement d’urgence mettant en danger de nombreuses femmes seules et de familles.
Le 1er juillet 2011, le DERNIER Centre d'Hébergement d'Urgence pour femmes à Paris ferme ses portes mettant à la rue des femmes déjà victimes d'un manque de places chroniques.
Aujourd'hui, 100% des femmes rencontrées la nuit sont laissées à la rue.
L’ETAT EN DIMINUANT DE MANIERE DRASTIQUE LES MOYENS ALLOUES à la prise en charge des familles à la rue, met, les travailleurs sociaux dans une position inacceptable : leur éthique professionnelle est mise à mal car aucune solution d’hébergement ne peut leur être apportée à part une mise à l’abri sommaire et inadaptée dans les commissariats et les urgences pédiatriques.
Aujourd'hui, 90 à 100% des familles restent sur le trottoir.
NOUS EXIGEONS DES POUVOIRS PUBLICS :
Leur mise en conformité avec les obligations prévues par la loi : l'accueil inconditionnel de toutes les personnes à la rue,
Le déblocage en urgence des budgets permettant la prise en charge des familles demandant de l’aide au Samusocial de Paris et aux partenaires associatifs en Ile-de-France ainsi que dans les autres régions,
Les moyens nécessaires pour accueillir et héberger décemment toute personne sans logis ou en difficulté de logement,
Le respect et l’application des lois contribuant à faciliter l’accès à un logement aux usagers (loi D.A.L.O, loi S.R.U, loi GAYSSOT...).
Tout le secteur du social est en crise (augmentation d’appel à l’aide des usagers, manque de place en centre d’hébergement, saturation des structures de stabilisation et de réinsertion, étouffement des services d'aides d'urgences ...) et nombreux sont les travailleurs sociaux, élus et conseillers généraux de France qui interpellent l’Etat sur les effets néfastes de leurs nouvelles directives concernant la gestion du dispositif d’urgence ayant pour conséquence la réduction du volume de prise en charge des personnes. Cette situation n’a d’autres raisons que le désengagement financier de l’Etat dans les missions qui lui incombe.
Ce système d'urgence sociale coûteux et inadapté maintient les personnes en détresses dans un mode de vie qui les fragilise encore davantage.
« Le gouvernement ne comprend pas ce qu'est l'Urgence Sociale ». Dr Xavier Emmanuelli, fondateur du Samusocial de Paris.
Pour ne pas laisser cette situation dramatique perdurer et pour que le principe d’inconditionnalité du droit à l’hébergement et au logement soient respectés :
Rappelons TOUS ENSEMBLE à l’Etat qu’il n’a pas seulement des droits mais également des devoirs envers toutes les personnes qui sont sur le territoire français.
Sans réponse rapide à ces revendications, nous ne lâcherons pas !!!!
RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE SAMEDI 16 JUILLET 2011 A 14H00
PASSERELLE LEOPOLD SEDAR SENGHOR (Anciennement Passerelle Solferino) (Adresse : 26 Port de Solferino – Paris 7ème, Métro 12 - Assemblée Nationale)
20:06 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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URGENCE , 1 TOIT !
Droit au Logement
Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 • <http://www.droitaulogement.org/>
COMMUNIQUE
Paris le 13 juillet 2011
URGENCE , 1 TOIT !
Rassemblement samedi 16 juillet à 14h
Pont piéton “Léopold Senghor” - Métro Solférino
Le mouvement contre la réduction drastique, par l’État, des places d’hébergement d’urgence pour les familles et les personnes sans logis se poursuit et s’étend. Après la grève des salariés du SAMUsocial Paris, des initiatives ont été prises en provinces à Lille, et à Toulouse.
A Paris, les salariés du SAMU social solidaires, les sans logis et de nombreuses associations et organisations, appellent à une action collective et spectaculaire samedi, sur le pont Léopold Senghor, pour exiger que le gouvernement applique les lois :
- L’obligation d’accueil inconditionnel de toute personnes sans logis, conformément aux articles L 345-2 à L 345-3-3 du code de l’action sociale et des familles ..
- Le relogement de toutes les familles et personnes reconnues prioritaires DALO, qui incombe à l’État selon la Loi du 5 mares 2007
- L’obligation pour chaque commune de réaliser 20% de logements sociaux, conformément à l’article 55 de loi SRU
- La réquisition des logements vacants de grands propriétaires, selon les procédures prévues dans les article L 641 et L 642 du Code de la Construction et de l’Habitation...
Tous ensemble !
Un toit un droit !
Communiqué de presse du mouvement solidaire des acteurs de l'urgence sociale
(Usagers, bénévoles, professionnels, citoyens)
Les salariés du Samu Social de Paris (ssp), soutenus par de nombreux professionnels de l'ile de france, des élus et des personnalités, se sont mis en grève du 6 au 10 juillet pour crier leur indignation face à différents problèmes récurrents, qui depuis peu s'amplifient dramatiquement.
En effet :
- La fermeture du DERNIER centre d'hébergement d'urgence (CHU) pour femmes de Paris le matin du 1er juillet dernier a jeté à la rue ces personnes, déjà victimes d'un manque de places chronique. Aujourd'hui, 100% des femmes rencontrées la nuit sont laissées à la rue.
- La diminution drastique des moyens alloués par l'Etat pour la prise en charge en urgence des familles à la rue qui conduit aujourd'hui le pôle famille du ssp et de toutes les régions de France a ne pas avoir de solutions pour mettre à l'abris les personnes avec enfants qui appellent. Aujourd'hui 90 à 100% des familles restent sur le trottoir.
Nous appelons les pouvoirs publics :
- A se mettre en confirmité avec les obligations prévues par la loi, c'est à dire l'accueil inconditionnel de toute personne à la rue.
- A débloquer en urgence le budget qui permettrait la prise en charge des familles du samu social de Paris et des autres départements de France.
- A mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour accueillir et héberger décemment toute personne sans logis ou en difficulté de logement.
- A l'arrêt les expulsions
- A respecter et appliquer les lois qui contribuent à cet objectif (loi D.A.L.O, loi S.R.U, la loi de mobilisation des logements vides...)
Le problème dans le monde du social est global, la saturation des structures de réinsertion contribue à étouffer les services d'aides d'urgences et à gonfler le nombre de ses usagers. Usagers que l'on maintient dans un système d'urgence couteux et inadapté qui participe à les fragiliser encore davantage.
Le Dr Xavier EMMANUELLI, fondateur du Samu Social de Paris ainsi que les membres du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées et le comité de suivit Dalo ont exprimé leur mécontentement face a ce désengagement de l'Etat.
lien pour lire la lettre du comité : http://federationsamusociaux.typepad.com/files/lettre-du-... <http://federationsamusociaux.typepad.com/files/lettre-du-...>
La mairie de Paris, dans une lettre ouverte du 10 juillet dénonce les manquements de l’Etat, en prévenant que 15 000 personnes (uniquement des familles) se retrouveront à la rue dans la région de Paris à la fin du mois d’aout, et viendront grossir le nombre des personnes sans toit.
La semaine dernière, nous avons eu 2 rassemblements :
- Le 6 juillet, une manifestation devant l'hotel de ville a rassemblée 400 personnes. (une délégation a été reçue à la Mairie de Paris qui nous soutiens)
- Le 9 juillet une manifestation de l'hotel de ville de Paris au ministère du logement a rassemblée 350 personnes. (RDV la semaine prochaine)
- Le nombre d'associations présentes témoigne du problème partagé par tous les travailleurs et usagers.
Mgr Jacques GAILLOT, Mr Albert JACQUARD, des adjoints et des conseillers municipaux
étaient présents le 9 juillet.
Au delà du Samu Social de Paris, le mouvement intègre maintenant de nombreuses associations ainsi que des salariés d'institutions publiques de la région parisienne, et de province.
Ce mouvement des acteurs de l'urgence sociale vous invite à venir les rejoindres
SAMEDI 16 JUILLET à 14h sur le pont Léopold Senghor.
Soutiens : la fondation Abbé Pierre, le comité des sans logis, les enfants de don quichotte, les enfants du canal, le collectif des morts de la rue, le D.A.L, l'association Primo Lévi, l'Amicale du nid Paris, Baggagérue, MSH Paris, Advocacy, Jeudi noir, Association halte aides aux femmes battues (HAFB), collectif SDF alsace, la coordination des professionnels de l'urgence sociale, les collectifs des travailleurs de l’urgence sociale des départements de la région paris, SUD santé sociaux, l'union syndicale de la psychiatrie, le syndicat de la médecine générale, l'union syndicale solidaires, la Mairie de Paris, de nombreux élus de tous les partis de gauche (ELV, le front de gauche, le PC, le Ps, le NPA).....
CONTACTS :
Mairie de Paris : Mr GUEGUEN Florent (conseiller technique en charge de la lutte contre l'exclusion et la protection de l'enfance)
Ministère du logement : Mr METAYER fabien (chef de cabinet auprès du secrétaire d'Etat, benoist APPARU)
Ministère de l'écologie : Mr CHOUTET Martin (conseiller technique au cabinet de la ministre de l'écologie - Mme Kosciusko-Morizet Nathalie)
Directrice générale S.S.P : Stéfania PARIGI
Médecin coordi au S.S.P et médecin du SAMU75 : (elle fait le lien AP-HP / SSP) Suzanne TARTIERE
Pour toutes informations : sspsolidaires@gmail.com <http://fr.mc256.mail.yahoo.com/mc/compose?to=sspsolidaire...>
ou Laurent : laurentdakar@yahoo.fr <http://fr.mc256.mail.yahoo.com/mc/compose?to=laurentdakar...> / 06.28.84.61.7
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25.02.2010
Toulouse : l'Armée du Salut, demande l'expulsion de 12 sans-abri
Pas de salut pour «SDF sans Frontières»
L'armée du Salut, lève une grande collecte nationale pour aider les personnes à la rue pour cette année 2010.
Pourtant à Toulouse, l'Armée du Salut, demande l'expulsion de 12 sans-abri occupant le 39 rue des 7 troubadours.
Jusqu'alors ce lieu servait de bureau et de logement au Major de l'Armée du Salut, mais surtout il était utilisé comme accueil de jour pour les sans abri du quartier et alentours.
Un collectif «les SDF sans frontières», trouvant ce local inoccupé, l'a investit le 8 janvier pour y mettre à l'abri 12 d'entre eux n'ayant pu obtenir de place d'hébergement par le biais du 115.
Depuis, les membres du collectif ont d'une part entreprit des démarches individuelles pour être relogés, d'autre part réfléchit à un projet collectif pour que ce local retrouve sa vocation première : un lieu d'accueil pour personnes à la rue.
Malheureusement, l'Armée du Salut ne l'entend pas de cette oreille. En réalité, cette dernière comptait réaliser une bonne opération financière en vendant ce bâtiment (situé en plein centre de Toulouse) à une société civile immobilière, qui, on s'en doute, y fera des logements de standing.
La vente s'est faite courant janvier mais elle n'est pour le moment pas réalisable, le logement ayant été vendu « libre de tout occupant ».
Qu'a cela ne tienne, l'Armée du Salut vient d'entamer une demande d'expulsion pour les « SDF sans frontières ».
Le procés aura lieu vendredi 26 février, au Tribunal d'Instance à 9 heures
Faisant fi de sa mission première : aider les personnes dans le besoin.
La priorité est de faire une bonne opération financière, qu'importe que l'Armée du Salut soit membre du Collectif National des Associations Unies qui refuse toute expulsion.
C'est pourquoi nous avons contacté les instances nationales de l'Armée du Salut, afin que cette vente et cette demande d'expulsion soient stoppées et qu'aucune des personnes qui occupent le lieu ne soient remis à la rue sans solution pérenne de relogement.
La réponse de son président est : « on expulse, le droit prime sur nos valeurs ». Le Président de l'Armée du Salut, de mauvaise foi, nous explique qu'ils ne sont plus propriétaire : Ah bon ?
Alors pourquoi demande t-elle l'expulsion ? Seul le propriétaire peut le faire.
Nous exigeons que le projet autogestionnaire des «SDF sans frontières» soit entendu et que l'Armée du Salut les accompagne pour les aider à ré-ouvrir au plus vite ce local pour les personnes sans abri.
Rendez-vous le 26 février à 9H au Tribunal
d'Instance (avenue Camille Pujol)
Non à la spéculation immobilière...
Non aux expulsions...
Un toit c'est la loi...!!
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29.01.2010
Grève historique pour les sans-abri
Par Laurent Burlet, Julie Lotz pour LYON CAPITALE
Depuis le début de l'hiver les professionnels de l’hébergement d’urgence dénoncent la non application de la loi sur le droit au logement. Aujourd'hui "c'en est trop", ils se sont mis en grève ce jeudi 28 janvier. Une première dans l'histoire de leur profession.
Ils ont mis leurs menaces à exécution. Ils ont fait une pétition, puis rencontré le préfet (lire article). A chaque fois les demandes sont les mêmes : la création de deux centres d’hébergement supplémentaires et le respect de la loi sur le droit au logement. Sans réponse, les travailleurs sociaux de l’urgence ont décidé de faire grève. Le Samu Social n’a pas circulé dans les rues et de nombreux centres d’hébergement ont fermé leur porte dans l’après-midi. Une première pour la profession.
Dès 14 heures, en provenance de toutes associations (Notre-Dame des-Sans-Abri, Régis, Entretemps, CAO,...), ils sont rassemblés dans la rue Dunoir en face de la préfecture de Lyon. 200 travailleurs environ, recouverts d'une couvertures de survie, affrontent le froid, aux côtés d’élus de gauche, de militants syndicaux, de citoyens mais aussi de sans-abri.
“J’ai 25 ans de métier, témoigne une travailleuse social de Villefranche. On a déjà fait grève pour nos conventions collectives. Mais c’est la première fois que nous descendons dans la rue pour le droit des personnes qu’on accueille”. Un autre manifestant prend la parole : "On pourrait continuer longtemps comme ça, à déplorer les difficiles possibilités de réinsertion, assister, impuissants, à l'affaiblissement physique et psychique des personnes que nous rencontrons, à en parler en réunion, à pleurer lors des enterrements. Sauf que c'en est trop".
"Qui sommes-nous pour choisir le destin d'humains ?"
"Il n'y a rien de plus dur, dans la vie d'un travailleur social, que de mettre quelqu'un dans la difficulté, et de ne pas pouvoir alléger le poids de son quotidien". Ce témoignage d'un travailleur du 115 est lu au micro. De nombreuses banderoles, chacune étant la marque de son institution, s’agitent dans la foule. Toutes revendiquent le respect du droit au logement tel que le stipule la loi de Mobilisation pour le Logement et de Lutte contre l'Exclusion (dite loi MOLLE). Son article 73 indique que : "toute personne sans abri [...] a accès [...] à un dispositif d'hébergement d'urgence" "et [peut] y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée".
Or, le manque de places dans les structures d’hébergement d’urgence est évident à Lyon.
Et les travailleurs sociaux ne sont pas satisfaits des mesures prises par le préfet à l’égalité des chances, en charge du dossier. Comme l'ouverture d'un nouveau centre à Monplaisir, qui a permis l'accueil de soixante personnes supplémentaires mais qui fermera à la fin de l’hiver. Ou son engagement, en décembre dernier, à payer des nuits d'hôtels à toutes les personnes sans logis.
Mais il y avait encore 72 personnes qui n’avaient pas trouvé de solutions d’hébergement lundi dernier malgré leur appel au 115. “C’est pour cela que nous demandons l’ouverture de deux centres d’hébergement d’une capacité de cent places, explique Maud Bigot du Samu Social. Il faut aussi davantage de coordination entre les associations et les services de l’Etat pour faire sortir les personnes des foyers vers du logement social”.
Fluidité du système d’hébergement d’urgence et renforcement des structures d’accueil, tel est le mot d’ordre de ces travailleurs sociaux. "Positionner une famille dans un foyer, aujourd'hui à Lyon, c'est en mettre une autre dehors, dans la rue. Qui sommes-nous pour choisir du destin d'humains ?", s’interroge un travailleur au micro. Dans la foule, des personnes qui se disent là "en temps que citoyens" scandent, aux côtés de quelques SDF : "Avoir un toit, c'est un droit". Bruno, SDF depuis 3 ans, déclare : "Je suis là aujourd'hui pour que toutes les personnes sans abri, surtout les familles avec des enfants, puissent trouver un toit pour être au chaud".
"Le mépris de la préfecture"
Aux côtés des travailleurs sociaux, des associations (Les Enfants de Don Quichotte, l’Alpil et la Fondation Abbé-Pierre) et des syndicats (CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires) sont engagés depuis plus d’un an sur le respect de la loi sur le droit au logement. Une délégation les représentant a été reçu à la préfecture. Une vingtaine de minutes. “Le préfet à l’égalité des chances Francis Vuibert en charge du dossier n’a pas souhaité nous recevoir, raconte Steve Hervé, professionnel de l’hébergement. On a transmis nos revendications à son directeur de cabinet mais qui n’est pas décisionnaire. C’est du mépris”.
Désormais ces travailleurs sociaux demandent à être reçu par le secrétaire d’Etat au logement, Benoist Apparu, “garant de l’application de la loi sur l’ensemble du territoire”. En attendant, ils promettent d’accompagner les SDF à “faire valoir leurs droits devant les tribunaux”. Le Conseil Lyonnais pour le Respect des Droits (CLRD) ainsi que les syndicats devraient se charger de rédiger ces recours.
06:04 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Les SDF et leurs amis devant la préfecture du Rhône
| Écrit par Gérald Bouchon POUR LYON PREMIERE INFO |
| Les professionnels de l'urgence sociale étaient en grève ce jeudi: 150 d'entre eux ont manifesté à Lyon, pour protester contre le manque de places d'hébergement d'urgence, qui les oblige à laisser des SDF à la rue, contrairement aux exigences de la loi Dalo. Cette première journée de grève, unique en France, pourrait être suivie d'autres mouvements si... les revendications ne sont pas entendues. Les professionnels de l'urgence sociale à lyon vont prendre contact avec des confrères dans d'autres villes pour lancer un mouvement national. Environ 150 personnes ont manifesté jeudi devant la préfecture du Rhône, sous la neige, drapés dans des couvertures de survie. Parmi eux, des salariés de plusieurs lieux d'accueil d'urgence et du 115, des personnes sans domiciles fixes et de simples citoyens, signataires d'une pétition lancée en décembre pour réclamer l'ouverture de deux nouveaux centres d'hébergement d'urgence dans le Rhône. Cette pétition a recueilli plus de 3.500 signatures. Les professionnels de l'urgence sociale veulent pouvoir assurer la continuité de l'hébergement, c'est à dire garder dans les centres d'urgence les personnes qui le souhaitent jusqu'à ce qu'on puisse leur proposer autre chose, comme l'exige la loi DALO. "Actuellement nous les renvoyons à la rue, par manque de place, ce qui les oblige à se battre chaque jour à nouveau pour obtenir une place"ont déploré les manifestants. Les grévistes, soutenus par plusieurs syndicats et les Enfants de Don Quichotte, ont dénoncé un manque cruel de places cet hiver, et le recours à des nuits d'hôtel, "réponse à court terme et très coûteuses". Selon eux, 30 à 120 personnes composent le 115 chaque nuit sans obtenir de solution. |
05:54 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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09.08.2008
Logement, hébergement social ; du nouveau à Lyon
Ouverture d’une "maison de la veille sociale" rassemblant toutes les associations et organismes liés au logement social.
C’est un lieu de coordination de l’ensemble de l’offre d’hébergement, dans toutes ses étapes, de l’urgence jusqu’à l’accès au logement autonome. Avec le Dalo, (droit au logement opposable, en vigueur depuis le 1er janvier 2008, NDLR), une personne qui entre dans une structure d’hébergement ne devrait plus se retrouver dans la rue. Mais dans les faits cela ne se passe pas toujours comme ça, car il y a un problème de places et qu’il faut une rotation dans les centres d’hébergement. L’idée est donc d’organiser un lieu d’accueil et de régulation.
Mais le problème fondamental n’est pas réglé : le manque de places dans les centres d’accueil d’urgence et, en bout de chaîne, de logements sociaux, est toujours là.
Le problème n’est pas tant le nombre de places dans les centres que leur mauvaise gestion. Là où le projet est innovant, c’est qu’il propose un accueil unifié, afin de ne plus faire subir le parcours du combattant aux personnes qui font appel à l’hébergement d’urgence. Ils passent parfois par deux entretiens, et sont baladés d’un centre à l’autre. Là, on aura toutes les places disponibles sous les yeux, grâce à un système d’informations qui devrait devenir régional.
Il était temps ! Cela existe déjà en Isère, en Savoie et dans la Loire mais, jusqu’alors, pas dans le Rhône.
Maintenant, il va y avoir un diagnostic puis une orientation adaptée auprès des personnes qui en ont besoin. Cela va faciliter les saisies de recours en hébergement, et désengorger la commission de médiation, à la préfecture.
La maison de la veille sociale ne sera pas vraiment une nouvelle structure car elle est fondée sur des choses qui existent déjà. Chaque association enverra l’un de ses travailleurs sociaux pour faire une permanence sur place, à tour de rôle.
Beaucoup des gens restent dans les centres d’hébergement alors qu’ils pourraient très bien vivre dans leur propre appartement. Le but est donc que les bailleurs sociaux jouent le jeu, que ce dispositif soit une garantie pour eux et qu’ils aient enfin confiance dans les gens qui ont eu ces parcours et les prennent enfin comme locataires.
La Ville de Lyon s’est engagée dans le projet en mettant à disposition les locaux de la MUSE (Maison de l’urgence sociale et de l’entraide), dans le 3è, et trois employés à temps plein, pour faire de l’administratif et du secrétariat.
Propos de Sandrine Runel. La plus jeune élue (PS) au conseil général du Rhône, et directrice régionale de la Fnars (Fédération nationale des associations de réinsertion sociale).
source : http://www.evous.fr/lyon/Logement-hebergement-social-du,2...
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| Tags : logement, hébergement social, urgence sociale, maison de la veille sociale |
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02.08.2008
La parole des SDF ?
Le désaveux de notre parole est constant !
Contacté par une organisation européenne au sujet de la parole des SDF, nous avons trouvé "amusant" que pour une fois qu'elle est sollicitée nous devions respecter un nombre précis de caractères !
Une amie du collectif nous envoie, pour info, l'enquête participative d'agora sur la parole des sdf, la place des pauvres en france.
Ce sera tout ?
Non, voilà le nouveau plan de Christine Boutin. 25 associations réunies" protestent sur certains articles... Mais restent silencieuses sur les articles 23 et 26. Le premier "assoupli" le quota de places en hébergement d'urgence en y intégrant les places de CHRS et de stabilisation. Le 2e propose de la sous-location temporaire sans garantie de relogement et pas un mot sur l'accompagnement social !
Les souvenirs remontent : décembre 2006 à strasbourg, la naissance des don quichotte, "la prise" du campement... et le vol, le détournement, le désaveux de notre parole... comme d'habitude.
Il ne s'agit pas de dénoncer l'action des associations qui sont engagées dans la précarité, dans l'urgence sociale, mais de mettre en avant combien elles collent à un modèle installé depuis des lustres qui nous déni toute parole et de ce fait va à l'encontre de nos besoins, de nos demandes et, plus incroyable, de leurs intentions.
Notre parole ?
Quelques témoignages apparaissent parfois, très rarement, en réunion. Ces témoignages ont été recueillis par les travailleurs sociaux d'une structure. Les questionnaires ont été développés en interne, on a fait appel à un sociologue comme si ce titre détenait notre vérité.
À quel moment de ce processus les SDF sont consultés ? Jamais évidemment.
Ces "témoignages" répondent aux questions que les "acteurs" de l'urgence sociale se posent, en nous tenant à l'écart ou en filtrant notre perception, notre avis d'usagers comme ils disent. Généralement sur les témoignages recueillis on en sélectionne quelques uns; sur quels critères ?
Ne sommes nous pas acteurs pour que notre parole, lorsqu'elle est sollicitée soit filtrée ?
"les sdf sont fragiles"; voilà l'excuse la plus souvent utilisée qui est lâchée !
"les sdf n'ont pas l'habitude de parler"... sous-entendu "ils s'expriment mal".
Les images des sdf filmés lors du mouvement edq sont dans les mémoires; les médias ont aimés ces hommes gueulant devant la caméra. Les médias qui pour une fois nous "donnaient la parole" se sont amusés de nous.
C'est pour cela que nous avons créé nos blogs.
Les exclus sont systématiquement exclus de leur "insertion"
C'est pour nous mettre à l'abri;
C'est pour nous placer hors péril;
C'est pour préserver notre anonymat;
Ces principes associatifs ne sont jamais remis en cause. On nous protège sans nous demander notre avis.
La distance, la violence même, qui s'intensifie entre les travailleurs sociaux et leurs "usagers" vient de là.
Une association nous appelait "clients"; j'en ai profité un jour en me positionnant comme "cliente insatisfaite et exigeante". On m'a vite replacée dans mon rôle de crève la faim dépendante. J'ai prouvé mon indépendance, en ne revenant plus. J'ai payé cash ce désaveu de ma parole, de ma personne.
L'urgence, l'hébergement, les dispositifs... ça ne marche pas
La précarité n'est pas enrayée, et elle gagne du terrain.
Tout le monde s'accorde à dire qu'elle touche tout le monde ! Le travailleur sdf, le divorcé sdf, la famille sdf... Pourtant l'image du sdf ne change pas et notre position dans tout ce foutoir de bonnes intentions n'évolue pas; forcément.
Le manque et l'impossible, voilà dans quoi on nous place, le seul "choix" qui nous est imposé. Car le sdf dans le circuit de l'urgence et de l'insertion se retrouve à chaque étape dans l'arbitraire.
Toute action passe par la contrainte
"Ce n'est pas ce que j'ai dit", "il ne s'agit pas de ça", "vous ne comprenez pas"
On a beau le dire, le répéter, nos interlocuteurs n'entendent pas nos demandes. L'objectivité n'a pas sa place dans l'urgence.
Les associations nous reprochent de vouloir "aller trop vite", nous "devons" suivre un circuit... parce-que "il faut parer au plus pressé" vous comprenez !.
Entre nos droits à (se) retrouver et l'urgence à parer, il y à les morts de la rue dont on ne connaît pas le nombre, les laissés pour compte, ceux qui baissent les bras.
Vivant ou mort le sdf est effacé systématiquement
Elle vient de là notre "invisibilité". Au collectif nous en avons parlé souvent de notre invisibilité, en dehors d'une "stagiaire" personne ne s'est intéressé à ce phénomène.
L'effacement
"le grand David", "Fred le rat", "Papillon", "Tchao", "l'intello" ... Aucun de nous n'avait de papiers, perdus depuis des lustres...
La volte face impossible
Toutes ces associations humanitaires;
Toutes ces personnes qui veulent nous aider à "en sortir"
Et ce constat : les sdf sont coincés dans la précarité et l'urgence sociale est dans une impasse.
Il serait temps de donner un espace à "la parole des sdf"
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02.07.2008
rue de la banque 16 h, le gouvernement envoie les crs sur 10 familles qu'il a envoyé à la rue
Saisi par le DAL pour l’hébergement des 10 familles, le Ministère envoie les CRS :
Tentes déchirées, parents et enfants brutalisés, parents interpellés...
Un militant mis en garde à vue
Chez Boutin on confond lutte contre la crise du logement , et lutte contre les sans abri...
Cette réaction brutale, alors que les familles demandent un hébergement jusqu’au relogement confirme que le Gouvernement n’a plus d’autre solution en matière d’hébergement que d’envoyer les CRS.
Il n’y a plus de place, le dispositif est saturé. A Lyon, la situation est la même, selon les associations sur place.
Le témoignage des familles sans abris confirme la situation : l’article 4 de la Loi DALO qui prévoit de ne pas suspendre l’hébergement est bafoué et foulé au pied.
ALLEZ Y, ALLEZ SOUTENIR CES FAMILLES


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19:16 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Familles à la rue : nouvelles tentes rue de la banque - Paris 2e
Familles expulsées, familles à la rue : il n’y a plus d’hébergement, le 115 et les services sociaux ne répondent plus.
10 tentes sont installées sur le trottoir de rue de la banque, pour 10 familles, depuis midi.
Rassemblement de solidarité ce soir
à partir de 17h30, 24 rue de la banque
Depuis quelques semaines, le DAL reçoit des familles et des personnes à la rue, à la suite de leur expulsion, d’une fin d’hébergement en foyer ou chez des tiers., à Paris et en Banlieue
Après avoir passé des heures à attendre une réponse du 115, ou des services sociaux, les sans logis se retrouvent le soir à nouveau à la rue.
L’insuffisance des moyens d’accueil décents sont criants, particulièrement dans les départements de banlieue, mais de plus en plus à Paris.
Cette situation ne peux plus durer, alors que les expulsions vont s’intensifier avec la fin de l’année scolaire. Des centaines de familles ont été avisé que la police les expulsera à partir de début juillet !!
De nouvelles tentes ont été installées devant la permanence du DAL, 24 rue de la Banque, en attendant que le Ministère du logement et les conseils généraux donne des instruction pour héberger décemment ces familles et ces personnes, en attendant leur relogement.
La permanence du DAL est ouverte tout l’été, d’autant plus que des milliers de ménages cet été sont menacé d’expulsion sans relogement et sans même un hébergement.
DAL demande un rendez-vous avec le Préfecture de région et la ministre du logement :
- pour l’hébergement décent et durable jusqu’au relogement de ces familles et personnes à la rue
- la mise en oeuvre immédiate de la loi de réquisition ,
- l’arrêt des expulsions sans relogement,
- le respect de l’obligation d’accueil des personnes et familles à la rue,
- l’accélération de la loi DALO dont les résultats sont aussi désespérants que la crise du logement et les politiques gouvernementales du logement.
Dernière minute : la privatisation du Livret A passe en dernière lecture au Sénat demain. Le livret ne serait plus défiscalisé, à partir de l’année prochaine .... C’est la liquidation du Livret A et des moyens de financement du logement social
Rassemblement de solidarité ce soir
à partir de 17h30, 24 rue de la banque
Suivre l’actu DAL: <http://www.dalfr.org/> ou <http://www.globenet.org/dal/>
La campagne pas touche au livret A <http://www.pastoucheaulivreta.net>
14:14 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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28.06.2008
Premier retour d'expérience pour les commissions Dalo
Christine Boutin a réuni, le 24 juin, les présidents des commissions de médiation. Plus de quatre-vingts d'entre eux se sont rendu à l'invitation de la ministre du Logement et de la Ville. Créée par l'article 7 de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable (Dalo) - devenu l'article L.441-2-3 du Code de la construction et de l'habitation - la commission de médiation a notamment pour mission de désigner "les demandeurs qu'elle reconnaît prioritaires et auxquels un logement doit être attribué en urgence".
L'objectif de la réunion était de dégager un premier retour d'expérience sur les quelques mois de fonctionnement des commissions. En termes quantitatifs, ces dernières avaient déjà enregistré 27.698 recours à la fin du mois de mai. Ce chiffre n'était encore que de 19.000 le 21 avril, lors de la dernière réunion du comité de suivi de la loi Dalo. Sur ces recours, environ le tiers (9.118 dossiers, contre 3.100 le 21 avril) a déjà été examiné par les commissions, qui ont reconnu le caractère prioritaire et urgent de la démarche dans 3.719 cas. Sur un plan plus qualitatif, la réunion a confirmé l'extrême déséquilibre dans la répartition des dossiers, qui semble s'être encore accentué depuis le dernier point du 21 avril. Six régions concentrent en effet environ 90% des dossiers. L'Ile-de-France présente même un cas d'hyper-concentration, puisqu'elle totalise à elle seule 67% des recours, avec un pic sur Paris.
Ce déséquilibre a conduit à installer plusieurs commissions en Ile-de-France. Mais cette démultiplication a eu pour conséquence d'aboutir à des différences de jurisprudence entre les commissions, d'autant plus que celle-ci s'élabore au fil des décisions et ne fait pas l'objet d'une véritable centralisation. Plusieurs associations, comme la Fondation Abbé-Pierre ou la Confédération générale du logement, ont ainsi critiqué à la fois les difficultés de fonctionnement de ces commissions (impossibilité d'entendre les demandeurs) et les incohérences dans leurs décisions. Deux situations présentant le même profil peuvent ainsi faire l'objet d'une réponse positive dans une commission et négative dans une autre. Cette situation a conduit les associations à demander au gouvernement "d'introduire des aménagements spécifiques à la loi Dalo pour l'Ile-de-France dans le cadre de la prochaine loi sur le logement".
Consciente de l'impact de ces critiques, Christine Boutin a tenu, lors de la réunion, à témoigner "sa reconnaissance et son admiration aux présidents de commissions qui exercent une mission de service public de manière totalement bénévole et doivent, avec les autres membres des commissions, examiner avec sérieux et célérité un très grand nombre de dossiers". Elle leur a cependant demandé de faire en sorte "qu'en décembre, les commissions aient examiné l'ensemble des dossiers qui leur auront été soumis". C'est en effet à partir du 1er décembre 2008 que les demandeurs pourront saisir les tribunaux administratifs pour faire jouer le droit opposable si aucune solution ne leur a été proposée dans le cadre de la médiation.
Jean-Noël Escudié / PCA - pour LOCALTIS INFO
Référence : loi 2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale (JO du 6 mars 2007).
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20.06.2008
Seize associations au comité de suivi du droit au logement opposable
Le Journal officiel a publié jeudi un décret qui prévoit un total de 37 membres pour siéger au comité de suivi de la mise en oeuvre du droit au logement opposable, qui comptait déjà notamment des représentants de l'Association des maires de France, de l'Agence nationale de l'habitat ou de l'Union nationale des associations familiales.
Les représentants de seize associations y siègeront : Les Enfants de Don Quichotte, Emmaüs France, Croix-Rouge française, Secours catholique, association des cités du Secours catholique, Fédération nationale de l’entraide protestante, Secours populaire français, Fondation de l’Armée du salut, Médecins du monde, ATD Quart-Monde, Oeuvres hospitalières françaises de l’ordre de Malte, Fédération nationale de protection civile, Union nationale des associations gestionnaires de foyers de travailleurs migrants et de résidences sociales, France terre d’asile, collectif Les Morts de la rue, Fédération nationale des samus sociaux. AFP
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31.05.2008
Droit au logement : l'Etat peine à débloquer les moyens
Le rapport du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées a été publié hier. Il dénonce le décalage considérable entre le nombre de ménages concernés et les capacités de réponse.
Adoptée dans l'urgence début 2007, sans une seule voix contre au Parlement, la loi qui a créé un " droit au logement opposable (Dalo) " pour les Français en difficulté a-t-elle la moindre chance de devenir réalité ? Rendu public hier, le rapport du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées permet d'en douter. Institué il y a treize ans pour tenter de mettre en place des solutions à la crise des sans-abri, le Haut Comité, présidé par Xavier Emmanuelli, a longtemps milité pour le droit au logement, mais réclame aujourd'hui à l'Etat les moyens de ses ambitions.
La loi a désigné une autorité publique responsable, l'Etat. Elle a institué une voie de recours amiable, depuis le 1er janvier 2008, et de recours contentieux à partir de janvier, pour les personnes dans les situations les plus dramatiques. " Il faut maintenant doter l'autorité responsable de l'ensemble des moyens nécessaires ", martèle le rapport avant de pointer du doigt le décalage considérable entre le nombre de ménages dont la situation relève de l'urgence et les capacités de réponse mobilisables par les préfets chargés d'appliquer le droit au logement.
Le constat est sévère. Le droit au logement opposable vient impacter un parc HLM déjà bousculé par la crise du logement. Le nombre de demandeurs dans le secteur HLM est estimé à 1,3 million de personnes, dont 374.000 en Ile-de-France. Seulement 450.000 logements sont attribués dans le cadre d'une procédure qui reste encore opaque. Le demandeur doit déposer plusieurs demandes dans plusieurs lieux sans savoir si ses chances vont en être accrues.
" Procédure d'urgence sociale "
La manière dont les réservataires (préfets, élus, organismes) décident des attributions reste mystérieuse. La notion de délai anormalement long fixé par les préfets varie - un an dans la Sarthe, trente mois en Ille-et-Vilaine, jusqu'à dix ans à Paris pour les plus grands logements. Le taux de rotation du parc HLM ne cesse de baisser au fur et à mesure de la hausse des prix dans le parc privé : il atteint 6,8 % (à peine 1 % pour les grands appartements) à Paris, contre 9,9 % pour l'ensemble de la France. Autres constats : la situation tendue dans le secteur HLM rend encore plus insupportable la crise du logement dans le secteur privé, provoquée par le doublement des prix de vente dans l'ancien depuis l'an 2000 et l'explosion des loyers. De surcroît, l'effort de la collectivité en faveur du logement a baissé. La subvention de l'Etat ne représente plus en effet que 4 % du prix de revient d'un logement PLUS et 13 % d'un PLAI, deux catégories de logements sociaux réservés aux ménages modestes.
Pour tenter de sortir de cette situation, le Haut Comité demande que, dorénavant, les aides fiscales soient conditionnées à des contreparties sociales, et qu'elles permettent la construction d'un parc locatif conventionné. Il demande surtout que la manne que représente la fiscalité des transactions serve au financement du droit au logement et de la mixité sociale, et exige la création d'une " procédure d'urgence sociale ". Objectif : créer rapidement, sous la responsabilité du préfet, et lorsque le contexte local le justifie, des structures d'hébergement et des maisons relais. L'Etat pourrait alors délivrer directement le permis de construire et gérer les demandes de financement. Les contentieux contre les permis de construire seraient traités en priorité avec possibilité de déroger au Code du marché public. Un vrai plan Marshall du logement des personnes défavorisées.
JULIE CHAUVEAU POUR LES ÉCHOS
08:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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