15.07.2011
atelier de poésie de la rue
Empilés, entassés jusque dans les cages d'escalier.
Je rêvai seulement d'espace.
Quand d'autres se réveillent au chant des oiseaux,
Pour moi c'est le son des chasses d'eau qui noient tous les rêves
Et des portes qui claquent ; seuls soubresauts de mon coeur
Pour aller à l'école je traversai un champ de poubelles puantes,
Flâner le nez en l'air était bien trop dangereux.
Il vaut mieux voir où tu poses les pieds, et qui tu vas croiser,
En évitant de croiser les regards.
Jusqu'à tes 10 ans, t'es relativement peinard, mais après?
Te voici une mule, un cadi, un guetteur
Ton enfance est déjà celle d'un prisonnier
Alors la prison qu'on t'a déjà raconté
Devient un moment de repos, de vacances du silence.
Jusqu'à ce que quelqu'un te montre un autre chemin
Et te donnes les moyens de voir les émotions, de les reconnaître
Et d'en faire des alliées pour construire ta vie
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| Tags : sdf, sans-abri, hébergement d'urgence, urgence sociale, logement social, sdf alsace, droit au logement, logements vacants, réquisition de logements |
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15.02.2009
ça suffit ! je n'y crois pas
Vous ne pourrez pas me convaincre. Ca fait 4 ans que je suis dans la rue (21 ans).
Je connais tous les discours, toutes les promesses.
Quand ma mère et moi qui étais petit, on s'est retrouvés dans la galère, les assistantes sociales n'ont rien fait pour nous. Ma mère devait faire ceci, faire cela, alors qu'on galérait pour tout.
Quand on devait revenir chez l'assistante, ma mère devait montrer tous les papiers, tous les rendez-vous.
Mais l'assistante n'avait aucune nouvelle, rien de neuf pour le moment elle disait.
On s'est retrouvé à la rue. Puis moi à la DDASS, alors vous voyez, je connais tout ça. On nous a séparé alors qu'on n'avait plus que nous.
ça suffit maintenant, vous ne pourrez pas me convaincre, je n'y crois pas...
06:18 Publié dans Témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : strasbourg, sans-abri, mal logés, hébergement d'urgence, plan froid |
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14.02.2009
Histoire de carton
Non mais c'est incroyable ça. Après le travail (la manche ndt) je vais chercher des cartons et tu sais que ça devient difficile.
Je trouve 2 grands, presque neufs. Je porte ça au pont et j'ai le sac et tout.
J'installe pour moi et mon chien.
Le lendemain je reviens; plus de cartons ! Il était tard j'ai du repartir en chercher. ça m'a prit beaucoup de temps, j'ai beaucoup marché et j'avais la faim, le froid et la fatigue.
J'installe pour moi et mon chien.
Le lendemain je reviens : plus de carton ! Mais là j'ai décidé de faire le tour. Un salopard avait tous mes cartons je les ai reconnu car y'en avait un, un peu spécial.
J'ai du faire le poing et la bagarre pour récupérer mes cartons pour moi et pour mon toutou...
Tout ça pour des cartons...
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31.12.2008
Rencontre
Hier, j'ai rencontré un vieil homme, encore un, qui attendait l'ouverture d'un centre commercial pour se réchauffer après une nuit vraiment glaciale. Tout son corps était raidi par le froid.
"Non, non, ça suffit, je refuse les hébergements" a t-il dit ". "On m'a envoyé au Fritzkiner et aux Remparts, je n'ai jamais été aussi mal accueilli quelque part, c'était humiliant"... "Et pour pas grand chose au final, un petit lit inconfortable enveloppé de plastique, et tous ces gens, tout ce bruit, je n'ai pas fermé l'oeil" ...
"A la mairie on ne m'a m'a pas du tout aidé, au contraire même, c'est comme si ils m'avaient donné le coup de pied au cul qui m'éjectait dé - fi - ni - ti - ve - ment" ... "bailleur, politiques, associations tout ça c'est bonnet blanc et blanc bonnet"
Il a travaillé toute sa vie, sa retraite ne lui permettait plus de payer le loyer; il a été expulsé juste avant la trêve hivernale pour 1200 euros de dette. "Je refuse d'être mélangé aux autres, surtout aux jeunes"... "Je ne suis pas un clodo" a t-il ajouté dans un souffle.
Mais que se passe t-il dans ces lieux d'accueil ?
Nous parviennent de plus en plus de critiques.
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| Tags : sans-abri, mal logés, strasbourg, hébergement d'urgence, migrants, plan grand froid, hlm |
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17.08.2008
Que sont devenus les Enfants de Don Quichotte de Toulouse ?
Comme le voulait la "logique" de ce mouvement, après la dernière commission de logement en août 2007, les Enfants de Don Quichotte de Toulouse ont mis fin à l'association... Et le Dal 31 est né !
Depuis, ce comité Dal qui réunie des personnes d'horizons différents n'a de cesse de faire appliquer les lois, et d'exiger les droits des sans-abri et des mal logés.
Il semblerait qu'à Toulouse les petits dysfonctionnements arrivent à dépasser les barrières du chacun pour soi. L'intérêt des sans-abri et des mal logés est prioritaire.
Quelques exemples :
• En mai 2008, le comité DAL Toulouse a envahit les locaux de l'association "l'Entraide Protestante de l'Eglise Réformée de Toulouse", pour demander des comptes sur la remise à la rue d'une jeune femme logée à l'hôtel.
Le DAL Toulouse a demandé l'application immédiate du PARSA pour toute personne logée en hébergement temporaire.
• Action de relogement au CROUS Toulouse
Des militants du Dal ont demandé à être reçus par la sous-directrice du CROUS et par le service contentieux et de la comptabilité pour la situation d'un jeune homme n'ayant plus accès à sa chambre universitaire car serrure changée et remis à la rue sans ses affaires, et sans solution de relogement.
Les responsables du CROUS ont répondu qu'ils n'était pas au courant, qu'ils ne s'occupaient que des impayés et que les chambres qu'ils louaient n'étaient pas sous le cout de la trève hivernale.
Le DAL a obtenu que le jeune homme puisse réintégrer sa chambre le jour même de la négociation, jusqu'à la fin de l'année universitaire et qu'une médiatrice soit mis en place pour l'aider à régler sa situation face au CROUS.
• De nombreuses actions relogement pour des familles auprès de différents bailleurs sociaux sur Toulouse et environs.
Au Dal on appelle ça "l'action casse-croute". Il s'agit de se rendre dans les locaux d'un bailleur avec une famille ou plusieurs et d'exiger que les bailleurs fassent leur boulot !
• Des Interventions...
Comme celle d'avril 2008, au Conseil Municipal, une quinzaine de militants du DAL était présents à la scéance du conseil municipal :
Les militants ont pris la parole avant l'ordre du jour du conseil pour lui demander :
* un arrêté ant-expulsion comme cela avait été pris dernièrement par le Maire de Vitry,
* une réponse sur les expulsions qui ont eu lieu,
* sur le fait que nous n'arrivons pas à rencontrer l'élue qui s'occupe du logement pour discuter de la politique du logement social à Toulouse, du Grand Projet de Ville,
* pour lui demander d'appliquer la loi sur la réquisition des logements vides,
* l'application du Plan (PARSA) pour les personnes Sans Abri,
* pour lui rappeler que ce n'est pas parce qu'il a été élu que nous lui accordons un blanc seing.
Une suspension de scéance et Mr le Maire, Pierre COHEN, confirma la signature d'un arrêté anti-expulsion... et un rendez vous avec l'adjointe au Maire (logement) Mme CROQUETTE, trouvé pour le mardi 29 avril à 18h.
La liste des actions menées par ce comité Dal est longue, nous ne pouvions toutes les noter.
Ce que nous devons retenir est qu'il ne faut pas être très nombreux, quelques personnes déterminées suffisent.
http://www.daltoulouse.org/
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| Tags : dal 31, dal toulouse, dalo, parsa, sans-abri, mal logÉs |
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14.08.2008
Madeleine 58 ans
Hier, Place d'Austerlitz, je vois Madeleine affalée sur un banc anti-clochards, dernière violence qui nous est faite.
La pluie tombait sur elle; flic floc sur son imperméable qui ne l'est plus depuis longtemps.
Je m'approche, elle lève ses yeux vers moi, "plus de foyer" lâche t-elle, je m'assois.
Jeanjean va lui chercher un café, Madeleine elle aime ça, noir, et bien serré.
Non, je ne lui demande pas pourquoi.
Qu'importe les raisons, ce qu'elle a fait ou pas. Je connais trop bien les foyers et les règlements humiliants, et arbitraires. Je sais comme il est facile de les transgresser : un retard, un rendez-vous oublié, une dispute, une simple protestation... C'est pourquoi je m'interroge différemment, au pourquoi je préfère le comment.
Comment c'est possible de jeter à la rue, une femme de 58 ans rongée par le cancer ?
Se mettant hors la loi, quelqu'un a prit cette décision.
Jeanjean est revenu avec le café il lui a acheté un éclair au café.
On la regardait et on a tous pensé, que ça ne durerait pas, Madeleine elle ne tiendra pas.
Ce foyer n'était pas adapté, c'est tout, c'est toujours la réalité.
Croire qu'on va régler le problème de Madeleine en l'a parquant n'importe où, n'importe comment, après toutes ces années...
Les foyers ne font pas de cas par cas; tout est collectif.
Qui va regarder cette réalité dans les yeux ? je sens le regard des passants... qui passent. Pourvu que personne ne téléphone à la flicaille, maintenant que la Place a été refaite pour les bobos du quartier et les touristes, ça craint.
Madeleine soupire "va falloir que j'aille voir l'AS"
L'AS soupirera sûrement "encore toi" dira t-elle.
Peut-être qu'elle lui trouvera après une bataille téléphonique, une place temporaire; peut-être.
Mais l'incompréhension entre les deux s'installe, l'AS ne comprend pas, le foyer "c'est mieux que rien" dit-elle, "pas si sûr" répond Madeleine...
On lui propose de l'accompagner chez l'AS; plus tard dit-elle, tout à l'heure, je suis fatiguée.
Nous emmenons Madeleine avec nous, un monsieur nous a passé les clefs de son garage; c'est notre lieu d'urgence à nous et on à tous vu pire !
Madeleine est soudain plus en forme, elle chahute jeanjean et me traite d'imbécile; ouf, on a eut peur.
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| Tags : hébergement d'urgence, femme à la rue, strasbourg, sdf, sans-abri |
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14.04.2008
L'album du 12 avril à Strasbourg est en ligne
MERCI À TOUS
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| Tags : NON AUX FRANCHISES MÉDICALES, STRASBOURG |
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30.01.2008
Les galères des « choisis » de l’immigration
SANS-PAPIERS . Malgré les promesses de Brice Hortefeux, les élèves ingénieurs étrangers peinent à obtenir des titres de séjour. Témoignages.
«Accueillir davantage d’étudiants étrangers en scolarité payante», voilà la proposition 221 du rapport Attali. Le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, approuve : «Ce que propose ce rapport, c’est la relance de la croissance et l’augmentation de la main-d’oeuvre qualifiée.» Soit. Ce n’est pas ce que vit Bayrem, Tunisien, élève ingénieur en mathématiques. Il a subi les mois d’attente, les rendez-vous multiples, pour sa demande de titre de séjour auprès du CROUS (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires).
La mécanique est fastidieuse : d’abord demander un entretien, mais impossible d’en obtenir par téléphone. Il faut y aller. Puis, une fois l’entretien accordé, l’étudiant doit apporter une montagne de documents : «Pas juste ta carte d’étudiant, il te faut tout !» en rigole Bayrem. Seulement après, ils reçoivent le récépissé. Presque un sésame, puisqu’il tiendra lieu de « papiers » jusqu’à l’obtention du titre. L’avoir en poche peut être considéré comme un exploit. Une machine en panne et il faut tout reprendre à zéro. Olfa, elle aussi élève ingénieur, en a fait l’amère expérience. Recommencent alors les heures d’attente dans
les locaux surchargés du CROUS. De retards en rendez-vous manqués, la procédure s’enlise au point d’annuler plusieurs mois d’études prévus à l’étranger. Étudiante marocaine, Najoua n’a pu compléter sa formation au Canada comme elle le souhaitait, faute de carte de séjour.
Il faut toujours attendre. Attendre que la préfecture se manifeste, quand elle ne vous oublie pas… C’est le cas de Zineb qui, voulant rentrer chez elle pour Noël, a découvert que la préfecture avait sa carte de séjour « depuis un bail ». Sans cette carte, les étudiants n’ont plus droit aux aides au logement et loupent des journées de cours. Chaque année, il faut tout recommencer. Pis, les procédures changent d’une année à l’autre. «Il faut connaître toutes les combines», s’amuse Bayrem.
Mais avoir ces papiers n’est pas toujours suffisant. La situation se corse pour les stages, obligatoires en école d’ingénieurs, puis pour l’emploi. Pour recruter un immigré, les entreprises doivent justifier qu’aucun Français n’a pu pourvoir au poste. C’est la préférence nationale. Alors les entreprises truquent, profitent de la durée du stage pour affirmer qu’aucun Français n’a pu prendre le poste.
Tel est, à contre-courant des propos de Brice Hortefeux, le quotidien de ces élèves ingénieurs archétypes de l’immigration choisie. Tous, entreprises et étudiants, s’interrogent sur les raisons de ces méandres bureaucratiques.
Source l'Humanité - click - y'a plein d'autre chose à lire
05:55 Publié dans Témoignage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : Immigration, Expulsions, Europe |
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26.01.2008
STRASBOURG AU SECOURS
Bonjour,
je m'appelle Jean-Pierre Klein, je suis un ancien chômeur SDF. Je voudrai bien que ma lettre elle passe sur votre site.
Moi j'ai pas voulu que le patron il nous licencies tous, j'ai pas voulu rester au chômage et j'ai pas voulu qu'on me prenne mon appartement et que je tombe dans la rue.
Dans la rue j'ai pas bu, j'ai pas prit de drogue et j'ai pas volé. Mais c'était dur.
C'était difficile de se laver, difficile de chercher du travail, difficile d'aller manger, difficile d'avoir un lit même pour une nuit.
La charité s'est pas bon, ça vous humilie tout le temps et quand tu veux pas perdre ta tête et ton énergie la charité vaut mieux l'éviter. C'est parce que tous les gens ils te voient dans la misère, ils te voient faignants, ils te voient clochard. Ils veulent pas te voir comme tu te sens que tu es. Car tu as juste pas eu la chance. Si tu perds ton travail tu perd tout, si tu perds ton logement tu perds tout. C'est comme ça et c'est pas juste qu'on soit accusé tout le temps d'autre chose.
Aujourd'hui j'ai regardé les autres mondes, de la rue on voit beaucoup de choses. On voit les gens. On peut pas dire si les gens qui sont gentils ou méchants sont chrétiens ou autre chose ou pas, on peut pas dire si ces gens ils sont de droite ou de gauche. On voit des gens c'est tout.
Dans la rue on entend les gens qui parlent devant toi, ils me voient pas. Ils parlent beaucoup au téléphone, on sait plein de choses de plein de gens surtout quand on boit pas ni rien.
Alors moi je sais qu'ici si tu es dans la galère il y a pas grand chose à faire et que même si tu le fais tu as pas d'espoir. Maintenant je vois que ma ville elle est méchante, elle est indifférente alors que beaucoup de gens sont gentils. C'est un monsieur qui est patron qui m'a aidé. D'abord il m'achetait des sandwichs, et des gâteaux le dimanche. Puis des habits, et un thermos. Aujourd'hui c'est mon patron.
Tout ça pour vous dire que faut pas que notre ville reste comme ça et que j'espère que vous regarderez bien les programmes de ceux qui veulent être le maire avant de voter, si ils font des logements pour les pauvres ça c'est important. Le vrai travail aussi c'est important mais pas les contrats pour les pauvres. Moi j'ai un cdd, c'est un vrai contrat comme veut ceux qui on les appartements, sinon c'est pas la peine.
Je dis des logements pour les pauvres parce que il y à beaucoup de pauvres à strasbourg et que il y a même pas de logements pour nous et ceux la qui sont construits c'est pas pour nous non plus.
Je vous remercie de pas détester ni de mépriser les pauvres.
Jean-Pierre Klein
08:30 Publié dans Témoignage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : STRASBOURG, INÉGALITÉ, SOLIDARITÉ, PAUVRETÉ |
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23.01.2008
La misère et la pauvreté dans les villages de France
Témoignage Envoyé par: Denis sur le site "le dire pour agir" édité par le Secours Populaire
Bonjours a tous d'abord,
Je me présente, je m'appelle Denis, j'ai 37 ans, je vis dans un coin du sud de la France...
Je voudrais par ces quelques lignes parler de la précarité et la misère dans les villages de France.
A la télé, dans les médias en général, on nous parle des pauvres dans les villes comme Paris, cela c'est la misere qui se voit au yeux de tous.....
Maintenant il y a une autre misère, celle qui ne se vois pas, celle qui est cachée au fin fond des campagnes Françaises,celle la elle est terrible, terrible parce que isolée aux yeux de tous, cachée, bien cachée même dans des petits villages ou services publics et autres on disparus. Cette misère là est cachée parce que ceux qui l'a vive ont honte de dire qu'ils ont que le RMI pour vivre, qu'ils ont aussi des coupures d'électricité' qu'ils vivent sans chauffage sans lumière sans mangé a leur faim et vivant dans des logements insalubres.....
Et puis il y à sans cesse cette peur au ventre d'être "insulter" dans les ruelles du village parce que il y a un RMiste qui y vie. et bien cette vie là est bien réelle, elle est réelle parce que cela est mon quotidien, j'habite dans un petit village du département du Gard je suis seul sans famille, sans ami, avant j'avais un boulot, j'ai travailler 13 ans à l'usine et j'ai eu un accident dans la vie, maintenant je me retrouve au RMI avec des difficultés. les fêtes de fin d'années je les ai passées seul, mais on se dit qu'on a encore de la dignité, un honneur a respecté, alors ont demande rien a personne, même pas un bout de pain, et pour pouvoir s'acheter quelque chose et bien on économise pendant 1 année.
L'autre jours je me suis fait insulté parce que chez moi je possède un ordinateur connecté a internet en disant que c'est du luxe, pour vous dire a quel point les gens deviennent méchants, enfin bref si, a l'heure actuelle le fait de possédé un ordinateur est un critère de luxe et ben ou vas t'on ?
voila j'espère que mon témoignage représente aussi tout ceux qui sont dans la misère et qui vivent dans les petits villages de France
cordialement à tous, et bonne années 2008
merci au secours populaire Français qui, part ce site internet permet a des gens isolé de se faire entendre.
Denis
05:50 Publié dans Témoignage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : misère, inégalité, pauvreté, rmiste, france |
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